Bernard Zimmermann est né à Oran en 1940. Il écrit de lui:
De ma double origine familiale, je tiens deux cultures : la maternelle, l'espagnole, et la française, celle de l'Ecole. De ma naissance sur le sol algérien, je tiens de deux terres : celle de ma chair, l'Algérie, et celle de mon esprit, la France.
J'aime les écarts et les tensions entre ces cultures et ces terres qui font que je suis ce que je suis. Elles me maintiennent en état d'éveil et de veille, ouvert à l'Autre sans renoncement à moi-même.

Ce sont aussi mes bases à partir desquelles je peux m'essayer à l'écriture.


L'inspiration m'est venue de la relation qui s'est établie entre Abdelkader K. et moi, dans les dernières années de la guerre d'Algérie. Comme les personnages du roman, Noureddine Khaled et Antoine Esquirol, nous étions tous les deux instituteurs dans un village de paysans algériens isolé. Comme pour eux, notre amitié a été scellée à travers une communauté de destin dans la période la plus tragique de la guerre d'Algérie, dans la région d'Oran, celle de la peste, décidément.

Il me fallait dire comment cela a été vécu par "nous" – j'insiste sur ce pluriel qui inclut les paysans algériens dont j'essaie de faire ressortir des visages anonymes ou non. J'ai voulu mettre l'accent encore sur quelques autres questions qui nous concernent aujourd'hui comme elles le faisaient alors : Comment se trouver soi-même (et par quel "miracle") en rencontrant l'Autre, l'étranger, l'ennemi…, mais ici surtout : l'Algérien, sa culture, son histoire, toutes choses tenues invisibles par l'ordre colonial ? Qu'est-ce qui peut pousser à s'engager plutôt que demeurer à s'indigner ? Quel est le prix de cette liberté que d'aucuns appelleront "trahison" ? Seuls les états d'intense tensions historiques permettent de ne pas échapper à ces questions. Les deux dernières années de la guerre d'Algérie furent de ceux-ci.

L'amitié entre les deux hommes dont il est question ici n'a pas été effacée par la mort de l'un d'eux. De même, je poursuis avec cet écrit le dialogue que je n'ai jamais cessé d'avoir avec mon ami disparu Abdelkader K.


On peut se procurer le livre à la libraire ou sur le site de l'Harmattan même, ou en le commandant chez n'importe quel libraire ou encore sur un site de vente par internet.

180 pages, - Prix 15,30 € en version ebook téléchargeable ou 16, 15 € + frais de port en version papier