LES GUERRES DE LA CONVENTION |
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| La Législative ayant déclaré la guerre au "roi de Bohême et de Hongrie", Autrichiens et Prussiens ont envahi la France : ils sont arrêtés à Valmy ( 20 septembre 1792), la veille du jour où la Convention se réunit pour la première fois. Aussitôt, les armées françaises prennent l'offensive. Vainqueur à Jemmapes ( 6 novembre) , Dumouriez entre en Belgique, Custine arrive sur le Rhin, la Savoie et le comté de Nice sont occupés. Les annexions commencent, mais cette politique de conquête provoque, après la mort du roi, une coalition générale contre la République. | |
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Menée par
l'Angleterre, elle comprend l'Autriche, la Prusse, divers Etats allemands, la Hollande,
l'Espagne, la Sardaigne et même la Russie. La Convention prend l'initiative des
hostilités, mais l'ère des victoires faciles semble close. Battu à Neerwinden
( 18 mars 1793), Dumouriez évacue la Belgique et passe à l'ennemi.
Les Autrichiens assiègent Maubeuge et les Anglo-Hollandais Dunkerque. Sur le Rhin,
Custine doit rétrograder. Dans les Alpes, les Piémontais reprennent
l'offensive et les Espagnols envahissent le Roussillon. Entre-temps, les Vendéens ont
pris les armes contre la République et divers départements se sont soulevés. Pour la Convention, l'heure est tragique. Le 23 août, la levée en masse est décrétée et le Comité de Salut public met tout en oeuvre pour organiser la défense nationale. Les résultats ne se font pas attendre : la victoire de Houchard à Hondschoote permet de délivrer Dunkerque , celle de Jourdan à Wattignies ( 16 octobre) débloque Maubeuge. En Alsace, Hoche force les Autrichiens à repasser le Rhin tandis que l'armée des Alpes chasse les Piémontais. La Convention a tenu tête à toute l'Europe. Pendant ce temps, les révoltes intérieures ont été matées et le port de Toulon, livré aux Anglais, a été repris par Bonaparte. |
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L'étau s'est donc desserré et, au printemps de 1794, les Français peuvent attaquer. Le comté de Nice est récupéré, les Espagnols sont rejetés au-delà des Pyrénées. Vainqueur à Fleurus ( 26 juin 1794), Jourdan entre en Belgique. Après Thermidor, les offensives se poursuivent. Les pays rhénans sont occupés, Pichegru envahit la Hollande et fait proclamer la République batave. Ces victoires hâtent la dislocation de la coalition. Le roi de Prusse, plus intéressé par le partage de la Pologne que par la guerre à l'ouest, signe, le 5 avril 1795, le traité de Bâle reconnaissant à la France la rive gauche du Rhin. Le 6 mai, par la paix de La Haye, la République batave cède à la France la Flandre hollandaise. Enfin, l'Espagne, par un traité de Bâle (22 juillet), abandonne à la France sa part de Saint-Domingue. Quand la Convention se sépare, seules l'Angleterre et l'Autriche restent en lice. |