Ils se souviennent et en parlent librement:




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Les pèlerinages
La TOUSSAINT

Souvenir

Ceux qui, tragiquement, sont morts en Algérie,
N’ont plus droit que près d’eux, la foule vienne et prie.
Martinez, Dupont, Mazella ou Lévy,
Le seul crime commis fut de croire à la vie.

Un homme, grand par la taille est venu et a dit
« Ne craignez donc plus rien car je vous ai compris
Ce que vous vouliez faire, je vais le faire ici. »
Mais cet homme, si petit, un jour nous a trahi.

Alors nous qui sommes là, remplis de nostalgie,
Ayons une pensée pour parents et amis
Restés dans un pays ou personne ne prie
Pour ces hommes, ces femmes dont on a pris la vie.

Claude Sicsic
Octobre 2001


Le sable de Mers el Kebir!
Il y a deux ans, j´ai eu idée de faire un plaisir un peu "extraordinaire" à mon père pour son jour anniversaire. De Kemmoden, j´ai demandé aux renseignements internationaux, le numéro de téléphone de la Mairie d´Oran. J´ai appelé. En fait, ce n´était pas la mairie, mais le conservatoire de musique d´Oran. Quel hasard ! Je ne pouvais pas tomber mieux ! Je me suis expliquée, tout simplement. L´homme à qui je me suis adressée a été très touché par ma demande et m´a t-il dit, par ma sincérité. Nous avons parlé longtemps, de musique, de l´Algérie, de mon père, des Pieds-noirs, de Mers el Kebir, etc... "Je voudrais, pour rendre heureux mon père, lui offrir un échantillon de sa terre natale". Je rajoutais qu´il était vieux et fatigué que ce sable serait magique dans sa main, qu´il provoquerait chez lui, une dernière belle émotion. L´arabe, au bout du fil vivait, grâce à moi, et bien avant mon père, cette belle émotion. J´ai du être très convaincante. Il était mortifié de n´avoir que si peu de chose à m´offrir "du pays de mon père". Quelques jours plus tard, je recevais un colis en provenance d´Oran. J´ai tremblé en l´ouvrant et pleuré en découvrant deux petits sacs, fabriqués si joliment pour contenir "mon sable" par la femme de cet Algérien. Tout était fait avec beaucoup d´attentions, tout bien défini, un sac pour le sable de Mers el Kebir et l´endroit même où il avait été ramassé, un autre pour celui de Boussefer, une petite boite contenant des petits cailloux de la plage des Andalouses, une autre boite en fer avec des gâteaux confectionnés par cette femme, une enveloppe avec quatre cartes postales d´Oran et un petit écusson en feutrine de notre ancien blason. Voilà, est-ce de la magie ? C´est de cette façon que j´ai obtenu du sable de Mers el Kebir. Mon père, hélas, a été plus ému que je ne le prévoyais. Il m´a donné des frissons en me disant : " Merci ma fille, personne d´autre que toi n´aurait pu me donner quelque chose de si précieux. Et bien tu vois, ma fille, ce petit flacon, je l´emmènerai dans ma tombe. Vous le mettrez dans mes mains. Merci ma fille " Et quand je vais à Lyon lui rendre visite, ce petit flacon, dans une vitrine, je ne veux pas le regarder, je crois voir mon père mort, disparu pour toujours avec quelques grains de son pays. Voilà ...le sable de Mers el Kebir. Et cet Algérien est devenu mon ami.
Marie-Christine FONT




oui je souhaite que l'on me parle de ma ville, et cette évocation en si peu de lignes me l'a faite redécouvrir. comme tu le sais, je n'avais que 14 ans lorsque j'ai quitté ORAN et dans mon coeur c'est ce que tu viens de décrire que j'ai gardé. cette ambiance, cette joie de vivre avec nos chagrins également les noms des rues, oui c'est vrai je ne m'en souviens guère et je suis en colère après moi même de ne plus rien reconnaitre. pour moi, il y avait ma rue, elle est tellement enfouie au fond de moi, il y avait les escaliers de la rue philippe (j'ai mis un moment à me souvenir de leur nom) et c'est vrai ce n'est qu'à travers vous (qui êtes pour la plupart plus âgé que moi) à la façon dont vous me parlez de mon pays que je vais retrouver mes racines . ma rue d'orléans à moi, me semblait être la plus belle, on allait à la mer, à bous fer , à kébir quoi c'était l'aventure à cette époque. mais dans tout ce verbiage sur ce site, en parlant de recettes, en reprenant des expressions de chez nous,et d'autres choses on fait également revivre ce pays, ne l'oublions pas je crois l'avoir déjà dit, nous sommes les derniers, cette mémoire que nous devons essayer un peu de transmettre avant qu'il ne soit trop tard amitiés annie CHERUBINO (de la rue d'orléans)




Je crois que j'ai du défoncer tous les ustensiles en fer ou alu de la maison on s'en donnait à coeur joie à taper sur les casseroles et les poeles....on y croyais on était pleine d'espérance...Tous les jours nous traversions ma soeur et moi la cathédrale pour aller à Gsell et nous faisions une prière pour notre Algérie... Je viens d"avoir au téléphone 40 ans et plus après mon premier flirt au téléphone et j'ai reconnu sa voix il habitrait en face de la piscine Bastrana face à l'entrée de la promenade de l'étang côté marine...je n'en revenais pas il habite aussi dans le sud-ouest!!! je suis nostalgique de cette époque et l'ambiance d'Oran restera à jamais dans mes meilleurs souvenirs : on était jeune , beau , insouciant et plein d'espoir....Parler de notre ville est un bonheur que nous pouvons encore partager... Bises
Marie-Claude SIMON




Les cinémas
Au sujet de cinéma, vous souvenez-vous du Century, rue Schneider, près du Prisunic, Dans les années 50, nous n'avions pas encore la télé et le cinéma, surtout à nos jeunes âges, était une distraction qu'il ne fallait pas manquer, c'était " la fête du Samedi Soir". au CENTURY, la salle était immense, avec une belle mezzanine, nous allions en famille (enfants,parents, cousins, oncles, tantes etc) et mettions nos plus beaux vêtements ; nous nous installions, ça va de soit sur la mezzanine, nous arrivions dans les premiers pour avoir les meilleures places et voir les nouveaux arrivants, l'entrée se trouvait, en regardant l'écran, à droite ; nos parents très élégants, observaient les élégantes (ça faisait partie du spectacle) et nous, nous retrouvions nos copains. Il y jouait des films à grand spectacle, en cinémascope, avec les pubs "Afric Films, 13, rue d'Isly". A l'entracte, nous sucions des glaces. A l'Empire nous avons vu un concert de Paul Anka et Marino Marini. A l'Escurial le film "Marcélino pan y vino" où j'avais pleuré à chaudes larmes. Au Colysée, je me souviens avoir vu en septembre 1958, "Pépé le moko", c'était une soirée mémorable car c'est là que mon Copain d'enfance " Jo Estève" m'a donné un premier baiser, en cachette de mon frère qui n'était au courant de rien. Au fait ! c'est Monique V qui est venue me demander ma main pour lui, (t'en souviens-tu Monique) Aux Arènes d'eckhmul (59 ou 60)nous avions été voir les Platters (j'ai gardé tous leurs 33 tours), nous allions également voir des matchs de catch (Duranton etc ) et le jour où à la télé, nous avons remarqué de plus près que c'était tout de la "pala" (esbroufe) nous avons cessé de nous y intéresser. Le jeudi, il arrivait que nous allions au cinéma avec la bande de copains, et ça se terminait par des "va et viens" rue d'Arzew. Vous souvenez-vous de la Foire d'Oran, au Jardin Public, c'était Grandiose, ce site était magnifique avec son lac et ses cygnes, ce qu'il y avait de bien c'est que cela fermait très tard dans la nuit, alors qu'ici il n'y a pas de nocturne. Nous étions à la recherche des buvards publicitaires, Qu'ils étaient bons les yaourts "Lacta" natures ou citron et les boissons "crush et orangina" Les Estève exposaient leurs appareils sanitaires, Yvon LAFFARGUE y avait mis son "BELOUGA". Quand j'y repense la vie était belle! Vous souvenez-vous des cornets d'amandes grillées, longs et fins que nous achetions devant le Prisunic, quel délice! et des oublis avec ses marchands qui claquaient leurs instruments. Allez-va j'ai ouvert des cellules que j'avais complètement cadenassées et voilà que les souvenirs reviennent en pointillés. J'avais presque occulté ce passé, peut-être pour me protéger, peut-être pour mieux m'intégrer. Nous avons réussi à nous intégrer, nous nous sentons profondément provençaux (depuis 40ans). Dans notre cuisine par exemple, nous mélangeons mets pieds noirs et mets provençaux, c'est le midi tout de même, parce que les provençaux font les mêmes mélanges que nous. Il arrive que nous allions manger un couscous chez des amis purement franca ouis et qu'ils viennent chez nous manger la soupe au pistou. Je pense que dans le midi nous nous sommes mieux intégrés Jocelyne ESTEVE




Voila un cinéma LE STUDIO DES JEUNES il fallait arriver très tôt pour se mettre dans un couloir formé de barrières dans la cour jusqu'à l'entrée de la salle. Les prémiers prenaient place au fond de la salle sur des bancs de bois les derniers avaient pratiquement le nez collé sur l'écran. La séance débutait par les actualités le début s'était une pin up et une locomotive qui arrivait à vive allure on avait l'impression qu'elle allait transpercer l'écran et tous les spectateurs hurlaient. La place de cinéma valait 50 francs je crois une pièce. Les Vo qui ont connu cette salle raconter svp Marcel AURRIERE




Monique, Tu veux que je te parles de mon quartier ? alors allons-y : Il était une fois....non, ce n'est pas un conte, c'est la vérité car Eckmuhl, c'était plus qu'un quartier. c'était une ville dans la ville. d'ailleurs, comme dans toutes les villes, il y avait la "porte d'Eckmuhl" qu'on appelait aussi la porte de Tlemcen qui permettait d'y entrer. C' est (je parle au présent parce que j'y suis) le carrefour constitué par les rues de Tlemcen qui monte de la ville, l'avenue Colonel Ben Daoud et l'Avenue Jules Fery, l'Avenue d'Oujda qui traverse Eckmuhl et la route du Ravin Raz-El-Ain qui descend à la marine. Et dès qu'on a passé la porte de Tlemcen, quel changement ! déja l'air qu'on y respire est plus pur, tellement parfumé : les jours de brise légère, un doux parfun de café vient chatouiller nos narines. c'est jour de torréfaction aux cafés Nizière dont l'usine se trouve sur l'avenue. sensation qu'on ne peut exprimer par des mots. un bonheur olfactif. Et puis, lentement, pour ne rien manquer au passage, on avance . on est à Eckmuhl sur les trottoirs, les Eckmuhliens vont et viennent. tous sourient. ils n'ont pas de soucis ? bien sur que oui. comme tout le monde mais ici, les soucis on les garde pour soi et on ne partage que la bonne humeur. à Droite, voilà la Bijouterie Crestou. Mr et Mme Crestou son des gens charmants et d'une gentillesse extrème. C'est ici je j'ai acheté la bague de fiançailles offerte à ma dulcinée, puis les alliances gravées (gratuitement à l'interieur avec nos initiales et la date de mariage). J'ai encore le petit coffret. Un jour je le prendrai en photo pour vous l'envoyer. Bon, je vois que je pourrais écrire des heures sur Eckmuhl. alors j'arrete là. si ça vou interresse, vous le dites et je continue. Sinon, stop. Claude SICSIC




encore quelques lignes sur Eckmuhl.
je suis donc Avenue d'Oujda, devant la bijouterie Crestou. Juste en face, j'ai la Clinique du Docteur Gasser. cette clinique ressemble plutot à une grande villa au fond d'un jardin bien entretenu. un petit bassin et deux ou trois bancs. C'est tout. C'est dans cette clinique qu'est née ma fille ainée, un soir de bouclage par les gardes-mobiles de notre ami le Général Katz. je continue donc sur l'avenue. une librairie papeterie, le bureau de poste déjà très vétuste et un bar. Je ne vais pas vous les citer tous, les bars, sinon vous allez encore mal me juger. Celui-ci cependant le mérite. en effet la tenancière s'appelle Philomène. Oui, Philomène!! vous en connaissez beaucoup des Philomène? Moi c'est la seule. C'est une "vieille". dans les années 50, elle a la soixantaine mais quelle gentillesse ! Bon, je continue. Près du bar de Philomène (je ne me lasse pas d'écrire son nom) le Grand magasin d'Eckmuhl : "La maison Kalfon" lingerie, nouveautés, chaussures, on y trouve tout et en plus la maison fait crédit. je n'insiste pas. Mitoyen à la maison Kalfon, le marché d'Eckmuhl. Quel marché ! déjà à l'avant-garde avec des stalles agencées, de larges allées et toujours d'une propreté irréprochable. Et les commerçants très aimables. J'ai quelques noms qui me reviennent : Bénadi le boucher, Caramante l'épicier, Pitchon un autre boucher que j'ai revu à Nîmes à Santa Cruz, Lopez le poissonnier, Hernandez, etc... A peu près face au marché, le cinéma Plaza. qui est allé dans ce cinéma ne peut plus l'oublier. Un hall d'entrée avec un guichet au centre, sur les murs peints, des portraits des stars de l'époque signé Studio Harcourt et deux affiches : le film de la semaine et le film de la semaine prochaine. A Droite l'entrée pour la salle, à gauche l'entrée pour le balcon. Dans la salle, les sièges étaient en bois et se relevaient avec un bruit qui aurait réveillé les plus grands dormeurs. que de souvenirs dans ce cinéma : "le train sifflera trois fois", "Graine de violence" , "Spartacus", "Mr Verdoux"...je pourrais en citer d'autres mais vous les connaissez aussi bien que moi. Ce cinéma avait un grand avantage : il appartenait à Monsieur Castelli de même que d'autres cinémas de la ville et les films passaient là en première vision - c'était le terme - en même temps qu'à l'Empire, l'Olympia et au Familia à la marine. Claude SICSIC




Comme tout le monde j'ai bien apprecie cette promenade dans Eckmuhl qui est reste un quartier mal connu pour n'y avoir jamais sejourne suffisamment longtemps pour en etre famillier, alors que justement j'avais la chance d'avoir de la famille c ote Grand-mere maternelle et cote cousins. Mon grand oncle UREA Joseph d'origine modeste dans un patio de l'Ave. d'Oujda, etait d'une extreme gentillesse. Pour parler de la porte de Tlemcen, j'aimerais savoir ce que cela signifiait exactement car de memoire, d'apres ce que j'avais crus comprendre a l'epoque il y aurait eut des portes dites "les portes de la ville" qui se trouvaient sur l'avenue de Tlemcen mais plus bas que l'intercection dont tu nous decris et que l'on nomait nous-Zautres des Bas-Quartiers: < Le tire au pistolet > ( pourquoi? Qui sait? Peut-etre que c'etait la facon qu'on etait recu?) Enfin, que l'on decouvrait lorsqu'on arrivait en haut du ravin Raz-El-Ain. Maintenant lors qu'on prenait un autre chemin que l'on disait plus court a partir de notre rue des Jardins o n montait la rue Monte-a-bord ( on s'en fout du nom parce que pour nous) C'etait le "Creve-Coeur" du fait que par cette route on quittait notre cher quartier et a chaque fois, ca nous CREVAIT LE COEUR. Et tout en haut! a l'arriere de l'eglise St. Andre, on prenait la rue du camp Philippe qui longeait une longue muraille et par la quelle on finissait par rejoindre l'ave. de Tlemcen a l'endroit ou etaient suppose etre dans le temps les portes de la ville. Je ne sais pas si sur le trottoir oppose, il n'y avait pas quelque part un terrain de petanque? Alors si tu peux me renseigner, ca eclairera peut-etre cette enigme comme il y en surement d'autres. J'aimerais beaucoup voir des recits comme les tiens si chacun pouvait faire l'effort de nous decrire son quartier ou meme sa rue ou place. Moi comme beaucoup d'entre nous, auront ainsi l'opportunite de decouvrir ce que nous n'avons pas eut la chance de connaitre ou le malheur de l'avoir oublie.
AMITIE Henri PALLES dit HENRIQUE DES BAS-QUARTIERS




Salut Enrique, C'est vrai que ce que j'appelle "les portes de Tlemcen" s'appellent aussi "Le tir au pistolet"pourquoi ? je n'en sais rien. il y a à ce carrfour l'immeuble qu'on appelait aussi le tir au pistolet ou "la maison de huit étages" car à un moment donné, c'était l'immeuble le plus haut d'Oran du haut duquel on avait une vue magnifique. L'ininéraire que tu indiques en partant de la marine, je le connais aussi et après la rue du camp St Philippe, tu prenais la rue Clovis Dupuy et le grand mur dont tu parles, c'était le mur de la caserne qui ouvrait également sur la rue de Tlemcen. Le terrain de boules existait aussi. il faisait partie du "complexe" le l'A.S.E. (Avenir Sportif Eckmuhlien) avec le terrain de basket-ball ou j'ai fais mes premières armes, du terrain de foot où il ne faisait pas bon être supporter de l'équipe adverse. mais tout ça Enrique, c'était avant d'entrer véritablement dans Eckmuhl et c'était plus près de Saint-Antoine Amitiés
Claude SICSIC




Claude , Henri, au bas de la maison de huit étage, il y avait une boutique de farces et attrapes, le propriètaire, habitait dans une cour de l'avenue Jules Ferry, aprés les garages de la Sotac, DEA, il y a avait un patio. Aprés ce patio il y avait un petit terrain vague, aprés le dépot d'alcool qui donait sur lecarrefour de l'avenue Albert 1er. A ce sujet nous étions des précurseurs, car c'est en 1960 qu'à été amménagé le premier rond point, pour faciliter la circulation, vers Prottin et Choupot. Pour ceux qui n'étaient pas là il y a deux ou trois ans, je peux vous passer une ballade dans les rues de Choupot, quand Claude aura fini de nous faire visiter Eckmul. Juste une précision pour Eckmul, juste en face des portes du Marché, avenue d'Oujda, il y a avait l'atelier d'ébéniste de mon parain.
Didier BARCELONA




Voilà encore une tranche d'Eckmuhl.
Je me dépêche un peu car Didier s'impatiente et vous aussi. Vous avez envie de connaître également Choupot et comme vous avez raison ! En sortant du cinéma, je traverse l'avenue pour regarder la grande vitrine du magasin de nouveautés : "Les Galeries d'Eckmuhl ." C'est le concurrent direct de la " " Maison Kalfon " mais avec des articles un peu plu haut de gamme. Et la, un croisement : A Droite la rue Charleroi, MA rue. Assez large avec juste au coin une fontaine et le premier commerce, c'est un loueur de vélo. Tout le monde l'appelle " Sokrane ", ivrogne en arabe. Il loue des vélos à la demi-heure ou à l'heure. Tous les gosses du quartier sont ses clients, et pour les rappeler à la fin de la location, il a un sifflet de policier. Mais comme la plupart du temps il est rond comme une queue de pelle, les locations durent longtemps, longtemps.. Toujours dans la rue Charleroi, une boulangerie, un magasin de vaisselle " Boccado " et aux croisements de la rue Joseph Oliva, deux épiceries puis au N° 8, mon immeuble avec à coté une autre boulangerie. Un peu plus haut sur l'avenue d'Oujda, un bureau de tabac, le magasin d'électro-ménager Phillips de Mr Ruiz que j'ai retrouvé à Nimes,puis l'Ecole des sœurs que j'ai fréquentée en 1942 sous les lois de Vichy. Mais ceci est une autre histoire. Face à l'école des sœurs, une boucherie de Mr Ganancia. La boucherie la plus chère d'Eckmuhl et à coté la droguerie de Monsieur Santa qui vendait de tout. Il était aussi herboriste. Son frère est pharmacien un peu plus haut sur l'avenue. Et puis un endroit de rêve pour les jeunes que nous sommes : le " Bar de l'Avenir ". lieu de réunion ou nous faisions les concours de Baby-foot et ou il y a eu le premier Scopitone que j'ai vu. Allez, demain la suite et fin.
Claude SICSIC




Bonsoir Claude... En remontant l avenue d Oujda, quel était le nom de la rue perpendiculaire a cette même avenue et juste avant la rue Charleroi, j ai du mal a lire le nom sur mon plan. Sur cette rue, mais sur sa partie droite, c est a dire celle qui coupait la rue de liége il y avait un grand magasin style Kalfon (que j ai très bien connu) il avait une fort jolie femme qui côtoyait de très près Pitchon le boucher, mais "cela ne nous regarde pas" Les Kalfon avaient aussi de jolies filles, ils habitaient tout près de chez moi. Ce grand magasin donc était tout a coté d un tailleur "monsieur Elie" c est le nom que je lui connaissais, et juste en face, la maison de mes grands parents paternels ou il y avait le bar de Jeannot Quilles fils de Philomène que j ai aussi bien connu car ils étaient les voisins de mes grands parents. Cet immeuble fut ensuite détruit, on y fit je crois un petit jardin publique et le bar fut transféré juste en face toujours sur l avenue d Oujda. Je me demande comment ne nous sommes pas connus peut être notre petite différence d age; Quoi Que ton nom est loin de m etre inconnu!!
MarcSANCHEZ




et si on parlait de l'aeroport dela senia qui etait situe a 7kilometresdu centre de la ville a l'epoque il avait les quadrimoteurs les caravelles les breguets deux ponts qui etaient des avions a 2etages tres lourds les constellations j'ai quitte oran au moment de l'exode avec ma fille et mes grands parents a minuit a bord d'une caravelle en direction de marseille apres avoir passe presque 2jours a l'aeroport de la senia c'etait tres dur car ma fille etait encore bebe je vous joins une photo de la nouvelle aerogare au moment ou les caravelles firent leur apparitionc'etait d'apres le livre oran de ma jeunesse en mars 1960 bisous Jacqueline MOUCHINO




Un jour de mai 43 j’ai poussé mon premier cri (et depuis je suis toujours aussi chiante )pour la grande joie de ma mère et grand-mère puisque mon père était lui à la guerre. Les années ont passé et me voilà en age de traversé la rue sidi snoussi et clopin clopant j’allais chez ma grand-mère et arrière grand-mère qui habiter rue st André a u n°1et là je commencer à les appeler depuis l’entrée du couloir car je savais très bien qu’elle irai se cacher au son de ma voix, mais un jour ma grand-mère et arrière grand-mère avait été voir la passion au patronage DON BOSCO et je les ai chercher pendant longtemps , mais personne, alors j’avais décidé de les attendre dans la cour assise sur un baquet rempli d’eau avec un couvercle dessus , mais j’avais tellement remué que le couvercle est parti est moi je suis tombé dedans. Je vous dit pas la peur que j’ai eu et la raclée que j’ai prise par ma grand-mère quand elle ma vue trempé devant sa porte et la bronchite que j’ai eu . La suite demain bernadette CARMONA




La journée d'un jeune oranais en 1954.
Pourquoi cette date, parce que je venais d'avoir 15 ans au début de l'année, j'étais donc lycéen , à Lamoricière bien évidemment ! le seul lycée digne de ce nom…. et surtout celui qui était le plus près de chez moi. J'étais donc en seconde C pour situer les choses et mon frère aîné venait d'intégrer SUPELEC après être passé par Bugeaud à Alger.
Vous connaissez tous la place des Victoires bien sûr, et l'avenue Loubet que vous avez descendu plus d'une fois en 58 et après pour aller au monument aux morts Et bien, imaginez vous sur la place, regardant le front de mer, à travers l'enfilade de l'Av Loubet. Immédiatement à votre droite et parallèle à l'avenue s'ouvre une rue: la rue Lamartine. Au coin sur la rue d'Arzew ou juste à côté je ne suis plus certain, une petite horlogerie bijouterie tenue par M. HEITZ (ne pas confondre avec la librairie papeterie HEINTZ du Bd Clemenceau. Sur l'autre angle avec une entrée donnant sur les arcades, la pâtisserie Paudesta et ses célèbres meringues et massepains.
Empruntez la rue en direction du marché Michelet; levez les yeux vers le second étage du N° 4 sur le côté droit de la rue et vous m'y verrez sur le balcon, il est un peu plus de 7 h et je viens de ramasser sur le balcon l'écho d'Oran plié savamment par le petit vendeur arabe qui l'a envoyé avec adresse sur ce balcon. Je vais prendre le temps de lire les titres et quelques articles sur la vie oranaise, les programmes des cinémas etc…
7 h 25 me voici à la porte de l'immeuble et je descend la rue en jetant un regard d'envie sur l'atelier-magasin de M. Bittard le vendeur de motos, puis la boulangerie Burgos (me semble-t-il ) d'où se dégage une bonne odeur de pain frais . Un peu plus bas la crémière prépare ses œufs et allume sa mire qui servira à vérifier la fraîcheur de la marchandise. Déjà on approche du marché Michelet et l'on sent vaguement une odeur de poisson venant du sous sol.
7 h 30 je suis à l'angle du Bd de Metz face à la pharmacie Sarramégna et j'attends un moment pour voir si personne n'arrive puis me dirige vers l'avenue Loubet à l'angle de laquelle je suis certain de retrouver Jean Riera, le fils du docteur, les frères Fumaroli et quelques autres dont j'ai oublié le nom.
La, nous avons trois possibilités.
La flânerie parce que nous avons tout notre temps et que peut-être nous avons l'intention de sécher la première heure, le cours de gym avec M. Smadja, qui est pourtant bien sympa. Nous continuons alors l'avenue Loubet jusqu'au Front de mer et nous accoudons un bon moment à la rambarde pour regarder l'activité du port et prendre un bon bol d'air marin. Sans nous presser nous avançons sur le front de met, longeant les grands immeubles qui s'y sont construits depuis pas mal d'années, jusqu'au Bd des Chasseurs. Terminus car le Front de mer ne va pas encore plus loin….( personnellement je n'ai pas connu la suite ! )
Sur le Bd des chasseurs, nous passons devant le garage Citroën et l'immeuble d'un oranais que nous ne connaissons pas encore Roger Alfonsi…. Au passage nous envoyons un baiser au balcon de Nicole Pigot au N° 24 ( je crois qu'à cette date mon camarade Hugues Busch n'est plus à Oran….) et nous rejoignons la rue de la Vieille Mosquée…
Deuxième possibilité, nous sommes pressés et au sortir du croisement Loubet-Metz, nous prenons le square Cayla avec la branche droite vers la rue de la Vieille Mosquée. Nous passons me semble-t-il devant un temple protestant dont, lorsque nous étions beaucoup plus jeunes… nous prenions un malin plaisir à tirer sur la sonnette avant de nous égayer en courant… Dès le croisement avec le Bd des chasseurs la rue descend rapidement vers la rue de la Mina. Sur notre gauche la clinique Couniot et sur notre droite le N° 33 où habitait un ami d'Ardaillon ( et pourquoi n'en aurais-je pas ? ) Michel Bontemps de 6 ans mon aîné, mais né à Chalon sur Saône tout comme moi. Dans la descente de la rue de la Mina, une maison bien connue et tolérée: "chez Rosette"…!
Puis le trajet devient monotone et me laisse peu de souvenirs jusqu'à a rue Paixhans qui démarre après le croisement avec la rue Lahire qui borde l'arrière du Lycée. C'est une rue que l'une d'entre nous connaît bien puisque son père y vait une petite entreprise me semble-t-il ?
Nous longeons alors le lycée sur notre droite tandis que sur la gauche se trouve l'école Paixhans, l'école de danse dont nous parleront mieux quelques unes de nos coco-girls et également l'appartement d'un certain M Darolle prof de latin à Lamoricière, qui a laissé un souvenir impérissable à nombre d'entre nous. Nous avons alors le choix soit de continuer vers la cour d'honneur, soit de rentrer directement au lycée par la cour de gym dont j'ai provisoirement oublié le nom… (mais il figure quelque part sur mon site…!) Comme nous sommes pressés, c'est par cette cour que nous entrons et la sonnerie retentit déjà !
Quelques années plus tard, cette accès sera souvent surveillée par des hommes des UT avec leur grand fusil Lebel datant de la première guerre…
Troisième possibilité, nous avons un peu de temps mais pas trop nous prenons le côté gauche du square Cayla pour emprunter la rie Alsace Lorraine, plus large que le rue de la vieille mosquée, moins pentue également. Elle est plus vivante Nous y trouvons le centre de la Croix rouge française, le magasin Meslot à la vitrine toujours tentante, Un magasin de musique … Willems je crois… Un peu plus loin le passage vers l'Empire et un peu avant la place de la Bastille et la poste il nous faudra descendre la rue El Moungar pour rejoindre l'entrée du Lycée par la cour d'honneur.
Le soir, nous ne sommes pas si pressés de rentrer et nous prenons un autre itinéraire que je vous décrirais plus tard…
Jean Claude PILLON A Suivre….




Bonjour à tous, Merci Jean Claude de nous faire revivre les rues d'Oran, j'avais l'impression d'y être, mais j'avais oublié les noms de magasins, j'attends la suite. Chacun pourrait raconter un parcours., j'ai habité rue Lamartine de 62 à 64, je ne me souviens plus du N°, c'était en descendant à gauche, en face il y avait le magasin CHAFFANEL, réparation de moteurs électriques et Rue d'Alsace Lorraine, un magasin de spiritueux RUIS ( Paul Ruis a épousé Jacqueline Chaffanel de Gambetta), et la magasin SALES qui vendait du beau linge de maison d'où j'ai eu mon trousseau. Jocelyne ESTEVE




Puisque cela semblait vous intéresser, je vous passe la suite de ma journée type en 54...
Ma journée n'est pas terminée. J'ai volontairement passé sous silence le temps mort de midi. Là en effet le trajet se fait au plus court puisqu'il d'agit de rejoindre rapidement la domicile familial, d'y reprendre quelques forces par un copieux repas avant de se retrouver au Lycée pour 14 h. Pas le temps de flâner Et puis que se passe-t-il entre midi et deux ? pas grand chose ! Encore que…. Je me souviens d'une fois où nous étions à table quand nous avons entendu une sorte de grondement comme le roulement du tonnerre; en plein soleil ? et puis sans avoir eu le temps de rien comprendre tout s'est mis à trembler comme si un énorme camion passait sous nos fenêtres, tandis qu'une sourde angoisse nous prenait tous de façon incompréhensible. Nous nous sommes précipité sur le balcon, c'était déjà fini, plus de tremblement, plus de bruit et même un grand silence pendant quelques secondes alors que tous les voisins sont tous à leur balcon. Ce silence passé on s'interpelle d'une maison à l'autre qu'es-ce que c'est ? que s'est-il passé ? un simple tremblement de terre ! S'il avait été plus fort nous aurions pu nous retrouver sous des décombres sans avoir eu le temps de sortir dans la rue !… Et puis tout le monde rentre chez soi pour terminer son repas en discutant en famille de ce phénomène étrange que nous avons vécu pour la première fois…
Revenons donc à la sortie du lycée à 16 heures. Elle se fait par la cour d'honneur, celle où se trouve le Monument au mort, face au Bd Gallieni avec sa rangée de palmiers de chaque côté. La tentation est grande de remonter le Bd en se pressant et sans prendre le temps de regarder les vitrines, dont celle d'un concessionnaire automobile (je ne sais même plus lequel ) Nous fonçons vers le Bd Clemenceau qui est remonté à grandes enjambées jusqu'au départ de la rue d'Arzew. Si nous avons été assez rapide, nous y trouverons les filles de Stéphane Gsell qui arrivent en même temps que nous. Bien sûr, à moins de les connaître parce qu'elles sont sœurs ou cousine de l'un d'entre nous, pas question de prendre la moindre initiative, mais nous les suivons en rigolant et en commentant entre nous. Et elles ? il est probable qu'elles font la même chose avec en plus de petits rires étouffés et quelques gloussements. Les plus hardis d'entre nous lancent même quelques plaisanteries qui les font rire.
Je me souviens que nous empruntons toujours le côté gauche de la rue et jamais l'autre. La seule explication que j'en ai est que ce côté est celui où nous retrouvons les arcades après la rue de l'Artillerie, rue du cinéma Colisée. La rue d'Arzew est la rue la plus commerçante d'Oran et pourtant j'aurais beaucoup de mal à vous citer les noms des magasins puisqu'ils n'étaient pas notre préoccupation principale. Je me souviens cependant du bazar Coriat ( j'espère ne pas confondre avec un autre magasin) j'y avais acheté plusieurs années de suite des verres sur pied en cristal, teinté de différentes couleurs pour la fête des mères. Des verres à plus de 100 F pièce dans les années 50 ! J'ai réussi en plusieurs fois à faire une série de 12. Ils sont magnifiques ! sans doute à cause du souvenir qu'ils représentent et c'est moi qui en ai hérité, mes frères et sœurs les trouvant parfaitement inutiles et inutilisables. Aussi trônent ils encore aujourd'hui dans la même vitrine dont j'ai également hérité et je crois bien que je n'ai jamais bu dedans…!
Arrivés aux arcades face au Régent, les groupes commencent à se disperser, certains remontant par la rue de Salles vers la rue de Mostaganem, d'autres un peu plus loin vers le Bd des Chasseurs ou vers la place Hoche et il ne reste plus grand monde à la Place des Victoires.
Pourtant j'aime beaucoup ce trajet sous les arcades. C'est déjà mon quartier. On y rencontre la vendeuse de billets de loterie, le fauteuil du cireur de chaussures, près de la place Hoche, une petite baraque de friandises et bonbons de toute sortes installée entre les deux arches d'une arcade, puis les commerçants de mon quartier, la maison de la presse Esposito (dans mon souvenir: "la librairie marron") où je vais acheter Tintin mais où la patronne me donne le paquet de journaux retenus par mes parents: Elle, Parie-Match, le journal de Mickey pour ma jeune sœur etc… mes parents passeront payer dans la semaine ! Puis c'est l'opticien Vrolyck où toute la famille 4 zieux s'équipe en lunettes mais où nous faisons aussi développer nos pellicules photos.
Dernière séparation à l'angle de l'avenue Loubet où se trouvent face à face les terrasses des deux cafés-brasserie réputés. Mais personnellement je fréquente de préférence le Majestic. En 54 c'est peut être un peu tôt mais un ou deux ans plus tard ce sera notre point de rassemblement pour une anisette ou même simplement un Judor…
Encore 30 mètres et je suis chez moi, le temps d'avaler un goûter rapide, de préparer mes affaires avant de repartir vers l'étude surveillée du cercle Psichari (tenue par un jésuite, le Père Giraudet) située due de Kimburn ou rue e Traktir (j'ai un doute quand je reprends le plan d'Oran…je vais devoir consulter mon site pour retrouver la précision car il y a 5 ans je l'avais défini sans aucun doute avec le témoignage d'autres amis ) - Méfions nous de notre mémoire ! des faits qui nous étaient évidents et avérés il y a quelques années deviennent moins nets avec l'âge – Si je dispose de suffisamment de temps, l'étude ne commençant qu'à 17 h, je peux me défouler au ping pong ou, encore mieux, commencer une partie de belote avec le Jésuite qui m'a transmis le virus du jeu. Il nous est arrivé de commencer l'étude avec 3 minutes de retard pour pouvoir atteindre les 1000 points de la manche….
A 19 h nous quittons l'étude avec 2 ou 3 copains de mon quartier, Philippe SARRAMEGNA, Patrice MAREGIANO tous deux fils de pharmacien, et Jacques GOVIN mon complice pathos dont le père est directeur des VAN. où mon propre père officie en qualité de directeur financier. Il fait beau, il fait doux et nous n'avons pas hâte de rentrer chez nous il nous arrive de discuter 20 minutes au coin de la rue ….
Demain sera un autre jour....
Peut-être évoquerais-je une autre fois une journée de vacances ou de week-end….
Jean Claude




Bonjour à tous, Je vais essayer de faire comme le chef il a dit je me mets devant l'écran et j'essaie de vous raconter une journée là-bas. En sortant du bureau Papa passait nous prendre(j'habitais sur la place gambetta)et nous nous tenions prêts depuis un grand moment. Maman avait préparé le souper et tout était dans des paniers enveloppés dans des torchons noués aux 4 coins. A part elle avait empaqueté très soigneusement les appâts que papa avait toujours pour la pêche:il préparait une mixture étrange avec du pain,des restes de fromage,du vinaigre et il laissait macérer des jours durant.Interdiction de garder çette mixture dans la maison alors il laissait ça au second étage où se trouvait la terrasse.Au dernier moment mon frère ou moi allions chercher le contenant et le descendions avec moultes précautions pour éviter qu'il ne s'ouvre; la voitute (une Dauhine)arrive et Papa descend pour tout mettre dans le coffre tandis que nous nous installons puis départ vers Aïn Franin Nous laissons la voiture puis nous nous dirigeons vers un endroit en pente qui mène à la mer. Toujours les mêmes recommandations:attendez votre père,mouillez -vous progressivement,n'allez pas trop loin,mouillez vos cheveux..... Après un bain toujours trop court pour nous Papa sort et on doit rester au bord alors que nous savons parfaitement nager A l'époque on écoute les parents..... Papa sort tout son attirail de pêche:des cannes au coup(?)des cannes à lancer et l'attente commence Ca ne mord pas (évidemment avec tout le bruit qu'on fait);c'est toujours au moment où l'on commence à avoir faim que ça se met à mordre. On remballe et on monte sous les arbres là où il y a le bassin avec plein de poissons d'ornements On passe devant la source où l'eau coule sur les feuilles tombées es immenses eucalyptus(je sens encore l'odeur) puis Maman pose un plaid et on s'installe On nous donne une assiette en plastique souple et un verre assorti puis Maman ouvre les torchons Il y a une tarte avec de la frita ,des anchois et des olives noires,de la viande froide avec de la moutarde et des cornichons,du fromage et des fruits On entend des insectes,tout est calme à part ça ,on grimpe aux arbres,on donne du pain aux poissons du bassin,puis la nuit tombe et on repart .On dort pendant le retour mon plus jeune frère ne se reveille pas quand on s'arrête alors Papa le prend dans ses bras et le monte en vitesse dans sa chambre puis repart pour garer la voiture. Maman le met au lit et nous faisons la mêm chose puis elle vient nous dire bonne nuit mais nous ne l'entendons comme dans un rêve le marchand de sable est passé. Une soirée toute simple,un pur bonheur et je paierai cher pour la revivre§ Nostalgie quand tu nous tiens!!!!! Geneviève BRUNEL




Et le dimanche me direz vous?
Et bien je vous ai déjà dit qu'en semaine je fréquentais l'étude du très révérend Père Giraudet, jésuite de son état, qui m'apprenait les détails de la Belote…. En contrepartie, tous les jeunes du cercle "Psichari" (et bien sûr, à cette époque ce n'était pas mixte…) nous étions cordialement invités à la messe du dimanche matin à la petite chapelle Notre Dame de Lourdes rue adjudant Gabaig. Cette messe dominicale était célébrée à 7 h 00 rendez vous compte…. Il est vrai qu'à cette époque on ne mettait pas longtemps pour être prêt, attendu que le bain se prendrait en mer l'après midi et qu'il n'était pas question de petit déjeuner, puisqu'il fallait être à jeun depuis minuit pour pouvoir communier…. Ca a bien changé depuis !
Donc sur le coup de 7 h moins dix on se retrouvait dans l'ascension de la rue Béranger pour rejoindre le lieu de la célébration et nous étions une bonne 50 aine de jeunes de tous âges, de la 6° à la Terminale entassés dans le chœur sur des bancs pour assister à la sainte Messe que nous devions d'ailleurs servir à tour de rôle mais en civil s'il vous plait et non déguisés avec surplis en dentelle blanche sur aube rouge (je dirais plutôt soutane) comme c'était encore le cas à l'époque…. Cette messe était très appréciée des fidèles. Bien sûr il y avait les vieilles gigotes espagnoles (ce n'est pas une injure, que l'on ne se méprenne pas) toutes vêtues de noir qui récitaient leur chapelet tout au long d'un office auquel elles ne comprenaient rien puisqu'il était dit en latin: " Introîbo ad altare Dei…" réponse de l'enfant de chœur "ad Deum qui laetificat juventutem meam…" Je crois que si j'en prenais le temps je pourrais encore vous réciter toutes ces prières en latin. Il est vrai que le latin était devenu mon délice et a été pour moi une école de logique qui m'a conduit aux mathématiques, mais de cela vous vous en brossez bien sûr..!
Donc cet office matinal disais-je était très apprécié des fidèles car le sermon était une sorte de cours de catéchisme pour adulte. Je P. Giraudet choisissant un sujet au début de l'année et le développant en différents chapitre tout au long de l'année. C'était un feuilleton à épisodes qui ne se préoccupait pas beaucoup des textes liturgiques qui eux aussi étaient dit en latin dos aux fidèles et sans micro… Je connais beaucoup de personnes qui venaient assister à la messe de 7 h uniquement pour les sermons du Jésuite car ils avaient la possibilité de se lever plus tard et d'accomplir leurs devoir religieux de toute autre façon.
Bref à la sortie de cette messe, vers 8 h nous redescendions à plusieurs: Henri BRENOT, Jacques GOVIN et parfois d'autres vers la Place des victoires et là je décidais d'aller sortir la voiture du garage. Bien évidemment je n'avais pas le permis mais mon père ayant fait un infarctus sur la plage de Bou Sfer en 1955, il me laissait souvent le volant, c'était une sorte de "conduite accompagnée" avant l'heure et il tolérait que je sorte la voiture du garage situé au bout de la rue Lamartine pour venir la mettre en station devant l'immeuble. Vous vous souvenez sans doute de cet immense garage en étage sur 4 ou 5 niveaux au moins où des places étaient louées à l'année, qui s'est construit au début des années 50 me semble-t-il sur l'angle diamétralement opposé au Marché Michelet face à la pharmacie Sarramégna. C'était un parking très moderne comme il y en a beaucoup aujourd'hui avec des rampes pour accéder aux différents niveaux. Seule particularité par rapport à aujourd'hui, il n'y avait pas de sens unique sur les rampes et c'est le premier engagé qui montait ou descendait car le croisement n'était pas possible.
Bref nous avions la Traction de garée au second et j'allais la chercher pendant que les copains attendaient au pied du garage puis nous allions faire deux ou trois aller retour sur le Bd Front de mer désert et vide de toute circulation à cette heure matinale le dimanche.
Il m'est arrivé parfois de m'enhardir à proposer une balade aux planteurs ou de faire le grand tour " Rue Alsace Lorraine rue d'Arzew" mais encore une fois c'était un peu tôt et notre plaisir d'avoir bravé un interdit était gâché par le manque de spectatrices pour assister à notre "exploit"
J'ai toujours été convaincu que mon père n'était pas dupe, mais il ne m'en a jamais parlé et son décès prématuré en 68 m'a empêché d'aborder ce sujet avec lui…!
En général nous étions tous revenus chez nous pour 9 h et un solide petit déjeuner avant d'aller faire la rue d'Arzew à pied cette fois ci à l'heure de l'apéritif que nous prenions de préférence au Majestic pace que c'était notre quartier, mais nous avons aussi fréquenté une fois ou l'autre le Clichy cher à Marie Claude Borie(à l'époque) ou également un petit bar dont le nom m'échappe au bord de la rue de l'écho d'Oran, place Villebois Maroeuil. Nous en profitions pour fixer nos rendes vous de l'après midi, plage avec la famille ou cinéma avec les copains: Eddie Constantine au Colisée, un film d'action ou un péplum au Century, un western à l'Empire….
Quel beau week-end !
Jean Claude




comme vous le savez j'étais très petite quand j'ai quitté Oran, j'ai d'ailleurs toujours été petite mdr, quand mes parents m'ont conçue, déjà j'étais prédestinée a faire des voyages, cela vous intéresse bon je vous raconte, comme mon père militaire était en Allemagne a cette époque m'a mère a soudain eut envie de le voir , et elle n'a rien fait de mieux que d'aller retrouver son cher et tendre , et la voila qui prend une place dans un bombardier qui était un maraudeur, et mon père me dit que si par hasard le moteur tombait , l'avion aussi, bon mais ça c'est une autre histoire, quand je suis née (car je suis née en Allemagne !!!) toutes les infirmières s'arrêtait devant moi pour dire à ma mère "kleine, kleine" je faisais a peine 2 kg alors que les autres dépassaient allègrement les 3 kg, nous sommes reparties 20 jours plus tard a Oran, et comme mon père travaillait a Mouley Ismael en tant qu'artificier et qu'il n'y avait pas beaucoup d'école on décida que j'irais habiter chez ma mémé, ma mémé était une "pied gris" comme dis si bien Jean Claude , car elle était de Marseille, et était une très belle femme blonde au yeux bleus, cela ne m'étonne pas que mon espagnol de grand père ait flaché pour elle, je me rappelle tous les jours quand nous allions a l'école c'était le même rituelle, avant de partir de la maison elle me faisait réciter ma récitation, puis un verbe avoir ou être, puis le long du trajet c'était les tables de multiplications, et cela sans se lasser, de plus j'avais ma tante Solange qui avait 9 ans de plus que moi, c'était comme une grande soeur , et l'on en est toujours au même point !!!! le dimanche il fallait se lever tôt, car mon grand père allait a la messe (une promesse qu'il avait faite a la sainte vierge après une grave maladie) bien sur comme le dit Jean Claude ont jeûnait je vous dis pas au milieu de la messe comment les ventres gargouillaient on se regardait les uns et les autres et quand le rire nous prenait on se cachait, car le père Cadasse, quoique très brave homme, était assez imposant et sa voix très forte, les calbottes qu'il a put mettre aux garçons, !!!!!!!! il y avait bien sur la quête et là encore ont trichaient on gardait un peu de monnaie pour acheter des bonbons ou un gâteau car nous avions une fringale monstre quand on arrivait a la maison, voilà comme s'est passé mon heureuse jeunesse auprès de ma mémé et mon pépère, et ça je ne peux pas l'oublier !!!!!!!! bises a tous josseline Poudevigne




je serais heureuse a mon tour de vous parler de ma petite ville d'Ain temouchent : "Albulae" du temps des romains ou j'ai passé une grande partie de mon enfance et qui se trouve a 72km d'Oran. Je garde de mes premières années un souvenir plein de douceur et de beauté du jardin public ou maman m'emmenait souvent pour jouer avec mes petites camarades.C'etait aussi un théatre de verdure sur la scène duquel j'ai participé pour la fete scolaire de juin dans des pièces de théatre et chanté dans des chorales. Pas tres loin du jardin se trouvait l'église de laquelle j'ai gardé un souvenir inoubliable : voyez vous on y avait installé de tres grosses cloches et tous les soirs a 18h nous avions un concert des plus agréable, et tout ceci dans une belle avenue : la principale au centre ville ou le weekend et en soirée nous nous retrouvions entre amis. Il y avait également de beaux magasins, une bibliothèque, une sous préfecture, que 2 cinémas, et par la suite un grand évenement : l'ouverture de prisunic. La petite gare ou j'ai passé plus tard mon permis de conduire, on m'avait posé à l'époque pour le code la question suivante : "vous rentrez dans un village a 100 a l'heure, une femme traverse avec son chien, qui écrasez vous?" j'ai répondu ni l'un ni l'autre : "on ne rentre pas a 100 a l'heure dans un village". Bravo m'a dit mon inspecteur, vous avez votre permis! (morte de rire).Il y avait également des bals de bienfaisance avec des orchestres réputés qui attiraient des gens de toute part. Nous avions l'avantage sans aller tres loin, d'etre a la campagne avec des petits coins d'une verdure luxuriante ou souvent on allait pique-niquer en famille dans la bonne humeur et la gaité et puis pas tres loin de tres belles plages au sable fin : oued alouf et turgo embellies par le décor de dunes impréssionnantes. Je terminerai en vous disant, en chantant : qu'elle etait belle ma petite ville bisous Jacqueline MOUCHINO




A Eckmulh il y avait les Cafés Nizière dont vous avez parlé, mon père effectuait le transport du café du port d'Oran à Alger, je ne sais pourquoi le café arrivait à Oran, il était très ami avec Monsieur Massia et son fils Pierrot(qui est, à Carnoux en Provence (13) Mon frère henri a effectué quelques années scolaire au Cours privé St Michel, je ne sais plus si c'est le vrai nom et dans qu'elle rue il était, ni le nom du Directeur, Toutes les fins de semaines, mes parents, la voiture pleine de bagages, venaient nous chercher tous à la sortie des écoles pour nous rendre à Ain Franin, D'abord moi, à Maraval, chez les D.Africaines, mon petit frère à l'école comunale de Maraval, mon grand frère cours St Michel et ma grande Soeur ches le Dames Africaines de la rue Arago à St Pierre, de là nous faisions quelques courses sur notre route et achetions 2 grosses barres de glace (à A.Franin il n'y avait pas d'électricité et les frigos à gaz butane n'existaient pas encore). C'était dans les années 40 à 50.
Jocelyne ESTEVE




Bon vous oubliez ma famille les Aton justqe la ruelle avant le cinéma, il y avait la villa Chapuis, qui faisait l'angle, à l'autre angle Le Garage Anton puis une Banque, c'est dans cette maison qu'est décédée mon arrière grandmère, je m'en souviens encore je devais avoir 5 ans. Près du jardin dans l'immeubele à gauche habitait les Nabarro des Onts et chaussées, et une dame qui tricota it pour les gens , je ne me souviens plus de son nom, sur la droit du jardin, dans la ruelle vers le ravin, j'ai étéais témoin d'un drole de carnadage mais ça c'est un autre sujet. Rue Charleroi, mon beau-père Vicedo avait son dépot de vin, et avec la fille Navarro nous faisaions des petites fêtes dans la cour d'une maison mais je ne me souviens de son nom, souvenirs, souvenirs...Le premier a s'appelait Djinn dans notre famille est mort dans ce dépôt rue Charleroi, il montait sur les pierres pour se jeter sur les gros chiens, c'était bien le Djenoun.. Amicalement,
MoniqueVICEDO de Ste Antoine, et rue Thiers




Personnellement, je voudrais évoquer un simple après midi d'été à Bouisseville. Après la plage où nous nous gorgions de soleil et de baignade, la réunion des copains sous le parasol et les confidences entre copines, nous nous retrouvions vers les 18 heures, - soit pour aller faire une ballade à pied vers Paradis plage et déguster un esquimo géant au chocolat, juste devant le casino, pour revenir en flânant, - soit au Stand GASQUET où étaient annoncés matchs de volley ou autre. Quelle rigolade ces matchs! Armés de trompettes, de crécelles et d'engins sonores de toutes sortes( les PN s'y connaissent) nous pimentions les points acquis par les copains . Vers 19 h 30, il me fallait tout de même revenir avec grand regret à la maison et j'ai conservé dans ma mémoire le souvenir de ces douces fins de journée, de l'odeur des belles de nuit s'ouvrant , des couleurs rose parme et orange dont le ciel se paraît et de la bouffée d'amour qui montait en moi, pour cette Algérie qui était mienne. Je n'ai plus jamais vu de beau ciel sans le comparer au tableau d'alors et je crois que jusqu'à ma fin de vie me reviendront en mémoire les coloris du ciel de notre enfance. Nostalgie, nostalgie. Michelle MEGALES




Quelle est cette église où j'ai été baptisée, fait communion privée, solennelle, confirmation et études primaires? et de laquelle je garde un excellent souvenir d'enfance. je me souviens des cérémonies, des fêtes religieuses, des processions, notemment la fête du 19 mars, "St Joseph" où chacun écrivait une lettre de voeux qu'il déposait dans un grand fût, au milieu de la cour d'école, puis on y mettait le feu et on disait que nos voeux montaient au ciel pour être exaucés par Dieu, ensuite, il y avait séance de cinéma (Charlot, Laurel et hardy etc...) ou théâtre (une pièce que nous avions préparée) et cela finissait par un goûter, un chocolat (un vrai)fumant dans une vraie chocolatière, d'un goût exquis.( depuis je n'ai plus retrouvé cette saveur), avec des brioches. Je me souviens des parties d'osselets (de vrais que nous avions teints) à cheval sur les bancs et des super parties de ballon prisonnier. Le côté études m'a laissé également de bons souvenirs. Cette église faisait partie de la paroisse d'Eckhmul, notre curé était le père Galas, avec sa coupe à la brosse et mon prètre préféré, le père Edouard avec sa grande barbe blanche, aussi doux que le père Noël. En en parlant, je retombe en enfance et grâce à VO les souvenirs remontent à la surface.c'était l'église N.D. de Lourdes à MARAVAL
Jocelyne ESTEVE




Coucou Jean-Claude Tu as parlé de la rue Béranger et ça a fait tilt:je crois bien que nous allions à la messe au même endroit. J'étais en classe au pensionnat des Dames Africaines rue Béranger et le Dimanche on nous faisait mettre notre "bel uniforme" et nous allions à la messe dans une chapelle à côté du pensionnat de la Jeune France ou Notre Dame de France j'ai un doute Seulement nous on allait vers 9heures si mes souvenirs sont exacts On y retrouvait les garçons pensionnaires du pensionnat cité plus haut et les soeurs nous surveillaient de très près Ensuite on retournait au pensionnat à un saut de puce ,on se changeait et on allait petit déjeuner car comme tu le dis il fallait être à jeun pour communier; après le petit déjeuner un moment de liberté puis étude pour faire nos devoirs.Repas et parloir pour celles qui avaient la chance d'avoir de la famille ou des correspondants. Pour les autres....vêpres puis étude,goûter,jeu et étude avant le souper; Les week-end de grande sortie(une fois par mois je crois) c'était le retour des veinardes qui avaient pu sortir ,aussi le moment de cafard aussi bien pour celles qui revenaient de sortie que pour celles qui étaient restées. Les unes regrettaient la brieveté des moments passés en famille (c'étaient pour beaucoup des filles de "colons" qui habitaient dans le département)les autres pensaient à leur famille qu'elles n'avaient pas vu depuis...(c'était le cas des enfants de militaire dont les parents étaient loin et qu'on mettait en pension quand il n'y avait pas d'établissement secondaire là où ils se trouvaient) Dire que maintenant les potaches sortent tous les vendredis,ont la télé... Autre temps ,autres moeurs. Je crois que ce sont ces moments là qui font que même aujourd'hui les Dimanche je ne me sens pas à l'aise Voilà pas très gai mais c'était comme ça Bonne semaine Geneviève Brunel




message reçu lors de mon hospitalisation de novembre 2003

A toi le Pied Gris, mais qui a du noircir du fait de l'énergie consacrée à l'élaboration de ton site remarquable, je te souhaite de te rétablir le plus vite possible.
Pour l'instant consacres tes forces à trouver la sortie de ce mauvais pas.

Je vais te conter un souvenir d'enfance qui m'est revenu en arpentant par les chemins de ma mémoire le quartier que tu as bien connu. En voiture dans la machine à remonter le temps! Nous sommes vers le haut de la rue Lamartine par une belle journée de printemps; descendons en direction du Marché Michelet sur le trottoir de gauche; arrivés au croisement traversons le Bd de Metz. une fois sur le trottoir d'en face nous sommes devant une vitrine qui devait appartenir au grand garage de la rue Lamartine où se trouvait garée la voiture de ton père. Je pense me souvenir que des voitures devaient y être exposées. Mais ce qui m'a fait rêver de nombreuses fois, c'était une petite voiture d'enfant, encore assez grande de belle couleur ( je ne me souviens pas laquelle) qui était équipée d'un moteur à essence. Elle était à la vente car figurait un prix (assez important pour l'époque). Et évidemment j'ai eu l'occasion de la contempler avec mon père qui m'avait dit que c'était destiné à un fils de colon (d'une part à cause du prix et puis dans une grande exploitation il y a de la place pour la faire circuler). Je sais qu'elle est restée assez longtemps pour me faire rêver, car chaque jour je passais devant en me rendant à l'école Paixhans. Voilà un souvenir qui est revenu à la surface, mais tiens déjà que nous sommes là continuons la rue Lamartine pour arriver au Bd Front de mer, traversons et le port se trouve à nos pieds.(cliquer sur port) Avec un peu de chance la brise venue la mer nous caressera le visage; et encore de la chance nous verrons un fier navire sortir ou entrer, peut-être est-ce le Ville d'Oran, le Ville d'Alger, le Sidi Bel Abbès ou l'Eldjezair avec sa cheminée à l'arrière.Ce port lui aussi m'a fait rêver, je suis resté des heures à contempler l'activité qui se déroulait sous mes yeux et compte tenu de la distance ce spectacle ressemblait à une vitrine de jouets. Allez j'arrête là ma prose onirique et te souhaite bon courage pour surmonter cette épreuve.
Amicales pensées - Jean Boussommier




Est-ce que quelqu'un se rappelle des petites épiceries arabes qui étaient, surtout dans les faubourgs, gérées par les "SOUSSIS" (ils venaient des SOUSSES une contrée du sud d'Alger(je pense). Nous leur achetions surtout des épices, légumes secs, dattes et bonbons, pour le reste la conservation était peu hygiènique. A RELIZANE ils s'appellaient les MZABITES ou MOZABITES, ils venaient d'une contrée du sud de l'Algérois "le MZAB" Parmi les bonbons, nous achetions des batons de réglisse que nous machions, des tubes de poudre de Coco en verre dont nous aspirions la poudre ocre, au risque de casser le verre dans notre bouche,(cela n'inquiétait pas trop nos parents) des globos pour faire des bouffas, des cachous, des rouleaux de réglisse qui nous donnaient des dents et des lèvres noirs, des bonbons acidulés (dont je n'ai retrouvé nulle part ce gout de citron) , des petites barres de chocolat poulain avec leurs images dont nous faisions la collection etc etc... Vous souvenez-vous d'un fruit de là-bas que je n'ai plus retrouvé (même en Algérie il n'existe plus) LA LIME, entre l'orange et le citron, un hybride à la peau verte et les tranches blanches, un peu sucrée, mais presque insipide, j'étais la seule à l'aimer à la maison. Les MANDARINES ont aussi disparues, on en trouvait en France jusqu'aux années 80, car trop de pépins, pour laisser place à la Clémentine, moins gouteuse et plus sucrée. Je faisais de la liqueur de mandarine. et les figues VERDALES (comme les nommait ma grand'mère) que nous apportait à Ain Franin, l'arabe de KRISTEL (assis sur son bourricot en balançant ses jambes, dans son sarhouel et ses babouches) Elles étaient grosses, vertes, sous leur peau coulait un liquide blanc comme du lait et leur chair rouge/rosée. je n'en ai plus revu ici. et les TCHOUMBOS (figues de Barbarie, carmous ensara) que nous allions cueillir avec un roseau auquel nous avions introduit un caillou pour l ouvrir comme un parapluie. Malgré les précautions que nous prenions, nous récoltions toujours des épines, c'était comme pour les oursins. et les MARGAILLONS (palmiers nains) en avez-vous mangés?, nous recherchions toujours les pousses tendres et mangions le bas des tiges ou les racines. je me confectionnais des éventails en tressant feuilles. Vos papilles vont peut-être se réveiller. La suite au prochain numéro
Jocelyne ESTEVE




Le Florida...Dancing, bar américain...

Ce dancing était en remontant le bd galliéni du lycée vers le prisunic. Il se situait du coté droit juste à coté de l'immeuble du docteur Barriére mon grand-père a habitait cet immeuble, mon père a vécu là jusqu'a son mariage. Le dancing se trouvait en dessous d'un restaurant où mes parents on fait leur repas de mariage.on descendait des escaliers en fer du coté droit du restaurant et a gauche c'était l'immeuble il y avait cette belle salle, moi j'allais danser le dimanche aprés-midi. Amicalement
Nicole.0




A l'occasion de Noël

Noël arrive à grand pas. c'est extraordinaire ce temps de l'Avent, les maisons décorées. Lorsque l'on vient de l'extérieur, cette atmosphère cocooning nous met en joie et fait oublier nos soucis. Du temps de nos enfants, c' était merveilleux , nous étions en première ligne, nous avions la responsabilité du décor, des cadeaux et de tous les préparatifs, au petit matin, nous étions les premiers, avec les grand-parents, assis, devant la cheminée, (les enfants avaient ordre de ne venir qu'après le départ imaginaire du Père Noël, signalé par un grand bruit), je ne sais qui des adultes ou des enfants étaient les plus émerveillés. Nous n'achetions que des jouets utiles, sans gaspillage. Maintenant, nous avons le second rôle, c'est magique aussi, ce moment des cadeaux, mais nos enfants sont tellement sollicités par les publicités qu'ils achetent des montagnes de jouets, tout et n'importe quoi, dont la plupart finissent dans des placards. D'ailleurs, nous ne sommes plus dans le coup, nous n'avons plus le paisir d'acheter leurs cadeaux, nous donnons des enveloppes et ils font avec... Par contre je me souviens des Noël de notre enfance. Personnellement j'étais très poupée (toutes les vacances à Aïn Franin, j'étais un garçon manqué, parce que dans notre bande, nous étions 3 filles pour 10 garçon et c'était toujours ce défi "la paille au c...au dernier...", nous n'avions que des jeux de garçons, et nous n'étions jamais les dernières. C'était "Chacun sa mère...." Alors, à la maison j'étais dans mes poupées (Je me souviens d'une anecdote, en l'absence de ma soeur, j'avais piqué sa belle poupée qui me faisait rêver et je lui ai donné le bain dans le bidet, elle était en carton-pâte, elle s'est toute ramolie... qu'elle rouste j'ai pris!...) Nous avions très peu de cadeaux de Noël, c'était l'époque. Par exemple, une année, j'avais commandé un baigneur en celluloïd, tout nu, ma marraine lui avait tricoté des vêtements et j'avais eu une boîte de jeux de ma grand-mère, de mon parrain une dînette puis des livres et des vêtements (à moi! quel bonheur!....car habituellement j'héritais de la garde robe de ma soeur qui, souvent avant d'atterir dans la mienne était allée chez une cousine). En général, ce vêtement neuf devenait la tenue du Dimanche, pour aller à la messe et visiter la famille (jupe plissée et manteau bleu marine, chemisier blanc, pull bleu ciel, chaussures vernies avec socquettes blanches). Me revoilà encore plongée dans l'enfance...le temps de l'innocence. Bisous
Jocelyne ESTEVE




.... et elle continue avec la même verve....

Bonsoir la Cie Je vais vous décrire un repas de Noêl, parmi tant d'autres, à la Maison de Boulanger. Ma tante et Maman s'étaient mises aux fourneaux toute la journée, Nos Pères emmenaient en ville, les enfants pour voir les illuminations et les vitrines somptueuses. (Nous étions en admiration devant les trains électriques qui se croisaient, formant des méandres, traînaient leurs wagons de marchandises, passaient sous ou sur des ponts, s'arrêtaient en gare et repartaient. Les automates, Les grues confectionnées en Meccano, Les belles poupées et...) Ma Tante était la préposée au Pot Au Feu de NOEL, il était spécial car il comportait des "PELOTAS", de grosses boulettes (comme une belle orange) qui étaient faites de farce, de pignons et du sang de dinde (la dinde avait été tuée, le sang recueilli et était mangée le lendemain à midi). Le pot au feu était traditionnel avec légumes, viandes boeuf, poule, et pommes de terre. Sur les Pelotas, nous mettions quelques gouttes de citron. Pour les 13 desserts, nous avions les fruits secs (figues, dattes fourrées maison) les mendiants (amandes, noisettes, noix) Les nougats (d'Espagne. le Mou miel, le mou blanc, le blanc aux amandes (la Torta de tourron) les loukoums, les fondants blancs et roses Les chocolats, bien surs, plutôt au lait : pralinés, fourrés les fruits confits de Provence Les bûches faites par Maman, roulées, fourrées à la confiture d'abricot ou au chocolat ou à la crème de marron. PS : Avez-vous remarqué le noyau d'une datte, il a un O gravé. Papa disait que Dieu, en découvrant la datte dans le désert s'est exclamé " O la belle datte!!" A bientôt un autre souvenir, souvenir Bisou et Bonne nuit, ne rêvez pas trop aux sucreries, ça fait grossir... Jocelyne.E




Dans un tout autre registre, je publie ici le message de notre ami Hubert qui a fait le pélerinage vers sa ville natale en 1988. C'est un moment d'émotion, à faire lire à tous ceux qui voudraient tenter la même expérience:

Cette veille de Pâques 1988, tout mon être s'apprête au grand choc des retrouvailles avec Saïda, ma ville. C'est le voyage du souvenir, le retour aux sources de ma vie. Ce pèlerinage devrait me permettre d'explorer la mémoire vivante de mon pays et les méandres de mes émotions. Depuis l'exode de 1962, je vivais en taisant mes bonheurs et mes peines. Pour atteindre la paix du coeur, Saïda m'accompagnait dans tous les moments de ma déchirure. Cette fièvre de souvenirs et de nostalgies, il me faut aujourd'hui la vérifier; me sera-t-il possible de dérouler mon paysage sentimental et l'adapter à la réalité des lieux?
Dès le réveil, Saïda m'apparaît dans son étrangeté familière. Elle se dévoile à mes yeux avides, comme une ville dérobée et reconquise pour quelques instants. Le décor est resté tel qu'en ma mémoire et je remercie la nature d'avoir ceinturé la cité de remparts naturels; la ville s'étend là sous mes yeux éblouis, s'essoufflant sur les contreforts des montagnes, préservant, pour quelques temps encore, la vérité même des lieux. Mon errance dans le passé me fait découvrir tout au long des rues, des places et des jardins, une ville triste et joyeuse en même temps, comme si ma mélancolie recouvrait par moment, la vie trépidante et joyeuse de la cité.
La visite de Saïda est pleine d'émotion partagée avec des visages amis, mais aussi de rencontres bizarres à chaque carrefour où, croyant redécouvrir un paysage familier, je me retrouve face à l'inconnu, où derrière chaque commerçant m'ouvrant sa porte, je revois l'ancien propriétaire, reconstruisant avec tristesse les itinéraires de mon enfance et de mon adolescence. Car il me faut maintenant regarder la vérité et ce n'est plus un spectacle; il me faut regarder cette ville qui détruit ma mémoire, un Occident abîmé qu'aucun Orient n'est encore venu remplacer.
L'église, cette flèche vers Dieu, a disparu du paysage; grâce à elle, le ciel nous paraissait plus accessible et nos prières moins vaines; elles nous permettaient d'exister sur cette terre musulmane. Mais aujourd'hui, nos prières ne s'adressent plus qu'à nos morts car eux seuls ont de l'importance... Les cyprès sont immenses, les oiseaux gazouillent dans les hautes branches; c'est le murmure des âmes... Les tombes sont intactes au milieu des iris et des herbes folles; les noms de nombreuses générations se succèdent le long des allées. Tout se fige sur cette terrible date: 1962...
Quelle étrange impression; à partir de cette date là, les gens ont donc cessé de mourir? Non, ils ont tout simplement cessé de vivre là et les sépultures ont été interrompues en ces lieux, pour recommencer sous divers autres cieux plus lointains et moins familiers. J'emprunte ces allées avec un amour tendre et violent, avec l'angoisse de ne pas retrouver la tombe de mes parents; mais elle est bien là, dans son paysage presque oublié, humble carré de souvenirs et de tendresses beaucoup trop tôt confisqués. L'émotion est trop forte et il me manque ce courage de retourner les pierres, de déterrer les ombres, pour communier encore une fois avec elles.
Ce voyage accompli, il faut maintenant oublier rancoeurs et amertume. Il nous faut accepter Saïda d'aujourd'hui même si nous n'y avons plus notre place. Et il faudra revenir tant que cela sera possible car la cassure entre nos communautés n'a pas été totale. Il nous faudra revenir, avec notre sensibilité et notre générosité, car nous gardons beaucoup d'amis. Je n'oublierai jamais leur accueil fait d'humilité, d'hospitalité généreuse, de larmes versées en nous retrouvant et en nous quittant à nouveau. Leur quête d'amitié n'était pas feinte; nous avons trouvé dans leurs regards, pendant ces quelques jours, plus de chaleur que pendant tout notre exil. Saïda leur appartient maintenant à jamais, mais notre place est restée dans les coeurs.
Voilà, c’était en 1988 et juste avant l’arrivée des intégristes du FIS et du GIA. Aujourd’hui, bien sur, il n’est plus question d’un nouveau voyage pèlerinage et je ne regrette pas d’avoir fait celui-là. Bien sur je n’ai pas retrouvé mon enfance et mon adolescence mais je me suis retrouvé et c’est le plus important.
Hubert Méréa Vous pouvez visiter mes sites:
Saïda et Nostalgérie
Planéte Pieds-Noirs





Le marché de la gare était fréquenté par les habitants de la rue de Mostaganem, du Plateau Saint-Michel et des alentours. L'accès se faisait par trois entrées. Une était située au fond du passage Sainte-Thérèse, la seconde rue Brancion, elles desservaient le rez-de-chaussée, la troisième jouxtait l'entrée du commissariat de Police pour accéder au premier étage. Ma grand-mère s'y rendait tous les jours et me demandait souvent de l'accompagner. Croyez moi je ne me faisais pas prier c'était un spectacle, un bonheur et un souvenir à jamais graver dans ma mémoire. A l'entrée côté passage Sainte-Thérèse, un algérien vendait des poules et des poulets vivants ou bien qu'il se chargeait de tuer à la demande. La partie basse était occupée par des stands de poissonniers. Je me souviens de deux vendeurs un espagnol du nom de CHIQUITIN peut être en raison de sa taille et d'un marocain. Ils se faisaient concurrence sur la fraîcheur de leurs poissons. CHIQUITIN était le roi des sardines fraîches. Il criait " sardinas frescas asadas y comer " Le vendeur marocain ne pouvait pas lutter avec les siennes en provenance du Maroc trop grosses au goût des clients. Si on ne venait pas pour acheter on venait se régaler les yeux en découvrant toutes les espèces. Sur la dernière marche de l'escalier qui nous conduisait au premier étage était installé un chinois au surnom de VUIFRANC. Il vendait quelques produits non alimentaires et je me souviens qu'à la demande d'un prix le vendeur annonçait, toujours le même, avec son accent vuifranc (pour huit francs) d'ou le surnom. L'étage supérieur était réservé, sur sa partie centrale, aux marchands de légumes et sur le pourtour à des petits stands pour les épiciers, charcutiers et bouchers et autres commerçants. Ma grand-mère avait ses habitudes et ses connaissances on allait dire bonjour à Melle GRACIEUSE c'était son nom, elle vendait des gâteaux. Ensuite direction le vendeur d'olives vertes, cassées et les couquillos petites noires. Il ne fallait pas oublier les sardines salées dans le tonneau de bois. Pour enlever la peau on entourait la sardine dans du papier, on la plaçait à l'intérieur du cadre de la porte que l'on fermait cela permettait d'en retirer la peau et les écailles. Ensuite direction la charcuterie VERDU pour la langanisse, la soubressade, les blancicos et la morsilla (boudin attaché) pour le potajé. On terminait par les légumes avec les cardes, la calabaza (courge) et les higos (figues). Ma grand-mère s'arrangeait pour oublier quelque chose cela lui permettait de revenir dans la matinée et faire de nouvelles rencontres. J'ai malheureusement oublié beaucoup d'autres noms mais je peux sans problème dessiner tous les recoins de ce bâtiment. Ce lieu était le point de rencontre des gamins du quartier et notre terrain de jeux au moment de la fermeture. J'espère que cette balade rappellera à certains des souvenirs identiques. Marcel AURIERE




Je suis très contente de te lire et de te donner le nom du restaurant c'est le Santa Lucia dans la rue Scheinder. J'étais comme toi j'aimais aller voir ce vivarium est nous faisions souvent un petit crochet en remontant de chez ma grand-mère qui habitait la Marine lorsque nous arrivions devant le crédit lyonnais je crois que c'était le nom de cette banque nous traversions vers le prisunic on passait par la petite rue en face il y avait le ciné et sur la gauche le restaurant puis on redescendait vers le Cintrat . La clinique qu'il y avait dans la rue El-Moungard et qui faisait l'angle avec la rue de la paix était celle du docteur Jouen ???? presque à coté du Cintrat. En continuant la rue Paixans et en allant vers le Bd des chasseurs il y avait le conservatoire , l'école Paixans puis deux ou trois immeubles on traversait la rue Jalras dans l'angle il y avait un grand garage avec une entrée rue Paixans une partie rue Jalras et dans l'angle en haut avec la rue Bugeaud il y avait une autre entrée.Je crois que si l'on pouvait se rencontrer un jour on pourrait reconstituer tout notre quartier. Je te souhaite bon courage prends bien soin de toi et surtout passe de bonnes fêtes de fin d'année. je t'embrasse Nicole.O




Les souvenirs de la Place de Delmonte:

Robert SANCHEZ, a pu nous faire parvenir des photos de cette place en 1993, avec quelques commentaires qui permettent aux Delmontois de s'y retrouver. J'ai réduit et allégé les photos pour les publier sur ce site, mais vous pouvez demander les originaux à Robert: S26ROBERT@aol.com





sur les deux photos jointes vous pourrez apercevoir que la place de Delmonte a changè elle s'est contruite en hauteur , mais sur la gauche de la photo il y a un portail rouge sur fond noir, c'est içi que Françoise et Sonia habitaient et sur la droite de la photo la deuxième porte entre le palmier et l'arbre a boulettes c'est la que je vivait avecma famille , et grace a VO nous nous sommes retrouvè 41 ans plus tard .Je pense que certain d'entre vous se souviennent avoir traversè un jour cette place .



Sur la deuxième partie de la place de Delmonte la rue que vous distinguez entre les photos c'est le Bd Vauchez qui vous conduit a St Eugène , le Bar des amis a droite a était remplacè par un atelier de mécanique de précision .
Robert Sanchez

OUAH...... Merci Robert pour ces photos..... c'est super ce que tu as fait là.... le mur rouge!!!!!!!!!!! avec le portail noir....... c'est bien là où nous vivions.... avant le mur était blanc et le portail marron..... On ne voit plus notre maison de l'extérieur...dommage..... je voudrais ouvrir ce portail et regarder... regarder ce qui fut il y a 41 ans.... l'autre porte sur la droite en bleue c'est là où vivaient nos propriétaires.... puis ensuite c'était l'épicerie Carulla ( nos propriétaires)... Les arbres sont toujours là....je me balançais aux branches des palmiers..... le transformateur électrique n'est plus là.... il n'était pas loin de là où je vivais... il faisait de l'ombre dans notre cour...et souvent lorsque le soir tombait, j'avais peur de traverser notre cour, car il faisait noir et mes parents n'étaient pas rentrés du travail....combien de fois ai-je essayé tout courant d'aller jusqu'à ma maison, et je revenais en hurlant de peur...il y avait souvent la nuit des clochards qui dormaient autour de ce transformateur...
Je me souviens aussi Robert de ces arbres à boulettes.... j'aimais écraser avec mes pieds ces petites boules qui jonchaient le sol...
et bien sûr je revois ta maison.....de toi je ne m'en souviens pas.... tu es plus jeune que moi...mais je me suis souvenue du visage de tes parents lorsque tu m'as montré une photo.... et puis j'allais souvent chez Mme Alcaraz qui vivait juste à côté de chez toi...
Je ne sais comment te remercier de faire revivre tous ces souvenirs et surtout de revoir ces photos.
Françoise Wils

Et André SALINAS rajoute....

Merci Robert pour tes photos de la place Delmonte. Après + de 40 ans, elle a changé bien sûr, comme probablement tout le reste du quartier. Mais qu'importe, notre quartier et notre place sont bien vivaces dans notre mémoire. Ici, à notre époque, pas de buildings, mais un quartier fait de maisons basses, 1 étage parfois ou 2 très rarement, pâtés de maisons avec leurs cours intérieures, où séchait le linge, et d'où s'échappaient les senteurs d'un potajé, de migas à la longanisse, ou d'arroz con pollo , et au fond de ces cours, la fontaine, les w.c et les douches dans la buanderie, (chez nous en plus, au 7 rue des Eparges, il y avait un jardin avec un oranger, le luxe). . Ce quartier, où chaque rue était terrain de jeux qui voyait voltiger, ballons, pitchacs et autres toupies, se transformant en circuit à "carico" , en "tour de France" et en théâtre de nos veillées par les douces soirées d'été. Ce quartier avec ses petits commerces et artisans à chaque coin de rue, son marché couvert, ses marchands ambulants et criards (au sens noble du terme), sa brasserie Oranaise ( BAO), sa cave Savignon, et cette place avec ses palmiers et ses arbres pleins d'oiseaux. Sa petite fontaine. Son commerce "chez Carulla". Son bar des amis "chez Louisou", où nous disputions des parties acharnées de baby-foot et de flipper, au milieu d'un brouhaha joyeux et exubérant aux accents espagnolisés à la sauce oranaise, et où flottaient les odeurs de kémia et d'anisette. Souvenez-vous, combien de fois avons nous traversé cette place pour nous rendre à l'école ? Partant du Bd H. Martin, remontant le bd Vauchez, passant devant le magasin de chaussures " chez Rivéra", le salon de coiffure, chez " Molinier", le marchand de glace ( nom ?), souvenez-vous des "parfaits" à 70 ctc ! encore un café à l'angle bd Vauchez , rue Dixmude ( nom ?), le boucher Gaston, et toujours un bistrot( nom ?) angle bd Vauchez, rue de Louvain , on ne mourrait pas de soif à Delmonte ! Encore un bazar rue de Louvain , où pendaient des "bilochas" à Pâques au moment des mOnas. Qui achetait des cerfs-volants alors qu'il était tellement facile et peu coûteux d'en fabriquer ? ( voir ici Michel Soler pour mode d'emploi). Dernière épicerie ( ? ) pour faire provisions de chewin gum globo, puis l'école du très sévère M Juan. Qui n'a pas reçu, une fois à la récré, una boffétta du père Juan n'a jamais été à l'école de Delmonte ! (même les bons élèves mais un peu turbulents que nous étions) Oui, cette place où l'on donnait des bals au moment des fêtes de quartier, lorsque l'on dressait les grands poteaux en bois, où l'on suspendait les guirlandes électriques et multicolores . En ce temps là, le bd des 40 mètres résonnait du bruit de sa fête foraine et aux musiques de ses baraques à loterie où tous les quarts d'heure nous avions droit au "chanteur de México de L. Mariano !!!. Souvenez vous aussi : Du stade du rail où le jeudi, nous retrouvions, sous la direction de l'excellent entraîneur M Dossat, nos coéquipiers de l'ASMO dont certains ont eu l'honneur de jouer en lever de rideau d'un fameux Reims-Réal de Madrid. De la piscine du Gallia, où après la baignade, on se ruait mort de faim sur la calentica chaude et coulante de Chergi. Quel régal, mes amis ! Des cinoches de quartier : l'Alhambra, l'Alcazar, l'Olympia, le Régina (le moins cher : 85 cts l'entrée) Du stade de la JSSE (allez les violets, allez Ernestico) . Du bd Hyppolyte Giraud que j'empruntais pour me rendre à Ardaillon (M Rocca, , je vous vois toujours, le jour de la rentrée en 6ème, faire l'appel des élèves) De beaucoup d'autres choses encore, mais j'invite d'autres témoins de cette époque de notre jeunesse pour prendre le relais.
André SALINAS




Et toujours Delmonte....

Adrien je suis content de savoir que tu habitais le mème quartier que moi , rue dixmude en face du terrain de boules , tu as du connaitre mon oncle il habitait comme toi en face du jeux de boules et je crois mème que c'est lui et son père qui s'occupait de ce club il s'appelle ( Jaime Sanchez ), je me souviens le dimanche matin j'allais voir des match de volley ( B C D) qui se deroulaient a cotè du terrain de boules .
Et pour le bar des amis je faisais comme toi j'allais pour jouer au fliper ou j'acompagnais mon père et mes oncles non pour boire un coup mais surtout pour gouter la kemia qu'il faisait c'était un régal.
Tu me dis aussi que Liliane habitait rue de Douaumont près de chez moi , c'est vrais cette rue se situe en bout de la rue henri martin et de l'avenue de sidi chami je connais assez bien le coin , finalement nous ne sommes jamais bien éloignès.....
Robert Sanchez




Et encore Delmonte.....


Quelle dommage,notre si belle place de Delmonte dans quel état je la retrouve.Si tu n'avais pas précisé je ne l'aurait pas reconnue.La fontaine n'existe plus, le bar, les magasins d'alimentations et d'autres aussi.Je me souviens il y avait un magasin une droguerie je crois à l'angle de la place et du bdv Henri Martin plus rien, à coté il y avait aussi une grande propriétée la grille donnait sur la place le jardin était un peu en friche la propriétée allait jusqu'à la rue Revoil.Je vois maintenant un portail gris et des constructions à l'intérieur.S'ils l' avait embellie encore, mais quel gachis tout ça. Moi j'habitais rue de Douaumont si tu te souviens du magasin de cycles Perez et bien sur le même trottoir 2 maisons plus loin c'est là que je suis née.J'ai quitté Delmonte en 1956 et je te jure je ne voudrais plus retourner je préfère garder mes souvenirs.A coté de chez toi il y avais une boucherie j'allais acheter la viande pour ma mère et certainement je t'ai vu jouer sur le trottoir sous la surveillance de ta grand mère en train de tricoter ou faire du crochet mais tu étais très petit et je ne me souviens pas de toi.Mais comme tu dis le monde et petit et 41ans plus tard nous nous retrouvons avec Françoise et Adrien,
Liliane NOLASCO




Les souvenirs des uns réveillent les souvenirs des autres et nous finirons par connaître parfaitement tout ce quartier de Delmonte:

Bonjour Liliane je me rend compte que tes souvenirs sont exactes ,le boucher ou tu allais chercher la viande pour ta mère s'appellais Fernand Ségade il se trouvait a droite sur la place en venant de la rue henri Martin , en tounant desuite a droite sur la place la troisième porte c'etait là que je vivait avec mes parents . Je situe bien la rue Douaumont et le magasin de cycles Perez sa femme travaillait a l'usine ( tisse mètal ) avec mes deux tantes et mon oncle faisait l'entretin des machines et ils étaient logè dans une maison a l'intérieur de l'usine . J'ai connu également la droguerie en rentrant sur la place a gauche qui plus tard est devenu un magasin de télèvision....
Robert Sanchez




Fermez les yeux, c'est la nouvelle année
Dans l'impossibilité de le faire autrement, je t'invite ainsi que tes ouailles des VO à fermer les yeux .
Voila, j'espère, nous sommes à ORAN, Place du Dr JOUTY, intersection avec le Bd des Chasseurs, ( de crainte de ne pas me perdre )- la Brasseries chez JEANNOT,Rue d'ARZEW au 74 pour être précis
. La MERCERA, la Dame qui Fait d'excellentes Brochettes,và nous en faire griller quelques unes, des MERCAS, bien sur .et des COJONES de Moutons pour ceux qui aiment .ça
Mr JEANNOT, nous prépare les OLIVES Cassées qu'il à acheté chez Mr Jacob ICHOUA rue d'AUSTERLITZ, quelques Escargots que Mme JEANNOT sait si bien faire avec de la Salsa Piquante, quelques Moules, et le reste, Mais.......... GRAS ou CRISTAL à volonté .
Mon frangin JOJO ira chercher chez les VALENCIENS sous les arcades, quelques moreceaux de TURON, de JIJONA, le Dur et Blando pour mes poulettes de compatriotes .que j'adore .
Nous lèverons nos verres, en faisant FI de nos Calvities, Nos affreuses rides, notre Arthrose notre Tension, Nos etc ......et nous dirons en Coeur BONNE ANNEE, con Salud y EUROS .

Nous nous embrasserons, et nous dirons ensemble à l'ANO que VIENE .si DIOS quiéré .
Roger ALFONSI.




La Bilocha.

J'ai vu le jour au 16 de la rue de Ténès dans les bas quartiers d'Oran un soir de 1942. L'essentiel de ma famille maternelle résidait autour de la place de la Perle et la paternelle à la Calère.
Petits fils d'immigrés Andalous je suis resté très attaché aux traditions espagnoles qui perduraient dans ces quartiers. Il y avait bien sûr le flamenco pour faire la fête, la zambomba à Noël (instrument rustique formé d'un cylindre sur lequel est tendue une peau percée d'une baguette avec laquelle on frotte cette peau).

Certains ont traité sur ton site la fouguera, la Jolata.. La dernière fouguera organisée à la rue Ténès a failli embrasser tout le quartier. Il faut dire que nous ne disposions que de quelques dizaines de mètres carrés à peine.

La bilocha ne m'a semble-t-il pas été traitée ?
Le jour de Pâques -la mouna- quelle effervescence dans la quartier on se faisait une gloire de faire voler, le plus haut possible, le plus beau cerf-volant,. Tout était prétexte à compétition à Oran, même les bilochas.
Ces bilochas étaient confectionnées à partir d'une ossature en roseau (la caña) et de fils tendus sur lesquels on collait des petits panneaux de papiers translucides multicolores.
Le nombre de lames de roseau et leur longueur déterminaient les formes
Il y avait :
- Les bacalaos (morues) en forme de losange., (2 lames croisées),
- Les barriletes, rectangles aux coins supérieurs tronqués, (3 lames croisées),
- Les lunas, les soleils, les estrellas (les étoiles que seuls les plus doués entreprenaient, elles comprenaient plus de 3 lames croisées).

On les décorait sur le pourtour avec beaucoup d'ailettes qu'on obtenait au moyen de longues et savantes découpes de bandes de papier plié en accordéon. On les dotaient de magnifiques queues en chiffon ou en ficelle avec des papillotes.
Arrivés sur les flancs du djebel Murdjardjo, il fallait jouer des coudes pour trouver une bonne plate-forme de lancement.
Certains excellaient dans l'art de l'aérodynamique. Ils passaient de longs moments à régler les tirants pour obtenir la portance optimale. La forme et la longueur de la queue étaient déterminantes.

Au cours de la journée de multiples conflits naissaient du fait que les plus belliqueux jouaient à : corta hilo, (coupe fil). Il s'agissait de saboter le cerf- volant d'un autre en emmêlant les fils. En général c'était les " pilotes " des cerfs-volants les plus minables qui venaient troubler ceux qui arboraient les plus beaux
Pour battre le record d'altitude, on dévidait en chœur d'impressionnantes bobines de fil en s'évertuant de tirer de toute la force de nos bras sur la ficelle..
Certains puristes ne ramenaient pas la bilocha, en fin de journée ils attachaient la à un petit pieu enfoncé au sol et le moment du départ arrivé il coupaient la ficelle. Libérée, la bilocha s'envolait dans les airs comme leur propre destin.

Dans le quartier nos parents ne roulaient pas sur l'or. Aussi fallait-il se débrouiller pour obtenir papier (les moins fortuné allaient jusqu'à utiliser du papier d'emballage), ficelle, colle et roseau. Et quoi de plus facile pour se procurer le roseau que d'aller traîner au ravin raz el aïn. Toutefois le matériau vert n'était pas toujours fameux, les plus futés privilégiaient une excellente source d'approvisionnement.
Il faut dire que dans ces temps là, monsieur, il se trouvait que les balais possédaient un manche de roseau… ! et que dans beaucoup de patios les WC communs se trouvaient au fond de la cour où au bout de chaque palier… !
A la guerre comme à la guerre…!
Inutile de vous préciser, monsieur, qu'à la veille de la fête des bilochas les concierges avaient intérêt à surveiller leur coin et à redoubler de vigilance pour éviter le pillage.
Malheur à celui qui se faisait prendre car en ce temps là les parents étaient intransigeants avec l'éducation de leurs enfants.

Tout cela peut paraître puérile aujourd'hui ….. aujourd'hui chacun possède sa télé et les enfants des jeux électroniques !………..mais pour tout l'or du monde je ne changerai pas ma bilocha avec une play-station.
Michel SOLER




Un voyage à Relizane

Jocelyne Estève nous livre le récit de sa tante entreprenant un voyage en Oranie en 1979

Lundi 2 avril 1979 Ce matin, vers 8 heures, nous démarrions, en direction de Relizane. Francine conduisait. Par une autoroute assez bonne nous dépassions La Sénia, Valmy, Arbal, Le Tlélat, l'Oggaz et près de St Denis du Sig, j'ai revu le moulin de mon Grand- père paternel que mon père faisait marcher avant son mariage. Sur la Grande rue du Sig, la belle Mairie construite par mon Grand-père et la jolie église. Après Moctadouz ce fut Perrégaux, bien transformée(pas en mieux), sur notre passage, les grandes maisons de nos cousins Fernandez et Gonzales ont toujours belle mine. Par la traverse de Nouvion (Qui était le lieu de rassemblement des appelés et où tous ceux qui y ont été en ont gardé un très mauvais souvenir ..dixit..Jo), nous sommes arrivés à l'Hillil, Clinchant, villages propres et enfin le barrage de La MINA, et Relizane, le village Espagnol, le Boul. V. Hugo et la Place de la Mina. Notre magasin est intact, tenu par des arabes, bien sûr!..J'avais envie de pleurer et me représentait Jean (feu mon mari) devant la porte. Les cafés Puech et autres marchent toujours, l'ex pharmacie Ruffieux, l'Hotel Saint Martin bien dégradé, le Prisunic, le bazar, le café de Bordeaux, l'école maternelle, en face les écoles de filles et de garçons, le commissariat, la Mairie, sur la place et au centre un grand jet d'eau (à sec) remplace le kiosque à musique d'autrefois. De l'autre côté, notre belle église est fermée, je ne sais si elle est devenue mosquée.. Sur le Boul V. Hugo, les immeubles Pascal Monréal et "Palissa", à côté, la Maison Bérone, la villa Chassaing, la maison Morales face à la belle poste, le garage césari, le temple protestant, les maisons Praly et Coste, la confiturerie ESclapez, la gendarmerie, l'huilerie Privat-Esclapez face au jardin Aguilar. Là, nous tournons vers le quartier arabe qui nous mène au cimetièrre. je ne reconnais plus la route, elle était bordée de beaux muriers(dont vous ramassiez les feuilles pour vos vers à soie) et remplacés par des petites maisons arabes jusqu'à la porte du cimetière. Là, deux jeunes hommes nous accueillent avec un sourire et nous ouvrent le portail de fer fermé à clé...quelle émotion!., les tombes sont intactes. nous remarquons que le cimetière israléite est intact. dehors, un gardien surveillant la voiture nous a remercié chaleureusement pour son bon pourboire. Au retour, nous avons traversé le village nègre et parcouru le Boul du Fortin jusqu'à la caserne. La belle piscine est bien tenue. Zimmerman y est Maître nageur. Notre Cité Bel Air a gardé son bel aspect...la villa Thomas peinte en couleurs criardes, celle des Bonis, transformée par un étage, le jardin a été supprimé. En redescendant, nous avons longé la maison Figuérera, l'Ecole Professionnelle, la Mosquée, les maisons Andrieux, Bisters, Martel, Minot, l'Hopital, l'institution des trinitaires Ste Monique, toujours belle et la maison de Vve Monréal. dans la maison d'en face, j'ai retrouvé ma Fatma qui pleurait de joie. Elle m'a montré une photo de moi toute jaunie et usée qu'elle embrasse souvent, parait-il...ils regrettaient le temps des français...Nous sommes allés au marché où certains m'ont reconnue, et, après une visite chez le Docteur Boukhaloua, qui continue à exercer et m'a reçue avec émotion, nous sommes partis à Mostaganem où un ami nous attendait pour déjeuner. Après le barrage, nous sommes passés devant la ferme Sanchez et j'ai pu revoir, en face, sur la colline, notre belle vierge de la MINA, entourée maintenant d'une multitude de maisonnettes...il fait très beau, les routes sont bonnes jusqu'à Bouguirat, Sirat, Aboukir affublés de noms barbares...la vallée des Jardins et enfin Mostaganem qui est restée une belle ville, encore agrandie par de nouveaux immeubles occupés par des indigènes et aussi par des coopérants car de nombreuses industries ont enrichi la région.....Après déjeuner, nous avons fait une promenade vers Lapasset, le port, la Salamandre et nous avons repris la route par le littoral en passant par La Stidia, La Macta, Port-aux-Poules (plage de nos vacances) où nous avons revu les villa Kantos, Jaeger/Bordy (intacte), Garcia, Jimenez, Valero, Birebent, Monréal, Gonzales, Finou, Meynadier et honorat. Tout est calme, pas un chat, on se serait cru 20 ans en arrière, car rien n'a changé, l'église non plus...nous reprenons la route et vers St Leu, nous ne reconnaissons plus rien, les plages de Damesme et St leu ont disparu jusqu'à Arzew pour faire place à des installations pétrolifères énormes, raffineries dont les cheminées brûlent et l'air n'est pas bon à respirer. Nous remontons la côte de St leu et là, tout en face du jardin public nous avons revu la villa de mes parents où mes frere et soeur sont nés...puis Ste léonie, Renan, Saint Cloud, propres et inchangés. Nous avons revu les villa Bordy, Borderes, jaeger. Dans les cafés, beaucoup d'arabes, nulle trace de français...puis assi Assi ben Okba, Assi Ameur, Assi Bounif et enfin St Eugène et Oran. Il est 19 heures, le soleil descend derrière Santa Cruz (l'ancienne heure existe toujours)...




La Marine en vrac...!

Tout était pretexte à la Marine pour savoir qui était le plus fort.Il y avait des compétitions de fougueras et de jolatas entre divers factions du même quartier de la Marine! Au moins on vivait et tout le monde se connaissait. Je me souviens qu'on il y avait un décés, beaucoup de monde allait veiller le mort pas tellemnt pas amitié mais surtout parce qu'il y avait toujours quelqu'un qui racontait des histoires à faire mourir de rire et tout juste si le mort ne riez pas lui aussi! C'était ça la marine. Malheureusement aujourd'hui tout le monde vit d'une manière égoïste et souvent on n'a aucune relation avec le voisin du palier! Ce n'était pas notre genre et quand il y avait quelqu'un de malade dans la patio tout le monde se mettait en quatre pour lui rendre visite ou lui rendre service!
N'est-ce pas Annie?
Antoine ORSERO de la rue de l'Arsenal.....

....qui continue avec les surnoms.

Allez! essayez de vous rappeler les surnoms qu'on donnait à certaines personnes ou gosses à la Marine et qui permettait et cela continue à identifier quelqu'un dont le nom de famille ne nous dit plus rien.

Je commence: MATAGATO: le tueur de chats. Dès qu'il apparaissait les chats se sauvaient.
MATA LA OUVA! parce qu'il était souvent saoul!
MATA CAVAILLO: il s'agit d'un arabe habitant la Place La Perle qui avait une cariole avec un cheval et qui faisait du transport pour les transitaires.Il fouettait tellement son cheval que ce surnom lui a été donné
MONIATO: un pauvre type qui était toujours saoul!
GABOLO : le père d'un de mes ami qui ressemblait comme deux goutes d'eau à FERNANDEL.
VA ET VIENS: un clochard de la Marine qui faisait des Don CAMILLO avec de la pate et quand on tirait une ficelle , la soutanne se soulevait et on voyait son sexe apparaitre. Il était très connu dans le quartier.
GABOTE:un autre clochard qui logeait sous la Place Emerat dans une espèce d'enclave au dessus de la fontaine espagnole.
PIQUA PORTE: un de mes voisin , décédé jeune hélas, qui avait un nez crochu.
MARIPOSSA: un coiffeur de la Rue d'Orleans
MASSACRE: un autre coiffeur du boulevard OUDINOT!
LE GATICO: un magasin de fournitures diverses place de la République.
PETIT BEAU un ancien de la JU et maintenant de la JUDB
SOLEIL DE MINUIT un autre ancien de la JU et maintenant de la JUDB
qui a la peau très bronzée.
LA CONEJA: parce qu'elle avait beaucoup d'enfant.
L'AMERICANA: celle qui soignait tous les mots des gens de la Marine: coup de soleil....
Et voici les noms donnés à certains patio de la Marine:
Patio OLMO : rue de l'Arsenal, Patio de la Pelaïlla: Rue de Lodi, Patio CARABASSA: rue de Lodi, Patio PATASMA: rue de Lodi, Patio CALIENTE: rue Léonie, Patio POSSO, Rue Léonie, Patio Lassari : En bas de la Rue d'Orleans.... etc... à vous d'en trouver....

Mais il y revient lui même un peu plus tard avec une liste complémentaire de surnoms utilisés à la marine:

-Mélone
-Bortéléta
-Caparra
-Ouélé-ouélé
-Tchocolaté
-Vinagré
-Pestoss
-15 à gauche (c'était un ouvrier de la compagnie Ambrosino qui avait
attrapé un torticoli et son cou était penché à gauche, d'où le surnom)
-Jolata
-Tchoumbo
-Tchafa ouévo (c'était une fille de la Rue de l'Arsenal qui avait une
démarche particulière)
-Tribounal
-Boca Sapo ( parce qu'il avait une grande bouche)
-Beau citron ( un homme du quartier de la Préfecture qui était petit
et obèse)
-Salbonété
-Antchovica

et le meilleur: Jouane Pélota ouévo douro

Tous ces surnoms ont bien existé mais je ne me souviens plus à qui
ils étaient attribués!

Antoine de la Rue de l'Arsenal



Le Cinéma Mondial, je me souviens qu'étant tout jeune, je contemplais les affiches des films à venir dans la petite salle à gauche de l'entrée principale....... et nous attendions le passage de ces films avec impatience.... c'est qu'à cette époque... nous n'avions pas la Télé... heureusement pour nous.
Aussi le Jeudi apres midi, c'était la corrida pour aller; soit à la 1ere séance ou faire ensuite la queue pour voir le film à la seconde séance.
François SANCHEZ




St Antoine
je me rappelle que quand j'étais a st Antoine nous avions en bas un couple de musulmans , la femme était une berbere une merveille, et bien a chaque baptème ou circoncision, et a chaque naissance nous partagions les gateaux, et cadeaux que chacunes d'entres elles s'offraient, je me régalais de temps en temps à aller chez elle, je m'asseyais a coté d'une petite table, et elle me faisait boire du thé à la menthe , j'adorais la voir le verser en montant petit a petit la théière, je me demandais toujours comment elle faisait pour ne pas le verser, et mes yeux de petite fille étaient toujours émerveillés, c'est d'ailleurs jusqu'a present le seul thé que j'aime .......
Josselins




Jocelyne Estève nous livre une nouvelle page du cahier-souvenirsde sa tante à l'occasion du voyage pèlerinage de 1979.

"-Nous avons pris un Boeing à Nice pour Oran (1h20). depuis les Baléares, le temps était beau et le soleil brillait lorsque nous sommes arrivés en vue des côtes d'Algérie. Ma première vision a été Port-aux-Poules, Arzew et aussitôt Santa Cruz illuminée par le soleil couchant. Mes larmes coulaient d'émotion de revoir notre belle vierge après 17 ans d'absence. Atterrissage à l'Aéroport tout neuf de La sénia... De la chambre que j'occupais au 14em étage de l'"Antinée", je voyais Santa Cruz, le Fort et le Murdjajo que je vais revoir à tout moment avec plaisir...de cette hauteur, on domine la ville, et, en observant attentivement, je reconnais les boulevards, les ruelles, la cathédrale, la gare et, tout près, en bas, le marché Michelet, le Bd de Metz et la rue d'Alsace Lorraine... Le lendemain, j'avais hâte de sillonner les rues. Jai pu revoir la rue d'Alsace Lorraine, la Place de la Bastille avec la grande Poste dont la façade a été plaquée de marbre beige veiné de brun...le grand Hotel sur la place. Autour des kiosques, la foule grouille, composée surtout de jeunes oisifs (le chômage sévit intensémment, mais tous sont vêtus à la française et auprès d'eux beaucoup de jeunes filles en pantalons et tenues modernes. Sur la place Villebois-mareuil(ex), le Café Riche a été remplacé par un énorme hotel, le "Timgad", palace, dont ils sont fiers, mais qui ne me semble pas bien tenu. Tous les magasins et patisseries existent mais avec des vitrines aux étalages sans goût. Les bijouteries Flocon et Prat regorgent de bijoux arabes et à des prix exhorbitants. Le Prisunic continue, mais après nos beaux magasins de France ils choquent l'oeil par le désordre et les articles. Taourel n'existe plus, l'immeuble a été rasé pour faire place à je ne sais quoi(peut-être une mosquée...(car on en voit de nouvelles dans les divers quartiers)...Place d'Armes, l'hotel "Continental" a aussi été supprimé et on voit à travers les décombres, le petit Vichy. Entourant le monument de Sidi Brahim, un énorme jet d'eau (à sec), pas du tout esthétique...notre belle Mairie n'a pas changé, seulement une énorme inscription en arabe tout en haut du fronton...le théâtre aussi est là avec ses dorures, je ne sais à quoi il est employé...La Maison darmon, toujours fermée et la rue des juils (sans eux!). Nous sommes revenus par la rue de l'Hôtel de ville, jusqqu'à la rue d'Arzew. A première vue, rien n'a changé, mais en observant bien, on remarque comment tout est dégradé...le Clichy grouillant d'hommes attablés comme dans les cafés maures. Le nom des artères a été visiblement rayé et remplacé par des noms arabes trop compliqués pour s'en souvenir. Quelques uns subsistent, avec un "ex" devant, comme la rue Alfred de Musset, où le dernier domicile de mon frère est très bien entretenu n de maître, occupée par des notables)...mais ce qui choque le plus c'est la tenue des halls d'entrée, des escaliers, des ascenseurs(en panne) des immeubles... L'après-midi nous sommes allés au cimetière (en passant devant le cimetière juif, j'ai vu qu'il a été supprimé)... L'esplanade de notre cimetière est devenue une gare routière, où grouille une foule énorme...départ dans toutes les directions. J'ai constaté, avec émotion et reconnaissance, que notre beau cimetière est intact...bien entretenu par les soins du Consulat Français, les arbres centenaires faisant des voutes en se rejoignant et donnant une ombre fraîche...partout des massifs de rosiers et de géraniums poussent en liberté, ainsi que les frésias, les iris et marguerites...Ensuite nous avons traversé la ville par le Bd de Mascara, la rue de Tlemcen où la synagogue est devenue mosquée...Par la place d'Armes et les quartiers de la Marine, nous avons traversé le port désert et regagné le "cercle de la Voile"...à notre retour, j'ai remarqué l'état de délabrement des immeubles des Bas-quartiers, dont beaucoup sont en ruines et inoccupés...la belle promenade de l'étang triste...par la Rampe Valés, nous avons regagné le Front de Mer... nous avons visité les quartiers Mirauchaux, la place des Victoires, la rue d'Arzew jusqu'à la place de la bastille devenue un marché grouillant avec de belles denrées, mais à des prix incroyables...nous avons pu entrer, avec le père Cochet, dans la Cathédrale, si belle et bien tenue...il paraît que l'évêque actuel a pris la nationalité Algérienne, ce qui lui a permis de conserver son église et l'évêché. Sur le parvis, la statue de jeanne d'Arc a disparu...le bd 2em zouave inchangé, ainsi que la Maison du Colon et le marché kargentah... dans la rue Etienne, la patisserie "la Princière" existe, mais avec des gâteaux quelconques...les salons de coiffure "Alphonse" et André Luc" existent où se font coiffer les personnalités, femme du consul, mauresques nanties qui donnent de beaux pourboires. Dans les rues, beaucoup d'arabes nous saluent avec respect et dans l'ascenseur, nous cèdent la place...on sent chez eux un regret des français!... Troisième jour(vendredi)...nous partons par la ville basse, la place Kléber, l'ancienne préfecture, le Ravin Raz-el-Aïn jusqu'à Eckmulh, les arênes et la route de Misserghin où, avant d'arriver, nous prenons une traverse en direction de la mer. Avecd quelle émotion, je retrouve ces paysages familiers et nous arrivons à la Forêt de m'silal où, après de nombreux détours, nous nous installons dans une clairière de chênes-liège, de buissons d'aubépine dont l'air pur est parfumé...des pins majestueux, des oliviers...nous nous retrouvons avec plusieurs amis...il fait frais, les hommes font un grand feu et nous installons nos tables et sièges..chacun insiste pour faire goûter aux autres, les bonnes choses qu'il a apportées...l'ambiance est amicale et les plaisanteries fusent, comme par le passé... les hommes jouent au boules et nous faisons une longue promenade à travers la forêt...de nombreuse voitures, avec des familles arabes sont là aussi, éloignées les unes des autres... ils ont adoptés nos habitudes et tous nous saluent au passage...nous avons une grande impression de sérénité...Vers 18 heures, nous revenons à Oran par le littoral...les Andalouses, El-Ançor, Bous-Fer, Cap Falconn Aïn El Turck, avec leurs plages si belles et les villas bien entretenues...dans certaines villas on voit des Européens (polonais travaillant dans je ne sais quelle industrie),..Enfin, Mers-El(Kébir où toute la côte a avancé sur la mer..on ne reconnait plus rien, les plages ont été supprimées. Samedi...Aïn Franin..quelle joie de revoir ce coin merveilleux où tout a changé, sauf la nature plus belle que jamais, la forêt, les descentes vers la mer d'un bleu étincelant autour du Cap Roux. En passant devant la villa de mon frère, j'ai pensé à toutes les joyeuses réunions de famille et d'amis et les caldéros d'autrefois autour de la table ronde... nous avons cueilli de belles capucines qui poussent librement au bord des chemins... Le soir, nous sommes allés à la messe à St Esprit...ça n'était plus l'affluence d'autrefois (50personnes)...l'Abbé Bérenguer a pris, lui aussi la nationalité Algérienne pour conserver son église...en sortant une foule compacte circulait dans les rues..la population a parait'il triplée depuis l'indépendance. Garçons et filles font le "boulevard" comme autrefois, sous les palmiers, Bd Séguin et Galiéni... de ma chambre, toutes les nuits, j'entends un muezzin faire sa prière sur un ton de voix aigue qui me réveille au petit matin...une mosquée ancienne, toute proche, a été remise en service... Lundi...voyage à relizane..(voir premièr récit) Mardi...promenade à Arzew et la Fontaine des gazelles... la ville s'est agrandie et enrichie de grands immeubles...nous avons pu voir de plus près les réalisations pétrolifères, avec la hâte de nous en éloigner...là, vivent des américains, des chinois et autre étrangers...De nouveau, passage à St Cloud et la côte par Kristel... pas de changement...sur le bord de la route , les petits arabes nous vendent des légumes, oeufs...quel calme merveilleux jusqu'à Aïn franin de nouveau... Canastel où l'air embaume les pins et le thym...des palmiers nains et de l'alfa poussent partout... Mardi...aujourd'hui, nous allons vers Sananés, Boulanger(la villa de mon frère est occupée, bien peinte et entretenue, avec son grand pin qui ombrage la terrasse et ses grands palmiers), Choupot. Ainsi s'achève mon beau voyage du souvenir...le moment de s'arracher à ces lieux a rrive, à tout ce qui a fait revivre en quelques jours, une jeunesse heureuse...je retrouverai la France, néanmoins, avec bonheur, et, je fredonne tristement, à l'exemple de "Enrico M" "j'ai revu mon pays!...j'ai revu ma maison!!"...la page est tournée..Fin.
transmis par Jocelyne.E qui ajoute:
Je pense que, de là-haut, ma tata est heureuse de nous avoir, par ses yeux, fait revivre un moment, un peu de notre passé inoubliable.




METIER : TRANSITAIRE à ORAN (souvenirs)

ORAN, et son port de commerce, comme partout dans le monde est le débouché naturel de la vie économique d'une ville il tenait une grande part à notre développement et nos échanges en priorité avec la Métropole d'où nous recevions la majorité de produits de toutes les provinces françaises, ensuite du reste de l'Europe (Espagne Italie) et du reste du monde. Cette introduction faite, je vais vous narrer, quelques anecdotes et souvenirs de mes débuts, juste après le Collège Ardaillon. Septembre 1956 A 16 ans comme disait Aznavour, j'ai quitté ma province (choupot) pour venir travailler au port ou j'avais trouvé un petit job, chez un nouveau transitaire qui venait de se monter au 34 quai Beaupuy : Antoine Mazzella -TRANSMATER- Mon patron Mr Mazzella, était lui-même employé chez un acconier qui se nommait PARENT qui avait la charge de l'acconage de la Cie Maritime SGTM (Société Générale des Transports Maritimes) . Chez ce transitaire, du quai Beaupuy où j'ai fait mes toutes première armes de vie professionnelle, j'ai commencé par le bas de l'échelle, pendant deux mois à faire ………devinez quoi…… malgré mes études……le coursier hé oui Pendant ce court laps de temps, j'ai parcouru toutes les compagnies maritimes, de la Cie Charles Le borgne, à Scotto Ambrosino Pugliese, (Petit Louis était à la caisse pour les Bons à délivrer) la Cie Mixte, la C.G.T ( je précise la Cie Générale Maritime ) pour aller prendre les Bons à Délivrer et profiter aussi de prendre le n° de Gros et de l'article (il faut que je vous signale que ces renseignements étaient importants pour nos déclarations en douane et pour le retrait sur le quai des marchandises). A ORAN, il y avait pour moi deux quais principaux, celui de l'Horloge, qui abritait les grandes Cies maritimes Françaises (Mixte, Transat, Colis Postaux et Transports Maritimes) et le petit quai Beaupuy, qui avait la particularité d'avoir sous les voûtes de la route qui menait du port au charbon au dock 6.une flopée de petits transitaires et d'Agences maritimes (Nahon, Mory, Serre et Pilaire, Esposito UIM, Cargo algeriens, etc..). Deux mois après j'avais tout assimilé….et me suis trouvé à faire directement l'employé de transit, et le déclarant en douane (aucun mérite) les déclarations se résumaient à faire des C.P. (Compte producteur) et des DTU (Déclaration Taxe Unique), la raison était simple nous recevions que des marchandises d'origines Françaises. Mais mes collègues qui faisaient les produits périssables (de l'étranger) faisaient des déclarations plus complètes avec un classement tarifaire plus précis, et le calcul des droits et taxes à payer aux douanes Françaises. ( D 3 ) . Comme nous étions une petite société , il y avait avec moi, Un employé de transit qui s'apellait Lolo DJAN et Henri IBANEZ le beau fils de Mr Mazzella, qui jouait avec l'équipe des Spartiates au Hand Ball (patro d'Echmulh) qui était notre directeur. Pendant un an nous avions pris avec nous un garçon très sympa qui s'appelait Victor Lindor, (il habitait la Marine plus précisément vers la place des Quinconces) nous sommes devenus vite copains, et comme il avait un joli timbre de voix, nous étions souvent invités à des mariages, la raison était simple, il était connu pour son talent à chanter l'Ave Maria de Schubert…. De ce fait il faisait souvent le bonheur des jeunes mariés. De cette période 4 ans jusqu'à mon départ à l'armée en septembre 1960, j'ai sillonné tout le port, la Marine, et pratiquement tout ORAN, d'abord en mobylette, puis en Vespa. Des souvenirs en vrac viennent se télescoper dans ma mémoire : le commissariat qui se trouvait tout à coté, Tchacho le patron transporteur, ha j'allais l'oublier j'ai connu un transporteur arabe dont le nom m'échappe encore, qui avait deux chevaux, et qui nous faisait le transport du Port jusqu'en ville. En face de notre bureau, il y avait les bateaux d'exportation de Vins ….avec tous les camions qui venaient décharger leur cargaison, le dock 9 où s'accostaient les navires de la CBVN ; et aussi les parties de rigolades, que nous nous faisions à la baraque de chez Poulet. Où c'était sacré, nous allions tous les matins casser la croûte. Je ne vais pas ici citer tous les agents des douanes que j'ai fréquenté, je n'ai retenu que ceux qui m'avaient un jour ou l'autre aidé, je veux parlé de Mr Blache, très sympa qui recevait nos déclarations à l'exportation en douane et Mr Garcia qui faisait office d'inspecteur au dock 9.tous les autres noms, tels, Sirejol, Bessard, Coesi, etc.…. la liste est longue, ont fait partie de notre univers de jeunesse. Et pour finir ce petit récit, Ces quatre années, ont compté dans mon existence, car, grâce au Port mon destin s'est trouvé agréablement changé, j'ai trouvé ma vocation ……. Je suis resté Transitaire toute mon existence ….et rencontré ma femme…. Qui a embellit ma vie. A Oran, pour moi, la vie a été un grand port tranquille……
François SANCHEZ


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