Gardiens du trésor

 

 

Faire des photos en grand nombre suppose de les conserver, de les archiver. Que ce soit sur papier (tirages) ou en numérique nous avons tous des boites, des albums, des classeurs que l’on range précieusement car ils constituent notre mémoire photographique et généralement on les oublie pour les ressortir périodiquement …Nostalgie …nostalgie

 

 Ces archives photographiques font donc partie de notre patrimoine humain personnel. Ce patrimoine auquel nous attachons une importance relative fera dans quelques dizaines d’années le trésor de nos enfants. Il convient donc d’en assurer la pérennité et la conservation.

          

Nous n’entreront pas ici dans les méandres et le détail de la conservation des photos papier qu’il est indispensable de préserver de la lumière et de l’humidité.

       Les photos numériques ont-elles leurs avantages et peu de gens en ont conscience leurs inconvénients.

S’entêter à vouloir conserver ses photos sur le disque dur de son ordinateur outre le fait que ça prends de la place c’est s’assurer la garantie de les perdre !

Un disque dur c’est un ensemble électromécanique soumis à l’usure ! Tout matériel de cette catégorie est (comme votre voiture ou votre réfrigérateur) par définition entaché d’un Temps Moyen de Bon Fonctionnement (MTBF). Cette donnée est clairement identifiée par tous les constructeurs !. Généralement ce temps se mesure dizaines de millier d’heures et jamais en années !

Si le stockage des clichés sur un support numérique (CD ou DVD) les met à l’abri de cet aléa comme de l’humidité et de la lumière il n’en comporte pas moins ses limitations et ses précautions de conservation sont indispensables.

CD-Rom ou DVD-Rom …La conservation théorique des données est de dix ans.

 

Donc vos clichés numériques sont moins pérennes que les tirages sur papier car si un tirage même dégradé en ses couleurs reste lisible bien après 20 ou 30 ans ; L’information numérique sur un média d’archivage sera très probablement au bout de la même période inaccessible et donc la photo perdue !

 

dvd
DVD Gold

 

 

 

 

 

Quel média choisir ?

 

 

         Il apparaît évident que la stratégie de sauvegarde et la stratégie d’archivage ne sera pas la même suivant le nombre de clichés (volume d’information) que vous aurez à sauvegarder.

 

Sauvegarde ou archivage ?

 

         La notion de sauvegarde est attachée à l’utilisation de l’outil informatique. L’archivage fait référence à une conservation dans le temps. Il est bien entendu ici que la nature de l’information est la même dans les deux cas ; un nombre important de fichiers au format JPEG, RAW, TIFF..

 

v    La sauvegarde : La démarche de sauvegarder un fichier informatique est attachée au fait que ce sont justement des données au sens informatique sans autre définition de format et que ces dernières soient accessibles de façon simple pour pouvoir éventuellement être modifiées et tout aussi éventuellement être sauvegardés sous une nouvelle forme différente.

 

v    L’archivage : La démarche d’archivage quand à elle trouve sa définition / utilité dans le fait que l’on fige dans le temps le contenu original. (ici la photo prise ou telle que l’on veut la conserver).

 

v    Le multimédia : On peut à présent très facilement vouloir faire une présentation de ses photos sur un DVD lisible sur un lecteur de salon …La démarche reste identique mais les attendus de format et d’écriture du média sont radicalement différents.

 

Le volume d’information.

 

         Le choix du média / support sur lequel vous allez transcrire vos photos vous incombe.

Exemple : Le volume des 100 clichés pris lors de votre pic-nic avec Belle-Maman ne nécessite pas forcément l’usage d’un DVD

         CD ou DVD dépendra donc de ce volume ; étant entendu que l’information contenue dans le format JPEG employé est déjà une information compressée !

 

Vouloir compresser une image n’apporte donc rien en termes de gain d’espace !

 

         Là ou un CD-Rom de 0,7 Mo vous permettra de stoker environ une centaine de photos le moindre DVD vous en permettra au minimum 7 fois plus…

 

Le débit, variable, est sensiblement accru puisque, comparé aux 1,5 Mbits/sec. Constant du support CD simple vitesse, il peut être compris entre 1 et 10 Mbits/sec. en crête,

 

Le DVD est, de plus, à configuration variable.

Il peut en effet être

Offrant ainsi des capacités de stockage variant entre 4,7 et 17 Giga-octets soit 7 à 26 fois plus qu'un CD pour des débits allant de 1 à 10 Mbits/sec.

 

Capacité d'un CD et d’un DVD en fonction de sa configuration

 

Média

Simple couche 12 Cm

Double couche 12 Cm

Simple couche 8 Cm

Double couche 8 Cm

CD-Rom

0,640 à 0,800 Mo

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DVD Simple face

4,7 Mo

8,54 Mo

1,46 Mo

2,92 Mo

DVD Double face

9,4 à 13,24 Mo

17 Mo

2,65 Mo

4,12 à 5,13 Mo

 

Le débit moyen d’un lecteur DVD est de 1,2 Méga-octets/sec., soit 8 fois celui d'un lecteur de CD-Rom simple vitesse.

 

 

Types de disques

Le DVD apporte un accroissement spectaculaire de capacité de stockage. La capacité passe de 700 Mo à 4.36Go et peut encore augmenter avec l'utilisation du multicouches et du multi faces. Malheureusement, l'accroissement de capacité ne va pas sans une multiplication des formats de disques inscriptibles capable de semer la confusion. Deux formats de disques permettent l'écriture seulement : le DVD-R et le DVD+R. Trois autorisent la récriture : le DVD-RW, le DVD+RW et le DVD-RAM. Cette multiplicité de types de disques a par le passé compliqué la sélection d'un graveur DVD, mais de nos jours, plusieurs graveurs offrent la possibilité de graver sur tous les formats, à l'exception du DVD-RAM.

Conséquence : L’emploi de l’un ou de l’autre de ces supports se fera en fonction de la destination de la sauvegarde. La vitesse d’accès à l’information n’a pas forcément de sens si la finalité est la conservation longue durée de vos précieux clichés !

Formats de DVD

Contrairement au CD, le format du DVD se fonde sur un standard de plus haut niveau. Un disque DVD destiné à un lecteur indépendant comporte un système de fichiers à la norme UDF, contrairement au CD qui peut ne pas contenir de système de fichiers comme dans le cas du CD Audio. La spécificité du format réside dans la manière d'organiser cette structure UDF. à première vue, cette organisation standard simplifie la copie du contenu du disque. Toutefois, des dispositifs anti copies matériels ont été mis en place afin de limiter la copie, et malheureusement la lecture par le fait même.

Le DVD de données

Le DVD de données consiste simplement en un disque de données pouvant être lu par un ordinateur seulement ou par un lecteur indépendant capable d'y décoder des MP3, WMA… . Simple à créer avec un graveur de DVD, ce disque est idéal pour les sauvegardes ou l'échange de données et d'informations avec des destinataires disposant eux aussi de lecteurs de DVD. Le système de fichiers est généralement l'UDF, mais il est aussi possible d'utiliser ISO 9660 ou les deux systèmes pour plus de compatibilité.

Le DVD de données est donc le format idéal pour l’archivage mais aussi pour l’exploitation future (retouche) de vos photos.

Le DVD Multimédia

 

         Si les informations écrites (photos) restent les mêmes que dans le cas précédent, la façon d’y accéder est elle différentes car un lecteur de salon n’a pas selon la norme standardisée la même façon d’accéder aux informations écrites sur le support. La façon de l’écrire et la structure du catalogue est radicalement différente de celle d’un système informatique qui peut être Windows, Linux, Unix …Votre lecteur de salon peut donc très bien délibérément ignorer par exemple les fichiers « WMA » qui est un format dont Microsoft reste propriétaire !

 

         Il existe donc non pas une mais des normes multimédia et il vous incombera au moment du « gravage » de votre disque de choisir un format compatible avec le lecteur de destination. Il est bien entendu ici que votre lecteur DVD dernier cri n’est pas celui de « beau papa » qui lui plus ancien ne dispose peut être pas de tous les derniers standards de cryptage du marché !

   

 

La sauvegarde & les méthodes d'écriture de DVD

 

 

         Nous utilisons pour la sauvegarde de nos photographies un ordinateur et son graveur de disque. L’outil informatique de base peut être enrichi de nombreuses fonctionnalités par le biais de programmes divers et variés. Il en va bien entendu de même pour les méthodes d’écriture d’un disque et des formats d’écriture / lecture. (gravage)

 

         Les gens qui pensent la méthodologie d’emploi des CD et DVD ont en priorité une vision informatique de la pérennité des données et pas forcément la vision de Monsieur « tout le monde » photographe ou mélomane à ses heures !

Ainsi peut’ on écrire des informations sur un disque sans que celui-ci soit rempli et le vouloir conserver à ½ remplis en l’état en ignorant l’espace perdu. C’est la méthode dite Disk-at-once.

On peut aussi y écrire une session « de sauvegarde » du jour J avec les 150 photos de notre piquenique) et le compléter ultérieurement le jour J+ 1 avec les 200 clichés de la baignade dans la Dordogne, le tout représentant les vacances 2009. On parlera ici de multisession ou Session at once

A chacune de ces façons de faire correspond une méthode Informatique et non pas la génération d’un support lisible par un lecteur de salon !

 

Ce qui est possible de faire en matière d’écriture / lecture avec un CD-ROM ne l’est pas forcément avec un DVD !

 

L'écriture de DVD se voit simplifiée dans le sens qu'il n'existe pas de méthode Track-at-once D'un autre côté, la multisession n'est guère supporté par les lecteurs actuels et souvent, seul le graveur pourra lire un disque écrit en plusieurs passes.

 

 

Disk-at-once

Bien entendu, cette méthode existe toujours et consiste à écrire le DVD d'un seul coup. Après l'écriture, il n'est plus possible d'ajouter du contenu sur le disque. Pour utiliser Disk-at-once sur DVD, il faudrait donc en théorie un disque dur de grande capacité et beaucoup de contenu (photos) à stocker. Au vu du prix dérisoire d’un DVD et plus encore d’un DVD de nos jours ce pré requis perd beaucoup de sa pertinence.

   

Session-at-once

Variante du Disk-at-once, ce mode laisse le disque ouvert pour l'écriture d'une session ultérieure. Malheureusement, puisque les lecteurs DVD sont majoritairement mono session et plusieurs logiciels ne supportent pas ce mode. Pire, certains logiciels, comme CDRecord, permettront la gravure avec cette méthode, mais il ne sera pas possible d'ajouter une autre session au disque ! Le mode Session-at-once peut ainsi produire des disques incompatibles avec certains lecteurs si le disque demeure ouvert après la fin de la session. Lorsque le disque est fermé à la fin de l'écriture, le Session-at-once est identique au Disk-at-once.

   

Séquentiel

Ce mode constitue l'analogue DVD de l'écriture par paquets. Lors d'une écriture sur DVD, une nouvelle session est créée. Sur les DVD+R et les DVD-RW, ce mode ne sera pas très avantageux, car les sessions multiples nécessitent un lecteur adapté. La plupart des lecteurs indépendants et même les lecteurs de PC n'iront pas plus loin que la première session, même de nos jours. Le disque multisession est souvent lisible uniquement dans le graveur DVD. Ce qui en limite naturellement son utilité à de l'archivage. Avec les disques DVD+RW, le multisession n'est pas apparent pour les lecteurs et il est alors possible d'utiliser le mode séquentiel sans problème.

   

Récriture restreinte

La méthode par écriture restreinte ne fonctionne que pour les DVD-RW et permet, dans une certaine mesure, de contourner la problématique du multisession. Le disque DVD-RW doit d'abord être formaté afin de passer dans ce mode. Ensuite, une seule session est créée et demeure toujours ouverte. Pour les lecteurs sachant lire les DVD-RW, il n'y a qu'une session sur le disque. Il est possible d'effacer le disque sans difficulté, mais pour le réutiliser en mode séquentiel ou Disk-at-once, il faut le reformater.

 

 

Gardien du Trésor :

 

         Nous l’avons vu plus haut nos précieuses galettes ont une durée de vie limitée à 10 ans. Si nous voulons que un jour nos petits enfants s’émeuvent de la trombine de leurs grands parents peinant sur un vélo ou en queue-de-pie et en robe de mariée le jour de leurs noces … offrons leur au moins une chance de ces émotions en prenant soin de penser leur léguer un patrimoine photographique en bonne et due forme !