Le Lycée Lamoricière.
J'ai appris début 1999 l'existence d'une Amicale des Anciens du Lycée Lamoricière, basée actuellement en région parisienne
Si, comme moi, vous l'ignoriez, il n'est pas trop tard pour y adhérer.


Ancien élève ou enseignant,
personnel des services administratifs ou de service...
A quelque titre que ce soit,
Vous pouvez rejoindre...

A.L.L.O.
3 cour des Coulons
78810 FEUCHEROLLES
Tél 01 30 54 93 98
Président J-Pierre RONDEAU



Le Lycée Lamoricière est aussi maintenant sur Internet ! sur une autre page perso de ma composition
            Pour plus de renseignements cliquez ici: LAMO

Mais je ne voudrais pas me montrer "partisan" et je peux vous faire part de l'existence des associations concernant les autres lycées oranais: Tout d'abord le
Lycée Ardaillon et les AAA
également présent sur Internet: cliquez "ici"

Je cède la parole à Jean ANDRES qui m'a adressé le message suivant:
L'association des "anciens d'Ardaillon" a été créee en 1981 et nous nous retrouvons depuis, deux fois par an, une centaine sur les trois cents que compte l'association. Nous passons de supers moments. Au mois de Mai nous nous retrouvons à Playa de Aro en Espagne.
Je suis retourné en 1982 avec un groupe de 50 personnes à Oran, au Collège, où nous avons été accueillis de façon très très chaleureuse. Nous sommes restés 8 jours à festoyer, retrouver nos lieux d'enfance, nos maisons et nos amis et évidemment avec en final un match de foot. En 1983 et 1984 nous avons remis çà.


Il faut noter qu'une réunion des A.A.A. a lieu chaque année en Espagne à Playa
Pour joindre Jean ANDRES: Jean-Baptiste.ANDRES@wanadoo.fr
et Roland GARCIA : roland.garcia@freesbee.fr


ALI CHEKKAL
ALYSGO
Hélène JALMAIN-BALLESTER
64 Chemin du Presbytère
60150 SAUVETERRE
Tél 04 66 82 51 39
Odile PEREIRA da SILVA
5 rue de Podestat
24100 BERGERAC
- Tél : 05 53 74 35 51
Portable 06 72 79 43 22
Chaque année
Les 4 Lycées d'Oran se réunissent quelque part et plus généralement dans le midi"
Prenez contact avec votre association


Une réunion des Potaches et leurs Amis du Lycée Lamoricière a lieu également depuis quelques années soit au Boulou, soit au Cap d'Agde.( en 2005 les 23 et 24 avril !)
Prendre contact avec Jean Paul VICTORY : Mail jean-paul.victory@tele2.fr



photo provenant de l'ouvrage de
Serge Durieux
Oran ville aux 100 visages
Après la "petite école" il y a le saut, on quitte les cours latérales de l’école des Falaises pour passer dans le bâtiment central du Lycée Lamoricière. On est devenu un ‘grand’ et l’on se moque un peu des copains de la « Jeune France » qui arrivent au lycée en rang par deux, encadrés par un abbé en soutane. Ce sont des enfants qui n’habitent pas Oran et dont les parents aisés ont les moyens de les mettre en pension ailleurs qu’au lycée. Je vois encore la file se former à l’angle de la rue de la vieille Mosquée à la sortie des cours alors qu’avec quelques copains, fier de ma liberté, je traîne à la porte du lycée et achète des cacahuètes au petit marchand ambulant qui les fait griller sur une sorte de canoun monté sur un vieux landau d’enfant.
Après m’être bien moqué des copains de la Jeune France, je me faisais tout petit pour me rendre à l’aumônerie du Lycée où mon père m’avait inscrit. Vous souvenez vous de l’abbé Camps ? il était originaire des Pyrénées me semble-t-il et avait ouvert un patronage vers les quartiers de la ville nouvelle, non loin du stade Magenta. e l’avais complètement oublié, quand lui m’a retrouvé par je ne sais quel artifice, et j’ai eu de ses nouvelles un jour au téléphone. Il passait par Arras et souhaitait me dire un petit bonjour entre deux trains ! je suis allé le chercher à la gare et nous avons déjeuné ensemble. Il y a de cela une bonne vingtaine d’années si ce n’est plus. (dans les années 75 je pense)





La cour principale:
Photo prise en 1986 par Eric STRULLU
"Voir page spéciale Aumônerie: chanoine BANTON"

Rien que d’évoquer le nom du stade Magenta, cela me rappelle les fêtes du Lycée. Je nous voie encore, short et maillot de corps blancs, manipuler fièrement une sorte de manche à balai pour exécuter un mouvement d’ensemble qui devait bien regrouper deux ou trois cents participants? On revoit parfois de tels mouvements d'ensemble dans des archives cinématographiques de l'époque des jeunesses hitlériennes ou encore plus récemment des manifestations de masses en Chine. Ignorant ces références historiques, nous n'étions pas peu fiers de cette démonstration car nous avions répété durant de longs mois pendant les cours de gym sous la direction de nos profs. Je pense encore à M. SMADJA ou à M GARRIDO. Et puis il y avait le match de foot traditionnel contre les profs. Je crois que mon frère aîné possède encore quelques mètres de pellicule en 9,5mm, le format de l’époque, retraçant ces moments historiques !

Après avoir lu ces lignes, Bruno HOUAOUI, qui a vécu à Oran de 62 à 88 et a fréquenté le lycée Pasteur, nouveau nom du lycée Lamoricière, a connu un professeur de gymnastique s'appelant GARRIDO, qui possédait, à l'époque, une très vieille PANHARD. Il est fort probable qu'il s'agisse de la même personne qui est restée à Oran après 62.

Les souvenirs qui émergent de cette époque ? ce sont bien sûr ceux des profs. La toute petite madame NAHON, professeur de dessin qui m’avait classé dans la catégorie des chahuteurs, seulement parce qu’elle avait connu mon frère aîné qui excellait en cette matière alors que je n’ai jamais su dessiner une simple pomme qui ne ressemble pas à un ballon de rugby ou à tout autre chose qu’à une pomme.

M. DUCASSE notre professeur de lettres de 6° et de 1° je crois, avec lequel j’ai pris goût au Français plus qu’aux Maths, même si j’ai fini en Math élem. Grâce à A.L.L.O. j'ai pu prendre contact avec lui début 99 et nous avons échangé les souvenirs de nos arrivées respectives à Oran puisqu'il y débarqua en 1948, jeune professeur pour son premier poste et jeune marié qui plus est. Nos deux expériences bien que très différentes, puisque j'étais son élève, ont beaucoup de points communs.
Le nom d'un autre prof de lettres me revient également à l'esprit, M CALMELS me semble-t-il, qui devait faire les classes de Seconde ou de Première.

M. VEAU professeur d’Anglais, que je n’ai pas connu au Lycée bien qu’il y exerçât, mais en qualité de voisin. Il habitait un immeuble en face du nôtre, à l’angle de la rue d’Arzew où se trouvait d’ailleurs l’entrée et j’y ai été prendre quelques leçons d’anglais, qui en fait se sont transformées en leçon de savoir-vivre anglais, son épouse, de pure souche anglaise venant traditionnellement nous apporter le thé et faire la causette pendant une bonne demi-heure. Le seul texte d'anglais que j'ai retenu de cette époque: The Canterville Ghost ! Imaginez vous les efforts que j'ai dû faire vingt ans plus tard quand j'ai accueilli dans mon bureau pendant 6 mois un ingénieur américain en formation lorsque ma société a conclu un contrat pour la construction d'une usine à Porto-Rico avec Philips Petroleum !

M. NOUVEN l’un des deux profs d’Allemand qui faisait tout pour être grossier et écoeurer son collègue plus jeune, Monsieur CLAMADIEU. Sa plaisanterie habituelle: tu es content ? et bien si t’es con, tant mieux !
Vue aérienne du Lycée Lamoricière et de la Banque de l'Algérie.
A droite le jardin du Petit Vichy et le théatre de verdure.
La rue de la Vieille Mosquée longe le côté gauche du Lycée
Photo transmise par Gérard VILLADIER
Quand les Mistral, les chasseurs à réaction de la base de La Sénia survolaient le bahut pendant un cours, il nous disait que les pilotes n’ayant rien à foutre étaient partis prendre l’apéritif à Alger, ou qu’ils en revenaient, selon l’heure de la journée. Il n’hésitait pas à nous flanquer des taloches avec une paluche de dimension étonnamment large pour cet homme de petite taille, mais d’un certain poids ! Et, en guise de récompense si nous avions remarquablement bien répondu, il nous promettait la médaille du saucisson "Mireille", mais pas le saucisson parce qu'il coûte trop cher ! Célibataire endurci il vivait avec sa vieille mère qu’il emmenait à la messe le dimanche, car après avoir juré toute la semaine il disait avoir été à confesse le samedi !
Je ne sais plus si c’est lui ou nous qui avions donné au censeur le surnom de Mac Arthur, à cause d'un poster qu'il avait affiché dans son bureau, mais il l’appelait également par ce surnom et nous débitait de grandes théories sur l’Indochine et le général GIAP

M. NOUVEN, qui adorait critiquer toutes choses, nous déclamait aussi de temps en temps un couplet sur le "Bou you you" d'Hammam Bou Hadjar. Aves vous cinnu ce petit train célèbre ? Je désespérais de retrouver quelques documents à ce sujet jusqu'à ce que... mais je m'éloigne. Pour la direction d'Amam Bou Hadjar, suivez plutôt la flèche:          ----->

M. COIRAULT, Prof de Français-latin-grec, dont je n'ai pas beaucoup mémoire, bien qu'il figure sur la photo de classe de la P° C1 que vous trouverez plus loin.

Avez vous connu notre professeur de latin M. DAROLLE? Myope comme une taupe, avec des culs de bouteille en guise de lunettes, c’était un homme d’un certain âge portant toujours noeud papillon, guêtres blanches et cachant ses cheveux blancs sous un feutre. Ses cheveux en fait étaient rarement blanc car il s’y essuyait volontiers les doigts qu’il avait préalablement tachés du rouge d’un stylo à bille baveur, mais à cette époque tous les stylos à bille étaient baveurs! ( Merci M. le baron BIC !)
Il avait inventé une méthode formidable pour ses cours: le dépotoir. Dès que l’on ne savait pas répondre ou que l’on avait fait une bêtise on allait au dépotoir, c’est à dire sur le rang du fond de la classe et il ne s’intéressait plus à celui qu’il avait ainsi rejeté jusqu’à ce qu’une note exceptionnelle à un devoir le fasse revenir sur sa décision.
J'ai eu le privilège de copier 100 fois la phrase suivante: "je n'omettrai pas de mettre des points sur les i, sur les j et à la fin des phrases." Jean Pierre RAMOGNINO que j'ai également rencontré sur le Web et avec lequel j'ai beaucoup travaillé à la création d'un site consacré au Musée de l'Ecole, m'a raconté qu'un jour il avait mis le titre de la version sans le point à la fin puis recopié un morceau d'un article du journal "L'Oran Républicain", il a obtenu un "1 avec négligence inadmissible..." sans autre remarque, la lecture du devoir s'étant certainement arrêtée aussitôt après ce point manquant ! Il nous laissait parfois le choix entre une "calbote" ou 4 heures de colle. La "calbote" était une sorte de pichenette assénée sur le sommet du crâne par le poing fermé en rotation sur le pouce. N'essayez pas d'imaginer il faut le voir pour comprendre, mais ça faisait mal à des gamins de 12 ou 13 ans et à cette époque aucun n'aurait eu l'idée de se rebeller ou de se plaindre...
Comme je me suis trouvé très vite au dépotoir, mon père a décidé de vaincre le mal par le mal et a demandé à M. Darolle de me donner des cours particuliers. Je me souviens qu’il habitait rue de la vieille Mosquée, non loin de la petite entrée du Lycée. Je n’ai pas suivi beaucoup de leçons, une dizaine peut-être ont suffi pour qu’il m’apprenne une méthode quasi mathématique de décorticage des phrases latines avec des crayons de couleurs et un code de crochets et de parenthèses, qui m’ont permis de quitter définitivement le dépotoir, ce qui est déjà pas si mal, mais surtout d’obtenir une brillante note en latin au bac ce qui m’a rattrapé de notes scandaleuses en Histoire et Géographie dues à une certaine paresse...

Aussi étrange que cela puisse paraître pour un futur ingénieur, je n’ai quasiment aucun souvenir des professeurs de matières scientifiques, mathématiques, physique chimie... hormis un certain ZURBACH, prof de maths, parce qu'on m'a soufflé son nom et que j'y ai aussitôt associé l'image d'un homme d'un certain âge avec un béret basque vissé en permanence sur le crâne et une belle moustache blanche.


 
Vous souvenez vous des cérémonies de remise de Prix. Elles avaient lieu à la fin du mois de Juin en présence des autorités. Eric STRULLU en a retrouvé 3 exemplaires des cahiers édités à cette occasion par la librairie HEINTZ et il a même retrouvé, pour ceux qui seraient intéressés, le discours prononcé par M. Léon VASSEUR Professeur d'Histoire et Géographie en fin d'année 1954 ! Voir pour cela le site spécifique de ALLO.
 
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