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Deuxième période : Après un serrage réussi

Voici donc notre anneauté avec un anneau gastrique correctement ajusté. Du moins pour le moment car cet ajustement devra peut-être être modifié au fil du temps et des kilos perdus.

A ce stade, il faut peur-être rappelé l'effet recherché avec l'anneau gastrique. On cherche à séparer l'estomac en 2 parties: un petit compartiment supérieur (et donc proche de l'oesophage er de l'entrée de l'estomac) et le reste de celui-ci qui restera inschangé et par lequel continueront à passer les aliments ingérés. Sauf que maintenant , il sdouvent passer au travers d'un rétrécissement créé par l'anneau ajusté. Dès lors qu' ils passent plus lentement, le compartiment supérieur se remplit et se tend, provoquant chez le patient une impression de satiété qui ote toute envie de continuer de manger jusqu'à ce que le compartiment se vide peu à peu.

La quantité de nourriture globale est donc considérablement réduite en voulume et le patient ne ressent pas de sensation de faim. C'est le principe des techniques dites "restrictives".

Aussitôt après le resserrage, il peut y avoir des réactions inflamatoires plus ou moins violentes et plus ou moins rapides et un serrage apparemment correct sur le moment peut s'avérer excessif qq jours plus tard et inversement.

Normalement le volume du compartiment étant de 20 à 25 cc, le patient devraitr ressentir une impression de satiété après avoir avalé ce volume de nourriture ou l'équivalent d'un yaourt. En réalité il n'en est rien ou en tout cas c'est rarement le cas puisque le temps qu'il met pour manger cette quantité une partie est déjà passée.

Au niveau du ressenti, la plupart des opérés s'accordent à dire que lorsqu'ils sont convenablement  serrés ils le sentent immédiatement. L'impression est différente à celle percue après l'intervention et difficilement exprimable en mots. Certains la décrivent comme une sensation d'étouffement ou quelque chose qu'ils traduisent comme un gêne ou un poids, d'autres décrivent un inconfort comme lorsqu'on a fait un gros repas. En tout cas au final c'est assez désagréable mais heureusement limité au passage d'un certains seuil dans l'ingestion d'aliments et malheureusement pas toujours perceptible.

Il est amusant  de constater que très rapidement, chaque opéré finit par être tenté de tester ses limites. Un fais ces limites atteintes (ou dépassée) il est rare que l'opéré est envie de renouveler l'expérience.

Et que se passe-t-il si l'opéré dépasse cette limite soit déliberemment, soit en ignorant mes messages ou en n'y prètant pas attention (par exemple en mageant trop rapidement ou dans un contexte stressant) ?

Dans ce cas c'est le "blocage" axpression universellement adopté par les anneautés- les aliments ne passant plus du tout. La sensation de trop-plein persiste et s'accentue, aggravée par des réflexes de déglutition jusqu'à devenir =ionsupportable et peut devenir douloureux pour certains.

La plupart du temps les aliments qui ne passent pas sont régurgités quelques minutes après quelquefois plus. Cette situation peut devenir la hantise d'un opéré s'il n'est pas correctement préparé et informé. Il se mettra alors à repèrer les toilettes  en premier lieu dans une salle de restaurant ou chez ses hotes d'un soir et au fil des jours voire des mois ou des années cela se développera en sentiment de vivre un supplice. D'où l'importance d'un apprentissage correct de l'alimentation dès les premiers mois. L'enjeu c'est un rejet psychologique total de l'anneau qui conduit presque toujours à un retrait prématuré à moins que les patients concernés ne soient correctement guidés, conseillés,  informés lors du suivi post-opératoire.

L'alimentation (réduite en volume) ne doit pas être désiquilibrée donc ce petit volume doit contenir tou sles nutriments nécessaires à l'organisme sinon on risque une carence alimentaire heureusement assez rare avec l'anneau.

Le patient doit absolument éviter d'avoir faim. Pour cela il faut pouvoir faire plusiuers collations dans la journées entre les repas (bien entendu des collations non- liquides ou semi-liquides qui ne permettrtaient pas de remplir le compartiment supérieur). Cela n'est en aucun cas du grignotage et ne peut pas le devenir à moins d'un anneau mal ajusté ou une alimentation trop liquide. Si le patient entame ses repas avec une sensation de faim il y a de fortes chances que'il mange trop vite ou ne soit pas suffisemment à l'écoute des signes précurseurs d'un blocage. Ces 2 réalités sont TRES souvent ignorées et il est même fréquent de rencontrer des anneautés qui se sont fait PRESCRIRE des régimes hypo-caloriques ou pire encore moulinés ou semi-liquides. 

Car à ce stade une alimentation liquide ou moulinée est catastrophique. Le compartiment supérieur ne se remplit pas (ou se vide trop vite) les liquides ne s'y arrâtant pas assez longtemps, la sensation de faim ne s'appaise qu'en remplissant suffisemment le compartiment inférieur et ce jusqu'à ce quie le patient reprenne l'habitude de portions excessives, accumule les frustrations  et "craque" avec des conséquences dramatiques pour son moral et le succès de sa démarche. Dan sun etelle situation il n'est pas rare de voir la compensation affective par une alimentation sucrée apparaitre, se développer ou s'accentuer si elle pré-existait. Evidemment c'est le piège ...fatal ... et l'échec.

Encouragé par uen perte de poids initial mal comprise, le patient peut-être tenté de croire que plus il sera serré plus il aura des chances de succès et bien sûr c'est une erreur car un serrage excessif devient vite insupportable avec des remontées acides qui brulent l'oesophage  entrent dans les voies respiratoires parfois pendant le sommeil. UIn sur-serrage peut aussi provoquer une dilatation de l'oesophage mais surtout du compartiment supérieur. Cette dernière complication étant la plus fréquent et celle qui est responsable d'une grande proportion d'échecs.

D'où l'importance du suivi, afin de pouvoir analyser ET corriger les erreurs d'alimentation et de comportement. Dan sde nombreux cas , cette correction ne sera possible qu'après un désserage afin de permettre au patient de retrouver la sérnité nécessaire pour appliquer les directives. C'est une décision difficilement compréhensible par le patient qui constate l'arrêt de la perte de poids et qui s'imagine au contraire qu'un serrage supplémentaire est nécessaire.

Décrit ainsi, la vie avec l'anneau est lon d'apparaitre comme la solution de facilité faussement annoncée par les médias. Elle apparait parfois comme un véritable calvaire aux yeux de certains patients mal conseillés mais il n'y a aucune raison qu'il en soit ainsi.

Les principes sont simples. La règle d'or c'est d'être attentif aux besoins de son corps; de manger quand on a faim et de cesser de le faire dans le cas contraire. C'est simple même si dans le détail cela peut sembler délcat à mettre en oeuvre dans un contexte social (cantine, restaurant ou oinvitation chez la belle-famille). Mais le serveur qui s'inquiète parcequ'on ne finit pas son assiette s'en fiche en réalité et il en a déjà vu bien d'autres, et belle-maman qui s'inquiète de votre nouvel appétit d'oiseau s'y fera très vite 

La peur de ne plus "jamais" pouvoir prendre du plaisir en mangeant est encore une idée fausse largement répandue. D'abord, puisqu'il est hors de question de ne manger que des soupes et de la purée (on l'a vu) et puis il est évident que les repas seront nécessairement plus variés qu'avant l'intervention et rapidement l'opéré fait plus atrention à la qualité gustative de ces aliments et accorde moins d'importance à la quantité. Est-il utile de souligner que la notion de "jamais" est de toute façon erronée du fait que l'anneau gastrique est totalement réversible.

Un dernier commentaire à ce stade à propos de l'alimentation. Il est crucial de résoudre rapidement tout problème qui apparait comme frustrant, inconfortable ou susceptible de mettre en péril la perte de poids. C'est la garantie indispensable au succès d el'intervention et pour la cohabitation à long gterme avec l'anneau.

La perte de poids , dans ces conditions, vient naturellement, soit de manière continue, soir par paliers successifs avec des périodes de stagnation plus ou moins longues. Les organismes des obèses qui ont déjà souvent fait plusieurs tentatives d'amaigrissement montrent parfois d'étonnantes facultés de résistance à une restriction d'apport nutritif. Autant cela fait plaisir à voir l'aiguille de la balance pointer vers le poids idéal autant cela peut -être très frustrant, déprimant  lorsqu'elle refuse de bouger, cela peut meêm devenir une source d'angoisse et le doute peut venir ronger les esprits. Très souvent on se rend compte alors que si le poids rest stable la morphologie, elle, change. Cela peut-être assez difficile à percevoir (en changeant de taille de vêtments par ex) ou au travers des commentaires de l'entourage. Il peut donc être TRES UTILE de se prendre l'habitude de se mesurer "sous toutes les coutures". Parfois c'est le poids qui baisse et les mesures qui stagnent et parfois c'est l'inverse.

La possibilité de rentrer dan sune certaine taille de vêtement ou de passer sous un "poids symbolique"  est parfois considérée comme une petite victoire qui vient agréablement jalonnée le parcours.

Cette période peut aussi être psychologiquement difficile. En effet , les changements profonds que la perte de poids apporte ou parfois même la simple détermination de prendre son destin en main et d'en finir avec l'obésité peuvent provoquer des crises graves dans la vie de l'opéré. Ces problèmes peuvent dégénérés en crises relationnelles, affectives, sentimentales ou même sexuelles (à commencer par une instabilité dans les couples mais pas uniquement).

On l'a compris la vie avec l'anneau n'est certainement pas un enfer et rares sont les opérés qui regrettent d'avoir fait cette démarche. Ce n'est pas non plus un objet magique, un talisman qui va faire fondre tous les kilos en trop par sa seule présence. Ce n'est pas facile et pas rose tous les jours. C'est un parcours d'obstacles et à étapes long et difficile. Sitôt l'étape terminée c'est un autre parcours qui se présente. Et où s'arrête -t-il? On serait tenter de répondre: "lorsqu'on atteint le poids idéal." mais c'est faux car après il ne faut pas reprendre le poids perdi et il faut une vigilance permanente. L'importance psychologique d'une chirurgie réparatrice si elle est nécessaire ne doit pas être négligée. Elle est comme un point d'orgue qui permet de tourner la page et d'acceper enfin sa nouvelle silhouette.

Enfin la question de garder "à vie" son anneau (à moins d'un grave problème) est une décison purement personnelle que chaque opéré doit prendre seul.

 

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