MAUTHAUSEN



Camp créé près de Linz en Autriche, à 145 kilomètres à l’ouest de Vienne, peu après l’Anschluss.

« La ville de Mauthausen se trouvait à cinq kilomètres du camp, les transports de déportés débarquaient à la gare de la ville. Toute la population pouvait voir défiler ces transports ; toute la population savait dans quelles conditions ces transports étaient acheminés au camp ».

Maurice Lampe, Déporté à Mauthausen.
Cité in Le grand livre des témoins, FNDIRP, Ramsay, 1995.


Le KZ a l’aspect d’une forteresse impressionnante, avec ses murs de granit, ses tours de guet avec meurtrières, ses chemins de ronde, son entrée imposante surmontée d’un grand aigle de bronze à croix gammée.

« C’est une ville ce camp, avec tout ce que comporte une vie organisée, un commencement et une fin. Le début, c’est à l’extrémité est, la place d’appel, ronde, immense, boueuse, bordée de baraques qui sont des ateliers, des magasins, des cuisines, avec, dans un coin, entre deux sapins, la poutre qui sert de potence en cas de besoin. Deux routes partent de cette place ; routes longues, longeant des blocks, où se presse une humanité sale, rayée (...). La fin s’annonce graduellement : par le Revier (...). Quant à la conclusion elle-même, elle se trouve dans l’angle nord-ouest du camp, c’est le bâtiment du four crématoire avec sa cheminée de 25 mètres de haut, toujours fumante. (...) Voilà le chemin tout tracé pour ceux qui sont envoyés dans ce camp. Une entrée et une sortie (...) ».

François Wetterwald, déporté à Ebensee, kommando de Mauthausen.
Cité in Le grand livre des témoins, FNDIRP, Ramsay, 1995.


pendu crochet
De ce camp subsistent la forteresse de granit, la carrière et son escalier.

escalier
nus


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