Plein soleil sur les terrasses d'Oran



La lessive….

Voilà un sujet que nous n'avions pas encore abordé, et pourtant dans une grande ville méditerranéenne c'était une occupation fort importante et très planifiée. En Métropole, les plus anciens d'entre nous surtout dans les petits bourgs de campagne se souviennent sans doute de la corvée de la lessive. J'y ai participé moi-même chez mes grands parents. Cela se passait au lavoir communal et quand on faisait le déplacement ce n'était pas pour rien. La "Grande lessive" se faisait environ tous les deux mois: Les draps en particulier s'empilaient dans une brouette que l'on transportait jusqu'au lavoir. Un premier voyage avait été fait préalablement pour transporter la lessiveuse et le combustible. Souvent les femmes se mettaient d'accord pour se rendre au lavoir entre copines afin de passer une bonne journée à faire marcher la langue…. C'est là que s'échangeaient les nouvelles du village….

Arrivé à Oran, dans une ville de 300.000 habitants en 1946, avec ses grands immeubles, plus question de se rendre au lavoir, d'ailleurs, personnellement je n'en ai jamais connu, il y a pourtant du y en avoir à une certaine époque ? Mais tous ces grands immeubles étaient munis de terrasses. C'est d'ailleurs là que se trouvaient les réservoirs d'eau permettant de constituer une certaine réserve en cas de coupure. Cela nous a été fort utile lorsque le barrage de Beni Badhel a été mis en service et que des coupures sont apparues pour des raisons soit naturelles, (des pannes) soit liées à des attentats terroristes…!

Bref revenons à nos terrasses qui comportaient toutes un local buanderie avec ses bacs, une aire d'étendage importante et qui étaient toutes fermées à clef, pour deux raisons:



Toutes les photos de Michel Gonzales sont prises depuis la terrasse du 12 rue Adolphe Cousin, la sienne.
Ici: vue sur la terrasse du N° 18 avec, à droite sur toit, le réservoir caractéristique qui alimente l'immeuble en eau potable. A gauche, les terrasses des immeubles du côté impair. Au fond la Montagne des Lions...


C'est Michelle LeGales qui la première nous demande de faire fonctionner nos neurones et de fouiller au fond de nos mémoires. Curieusement, les garçons seront les premiers à lui répondre…!
Bon puisqu'on est dans les souvenirs, si nous parlions des lessives organisées sur les toits des immeubles quand les lave-linge n'existaient pas. Allez les filles, à vos souvenirs.
Michelle
.

Après cet appel, de nombreux amis évoquent avec moult détails le "cérémonial lessive": Il existait donc tout un rituel que mes amis oranais décrivent mieux que moi;;; ce qui me permet de leur céder la parole:

C'est vraiment un sujet que tout pied-noir ne peut oublier. J'habitais un immeuble ou nous étions 9 locataires. A tour de rôle nous avions droit à l'accès de la terrasse pour la grande lessive. Comme nous étions une famille nombreuse, je ne te dis pas le nombre de draps et linge. Cela durait au moins 2 jours si je me souviens bien. Et pour tout te dire, ce jour là la femme de ménage ( fatma ) était nourrie mieux que la famille, afin d'avoir assez de force pour laver tout ce linge. Et pour le final, c'était la rivalité entre voisins pour savoir celui qui avait le plus beau linge. Souvenirs lointains mais toujours aussi frais dans notre mémoire.
(André Sportouch)



Vue vers l'ouest. En bas à droite une partie de la terrasse du 9 de la rue A. Cousin: celle de André Sportouch. (photo Michel Gonzales)


pour la terrasse, ho que oui j'en ai de bons souvenirs, nous, nous avions le droit de l'avoir le lundi, car c'est le jour de fermeture du salon de coiffure de mon père et dés le dimanche soir ma mère mettait toutes les serviettes et peignoirs à tremper dans les grands bacs en ciment qui avaient une "planche à laver" devant.

Ensuite dallé qué dallé avec la grosse brosse à laver en écartant les boules de saponil (?) mais le modernisme est arrivé et ma mère louait une des première machine à laver, il fallait brancher la bouteille de gaz pour que l'eau chauffe, mais le gros boulot était aussi pour moi car après l'école à 11h30 je devais tourner la manivelle de l'essorage. C'était deux rouleaux en caoutchouc noir, il fallait que tout soit fini avant 17 heures, heures où le loueur récupérait sa machine.
(Didier Barcelona)

Oh oui, je me souviens du jour de la lessive.....le lundi car nous avions droit ce jour-là soit aux lentilles ou aux haricots qui mijotaient toute la matinée le temps que ma mère faisait le lavage en haut sur la terrasse. Cette même terrasse où le matelassier venait redonner une nouvelle vie à nos matelas de laine.....

Aujourd'hui, nous nous plaignons que nous sommes fatiguées lorsque nous faisons le lavage alors que nous n'avons qu'à remplir la laveuse!!! et quant au séchage, à part l'été où nous pouvons étendre dehors, nous n'avons qu'à remplir la sécheuse et attendre en faisant d'autre chose et le linge ressort tellement doux et moelleux!!! mais il y manque l'odeur du haut de la terrasse!!!
(Mouna du Canada)



Vue vers l'Est. On aperçoit les lessives qui sèchent. Au 16 pas grand chose, mais par contre au 18 la terrasse est pleine. Photo Michel Gonzales


Effectivement, la terrasse reste un beau souvenir; je crois que les garçons y trouvaient autant de plaisir que les filles ! j'ai eu en plus le bonheur de venir au monde et de vivre sur une terrasse, place Kléber ;à droite l'ancienne préfecture, à gauche l'hôtel Métropole, en face, l'imprimerie Fouque, au centre, la fontaine et les trois palmiers, majestueux !endroit idéal pour profiter pleinement de tous les défilés, revues, manifs etc.... de cette époque !
mais cette buanderie, c'était notre bonheur , deux bacs, assez larges pour nos servir de bassin les jours de grande chaleur ; que d'heures passées à barboter! à la maison nous n'étions que des garçons, 3 , et bien entendu toutes les " corvées " étaient pour nous ! ( je sens que nous allons aussi parler des cuivres et de la poussière sur ces fameux buffets tarabiscotés) ! pas de jupon à étendre ou a amidonner, mais en vous lisant toutes et tous, un geste, assez rituel m'est revenu en mémoire:
le " bleu " , ce petit cube, enveloppé dans un morceau de tissu, serré de plusieurs nœuds, que nous plongions dans une eau toujours fraîche, cette petite boule que nous brassions encore et encore, jusqu'à ce que l'eau soit aussi belle que le bleu de la mer ! Enfants, c'était toujours un miracle que de tremper tous les blancs, dans du bleu, pour les avoir plus blanc encore !!
mais pour ceux qui ont eu le plaisir de le connaître, il y avait un endroit convivial , où toutes les femmes se retrouvaient ( avec nous, petits porteurs) avec beaucoup de joie, toutes communautés confondues, c'était les lavoirs du ravin Raz-el Aïn ! (Guy Montaner)

(NDLR) Ah, je pensais bien qu'il y en avait aussi des lavoirs…!

En effet, du haut de ces terrasses on pouvait voir beaucoup de choses. Nous habitions à 50 m de la rue Gl Leclerc et j'ai vu de là bien des manifs et défilés. Pour y aller l'après-midi et surtout sans raison valable, il fallait être en bon terme avec la concierge qui avait la haute main sur la clé.

Je pensais aussi tout à l'heure à ces carrés de bleu qui étaient un grand mystère pour moi. Que le bleu rende blanc, c'était très fort.

Et l'amidon, je l'avais oublié. Les cols et poignets des chemises étaient amidonnés ainsi que les rideaux. ça aussi, je l'avais oublié.

Ma mère s'était élevée à la Marine et parlait souvent des lavoirs de ce fameux ravin.

De ce quartier, je n'ai quasiment aucun souvenir. Nous allions voir une amie de ma grand-mère qui habitait rue Charles Quint mais c'est très vague dans ma mémoire.
(Marie Thérèse Glaizal)



La terrasse sert aussi à se retrouver entre amis, en hiver, pour profiter du soleil. De gauche à droite: Jean Pierre PIRA, Michel GONZALES, Jean HUGON


Je voudrais dire aux filles, qu'elles n'avaient pas l'exclusivité d'accès aux terrasses des immeubles et aux buanderies. Non, mais!
Pour ma part (comme pour pour les tôles des monas à apporter au four du boulanger), j'avais un rôle de transport des corbeilles de linge vers la buanderie et aussi une aide pour l'étendage. Non sans avoir au préalable essuyé les fils pour enlever toute trace de rouille et salissures diverses.

Personnellement, je montais sur la terrasse aussi pour d'autres raisons :

C'est vrai que c'était un avantage inestimable. Et irremplaçable.
(Michel Gonzales)


et bien nous, place de la perle, rue adjudant chef Pasquier !!! nous lavions dans la cour ! chaque résident avait donc deux baquets: un pour laver ,un pour rincer; imaginez: nous étions une douzaine de locataires .peut-être que les VO de la marine se rappellent de cette cour célèbre …. puis nous étendions notre linge bien sur a la terrasse au grand soleil; .cette terrasse nous servait l'hiver à prendre le petit soleil.
(Francine Courtonne de la place de la perle)


Une autre terrasse depuis le n°5 de la rue Pégoud à St-Eugène. On distingue sous le linge étendu au fond de la photo les lettres CAZAR, il s'agit de la fin de l'enseigne du cinéma "ALCAZAR". (Photo Guy Pinto)


Oui, bien avant l'apparition de nos lave-linges actuels, nous avions cette spécificité en Algérie, tout comme sans doute les régions riveraines de la Méditerranée, de pouvoir laver le linge et le faire sécher sur les terrasses de nos immeubles. Je me souviens de ma très douce grand-mère maternelle, chargée de superviser les lessives sur la terrasse après que la fameuse clé nous en ai été confiée. Pour avoir la paix, elle consentait à me confier le lavage de petits mouchoirs (déjà propres).

Quel plaisir de s'aider (fort maladroitement) de cette planche rainurée et de ce savon de Marseille pour frotter ces linges en imitant les gestes d'une ménagère ! Je plongeais alternativement mes petits mouchoirs dans l'eau savonneuse du premier bac en ciment, pour les rincer ensuite dans l'autre bac où l'eau coulait à flot.

Et puis venait le moment de l'étendage de ces linges, la sortie vers la terrasse où aveuglée de soleil, plissant les yeux, je trouvais enfin une petite place où placer ces mouchoirs à l'aide de solides pinces à linge en bois.
Quelques minutes à peine suffisaient pour que le soleil en absorbe l'humidité et nos mouchoirs claquaient au vent.
Ces souvenirs remontent vers moi et j'entends les chansons de ma grand-mère et de notre vieille Mimouna, notre "bonne" - plutôt l'amie de la famille - .

Quel bonheur ! Aussi imaginez un peu le désarroi des PN en constatant qu'à Paris il n'y avait pas de terrasse.
Qui a oublié le sketch de la Famille HERNANDEZ, où les PN arrivés à Paris demandent au concierge la clé de la terrasse ?
(Michelle Legales)


Le linge sèche aussi sur la terrasse du 4 rue Lamartine: Khalia Bessaraoui y a fait la lessive de la semaine et ma petite soeur est dans les bras de Fifine la bonne espagnole. ( Photo JCP)
N'est-ce pas aussi cela le symbole de l'Algérie: une petite métropolitaine entre une arabe et une espagnole ?

Sur cette même terrasse je ne suis pas très vieux lorsque je pose "pour la postérité", en compagnie de cette jeune danseuse qui est ma soeur.
Une fois par semaine j'avais la clé de la terrasse pour pouvoir laver mon linge la haut c'était vraiment super ce jour la je déjeunais sur cette terrasse!!!!!! on trempait le linge dans des baquets et on frottait ce linge avec du savon de Marseille sur la planche a laver !!! ensuite on le rinçait dans des bassins en ciment
Il y avait une chaudière ou on mettait des bassines en zinc que l'on remplissait d'eau savonneuse et on faisait bouillir le linge blanc!!!! avec un bâton on tournait le linge et on le mettait dans les bassins pour les rincer car impossible de les retirer avec la main c'était brûlant
Et puis on remplissait un baquet d'eau, on y mettait des pastilles de bleu ce qui rendait le linge blanc éclatant au soleil !

Sur nos terrasse des fils étaient tendus d'un mur a l'autre sur lesquels on étendait ce linge. Comme il sentait bon !!!! j'avais passé une merveilleuse journée malgré le travail que cela donnait. Quel merveilleux souvenir !!!!
jaja de l'azur


Je ne répéterai pas moi-même ce qui a déjà été dit, je complète seulement de quelques anecdotes personnelles. Au début, peu de temps après notre emménagement rue Lamartine, la "fatma" chargée de ces tâches pénibles, il faut bien le dire était Khalia Bessaraoui, une dame déjà d'un certain âge, mais extrêmement dévouée. Puis avec le progrès, ma mère a convaincu le paternel d'acquérir l'une des premières machines à laver apparues sur le marché français d'après guerre. Elle était de marque "Conord", munie d'une rampe à gaz ( nous étions raccordés au gaz de ville) et de deux accessoires interchangeables: un batteur, muni de 3 branches et animé d'un mouvement de va et vient que l'on sélectionnait à l'aide d'un bouton, et un panier essoreur, sorte de panier à salade qu'il fallait mettre à la place du batteur et qui centrifugeait le linge. C'était miraculeux ! Pas de programmation bien sûr mais un sélecteur qu'il fallait mettre en position selon le travail demandé. C'était en fait une lessiveuse perfectionnée munire d'un moteur électrique. La vidange pouvait de faire par un flexible à raccorder sur le lavabo, mais bien sûr il fallait manipuler le linge et on ne pouvait faire qu'un drap à la fois…! Aussi pour ces derniers nous avons continué à fréquenter la terrasse et pour économiser Khalia, nous lui avons adjoint Badra, une mauresque d'origine noire de grande taille et d'une grande vigueur, qui pour plaisanter soulevait ma mère (50 Kg) à bout de bras en rigolant et lui disant "ma petite madame !"

Un souvenir particulier concernant Badra: Elle était très respectueuse ,je devrais même dire scrupuleuse pour ce qui concernait sa religion. Je me souviens de lessives sur la terrasse en plein mois d'août en pleine période de Ramadan où elle refusait de se rincer la bouche, de peur d'avaler une goutte d'eau ! Et en plus elle prolongeait son Ramadan d'une semaine pour son frère qui avait mal tourné, et lui, ne le faisait pas du tout. J'ai toujours eu beaucoup de respect pour cette femme.

deux photos dues à JP LASRY pour illustrer encore cette page:
sa mère Henriette LASRY
La même entourée de ses deux filles
Pierrette et Colette




….Et les réfections de matelas

Car les terrasses avaient aussi une très grande utilité, celle de la réfection des matelas. Il était plus facile de faire venir le matelassier que de déplacer les matelas.

Il y avait aussi le renouvellement de la laine des matelas, ils étendaient la toile et cardaient la laine puis recousaient le matelas, cela se faisait aussi sur les terrasses, pour que la laine s'aère et prenne le soleil.
ah oui. Chez moi, et sans doute chez les autres aussi, il y avait deux matelas par lit. Et on les refaisait à tour de rôle. On mettait un tiers de laine neuve à chaque réfection.

Je revois le matelassier qui battait la laine sur la terrasse de mes parents. Sa venue était un grand événement. Je me souviens qu'il avait au moins 10 enfants. Je n'en revenais pas, moi qui était fille unique. Mon père aussi était d'une famille de 9 enfants mais pour moi c'était des vieux. Alors que les enfants du matelassier, eux, avaient mon âge et je pouvais les imaginer.

oui, je revois la grosse aiguille. Et quand il recousait le matelas, il y avait une impression de beau travail. Je les revois, tout bosselés et moelleux.
(Marie Thérèse Glaizal)


Ah ! ces sacrés matelas ! ayez quand même une pensée pour tous ceux qui étaient allergiques à la poussière dégagée , c'était pas un mouchoir mais un drap qui leur était nécessaire ; mais, personne ne parle des matelas en crin ! alors là, quel boulot ; la poussière, n'en parlons plus, il fallait travailler avec masque et tuba ! tout le monde n'avait pas les moyens d'avoir de bons et moelleux matelas en laine! (Et surtout, ces matelas étaient destinés aux tout petits, pour qu'ils ne se déforment pas le dos. J'en ai eu un ce qui ne m'a pas empêché d'avoir la colonne tordue. mais les parents y croyaient. - Marie Thérèse-) mais blague à part, cette journée matelas était un véritable rituel ; c'était souvent l'occasion pour changer la fameuse toile rayée;sans baguettes et sans cardeuse, le travail d'aération de la laine se faisait souvent manuellement, au milieu du tas de laine blanche apparaissait parfois un bout de noir ou de marron ! enfant, c'était toujours surprenant, d'autant que ces morceaux étaient toujours plus durs que le reste !!

pour les aiguilles, je me souvient de longues et de courtes ;
avec les courtes , la mère faisait le bourrelet , régulier, sur tout le périmètre, y compris les petits côtés, ils servaient de raidisseurs . c'était un petit boudin, important car il permettait une meilleure préhension du matelas lorsque nous faisions les lits; ce bourrelet , permettait aussi de bien tendre les draps.
La grande aiguille, servait elle, à la partie centrale; la première opération consistait à découper des petits bouts de tissus de 5X5 environ, de les disposer ensuite sur le matelas, longueur, largeur, tous les 50 centimètres environ ! en moyenne 12 pour un matelas de deux personnes.

Toute l'opération suivante consistait donc à piquer un de ces morceaux de tissus avec la fameuse aiguille, à traverser toute la laine, et à la retrouver de l'autre côté, à la verticale, puis de placer un nouveau petit bout de tissu et de les relier. De la longueur et de la qualité de la ficelle intérieure dépendait l'épaisseur du matelas, mais il était courant de serrer un peu pour avoir les fameux creux et bosses qui faisaient les beaux matelas !
Et alors, le soir, comme par hasard, nous étions tous pressés d'aller au lit ! nos parents ne devaient pas trop insister pour nous amener au ... ...spectacle voir : " le lion d'or "pardon, l'expression me revient : ce soir , au lit, on dort ! (C'est vrai. D'autant que ces réfections se faisaient essentiellement aux beaux jours et qu'on avait encore moins envie d'aller se coucher.Un mot me revient, le kapok. On devait en mettre un peu dans ces matelas de laine mais je n'en suis pas sûre.- Marie Thérèse )
Bonne nuit à tous (guydoran de la marine )

Mais la terrasse sert aussi à se défouler et à se faire des films.Photo Michel Gonzales

Quelques années plus tard, d'autres défoulements y avaient lieu. Tant d'un côté que de l'autre.
Voir aussi l'utilisation des terrases dans les histoires que nous raconte René Mancho http://r.mancho.monsite.wanadoo.fr