VALMY ( 20 septembre 1792) |
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La rencontre a lieu le 20 septembre sur la colline de Valmy, que domine un moulin à vent. Les Prussiens comptent en finir vite avec ces troupes loqueteuses, ce "ramassis de savetiers". Ils ouvrent le feu, mais l'artillerie de Gribeauval se montre supérieure à la leur, et maintenant, l'infanterie française charge. Kellermann a mis son chapeau à panache tricolore à l'extrémité de son épée et entraîne ses hommes aux cris de "Vive la Nation !" Les va-nu-pieds tiennent tête aux soldats du grand Frédéric, et Brunswick stupéfait décide d'arrêter le combat. " Vous allez voir comment ces petits coqs-là vont se dresser sur leurs ergots ... Nous avons perdu plus qu'une bataille !" s'écrie Massenbach. |
| Goethe, qui suit les forces d'invasion, résumera l'affaire en une formule fameuse : " De ce lieu et de ce jour, date une nouvelle époque de l'histoire du monde." Pour l'instant, les Prussiens, les entrailles en déroute et le moral à l'avenant, s'apprêtent à repasser la frontière : leur roi songe plus au partage de la Pologne qu'à la prise de Paris. Dumouriez les poursuit mollement : son rêve est maintenant d'aller occuper la Belgique. | |