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La bible de l'automobile

La photo vient de http://equipements-bateaux.proship.fr/catalogue.htm, merci.
Note technique.
Alors voilà, je me lance dans l'historique des véhicules.
Pièce par pièce j'entend.
Je commence par le klaxon, fallait bien commencer par un bout.
Lisez attentivement, c'est édifiant, et presque véridique.

Le klaxon : historique de ce magnifique outil

[Je pensais que klaxon ça s'écrivait klakson, avec deux k comme dans Yukunkun, mais non.]

Initialement, l'homme (riche) se meuvait à l'aide de chariots tirés par des chevaux, l'homme (moins riche) à l'aide de carrioles tirées par des boeufs. L'homme encore moins riche se meuvait à pieds, tout seul, comme un grand. Pour motiver les bestiaux de trait, un fouet permettait de les faire accélérer. Point n'était besoin d'avoir un klaxon, les bestiaux faisaient suffisament de bruit pour que le "encore moins riche" entende arriver le "moins pauvre" en chariot. Et si le "encore moins riche" était sourd, un bon coup de fouet quelquepart lui indiquait immédiatement qu'il devait s'écarter pour laisser passer le véhicule.

Tout ça a bien changé avec Henry Ford, qui préfèra coller le cheval dans sa cocotte minute Seeb (c'est bien) et en recueillir la vapeur pour faire avancer les voitures (d'où le fameux cheval vapeur, ou CV).

Ainsi, plus de cheval pour les véhicules, donc plus de fouet. Evident !

A ce propos, un certain Robert De Sade, marquis déchu et relayé au rang de simple cocher se trouva fort dépourvu quand le moteur fut venu. En effet, son trip à lui, c'était le fouet, et il prenait un malin plaisir à fouetter les jeunes femmes sur le bord de la route, même si elles ne génaient en rien l'avancée de son fiacre. Il racheta d'ailleurs à vil prix des lots complets de fouets pour quasiment rien, et créa une nouvelle mode sexuelle afin de relancer la vente des fouets et autres badines. Il devint ainsi le premier multi milliardaire du sexe, bien avant Rocco Si Freddi, mais cela nous éloigne du sujet, excusez-moi.

Sans le bruit des chevaux, sans le fouet, beaucoup d'accidents eurent lieu, impliquant piétons et véhicules motorisé. Il fallait faire quelque chose pour éviter ces accidents (ça abimait quand même pas mal les voitures). Un appel d'offre fut lancé et trois solutions furent alors trouvées pour prévenir les piétons de l'arrivée d'un véhicule motorisée :
* faire marcher un gus devant la voiture avec un drapeau (véridique, mais vite abandonnée),
* rendre le véhicule très bruyant (travaux de recherche menés par messieurs Gasoil et Diesel, dont on connait aujourd'hui les résultats désastreux sur le plan sonore et olfactif, sans oublier les piètres performances),
* doter le véhicule d'un système d'avertissement : le klaxon était né.

Rapidement, le klaxon devint l'apanage des Ronny qui, ne pouvant se payer une Ferrari (on rappelera qu'à l'époque elles étaient rare et s'appelaient Alfa Roméo), épataient la gallerie avec un klaxon jouant la koukaracha (cote collection actuelle : 2F).

De nos jours, le klaxon est rentré dans les moeurs, il ne sert plus pour prévenir le piéton de l'arrivée d'un véhicule, mais plutôt pour lui signaler que s'il ne décarre pas vite fait du milieux de la chaussée, il va se transformer en paté pour chat version rapide. A ce propos, le klaxon ne semble avoir aucun effet sur les animaux, vaches et autres moutons ne levant qu'une oreille distraite...
En parlant d'animaux, une étude menée récemment à Marseille nous montre les 3 utilisations principales du klaxon en ville :
* salut Maurice, comment tu vas bien dis ?
* barre toi de la, c...ard !
* Mais p..ain, tu vas la bouger ta caisse de m...e ?????

Snif, la poésie du klaxon est morte et enterrée.


Appendum
Je dispose d'une équipe de re-lecteur (ils sont deux, parfois moins, c'est pour dire, la plupart du temps, y'en a même pas)
Bref
L'un des membres de mon équipe me dit : "T'as oublié de dire des trucs"
Immédiatement je le corrige (à coup de koud'boulle), car je n'oublie jamais rien.
Mais, comme il n'avait pas tout à fait tort, je rajoute sa prose :
il manque :



PS : il écrit klakson, pas klaxon, étrange...



François complète ce document avec :

DE L'ORIGINE DU MOT KLAXON :

Certes, tout ce qui a été dit sur cet accessoire est vrai. Mais rien sur l'origine même du mot qui est un "francicisme" et non un terme d'origine anglo-saxonne comme on pourrait le croire de prime abord.

Explication:

Aux origines, le klaxon s'appelait (et s'appelle toujours en bon françois) "avertisseur sonore" ou pouët-pouët selon son âge. Après la 1ere guerre mondiale (la vraie, la der), ne nombreux soldats américains se sont retrouvés sur notre beau territoire dévasté pour assurer l'intendance. Et comme tous bidasses, à chaque perm' ils cherchaient à se distraire en charmante compagnie. A cette époque, les plus anciens s'en souviennent, les maisons closes étaient ouvertes, et nos pioupious ricains s'y précipitaient pour pouvoir rapporter en Amérique autre chose qu'une Tour Eiffel qui neige comme souvenir de la France. A leur première sortie en ville, ils demandaient aux autochtones (dans ce contexte précis, les autochtones c'est nous) où se trouvait le bordel le plus proche. L'indigène coutumier du fait ne manquait pas donner les bonnes adresses et rajoutait souvent cette petite phrase : "Arrivé au claque, sonnes !" Les braves GI tout émoustillés et passablement éméchés arrivait souvent tout avertisseur hurlant à bord de leur Ford T ce qui provoquait inévitablement la sortie de la taulière (Madame Mado) pour les engueuler de faire un tel raffut. De retour dans leur pays, les p'tits gars ont continué à aller aux putes, mais ont aussi gardé l'usage de l'avertisseur pour prévenir de leur arrivée. Ils ont aussi tant bien que mal retranscrit l'expression française "arrivé au claque sonne" par un incertain "arrivée au klaxon" (car l'Américain moyen n'est pas fort en syntaxe étrangère c'est bien connu) qui à été utilisée chez nous quelques années après, à la fin de la 2ème guerre (la drôle) quand les enfants des premiers sont revenus mais ont cette fois ci trouvé porte close.

PS: Cette tradition de l'usage du klaxon en arrivant chez quelqu'un a trouvé une variante dans le Nord de la France. Dans cette contrée septentrionale en effet, on klaxonne (2 fois) en partant, et ce quelle que soit l'heure (mais de préférence la nuit).

PPS: C'est juste pour en faire un moi aussi.

signé : François blaireau relatif