MAI 58 à ORAN



Le reportage photo qui suit est l'oeuvre de Eric STRULLU. Il 'agit à l'origine de diapositives prises avec un apparaiel Foca standard.
En 58 Eric était correspondant de presse de l'AGELCA, association des Lycéens, et à ce titre il possédait une carte de presse qui lui a permis de franchir les barrages et de se trouver toujours au premier rang pour prendre ces clichés historiques.



Ces documents sont uniques et sont une part de notre histoire. Chacun les regardera avec ses propres idées se souvenant de ses espoirs, de ses déceptions ou en se disant que rien ne pouvait être changé....
Qu'ils réveillent nos souvenirs , mais en aucun cas ne déchaînent nos passions: l'Histoire avance sans toujours nous demander réellement notre avis....


cliquer sur les vignettes avec le bouton gauche de la souris pour les voir dans leur taille optimale.


Oran est encole calme ce matin là...

Vue de la rue bugeaud, la vierge de Santa Cruz veille sur la ville
tout est calme
la place Foch est comme à l'ordinaire
l'Opéra se réveille,
le soleil imonde le Front de mer
Les bateaux musardent au mouillage


.... et pourtant....

Il y a du monde au balcon
La foule se presse
sur les trottoirs de l'avenue Loubet


On attend du monde... et du beau monde


déja des troupes convergent vers l'avenue Loubet et le monument au morts.



Ce sont les anciens combattants
avec leurs porte-drapeaux
Les "Français-musulmans" y sont nombreux
.
Ils arrivent sur l'avenue Loubet
Il y a aussi les associations de résistants



Les personnalités convergent également vers le point de rassemblement...

Le docteur Sid Cara
les autorités militaires
le général Massu



Enfin le voilà, celui qui devait jouer un rôle déterminant dans l'avenir du pays

Le cortège arrive...
On l'apercoit dans sa voiture
Ayant mis pied à terre,
il amorce sa descente vers le monument aux morts
les photographes se bousculent
Sa tête dépasse celle des autres
Le détachement d'honneur présente les armes
tandis que le cortège approche du monument
Le général Salan accompagne de Gaulle
La troupe rend les honneurs
Puis la musique de la légion regagne ses quartiers



Et c'est déjà fini...

Le front de mer s'est vidé...
Au lycée, le monument aux morts est toujours là...
La cour d'honneur sert de parking
S'est-il vraiment passé quelque chose... ?
Et sans qu'on le sache, l'Algérie n'est déja plus française.
.
Pas de vagues dans le port..
.


La manifestation du 21 mai 58 au stade Fouques Dupard, vue par Daniel JACQ:







Les "autorités en visite (documents Michel GONZALES:

juin 58, Massu Soustelle juin 58 le Général Salan Salan Soustelle


La visite de cette page a amené Henri TOMASI à nous confier son propre témoignage:

je tiens a féliciter la personne qui vous a envoyé le reportage photographique sur la visite du général de gaulle a oran, cela me rappelle des souvenirs personnels: Mon père qui etait dans l'armée de l'air(escadrille de chasse Aurès Némenchat .1/20) a fait partie de l'escorte aérienne de l'avion présidentiel, son escadrille etait équipée de chasseur Mistral, et il m'a raconté cette anecdote:
normalement il n'aurait pas du en faire partie, mais comme il etait d'alerte et que la radio avait signalé qu'un avion de l'escorte avait des problèmes de cockpit on lui donna l'ordre de décoller pour le remplacer, et ce fut lui qui prit le commandement de l'escorte, il me dit que le pilote de l'avion présidentiel les obligeait à se rapprocher mais il restait a distance normale par crainte de turbulence. Je l'ai vu passer au dessus des immeubles que nous habitions(citée de l'air a Saint Hubert) au moment ou commençait la manœuvre d'approche de la piste; j'ai demandé a mon père ou il se trouvait dans la formation il me répondit qu'il etait le 3e sur la droite.
je me suis rendu sur la route qui menait en ville et j'ai aperçu le cortège présidentiel passant a grande vitesse, je n'ai pas assisté a la grande revue sur le front de mer, mais lorsque le président se rendit au stade Fouque du Parc ou il proncera son discours, comme le stade n'etait pas loin de chez mois(je le voyais des fenêtres de ma chambre) j'ai essayé de rentrer dans le stade, mais j'ai renoncée car il y avait trop de troupes, mais j'ai réussi a écouter le discours car dans la cité étaient garés les cars militaires qui avaient transporté les troupes et les chauffeurs nous ont laissé écouter le discours dans les cars car ils avaient des transistors.
voila tous ce qui me revient de cette visite.