5 novembre 1990, une soirée pas comme les autres...


5 novembre 1990, les preuves

Lumières dans la Nuit n° 359 - Janvier 2001


Part. I

Grand déballage de « fusées soviétiques »...

Comme on pouvait le prévoir, les médias ont unanimement passé sous silence le dixième anniversaire des événements du 5 novembre 1990. Toutes les précautions semblent avoir été prises, pour qu'ils ne ressortent jamais des oubliettes. Mais il n'entre pas dans la vocation de Lumières dans la Nuit, de contribuer aux grandes amnésies collectives en matière d'OVNI, c'est pourquoi il nous faut revenir sur ce sujet capital, et sur le scandale qu'a constitué son magistral escamotage médiatique. La France a connu trois vagues majeures d'apparitions d'ovnis. Chacune d'elles constitue une prodigieuse mine d'indications sur ce que sont et ne sont pas les apparitions d'ovnis. La première, celle de l'automne 1954, a duré environ 3 mois; la seconde s'est étalée sur plusieurs années, grosso modo de 1973 à 76. Quant à la troisième, elle s'est déroulée en... un quart d'heure environ. C'était le 5 novembre 1990, aux alentours de 19 h. Jamais, sans doute, autant de personnes n'ont assisté, en si peu de temps, à une telle profusion de spectacles insolites: il y eut ce soir-là, en une quinzaine de minutes, des centaines et des centaines de témoins. Certains d'entre eux, probablement, ont vu la rentrée atmosphérique d'un élément de fusée soviétique, comme le veut l'explication officielle. Mais cela n'explique pas tout: ils ont été des centaines, à observer, souvent dans d'excellentes conditions, tout autre chose qu'une rentrée d'un objet spatial. Ce sont ces témoignages-là qui posent un formidable problème. Ils en disent long sur la validité de l'affirmation simpliste, selon laquelle tous les témoins, ce soir-là, auraient observé un seul et unique phénomène.


Sauzet (Lot), taille apparente: supérieure à la largeur du champ visuel...

Monique Gabrielli a recueilli, il y a cinq ans, le témoignage d'un homme qui a finalement préfèré que son identité ne soit pas publiée. Nous le désignerons simplement par ses initiales: XH. Il a vécu l'une des rencontres les plus rapprochées de cette soirée: il se trouvait trop près de 1'« immense masse » pour pouvoir en distinguer l'ensemble des contours !

Le 5 novembre, comme tous les soirs, il quitte Cahors, où il travaille dans l'informatique, pour rentrer chez lui, en empruntant tout d'abord la D 27. Il est un peu moins de 19 h, et il fait nuit. A l'entrée de Trespoux-Rassiels, il découvre en face de lui, vers le sud-ouest, des lumières blanches qui se déplacent très lentement, assez bas dans le ciel. Il poursuit son chemin. La route étant sinueuse, il voit ses lumières tantôt face à lui, tantôt sur sa droite. Elles semblent se diriger du sud-ouest vers le nord-est. Elles se trouvent si bas sur l'horizon que par moments, elles sont masquées par le paysage et la végétation du bord de route.

Dans la ligne droite de la D 656, après Villesèque, les lumières se trouvent face à lui, ou légèrement sur sa gauche. Un kilomètre environ avant l'entrée dans Sauzet, il ne les voit plus: la route est bordée de maisons et de haies. Arrivant à Sauzet, au niveau du panneau qui indique le nom de la commune, XH voit une masse énorme passer au-dessus de lui. De stupeur, il cale, et se retrouve légèrement en travers de la route, juste devant la brocante « Il était une fois ». La masse gigantesque se stabilise à droite de la route, entre l'église et le carrefour. XH sort de sa voiture, s'avance vers le carrefour, traverse la route de Luzech...

Une lumière orangée, ronde, s'allume, puis une seconde, identique et de même couleur, un peu plus à gauche. Ces lumières sont parfaitement statiques. A gauche de la seconde, une troisième lumière s'allume. Elle oscille, et paraît s'activer de plus en plus, tandis que passe une sorte de banc de brouillard. La « masse », d'une taille « immense », est toujours stationnaire, entre la route de Luzech et celle d'Albas. Dès l'apparition de la première lumière orange, toute panique a disparu chez le témoin, qui reste, au contraire, anormalement calme face à ce spectacle incompréhensible.

Les trois lumières orange s'éteignent, et c'est alors que XH distingue une structure: des rangées de petites lumières innombrables apparaissent; elles se réverbèrent dans cette structure; elles sont comme autant de petits hublots alignés en rangées bien régulières, sur une très grande longueur, jusqu'au coteau qui se trouve à quelque quatre cents mètres du carrefour ! XH se trouve alors quasiment sous l'immense chose, dont il ne distingue même pas l'extrémité opposée, du côté de la colline. Il est trop près du monstre pour bien en percevoir la forme: elle remplit toute la largeur de son champ visuel. S'il faut donner une estimation de taille apparente, elle est de l'ordre de... 1,5 m à bout de bras !

Enfin, la masse commence à se déplacer doucement, horizontalement, en direction du nord-est, puis brusquement tout s'éteint. Tout a disparu. A aucun moment le témoin n'a entendu de bruit. L'observation rapprochée a duré quelques minutes: probablement entre deux et cinq, à partir de l'arrêt de la voiture. (A cette durée, il faut ajouter les huit minutes nécessaires pour parcourir, à 90 km/h, les 12 kilomètres séparant Trespoux de Sauzet). La durée totale de l'observation semble donc se situer entre 10 et 13 minutes, ce qui fait de cet incident l'un des plus longs, et peut-être le plus long que l'on connaisse; à la date du 5 novembre.

Sauzet (Lot), 5 novembre 1990

Un ami de XH, qui circulait en compagnie d'une autre personne, vers la même heure, sur le trajet Montauban-Cahors, affirme avoir vu lui aussi des lumières blanches se déplaçant très lentement et régulièrement, dans la même direction. Monique Gabrielli précise encore que XH, après avoir hésité, s'est décidé, quelques jours plus tard, à témoigner par téléphone auprès du SEPRA. De toute cette histoire, il est sorti complètement écœuré, ayant subi les moqueries de tous (proches et autres), et il regrette d'avoir témoigné. Cette observation de Sauzet est de celles qui fournissent une localisation précise de ce qu'il faut bien appeler, faute de mieux, la chose observée: ce n'est pas seulement le témoin qui se trouvait à Sauzet, la chose était là aussi, à quelques mètres de lui, ou tout au plus, à quelques dizaines de mètres. On peut s'étonner du fait que la présence de cet objet immense (d'une longueur probablement supérieure à 100 m) n'ait été signalée que par un seul témoin. On peut faire toutes les suppositions qu'on veut, quant aux nombres de personnes qui, un lundi soir de novembre, vers 19 h, pouvaient se trouver dehors, en position de voir le phénomène. On peut même, à juste titre, trouver invraisemblables tous les témoignages de ce genre, et imaginer que les témoins ont été victimes d'illusions provoquées (mais par qui, et comment ?). Un fait demeure: si l'on prend au pied de la lettre les déclarations du témoin, sans rien arranger, sans rien interpréter, cet « objet » immense se trouvait, à un moment donné, au ras de l'agglomération de Sauzet, il était visible sous un diamètre apparent épouvantable, et il est resté quelques instants immobile, ce qui n'est pas précisément caractéristique d'une rentrée atmosphérique: ce genre de chose traverse un territoire comme la France en un temps de l'ordre de deux minutes. Celui qui aurait la malchance de voir cela de très près noterait probablement un « léger » déplacement d'air ! Quoiqu'il en soit, intéressons-nous à d'autres témoignages qui fournissent une localisation précise des lieux survolés par la « fusée soviétique »: nous allons voir que la fusée en question était partout en même temps, qu'elle ne craignait pas de folâtrer très loin de sa trajectoire officielle, et qu'elle se permettait de prendre les aspects les plus variés.

Périgueux (Dordogne): la chose passe entre deux groupes de témoins

Mme Soubeyran nous a communiqué deux témoignages qui permettent une intéressante comparaison. L'un émane d'un homme qui se trouvait à Trélissac, dans la partie Est de l'agglomération, l'autre d'une personne située aux Vergnes, un quartier nord. Or le premier témoin, regardant vers le nord, a vu défiler le phénomène de sa gauche vers sa droite, tandis que le second, tourné vers le sud, indique un déplacement de sa droite vers sa gauche. On peut en déduire, à coup sur, que si un seul et même objet a été observé des deux sites, alors il est passé entre eux, c'est-à-dire rigoureusement à la verticale de Périgueux. Or cette ville n'est pas sur la trajectoire de rentrée du troisième étage de fusée soviétique: l'écart est d'une centaine de kilomètres. Dans le cas de Sauzet, c'était 200 km (et nous verrons « mieux » encore dans le troisième exemple).

Venons-en aux témoignages. Tout d'abord, celui d'un photographe de métier, M. André Gauthier, rue des géraniums, aux Maurilloux, à Trélissac. Voici ce qu'il écrit: « J'ai observé, pendant 8 à 10 secondes, vers 19 h, un ensemble lumineux se déplaçant d'ouest en est (très précisément) selon une trajectoire qui, à partir du moment où j'ai aperçu cet ensemble, jusqu'au moment où la colline proche me l'a caché, a occupé la moitié du ciel visible pour moi, soit 90°. Mon observation, d'autre part, s'est faite sous un angle de 45° par rapport à l'horizontale, et vers le nord. »

C'est M. Gauthier lui-même qui nous expose le second témoignage, et qui commente l'ensemble: « Une dame domiciliée aux Vergnes, lieu-dit situé au-dessus des « grandes Arcades », a vu, à la même heure, un ensemble lumineux défilant de telle manière qu'elle a cru qu'il s'agissait d'un camion entrant dans la caserne Ardant du Picq (jugement qu'elle a rectifié quand elle a constaté que l'ensemble dépassait la caserne, et la survolait en fait). Donc, déplacement à faible altitude, au sud par rapport à son emplacement, s'effectuant d'ouest en est, de droite à gauche pour elle (alors que pour moi, c'était de gauche à droite) et sous un angle qui, par rapport à l'horizontale, était certainement inférieur à 45°.

La somme des distances séparant chacun des points A et B de la (projection au sol de la) trajectoire, estimée à 1 km au maximum, permet d'évaluer, à peu de chose près l'altitude CD. En conclusion: Les points lumineux constituant l'ensemble étaient disposés selon un rectangle parfait, qui ne s'est pas modifié, si ce n'est par l'effet d'une perspective, du fait du déplacement de l'ensemble. Ils n'étaient reliés entre eux par aucun élément visible. J'estime que leur grosseur, en fonction de la distance, était de l'ordre de 1 à 2 mètres de diamètre. Il semblait s'agir de globes lumineux à limites nettes, et non de sources ponctuelles diffusant la lumière émise dans une sorte de brouillard. Ils sont restés visibles, tous et dans leur totalité de volume, pendant tout le déplacement de l'ensemble; donc rien ne les cachait en tout ou partie, qui aurait appartenu à l'ensemble, mais qui n'était pas visible. Leur couleur était orangé, de puissance faible, comparable tout au plus au phare d'une voiture distante de 200 mètres. Les dimensions du rectangle, compte tenu de la distance, estimée entre 200 et 400 mètres par rapport au sol, seraient de 15 x 25 m environ. Les feux étaient disposés (sauf légère erreur) comme suit:

Les deux feux à l'arrière laissaient deux traînées lumineuses très distinctes, visibles sur une longueur de 1 km environ, de même luminosité que les points lumineux, et s'éteignant peu à peu. La vitesse de déplacement, toujours en fonction de la distance d'observation, ne dépassait pas 100 km/h. Le déplacement s'effectuait dans le silence le plus total. »

Voici un troisième exemple de survol au zénith, c'est-à-dire, de passage du phénomène à la verticale de la position du témoin. Cette fois, l'écart par rapport à la trajectoire de rentrée de la fusée (Royan-Bitche) est voisin de 300 km !

En mer, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de l'île de Groix (Morbihan): un losange de lumières reste à la verticale d'un chalutier pendant cinq minutes, puis part à une vitesse foudroyante

Dans son édition du mercredi 7 novembre, le journal La Liberté consacra un article d'une page presqu'entière aux événements du 5 novembre. Cet article signale notamment plusieurs observations très intéressantes dans le Morbihan, la Loire-Atlantique et la Vendée. Dominique Madrignac a approfondi, en 1993, l'une de ces observations. Le témoin est un patron-pêcheur, M. José Bal, qui l'a reçu une première fois le 14 septembre 93, à bord de son chalutier, l'Elvis, dans le port Sainte-Catherine, à Locmiquelic, puis de nouveau le 13 janvier 1994, au même endroit. C'est sur ce bateau que M. José Bal avait fait l'observation, le 5 novembre 90, vers 19 heures.

M. Bal sur son bateau

Mr Bal sur son bateau

Voici le récit que M. Bal a fait à Dominique Madrignac:

« C'était le 5 novembre 90, vers les 19 h, dans le suroit de l'île de Groix, à peu près à 18 milles au sud-sud-ouest de l'île. Il faisait nuit, la mer était calme, le ciel clair et dégagé. J'étais sur la passerelle. Le reste de l'équipage dormait. D'un coup, il y a eu comme une explosion, une lumière rouge intense, rouge pâle si on veut, comme un éclair rouge-orange, qui paraissait bas sur l'horizon. Ça n'était pas très gros, mais tout de même assez important... comme une explosion. C'était assez loin... difficile de préciser la distance. Je me suis dit que c'était peut-étre un avion ou un hélico qui avait explosé, et puis non, vu la façon dont c'est venu ensuite. C'est comme si c'était rentré dans l'atmosphère, et aussitôt après, une lumière rouge: deux feux rouges qui avançaient. Il me semble que c'est celui de gauche qui était le plus haut. Ça avançait droit dans l'axe du bateau, avec un cap au nord-est. On a pu estimer (que ça venait d') entre le 200° et le 220°, à la vitesse d'un avion à hélice, une vitesse régulière, comme un avion qui va atterrir, mais ça ne paraissait pas haut, presqu'à l'horizontale, sur l'horizon. Et puis c'est arrivé à la verticale du bateau, et d'un seul coup, des lumières se sont allumées: beaucoup de lumières blanches. Quand ces feux blancs se sont allumés, on ne voyait plus les feux rouges. les lumières blanches sont passées au-dessus du toit de la passerelle: je ne les voyais plus, alors je suis sorti sur l'arrière du bateau, ce qui m'a demandé quinze secondes. Bon, je les ai vues de l'arrière, et j'ai constaté qu'elles étaient disposées en losange. Je me suis dit: « de l'avant, je verrais mieux », donc je suis passé à l'avant, et là, on le voyait très bien, ce fameux losange.

C'était vraiment au-dessus de nous. Il ne bougeait pas, malgré le sens inverse du bateau en marche, donc il devait reculer un peu, en fait. Un losange complet, bien délimité par des lumières blanches tout autour, comme des guirlandes. Superbe ! C'était assez important, ça paraissait vraiment énorme, même bien 200 à 300 m de côté, beaucoup plus que mon bateau, au moins quatre à cinq fois comme le bateau, comme si on avait eu un plafond au-dessus de nous, qui déborde de chaque côté. On n'avait pas l'impression que c'était haut, parce qu'avec tous ces feux qui étaient vraiment énormes... mais est-ce que ça paraissait grand parce que c'était bas ? Ça n'avait pas l'air d'être haut, vu comme c'est arrivé bas sur l'horizon, peut-être 900 m de haut, par comparaison aux câbles qu'on allonge pour la pêche. On avait l'impression de matière, mais dans le centre, est-ce que c'était une masse ? On ne voyait rien au travers. Ça n'était pas transparent, sinon on aurait vu un petit nuage, une étoile. On ne voyait que du noir, mais plus noir que le ciel. Même dans la nuit, on fait la différence; je ne me souviens pas d'avoir vu des étoiles, mais le ciel était clair, vraiment clair, mer calme, le bateau ne bougeait pas, mais le moteur couvrait tous les autres bruits. C'est resté stable bien cinq minutes au-dessus de nous, à faire du sur-place, comme s'« ils » voulaient nous voir, nous photographier... Je suis resté longtemps à regarder, puis ça a avancé un petit peu, en dépassant le bateau pour arriver au travers de l'arrière, et là, il y a eu les réacteurs (je pense que c'étaient des réacteurs) qui se sont mis en route. Ça s'est allumé en deux fois, mais au début, c'était juste minime, tout doucement, comme un brûleur à gaz avec des flammes blanches, pas (violentes), et progressivement, au fur et à mesure qu' « ils » mettaient la sauce, on voyait les genres de réacteurs qui forçaient.

C'est devenu assez vif comme une traînée de lumière blanche, et d'un seul coup, c'est parti, d'un mouvement terrible, cap nord-est, à une vitesse incroyable. J'ai regardé, mais je n'ai plus rien vu. L'équipage dormait. Je n'ai pas pris le temps de prévenir (les autres). Voilà ce que j'ai vu, moi, mais le patron du Guillemot, qui était à un ou deux milles de nous, lui, il a vu les lumières blanches, mais il n'a pas fait attention. Moi, ça m'intéressait, alors j'ai continué à regarder. Je suis rentré. Le lendemain, j'ai appelé le journaliste de La Liberté que je connais, à Port-Louis. Il est venu me voir, le matin du lendemain ou du surlendemain, et a fait l'article. J'en ai parlé à ma famille et aux collègues de travail, mais ils m'ont dit: « Tu vois des rats bleus !». Pour moi c'était un événement, de voir un truc comme ça. Et après, j'ai su qu'il y avait eu tous les événements au-dessus de la France, en Loire-Atlantique, en Alsace, vers la même heure. Ce n'était pas un avion ! un avion, on voit les clignotants. Je ne peux pas expliquer. Je n'avais jamais vu ça avant... »

(Ce récit est la transcription, presque mot-pour-mot, du récit de M. José Bal. Il n'en diffère que par quelques retouches destinées à le rendre plus compréhensible). A Dominique Madrignac, M. Bal a dit que l'observation avait duré, au total, entre 10 et quinze minutes, dont 5 minutes entre l'explosion initiale et l'arrivée des lumières blanches au-dessus de l'Elvis, et 5 autres de stationnement du losange au-dessus du bateau. Dans l'article du journal, cette durée (stationnement du losange) n'était que de « 3 à 4 minutes ». A trente-quatre mois d'intervalle, cette légère distorsion n'a rien de choquant, et ne change rien au problème. L'apparition du phénomène (explosion initiale) a été située par le témoin (en septembre 93) à l'azimut 220° (celui du sud-ouest étant 225°), et seulement 2 ou 3 degrés au-dessus de l'horizon. Plus intéressant: le témoin a indiqué, comme azimut de la disparition du phénomène: « 25 à 30° ». Cet azimut n'est pas celui de Bitche (près de 80°), mais plutôt celui de Southampton.

Il est évident, en outre, que l'objet qui a stationné au-dessus du bateau de M. Bal n'est pas le seul qui ait survolé les parages à cette heure-là. Ainsi, dans le même article de La Liberté, on trouve un autre témoignage, celui d'un journaliste nommé Jean-Marie Biette, qui se trouvait à bord de la vedette Elf Aquitaine, venue prendre en remorque le trimaran de Jean Maurel. La vedette se trouvait à trois milles (un peu plus de 5 km) dans le nord-est du Palais. Or, Jean-Marie Biette et ses compagnons décrivent un engin passant au-dessus d'Hoedic, d'ouest en est. Il est impossible que ces témoins-là aient observé le même objet qu'a vu M. Bal: ils lui tournaient complètement le dos, comme le montre la carte ci-dessous:

On le voit, la thèse de la rentrée atmosphérique sur une trajectoire allant de Royan à Bitche (au nord-ouest de Strasbourg) n'est nullement compatible avec ce que décrivent de nombreux témoins. C'était déjà parfaitement évident dès les jours qui ont suivi le 5 novembre, et nous avons exposé ce fait dans le numéro 303 de LDLN (sorti fin novembre), avec sept cas qui ne laissaient planer aucun doute. La réalité de la situation a alors été étouffée. Essayons donc de la rétablir, et pour cela, poursuivons l'examen des témoignages.


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