Ils se souviennent et en parlent librement:




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Description technique d’un engin de mort


Le CARICO AVANT TRAIN était fabriqué avec une planche à laver que l’on fauchait qDans les lavoirs soit au patio HOLMO soit au patio de la TUERTA rue de Lodi. Un bout de manche à balai pour le train arrière avec deux roulements de 5 cm de diamètre environ; eEt pour la direction à l’avant, une planche de 8 cm de large qui dépassait de 15 cm de chaque cote du châssis planche à laver (brevet de la Casa Rota déposé au siège de la Calère) un boulon de 8mm servait d’axe de direction.
Deux tasseaux de bois servaient d’entretoise pour recevoir le roulement avant plus grand que ceux de l’arrière ce qui garantissait une tenue de route et un dérapage contrôlés en virages.
Deux façons de piloter cette formule:

Souvenirs d’un chiquillo du quartier de la Calère Haute fréquenté par les célébrités telles que MATA GATO et PAJARERO pour ne citer que les ILLUSTRES.

POLO Jean Marc né en 1946

La " piscine " de la Promenade de Létang.


Vous souvenez-vous du bassin servant à l'arrosage des jardins de la promenade de Létang ? Il se trouvait sur la première esplanade, celle qui servait de cours de récréation à l'école Bastrana. Ce bassin de forme rectangulaire, autant que je m'en souvienne, je devais avoir alors 8/10 ans, ressemblait à une piscine ce que nous en fîmes, les gamins du quartier, pour nous rafraîchir lorsqu'il faisait très chaud. Mais il fallait compter avec la vigilance du gardien du parc qui nous surveillait de près et qui n'hésitait pas à nous courir après quand nous voulions nous baigner et à nous confisquer nos vêtements lorsqu'il nous attrapait en flagrant délit de baignade. Cela s'arrangeait toujours car, dans le fond, ce gardien était plutôt bonasse, et il y allait de son sermon comme quoi il était dangereux……..etc, etc. Cela ne nous empêchait pas de recommencer quelques temps plus tard.

Et un jour, la municipalité décida d'obstruer le bassin afin d'éviter les accidents. Une chape de béton fût réalisée qui recouvrit la pièce d'eau, en laissant toutefois deux petites ouvertures carrées d'environ 60 cm de côté, diamétralement opposées, ceci je suppose pour avoir accès à l'intérieur en vue de nettoyage du bassin.

Djilalli B., le leader du quartier, un quarteron (métis de la deuxième génération, sa grand-mère était européenne) qui n'était pas pour autant le chef de la bande, mais qui était téméraire et casse-cou, nous entraînait dans toutes sortes de bravades, entre autres parcourir le " caminico de la muerté " avec les dangers que cela supposait, les bains dans le port au Dock 5 où nous apercevions parfois le veau-marin, le célèbre phoque-moine connu de tous les gens fréquentant l'anse d'Oran, les chapardages dans les étals du quartier juif, où il fallait faire preuve de diligence pour ne pas se faire prendre……..
Donc, un jour Djilalli nous mit au défi d'aller se baigner dans ce fameux bassin, maintenant clos. Ce que les plus audacieux ou étourdis acceptèrent. Mal nous en prit car le gardien avait changé, et le nouveau était plutôt mariole. Il devait certainement nous épier lorsque nous descendîmes dans la " piscine " dans une obscurité totale où, seule une faible lueur nous indiquait la sortie.
Nous n'en menions pas large, je dois l'avouer, et même si nous tremblions de peur ou étions tétanisés par la panique, il fallait faire preuve de courage vis-à-vis des copains. Après la baignade, tout ragaillardis et fiers de notre exploit, lorsque nous voulûmes rentrer chez nous, plus de vêtements, volatilisés. Nous dûmes attendre la tombée de la nuit pour quitter le lieu, en slip. Nous avions fière allure en courant et en rasant les murs sous le regard abasourdi des gens qui nous voyaient passer tout penauds et honteux. Le lendemain, les parents, dont mon père, allèrent trouver le gardien. Nous récupérâmes nos fringues, mais l'engueulade…. Je ne vous dis que ça !

Juin 2006 - Christian CANTAREL (chriscantarel@free.fr)





Et voici un sujet qui a déja fait couler beaucoup d'encre et aujourd'hui, à l'époque de l'Internet occupé bien souvent déjà de larges espaces sur nos écrans:

Le veau marin du port d'Oran


Pour mettre fin à une polémique qui s'est fait jour, récemment, sur un site ami, je puis affirmer, car je suis un témoin oculaire, que le veau marin du port d'Oran, a bel et bien existé.

D'autres témoignages confirment la véracité de mes propos. J'ai eu l'occasion de le voir à plusieurs reprises, c'était dans les années fin 40-début 50. Avec les copains du quartier, nous avions l'habitude de nous rendre au port, avant que celui-ci ne soit clôturé et que l'accès ne soit interdit au public. Au lieu dit "Dock 5" nous y avions établi nos quartiers pour la baignade pendant la saison chaude. C'est là, qu'à deux ou trois reprises, j'ai pu apercevoir le veau marin, un phoque-moine, espèce en voie de disparition mais dont on trouvait encore quelques spécimens en Méditerranée.
Certains de mes copains, les plus téméraires, ce que je n'étais pas, continuaient à s'ébattre dans l'eau, malgré la présence du mammifère, tout en restant à distance respectable, allant même, jusqu'à jouer à la balle avec l'animal qui renvoyait celle-ci, du bout de son "nez" comme le font les otaries dans les aquariums marins.

La légende veut que ce mammifère, qui disparut un jour, ait été la victime de l'hélice d'un navire. Peut-être est-ce la fin qu'il a eu, peut-être a-t-il déserté les lieux, peut-être.............
Qu'un mythe se soit créé autour du veau marin, n'empêche qu'il a bel et bien existé. Et si on a cru l'apercevoir à plusieurs endroits à la fois, ce n'est pas qu'il ait eu le don d'ubiquité, mais tout simplement qu'il devait y avoir plusieurs individus dans la baie d'Oran. Les îles Habibas étaient un des derniers sanctuaires pour ces rares mammifères marins.

Juin 2006 - Christian CANTAREL (chriscantarel@free.fr)





Veau marin... suite, et +


J'ai souri en lisant un autre message et son évocation du veau marin qui aurait disparu de la mer à Oran ? mais non, nous aussi on l'a vu ! quand on pêchait (enfin on faisait semblant de pêcher, en fait on faisait des virées sous marines pour voir les fonds marins,on me lestait avec une ceinture de plomb parce que je pesais 45 kgs..) oui on était à 14 et tous nos amis, sauf moi, ont crié "il y a un phoque ici" et il parait que c'était une femelle, et qui s'approchait de nos amis plongeurs pour leur piquer les poissons accrochés à la ceinture du plongeur, et la femelle veau-marin-phoque, elle faisait la toute charmeuse et douce pour obtenir du poisson. Je m'en souviens très bien !
le veau marin se trouvait aux Andalouses, encore en 1967, donc l'espèce n'avait pas disparu quand nous y étions.

je viens de voir sur votre site, des gens oranais très beaux, très simples et oui ce ne furent pas des "gros colons" mais des gens typiquement du Sud familles modestes même mais tellement sympathiques : j'ai la chance d'avoir trouvé dans le Var bien de ces personnes, mes meilleures amies y sont encore, bien entendu oranaises mais l'une m'a dit "jamais je ne reviendrai jamais, je veux garder dans mon coeur MON Algérie telle qu'elle était dans ce temps et pas après" et dans sa voix,
quand elle me le dit par téléphone, j'entends des larmes bien enfouies. IL y avait aussi à X...., un pied-noir qui, m'a-t-on dit, est décédé depuis : il voulait toujours m'emmener au grand rassemblement pied-noir à Nîmes (je l'avais connu en suivant des cours de Droit, il m'avait de suite trouvée sympa bien sûr, lui il était natif de Sidi Bel Abbès et avait fait office de journaliste reporter pour le journal local, il était parent d'un ministre si ma mémoire est bonne).
Et puis à X... il y avait le colonel des pompiers qui était pied-noir lui et tous les autres pompiers, et il y avait un conseiller municipal Monsieur D. qui me faisait les yeux doux, des yeux énamourés typiquement pieds-noirs (rire) ah comme il soupirait en me voyant.. comme à Oran dis ! (là-bas, dès que j'arrivais au Marché Michelet, les pieds-noirs soupiraient.. pensez, je n'avais que 20 ans et plutôt mignonne mais sérieuse bien sûr, n'empêche qu'ils soupiraient comme des machines à vapeur !!).

A X...? je comprends maintenant que notre vie y a été si agréable parce que c'est une ville pied-noire !! j'ai demandé à quitter cette ville à cause du climat caniculaire l'été et maintenant on retrouve le même inconvénient ici, zut !
à X...? nous invitions et étions invités partout, on partageait la kémia.. les parties de boules, le même esprit bon enfant, mais c'est seulement quand j'ai quitté la région que mes amies pieds-noirs ont parlé d'Oran, elle voyait que j'avais fait mes valises et me racontaient leur départ, leurs valises mais dans un climat dramatique pour elles... Je n'ai jamais connu de "riches colons" pieds-noirs mais des français-moyens comme on dit, des gros travailleurs, des bâtisseurs, des courageux en tout cas ! ils ont ramené en métropole du sang neuf, ce caractère entreprenant et dynamique qui est le leur.. Aujourd'hui on n'arriverait presque pas à les reconnaitre, mais j'ai encore leur accent en mémoire et je sais le dénicher quand je l'entends, comme l'an dernier au cimetière de M... : deux petites silhouettes voûtées, un couple de gens âgés, elle toute de noire vêtue, en deuil de son fils, une pauvre femme dont les yeux étaient éteints de chagrin pour toujours, du reste ce couple était éteint, il n'y avait plus la petite flamme de vivacité, de pimpant si typiquement pied-noire, ils étaient là, posés ici depuis des années, pas accueillis; il n'y a pratiquement pas de pieds-noirs ici, j'ai juste croisé un couple à notre arrivée, dont le mari avait été l'ancien gardien de la prison d'Oran : ils allaient à la messe il y a 18 ans, et de suite nous avions été invités chez eux mais je ne me souviens plus de leur nom, vu leur âge ils sont sans doute morts, je vois encore leur fils, un prof de musique, mais lui aussi fondu dans la masse. C'est dans le Midi de la France qu'est leur place parce que ce sont souvent des gens du Sud par leur naissance et au moins ensemble, ils gardent leurs traditions, leur joie, tandis qu'isolés comme ils peuvent l'être par ici, ils sont noyés dans la masse et tristes. J'ai vu au cimetière un couple de gens dans l'affliction, et sur le pare-brise de leur petite voiture rouge j'ai vu l'image de Notre Dame de SAnta Cruz, vous vous rendez-compte de cette fidélité ?


Oran ville que j'ai connue en 1967 restera à jamais dans mon coeur et je regrette de ne pas l'avoir connue avant la guerre, elle devait être magnifiquement vivante, gaie, colorée si j'en juge du climat que savent mettre les vrais oranais quelque part.
(juillet 2006- Anonyme.)



Body surfing à Kristel


Dans les années 80 Body surfing (surfing sans planche) fit son apparition sur les plages Californiennes pour arriver en Australie et ailleurs.
A Kristel nos arrières arrières arrières grands parents pratiquaient déjà cette pure forme de surfing . Nous disions tout simplement descendre avec les vagues. .
.
Nous attendions les grosses tempêtes de l' Ouest(El gharbi) et a l'insu de nos parents ZOOOOM vers l'Auberge la plage sablonneuse. Body surfing et rochers c'est un NO NO. Nous affrontions ressacs et lames déferlantes pour aller au delà de la ligne des brisants.
Une fois dans cette zone plus ou moins tranquille nous attendions la vague idéale (bien remplie et bien ronde comme un pipeline). A la vue de cette immense vague nous commencions a nager rapidement vers la playa pour attraper cette lame JUSTE au moment de sa cassure et nous voila transportés sur sa crête avec une belle vue. .
Parfois les choses tournaient désastreuses nous étions pris dans une machine a laver (tourbillon dans le fond, dans le sens de la vague) alors là, attachez vos ceintures et restez calme. ; notre sens d'orientation sera complètement bouleversé. On ne sait plus où est le fond et où est la surface. Il faut laisser ce tourbillon vous rejeter vers la surface. Notre instinct trouvait les montagnes et notre cap était rétabli. . .
.
Les machines a laver sont redoutables. Une fois mes dents se sont plantés sur le crâne d'un autre surfer. Une autre fois un de mes neveux s'est retrouvé plaqué dans une grotte sous-marine, heureusement qu'il a gardé son sang froid. Il a attendu que la turbulence soit passée pour regagner la surface, guidé par la lueur du soleil. Il faisait du surfing là ou il ne fallait pas( du côté de Rocher Carre). .
Il a eu de la chance sinon il aurait mange de la dolma avec Kalypso. .
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Les Kristellois pavoisaient les trophées nautilus remportés dans cet ancien sport :dents cassées, cicatrices, écorchures sur la face etc Nos parents nous disaient "bhar ghoul" la mer est une ogresse….

BADIS MOSTEFA janvier 2007



Une famille Oranaise


Bonjour,
Je m'appelle Jean-Pierre FERRER, je suis né le 10 mars 1939 à TLEMCEN et nous sommes arrivés à Oran en 1941. NOus avons habité à Delmonte au N° 1 de la rue de Dixmude et j'ai fréquenté l'école du quartier, celle du célébre M. Juan dont se souviennent presque tous les anciens Delmontois de ma génération...!
Plus tard j'ai fréquenté l'école de la DCAN et j'ai travaillé à la base de Lartigue.

Je voudrais vous présenter ma famille, une famille oranaise comme bien d'autres:



Cette photo a été prise vraisemblablement aux Planteurs, Je suis reconnaissable, le seul garçon de la famille.
De gauche à droite vous trouvez ma soeur aînée Marie Rose, née le 10/11/32 à TLEMCEN. Elle a fréquentél'école Ste Marie des Champs à ORAN et épousé Robert MAS, tapissier décorateur à la Manine Nationale à Mers el Kébis. Ils ont habité au plateau St Michel, 11 rue d'Assas.
Josette, la petite dernière, est née le 7 mars 41 à Oran, a fréquenté également l'école de Delmonte puis s'est occupée ensuite de religion.

Derrière moi, mon père Joseph né à Tiaret le 8/15/1905 (décédé en 1985 à FOIX) a fait la Campagne d'Afrique. Dans un premier temps il a travaillé chez BASTOS puis dans une imprimerie oranaise. Entré aux CFA (Chemins de Fer d'Algérie) il a été envoyé à TLEMCEN avant de revenir à ORAN en 1941
A ses côtés, ma mère Rose, née LLORENTE, le 5/09/1909 à Oran, décédée en 96 à FOIX

Accroupie, en bas ma soeur Marcelle, née le 25/04/1936 à TLEMCEN; elle a ausi fréquenté l'cole de Delmonte et après divers emplois, s'est marieé à un militaire. Ils sont rentrés en France en 1958

Maintenant vous nous connaissez tous. Sachez encore que npus avons habité Delmonte de 1941 à 1951/52 puis le centre de Recasement, un temps tr-s court au 3 Avenue Gambetta et enfin à la coté Lescure jusqu'à notre départ en 1962.


En dehors de ses occupations professionnelles, comment vit un chef de famille oranaise ?



Mon père, à l'extrême gauche sur la photo, était "joueur de boule devant l'Eternel" Il est ici avec son équipe dont malheureusement les noms m'échappent. Son club dont le nom était la "Boule Joyeuse" se trouvait à Delmonte, face à la villa des Roses. Il a disputé de très nombreux concours en Algérie et même en France.


Je ne peux pas identifier cette photo qui reste un mystère pour moi. Est-ce la buvette du club ? Il s'agissait en tout cas d'une réunion exceptionnelle puisque, chose rare, la cravate semble être de rigueur (ou presque...) Mon père est le premier à gauche, de dos.

Les deux photos qui suivent sont typiques de la vie oranaise. Il s'agit d'une réunion entre amis à la plage dont le nom courant était "la TÉRÉLA" ou la "Cueva de l'agua" ou encore plus communément "les Genêts"

Joseph,1° à droite

Joseph 2° à gauche


La plupart des personnes présentes devaient venir du club de boules ou étaient des collègues de travail, réunis pour une partie de pêche, ou tout simplement pour une "bonne bouffe"
Inutile de dire que l'anisette coulait à flot (aussi bien que le pétrole dans le pipe-line d'Assi Messaoud). Il est certain que les femmes étaient restées à la maison ! (Pourquoi...? Peut-être un reste de la mentalité espagnole de cette époque)


Voila les souvenirs de ma famille, revenus à ma mémoire par ces photos retrouvées.

Jean-Pierre FERRER, (juin 2006)

NDLR: On peut trouver sur le site d'autres photos de ces assemblées du dimanche, très conviviales: une vraie spécialité oranaise, typique de la vie de nos familles. Voilà bien ce que "certains" n'imaginaient pas en parlant de nous sous le vocable de "colons"





Une autre famille PN en image, la famille Carillo

Pierre nous raconte sa famille:
Il est né 1 rue Dixmude à Delmonte et a bien sûr fréquenté l'école de M. JUAN !
Il a commencé sa vie professionnelle chez SIMCA et PEUGEOT jusqu'au moment du départ le 29 juin 1962 et a débarqué à MARSEILLE le 3 juillet 62. Il y demeure toujours...

Les grands parents CARILLO venus d'Alméria:
Mathias et son épouse née Purification ROMERO


Les parents (souvenir de vacances en Espagne):
Antonio CARILLO né le 29 mars 1902 à Ste Barbe du Tlélat
Jeanne PEREZ née le 3 juillet 1905 à BENI OUNIF dans le Sud Oranais


Pierre et sa famille à l'époque actuelle
de gauche à droite: Pierre, ses filles Nathalie et Marie Josephe, son fils Jean-Pierre et Ginette, l'épouse de Pierre
Dans le cadre son fils René décédé.


Angélina l'arrière petite fille née le 9/11/2007 (un cadeau de Noël)


Remontons le temps
Pierre à 50 ans
Pierre à 18 ans


La famille à Oran

Place de Delmonte, de g. à d.
Sylviane Carillo, Pierre et Georges (jumeau de Pierre décédé à l'âge de 3 ans 1/2 ) et Danielle, une amie perdue ?


Quelques années plus tard: Sylviane et Pierre


au service militaire les frères Carillo Roger

et René, décédé à Oran en 1956


Roger et avec son chien Fricain


Les Parents:

Maman, Jeanne CARILLO encadrée par son frère Gabriel PEREZet sa soeur, Lucienne ALOCCIO


La famille Carillo Aloccio Parra Diodatti


Les sorties

A la pêche
Pierre Carillo et son Père à la Tereja puis la même avec Norbert DIODATI beau frère de Pierre


A Arzew, sortie avec le Père Marc. Pierre est le 2° à partir de la gauche
Toujours à Arzew...mais plus tard , Pierre à Gauche avec Nestou SORIANO un ami d'enfance tué à Oran en 1961


A Béni Saf chez sa soeur Louise avec son chien Atlas


Traditionnelle sortie en famille à Santa cruz
Da g à d. X, la cousine Marie LOPEZ la tante, Carmen CARILLO et maman Jeanne
accroupi: Pierre et son ami d'enfance José

Jeannot Pierre et Guy

A la Montagne des lions
De g à d Evelyne, Les soeurs de Pierre Yvonne et Louisette, Guy

Jeannot, Pierre et Guy



Les amis
José avec la chienne Finette,
Pierre, Albert, Jean-Claude, M. VERDINI,
Guy au milieu Les frères PETIT en arrière plan
de d à g Pierre José Albert




Pierre, José PEREZ, Albert, les jumeaux VERDINI José Quessada
La communion de José PEREZ
de g à d Pierre, Jean-Yves, Albert, Georgette


Un soir de Fouguera


Noël 61 Av de St Eugène: Pierre est le 3° à partir de la gauche ,rang du haut



Ca sent le départ


50 ans après: Miramas 2005
Les familles Carillo et Rojo
de g à d Roger Pierre, Yvonne, Sylviane, Jeannot ROJO sa belle soeur



Roger, Pierre, Yvonne, l'épouse de Fernand ROJO,, Sylviane, Jeannot ROJO, son épouse et Fernand accroupi




La rue Bugeaud

j'habitais rue Bugeaud à l'angle de la rue D'Aumale.
Ma grand'mère paternelle habitait rue de la Vieille Mosquée. On pouvait entrer dans sa salle à manger par une porte qui donnait directement sur la rue mais on pouvait entrer également par la rue d'Aumale. L'on arrivait dans une cour où tous les appartements donnaient et où chacune son tour étendait le linge.
Selon l'heure du jour nous pouvions voir, dans cette même cour, le "soussi" faire ses ablutions avant la prière à l'aide d'une vieille bouilloire remplie d'eau froide à la fontaine commune de la cour à côté des WC (communs aussi).
Il commençait par se laver les mains puis versait de l'eau dans celles-ci pour se laver le visage, puis dans le creux de l'une d'elle qu'il portait à la bouche. Il aspirait ce liquide et à l'aide de ses doigts lavait ses dents. Pour terminer, il versait ce qu'il restait d'eau dans une toute petite cuvette dont l'émail s'écaillait pour laver ses pieds. La toilette faite il entrait dans l'arrière boutique pour faire ses prières. Celà ne choquait personne : c'était normal.

Il tenait l'épicerie qui faisait l'angle de ce lieu de vie qui était un peu "la cour aux miracles" avec le coiffeur, vieux garçon, vivant avec maman, la "coja" assise toute la journée devant sa porte et sa fille, l'handicapé avec sa femme (soeur de la "coja") et leur fille, un peu simplette, qui tous les jours s'installaient pour jouer aux cartes espagnoles, "Maria macho", qui "portait la culotte" et menait son mari tambour battant ; elle vivait avec sa fille et ses petits enfants.
A l'angle en face il y avait un bar et à côté le marbrier M. Piris, son épouse était couturière. Peut être avez-vous connu leur fils au lycée ?

Autre souvenir de jeunesse: avec la filleule de mes parents, Paule, d'un an plus âgée chaque fois que nous passions l'angle rue d'Igli et rue El Moungar pour nous rendre avec maman au Prisunic nous nous amusions à crier dans des fenêtres, toujours ouvertes en été, qui se trouvaient à ras le trottoir. Maman avait beau nous dire qu'un jour quelqu'un se fâcherait et ce serait tant pis pour nous, nous continuions ; cela était tellement amusant de les voir sursauter! A l'intérieur planchaient, sur leur table, des dessinateurs.
Il y avait une entrée qui donnait rue El Moungar mais ce que nous ne savions pas c'est qu'il y en avait une autre dans l'allée de l'immeuble rue d'Igli lorsque que l'on avait tourné l'angle. Et un beau jour après avoir poussé de grand cris et pris nos jambes à notre cou pour nous retrouver, pensions-nous, à l'abri d'éventuelles représailles comme à l'accoutumée, nous vîmes surgir un monsieur qui nous gronda et nous ôta l'envie, à tout jamais, de recommencer.

Mes rêves se passent toujours à Oran, en principe rue Bugeaud. Je suis retournée chez moi pour essayer d'"exorciser" cela mais sans succès.
Sylviane Quilès (Août 2006)




Même ceux qui ne sont pas nés à Oran, mais y ont vécu suffisamment longtemps en gardent un souvenir extraordinaire. Tel est le témoignage d'un ami qui veut rester anonyme :






Richard MOTHES nous raconte une partie de sa vie ( 10 ans ): il est né en 1945 au 65 rue d'Arzew...

Pour des raisons techniques et afin de ne pas perdre les documents photographiques liés, vous pourrez lire son témoignage au format pdf (Acrobat Reader) en cliquant "ici"(document de mars 2007)

Richard me joint également une photo de la construction du Marché Michelet:


son grand-père Richard FERRER qui était maître ferrailleur (montage des ferrailles pour le béton armé) y figure (le petit bonhomme chauve à la droite des acrobates). il ne l'a pas l'avoir connu, car il est décédé en 1940. Il a fait son service militaire :1910-1912 - Épouse sa grand mère en 1913 - Achète le café de l'espoir au 39 rue d'Arzew face à l'école Jules Renard , qui deviendra par la suite le magasin de fourrures ABOUAB) - mobilisé fin 1914 ne rentrera qu'en 1919 après 4 blessures et gazé. Il fera tous les métiers dans la construction, mais finira usé à 51 ans...


Le patronage Nombre d'oranais de notre génération ont fréquenté "Le patronage". En fait il y en avait plusieurs, dépendant chacun d'un ordre religieux. Le plus coçnnu est sans doute celui dépendant des Pères Salésiens de Don Bosco. Il en reste encore une tradition, celle de la représentation de la Passion.

Tout le monde connait aussi Le studio des Jeunes et le patro, rue François de Salles.

Je ne sais pas à quel patronage appartiennent ces jeunes: la photo m'a été transmise par Stéphanie AGUIRRE et provient des archives de Serle LOPEZ qui habitait rue de Lourmel, donc à proximité immédiate de la rue de Salles.

Cette photo a l'avantage de comporter un certain nombre de noms, sauf celui du père de notre correspondante, Jean-pierre Joseph AGUIRRE qui se trouve sous la lettre L.





MES JOURS DE MARCHÉ A ORAN



Devenu l'oiseau migrateur de la nuit et de l'imaginaire, mon espace de liberté fût créé en Algérie, pays qui m'y fît naître adulte, pays où j'ai pu planter mes racines à tout jamais, pays ou j'ai pu découvrir la vie.

Depuis...., souvent dans la nuit, je veille sur le sommeil des autres en prenant le temps de déposer sur les pages blanches de mon ignorance, une symphonie de mots, pour que se perpétue au rythme jamais rassasié, les couleurs de la vie qui furent miennes en Oranie.

Pays merveilleux qu'es-tu devenu... ? Chaque année qui passe, mes souvenirs ne cessent de devenir toujours plus beaux. Je me souviens de tes matins ensoleillés qui nous permettaient de déambuler le cœur léger dans les rue d'Oran pour se rendre au marché Michelet ou à celui de la rue de la Bastille.

Les odeurs que j'y respirais étaient des plus variées, tantôt c'était celle qui venait du marchand qui torréfiait le café, tantôt c'était celle qui venait de chez le marchand d'épices. Sur les étals, les fruits et légumes étaient disposés en une multitude de pyramides de couleurs, jaune, verte, ou rouge....

C'était aussi le temps où la gentillesse s'exprimait dans la rue, c'était le temps ou nous prenions plaisir à rencontrer tous les dix mètres un ami, avec qui nous échangions nos idées du moment pour refaire le monde jamais pareil, dans le seul but de le rendre toujours plus beau, et surtout meilleur.

Je me rappelle de la gentillesse de ces habitants habillés de leurs diverses croyances. C'était l'époque ou chacun pensait connaître la vérité, c'était l'époque ou chacun aimait l'autre. Dans les rues, les tenues vestimentaires étaient des plus bigarrées, les femmes musulmanes à la démarche lascive étaient habillées de leur drap de pureté, telles des Madones d'un autre âge, elles tenaient à la main un enfant, ou portaient un couffin toujours trop chargé.

Aux terrasses des cafés les hommes refaisaient le match de foot de la veille, en ventant les exploits manqués ou réalisés de leur club préféré qui était le MCO, et le ton de leur voix pouvait être aussi élevé que l'était leur passion, ce sport rendu populaire avait l'impact d'une deuxième religion.

Dans cet ancien pays de France " aux années de lumière ", j'ai bâti mon espérance en toi la vie.

Montpellier le 29 novembre 2008 - Jacques TANVIER

Ma phrase du jour : Si le courage n'était pas le début de la peur, cela ressemblerait à de

l'inconscience.



Jean Marie LEGER se souvient des Verreries lorsque son père y travaillait jusque l'automne 62:

Mon père, comme tu le sais, était aux VAN et connaissait bien le tien, qui y était si je ne m'abuse comptable. Mon père était chargé des expéditions. Il gérait les camions et les trains qui allaient et venaient. Nous habitions la Cité Petit, parce que mon père, ayant fait son service au 2e zouave (la caserne proche des arènes) avait rencontré ma mère dans la gargotte de mon grand-père à la Cité Petit. Ils se sont mariés et ont pris racine à la Cité Petit, après une courte tentative d'implantation dans le Pas-de-Calais, pays d'origine de mon père (ma mère étant née en Espagne et étant arrivée à l'âge de 2 mois en Algérie).

Les VAN j'y ai vécu à l'automne 62, dans une des villas y attenantes. Mon père était resté derrière avec une poignée d'autres (un chauffeur (Tintin), une infirmière, un ingénieur suisse (Ricard) et un DG (Guyot-Sionnet)), car Saint-Gobain voulait tester les eaux et savoir s'il y aurait moyen de faire repartir la production après l'istiqlal. Peine perdue.

Juste au moment de l'indépendance, mes parents ont récupéré l'appartement d'un collègue parti pour la France à deux pas de la Place des victoires, rue Béranger. C'est d'ailleurs là qu'ils ont manqué se faire descendre par un gars armé d'une mitraillette le 5 juillet (anniversaire de mon père) alors qu'ils fuyaient la foule et les rafles.

Les quartiers de mon coin: la Cité Petit, Maraval, la Cité Protin, Choupot, Boulanger, Médioni etc. étaient très vivants et très folklo et suout possédait une forte identité de lieu (quant on était de la Cité Petit, il était obligé d'aller couper les fils des cerf-volants des gars de Choupot et lycée de versailles. On allait les défier au foot et ça se terminait toujours la la castagne et les cailloux. C'était Oran et l'Algérie des petites gens. Il y avait de tout. D'ailleurs tu n'as qu'à aller voir mes photos de classe de l'école du Dr. Abadie sur Oran des Années 50. Il y avait presque autant d'arabes que de français dans les classes. J'ai d'ailleurs retrouvé des copains de classe lors de récents passages à la Cité Petit.

Aller "en ville" relevait du véritable voyage. On s'habillait en dimanche pour ça. D'ailleurs ragarde les photos des gens dans le centre à l'époque. Ils ont tous des cravates.

Plus tard quand j'ai fréquenté le Lycée Ardaillon, j'étais bien moins impressionné, puisque j'y allais tous les jours en bus. Mais je suis toujours resté malgré tout un gars des faubourgs, un vrai plébien. Allez a+



Un Sportif de la Marine

Né à Boulanger le 21 Septembre 1938, Freddy Arroyo est venu habiter à La Marine (impasse Porthos) à l'âge de 9 ans , lorsque ses parents ont repris le Bar de ses grands Parents(des marineros) au Bd Oudinot....Il jouait alors au foot avec tous ses copains de quartier et à 14 ans, l'un d'entre eux les a dirigé vers la GMO (Glorieuse Marine Oranaise) qui avait un Club de Volley ( sport qu'il découvrait car il ne connaissais pas ).

C'est Louis Macia ( qui est en photo sur le site avec De Miras) qui L' a appris à progresser à ce jeu en cadet
Il a alors, joué pendant 3 ou 4 ans avec la GMO, en 1° division, et ils ont été champions d'Oranie avec les Namiache,Cohen Scali, Latreyte ,Holdrinet, Clément ( surnommé Puchero) et ensuite au SLSO ( Saint-Louis Sportif Oran) où ils ont été également Champions d'Oranie Avec Jeannot Namiache, Holdrinet, Latreyte, Lacomba, De Moya, Ausina, les frères Mora......

Avec ces 2 Clubs de la Marine, ces joueurs ont laissé peu de chances aux autres Clubs Oranais de briller ou de gagner le championnat d'Oranie..Comme le Gallia,, le Vac , le Caid, le Cdj, l 'Africa , etc......

Pendant ce temps , remarqué par un recruteur national et il fût sélectionné dans l'Équipe de France Junior contre l'Italie à Monaco...en 1955....3 mois après, une Sélection Française vint à ORAN pour rencontrer l'Équipe d'Oranie en Inauguration du Stade Fouques du Parc....La sélection perd de justesse , mais lui, sortit un grand match qui permit d'être remarqué puis d'avoir sa première sélection dans l'Équipe de France A contre la Tchéquoslovaquie à Paris, 2 mois après, il faisait 17 ans......

Volleyeur talentueux de haute qualité, meneur d'hommes naturel, Il est resté dans cette équipe de France de 1955 à 1968 en étant son Capitaine pendant les 6 dernières Années.....
L'équipe de France a gagné la Coupe de l'occident qui comprenait 16 nations dont les Italiens en Finale et c'est ce moment qu'il choisi pour annoncer sa fin de carrière, après avoir disputé 2 Championnats d'Europe et 1 Championnat du monde au Brésil...

Pas mal de temps est passé et en l'an 2000, la Fédération de Volley-Ball a décidé de créer " l'Équipe Type de France de Volley du 20° Siècle"
Freddy Aroyo a eu l'Honneur d'en faire partie avec des Joueurs Internationaux allant de 1940 à nos jours....Avec les Dujardin, Michel Constantin, et Fabiani des noms connus au plan national et international
Une sacrée reconnaissance...de ses immenses qualités sportives
C'était pas mal pour un " petit gars de la Marine "

Freddy Arroyo vit dans la région parisienne , les anciens de la Marina gardent le souvenir d'un garçon à la personnalité attachante, qui ne s'est jamais pris la tête malgré les honneurs qu'il défendait. Il reste incontestablement le sportif le plus doué au plan international qui a porté haut les couleurs de notre cher bario : La Marina
José Bueno





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