Le protocole

 

1. L’obésité doit être morbide, ce qui se définit comme un excès de poids de plus de 100% ou un Indice de Masse Corporelle (IMC) supérieur à 40kg /m2. En effet, pour un obèse dont l’IMC est supérieur à 40 kg/m2, le risque de mort subite est multiplié par 40 [2], entre 25 et 35 ans, son risque de décès est multiplié par 12, et par 24 après 45 ans [13]. Ce sur-risque de décès est dû notamment à l’hypertension artérielle, au diabète, aux dyslipidémies et aux apnées du sommeil.

2. L’âge du patient doit être compris entre 18 et 60 ans.

3. Le patient doit être en situation d’échec vis-à-vis du traitement médical correctement suivi pendant au moins un an. La chirurgie ne se justifie que s’il est impossible de maintenir une perte de poids suffisante, ce qui impose l’avis du médecin nutritionniste.

4. Le patient doit être coopérant et motivé : il faut qu’il souhaite volontairement cette opération, donc qu’il en connaisse les avantages, mais aussi les risques et les contraintes diététiques. Le patient doit comprendre que ce traitement n’est qu’un coup de pouce dont la réussite dépendra de sa participation active à modifier son mode de vie et ses habitudes alimentaires et de la surveillance qu’il doit accepter. D’où la nécessité d’un avis psychiatrique et d’une surveillance diététique.

5. Il ne doit pas y avoir de contre-indication : le patient doit pouvoir supporter une anesthésie générale, donc ne pas avoir d’insuffisance cardiaque, coronaire ou respiratoire susceptible de se décompenser. Les autres contre-indications classiques sont les maladies endocriniennes, les affections néoplasiques ou maladies de système, les syndromes de Willy-Prader et crâniopharyngiomes. Les psychiatres récusent certaines psychoses et les compulsions boulimiques ainsi que les dépendances à l’alcool ou à la drogue.