Les personnalités bien connues:

Terminons notre voyage au Musée des souvenirs par les photos de ces personnages bien connus de tous, à des titres divers:
M. Fouques Duparc
Maire d'Oran
M. Ali Chekkal
Président de l'assemblée Algérienne


< >
Mg Bertrand Lacaste
Evêque d'Oran
Léo Palacio Journaliste à l'écho d'Oran


LES MAIRES D'ORAN


Victor Gonzales a recensé les Maires qui se sont succédés depuis la prise de la ville jusqu'en 1962

La ville donna le nom de ses maires à des quartier, des places, des rues... De Lesseps, Choupot, Garbé, Andrieu, Floréal Mathieu, Laurent Fouque, Hyppolite Giraud, Colombani, Béranger, Molle, Le stade de Foot de 25.ooo place prit le nom de Fouques-Duparc, qui fut secrétaire de l'Etat de l'aviation. Le premier sénateur en 1875 fut Pomel qui eut sa rue.

38ème et dernier maire: Fouques-Duparc le seul Oranais 1948-1962 (fit venir l'eau de Béni-Badel, remplaça les trams et les rails par les trolleys et les autobus urbains, construisit le grand stade qui porta son nom Avenue de Valmy, acheva le Bd Front de mer, splendide balcon de 5 km dominant le port et la mer. embellit la Promenade de Létang)
37ème : Dr Jules Abadie, 2 mois .
36ème : Zannetacci, 1 an
35ème : Casimir 1945-1947

34ème : Levèque 1941 nommé par le gouvernement de Vichy
33ème : L'abbé Lambert 1934-1941 était le plus populaire de tous les maires . demanda à partir à la guerre malgré son mandat. fit raser les murs de la ville pour donner naissance aux boulevards de 40 mètres de large. On lui doit l'amorce du Front de mer, les halles centrales, les magasins généraux, le Parc municipal, la recette principale, les soupes populaires. les marchés ultras-modernes de Michelet et Lamoricière, mais il n'apporta pas l'eau douce promise.
32ème : Ménudier en 1931 époque du centenaire de l'Algérie. Les quartiers ouest prenaient leur essor: Maraval, Cuvelier, Potin, Choupot, Cité Petit. A l'est St Hubert, On lui doit la naissance des HLM, les foyers oranais
31ème : le Docteur Molle 1923 pendant 8 ans
30 ème : Béranger du 13 mai au 16 juin 1923 .

29 ème : Jules Gasser 1912 pour 9 ans Sénateur
28 ème : Colombani sénateur 1912 pour 9 ans
27 ème : Colombani (fit aménager la promenade le Létang du nom de celui qui la créa. Plaça des bornes fontaines et développa Delmonte et Bel-air
26ème : Hyppolite Giraud 1905-907 Il voulut supprimer le chateau-neuf qu'il qualifiait de Kremlin

25ème Gobert.

24 ème : Pierre Couture.
23 ème Laurent Fouques.
22 ème : Floréal Mathieu en 1892.
21ème : Floréal Mathieu 1886.
20 ème : Rey fin 1882 début 1883

19ème : Floreal Mathieu 1878 : déposa le plan de l'actuel hôtel de ville le 10 juin 1882. La précédente mairie se situait à l'angle de la place Kléber et rue Haute d'Orléans et avant celle-ci, rue Trobadas près de la place de la perle
18 ème : Docteur Cauquil 6 fécrier 1877 donna à la ville le nom des rues et la numérotation. le mur de clôture du cimetière de Tamasouet, l'école de Karguentah et une Caisse d'Epargne
17ème :Bariat 30 mars 1872 créa le boulevard Séguin
16 ème Gradwolhl le 20 nov.1871 ne resta que 3 mois (fit remplacer le dangereux escalier de bois qui reliait la place de la république au marché Bastrana ainsi que le Théâtre en escalier de pierre aujourd'hui disparu, et une aiguade d'eau douce pour approvisionner les navires
15 ème : Andrieu le 16 octobre 1870 pendant la guerre

14 ème : Renault le 8 avril 1868 obtint le raccordement de la promenade de Létang avec les places Karguentah- Ste Thérèse)
13 ème : Garbé le 5 août 1867 : Directeur des affaires civiles et Préfèt
12 ème ; Choupot en 1867.
11 ème Decugis 25 décembre 1866
10 ème : Carité fit construire de marché Karguentah aujourd'hui disparu dans un incendie

9 ème Armand Marion.
8 ème le Docteur Cauquil.
7 ème ; Freixe
6 ème : David le 8 sept 1850 (IIème république)
5 ème : René Lebon, un avocat élu. Recensemen : 32100 h dont 8480 Français

4 ème Mr Jonquier , désigné par le roi Louis Philippe en février 1848 peu avant sa chute - un adjoint pour La Sénia, un adjoint pour Mers-el-Kébir
3 ème : Pascal de Lesseps en 1834 (parent de Ferdinand de Lesseps qui ouvrit le canal de Suez)
2 ème : il semble que ce soit le Général Boyer
1er : Le général commandant d'armée nommé par le roi Charles X le 1er décembre 1831




Une star oranaise:


Orane DEMAZIS
Orane, est née vers 1905 à Oran et décédée à Paris à plus de 90 ans.
Nous la connaissons tous pour l'inoubliable rôle de Fanny dans la célèbre trilogie de Pagnol.
Arlette Garcia qui habitait comme elle rue Schneider, nous a transmis, par l'intermédiaire de son amie Maryse Saurel, un article souvenir paru dans la revue "Bonnes Soirées il y a une dizaine d'années environ , sous la plume de Eric de Goutel.


ORANE DEMAZIS, "FANNY ma meilleure Amie",

Orane DEMAZIS doit son étrange prénom à sa ville d'ORAN, en Algérie, dont elle est originaire et qui a été ainsi mise au féminin! Demazis est un pseudonyme. Elle s'appelle en réalité BURGARD. Elle habite toujours Paris.

"Il lui arrive de regarder la télévision, surtout le cinéma. Pourtant, ce soir,… elle ne choisira pas FR3. Orane Demazis, Fanny pour l'éternité du septième art, préfère les souvenirs. "Je n'aime pas revoir mes films et pourtant le rôle de Fanny est l'un de mes préférés." Elle lui en veut un peu à cette Fanny, connue dans le monde entier, d'avoir mis dans l'ombre la comédienne: "C'est ma faute. Je me suis laissée trop envahir par ce personnage, par timidité. Cela a presque stoppé ma carrière. Au restaurant, il suffisait que quelqu'un me reconnaisse pour qu'on vienne me demander des nouvelles de Marius ou de César"

"Orane a commencé sa carrière en 1928 au Théâtre de l'Atelier, fief de Dullin: "Marcel PAGNOL habitait le quartier, rue d'Orsel, et venait souvent en voisin. Un soir, il me propose un rôle dans sa pièce "Jazz", au Théâtre des Arts, futur Théâtre Hébertot, avec Pierre Blanchard et Harry Baur. Puis nous avons joué "Marius", au théâtre de Paris. Plus de mille fois avant qu'il ne décide de transformer la pièce en film. Pagnol imposa à la Paramount, qui n'était pas très chaude au début, toute son équipe de comédiens."

Avec l'accent de Marseille

" Pareil pour "Fanny" et César qui ont d'abord été des œuvres de théâtre Un excellent entraînement qui amena Orane dans cette ville de Marseille qu'elle ne connaissait pas.

A l'époque, en 1936, la ville était encore plus pittoresque avec ses marchands de poissons, ses vieux quartiers. Pagnol aimait à travailler à la tombée de la nuit et toutes les scènes importantes étaient réalisées le soir. Il écrivait les dialogues au jour le jour et les donnait à ses comédiens à dix heures du matin. Orane était éblouie par Marseille et les autres comédiens. RAIMU disait d'elle: "Cette petite, je la veux absolument près de moi. C'est elle qui me donne l' émotion." Avec un accent, bien sûr, qu'Orane dut apprendre "sur le tas". "Très mal d'ailleurs. Pierre FRESNAY a réussi beaucoup mieux que moi."

" Certains puristes reprochèrent même à Pagnol d'avoir pris une "étrangère" pour le rôle. Pourtant Orane Demazis avait bien compris les intonations provençales: "Quand j'ai joué Eponine dans "Les Misérables", de Raymond Bernard, il fallait que j'appelle un autre Marius, celui de Victor Hugo, qui allait donner sa vie sur les barricades de la révolution. Je n'ai pu m'empêcher de prendre l'accent de Marseille. Le réalisateur a protesté!"

"Le beau visage d'Orane Demazis mais aussi son intelligence tranquille, sa douceur, sa générosité naturelle lui valurent bien des conquêtes. A commencer par Pagnol lui-même qui ne résista pas à la Fanny qu'il avait choisie. Il lui donna un fils, Jean-Pierre, et d'autres rôles dans "regain" et surtout "Angèle". Un autre tournage qui fut extrêmement difficile dans les collines arides de Haute-Provence, sous un soleil de plomb: .. Un camion montait 1'eau qui devait inonder la cave où Angèle et son bébé vivait misérablement. Un jour, le véhicule n'arrive que la nuit. C'est ainsi qu'à minuit passé, ce soir-là, j'ai failli mourir d'une congestion dans une vieille maison où Pagnol voulut tourner sans attendre!"

" Sa rupture avec Pagnol, puis la guerre, ont ralenti ensuite la carrière d'Orane Demazis, mais elle a beaucoup joué encore, dont quelques rôles qui l'ont marquée, après la Libération.

L'Affiche de Dubout pour le film

" Une vingtaine de films dont les derniers sont "Souvenirs d'en France", d'André Téchiné, et "Bastien Bastienne", de Michel Andrieu, en 1975, un peu de télévision avec Bluwal et Kerchbron et beaucoup de théâtre: Le Pélican", de Strindberg, et surtout Mme Frola, dans "Chacun sa vérité" de Pirandello, qu'elle a joué sur scène plus de mille fois."

" Et puis un jour, elle a choisi une retraite heureuse dans son appartement du quartier d'Auteuil, à Paris, où plane encore le souvenir de Pagnol. Orane Demazis a 86 ans et son plus grand bonheur est d'accueillir ses petites-filles, Jeanne et Mathilde, qui ont 7 et 5 ans. Ces enfants des années 80-90 peuvent apercevoir chez elle une affiche originale dont rêveraient bien des collectionneurs: celle de "César", dessinée par Dubout. C'est bien la seule image du film dont elle soit satisfaite. Elle préfère en effet ne pas se regarder à l'écran car "il y a trop de choses que je voudrais changer mais c'est bien sûr impossible". Orane Demazis a toujours été une grande perfectionniste." - (Eric de Goutel)

Charles Théodore GARBE

Sans doute moins connu que les précédents car plus ancien, bien qu'un square porte son nom !
Charles Théodore GARBE est né à Paris le 15 août 1814 Il obtient un baccalauréat de lettres à 17 ans et devient Avovat à la Cour Royale.
En 1846 il accompagne le comte DUBOIS, nommé Direcvteur des Travaux publics en Algérie. En 1848 il est nommé Directeur des Affaires Civiles à Oran puis Préfet en 1849 à la création des 3 préfectures. Il sera révoqué injustement à la suite d'un incident survenu aux couses d'Oran avec le Général Pélissier. Déçu, il rentre à Hesdin berceau de sa famille dans le Pas de Calais; onlui promet une nomination comme Préfet d'Arras: nouvelle déception ainsi que celle de fiançailles avortées faute de situation brillante !
Il rettourne alors en Algérie et est élu au Conseil Général d'Oran, puis Président de ce même Conseil et Maire d'Oran où il meurt en 1868


La tombe de Charles Théodore Garbé au cimetière Tamazoueth


Le chef de bataillon CHAUSSON
Un homme qui s'illustra en particulier durant la guerre pour l'organisation de la défense passive
Voici l'article paru lors de son départ en retraite en 1958:



C'est à son petit fils Olivier MANHES que nous devons ce document ainsi que les deux suivants qui sont des copies partielles de son carnet d'adresses





un autre oranais célèbre pour une raison différente: