Le résumé de l'enquête:

Stéphanie Tabois


La mémoire des fantômes. Peut-on tirer un profit mnésique de l’absence d’un objet ?

Dans les univers domestiques, les « objets-souvenir » rapportés de voyages, au même titre que les trophées sportifs ou les photographies, représentent autant de traces matérielles des actions accomplies et des expériences passées. Examinant les rapports qu’un groupe de Pieds-Noirs entretient avec ses objets affectifs, cet article se donne pour objectif de montrer que la perte (temporaire ou définitive) de certains biens n’entrave toutefois pas nécessairement leur appropriation mnésique. Le fait de ne pas posséder en propre un objet ne constitue pas un obstacle rédhibitoire à l’efficace de sa portée symbolique. L’absence peut non seulement donner lieu à des pratiques mémorielles fécondes mais elle admet parfois également des effets sur le halo de souvenirs comme sur la valeur de l’artefact lui-même.
Mots-clés : mémoire, objets, exil, Pieds-Noirs, espace domestique.

-- Dorine Bertrand
Iconographe - Attachée de presse

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