je reprend contact, pour raconter une période de ma vie allant de 1949 à 1956, date où j’ai quitté la rue des Jardins, pour aller habiter Cité Jourdain , proche de Dar Beida, jusque en Juin 1962.

Je suis né donc le 12 07 1949 , 11 rue des Jardins ou 4 rue Trobrian.

 

C’est un immeuble de  4 étages, avec un étage en dessous du niveau de la rue des Jardins, et dont les fenêtres donnaient sur la rue Trobrian.

 

Au coin de la rue Trobrian, il y avait une laiterie (oui ! oui !) avec des vaches ! Quand j’y repense encore : à 200 mètres du centre ville ! J’allais avec mon cousin Mimi y chercher le lait !

 

J’habitait juste à coté des établissements Toffoli, qui fabriquaient de la literie je crois.

 

De par cette rue on pouvait aller soit vers le ravin Raz El Ain, à gauche, soit vers la préfecture à droite, en passant devant l’imprimerie Heintz, la poste.

Du coin de la rue Trobrian on pouvait apercevoir le cinéma Familia.

 

En bas de la rue des Jardins , il y avait une espèce de salle en voûte de pierre, où mon père jouait de la musique ,dans la fanfare des Amis Réunis. Je me souviens des répétitions avant les défilés, le bruit énorme d’une fanfare sous la voûte, et moi à 5 ans impressionné !

Aujourd’hui encore quand j’entend ou je vois passer une fanfare.. que de bons souvenirs !

 

Il y avait de part et d’autre de mon immeuble, 2 petites rues , en descente avec escaliers (j’ai oublié leurs  noms) avec des rampes centrales métalliques.

 

Je ne me rappelle pas la rue d’Ulm, mais plutôt la rue des Juifs avec son marché .

Je me souviens que mon cousin m’avait fait remarquer une maison où….elle semblait close, chose curieuse..

 

Le marché de la rue des Juifs m’a marqué avec les odeurs, les sacs remplis d’épices débordant.

Un confiseur , Mr Touati y a avait un magasin, je ne raconte pas les odeurs de bonbons et autres, sans compter que je repartais toujours les mains pleines.

Je me souviens que du coté sud de la rue des Jardins il y avait des jardins en restanque, je me souviens y voir des gens qui y habitaient, et qui s’agitaient..

 

Un peu plus haut évidemment on arrivait sur la place d’où partait les cars ;

 

Le grand magasin Darmon, était intéressant pour moi à Noël, et ils nous tardait de voir les expositions de jouets.

 

J’habitais au 11 rue des Jardins, au dessus d’un taxidermiste Mr Cabrera, qui avait sa boutique rue Trobrian donc. Cela me paraissait bizarre tout ce qu’il y faisait là.

Les anecdotes : une grenade défensive traînait dans le patio de Mr Cabrera, que l’on pouvait apercevoir du balcon intérieur de l’immeuble. Origine inconnue !  Mon père la récupéra  , et l’amena au commissariat ( proche du cinéma Familia), où les policiers se jetèrent à plat ventre en voyant l’objet. Mon père décédé aujourd’hui en a rit pendant longtemps .

Trois étages au dessus de nous habitait notre docteur de famille, Mr Lamanovici, un roumain, qui usa de sa science pour soigner une jeune fille arabe qui se réfugia une nuit dans notre palier , un couteau planté dans le dos.

Querelle de famille…

Je me rappelle voir tomber la neige sur Oran (1954 je crois), à travers la  fenêtre de ma chambre.

J’ai vécu là jusqu’à 6 ans.

Mon école a été Bastrana, en bas de la rue Philippe, au bout de la rue de la Mosquée.

Mon dernier instituteur Mr Roux en CE1. Une cour grouillante de bruits et de gamins…

Mes copains de classe Clarès, Laquelle ..

Mon père est né à la Calère en 1922… et là il y a de quoi raconter encore (patronage, la guerre..)

 

A suivre..

Cordialement !