RELISONS ENSEMBLE Jean, 3, 14 - 21





1. LE TEXTE...

Jn 3:14- Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l'homme,
Jn 3:15- afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle.
Jn 3:16- Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle.
Jn 3:17- Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
Jn 3:18- Qui croit en lui n'est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.
Jn 3:19- Et tel est le jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises.
Jn 3:20- Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables,
Jn 3:21- mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu. "


(Traduction tirée de la BIBLE DE JERUSALEM, éditions du Cerf, 1997, extrait de La Bible de Jérusalem, sur le site Les dominicains de la Province de France . Tous les passages de cette étude où la référence du texte est reprise au début de chaque verset, viennent de cette édition "en ligne". Les autres passages sont tirés de la Traduction Oecuménique de la Bible, Paris, Cerf, 1972.)





2. SON ENVIRONNEMENT...

L'Evangile de Jean est un Evangile dont la structure nous paraît bien différente de la construction adoptée dans les trois autres Evangiles.

En effet, l'Evangile de Jean, entre un court Prologue (Jean, 1, 1 - 18), qui est la reprise d'une hymne primitive bien adaptée pour servir d'ouverture à la mission terrestre en Jésus du Verbe fait chair (la Parole de Dieu) , et un Epilogue (Jean, 21, 1 - 25), qui est un compte rendu d'apparition(s) du Christ ressuscité en Galilée, ajouté, semble-t-il, lors de la rédaction finale de l'Evangile, se divise en deux grandes parties :

- LE LIVRE DES SIGNES, dans lequel , tout au long du ministère public de Jésus, nous assistons à la révélation qu'il nous donne de Dieu son Père par ses signes et ses paroles (Jean, 1, 19 - 12, 50),

- LE LIVRE DE LA GLOIRE, long de huit chapitres (!), où Jésus, à ceux qui le reçoivent et l'accueillent, montre sa gloire en retournant au Père, à son "Heure", passage qui se réalise dans sa mort, sa résurrection, son ascension, et le don de son Esprit ( Jean, 13, 1 - 20, 31).

Le Livre des signes, dans lequel se situe notre passage, est d'abord ainsi nommé parce qu'il se trouve ponctué par SEPT signes, tous IMPORTANTS de par leur sens, accomplis par Jésus du début à la fin de son ministère :

- le changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11),
- la guérison du fils d'un intendant royal à Cana (4, 46 - 54),
- la guérison d'un infirme à la piscine de Bethesda (5, 1 - 11),
- la multiplication des pains en Galilée (6, 1 - 15),
- la marche sur la Mer de Galilée (6, 16 - 21),
- la guérison d'un aveugle-né à Jérusalem (9),
- la réanimation de Lazare, mort et mis au tombeau à Béthanie (11).

Cependant, dans la mesure où ces SEPT "signes" sont souvent plus ou moins longuement expliqués par des paroles ou des discours de Jésus, une autre répartition, plus précise, de ce Livre des signes, nous aide à mieux situer et donc mieux comprendre notre passage :

- 1°) Les débuts de la Révélation de Jésus : de Jean-Baptiste à Jésus (1, 19 - 51), aboutissant au changement de l'eau en vin à Cana (2, 1 - 11), qui sert de transition avec la partie suivante,
- 2°) Du premier signe de Cana (eau changée en vin) au deuxième signe de Cana (guérison du fils d'un intendant royal) (2 - 4), ce deuxième signe servant également de transition avec la 3ème partie (4, 46 - 54),
- 3°) Jésus et les principales fêtes juives (5 - 10),
- 4°) Jésus vit l'approche de son "Heure", Heure de sa mort et de sa gloire (11, 1 - 12, 36),
- 5°) Conclusion du Livre des signes sur le ministère de Jésus et résumé de sa prédication (12, 37 - 50).


Notre page se situe dans la toute 2ème partie de ce livre des signes, qui commence et se termine par un "signe" réalisé par Jésus à Cana de Galilée. Après avoir changé l'eau en vin à Cana à la requête de sa Mère, Jésus est monté à Jérusalem pour la fête Juive de la Pâque, il y a fait scandale en chassant du Temple les marchands et les changeurs qui y faisaient du commerce, ce qui l'a conduit à donner son message sur l'avenir du Temple, et c'est peu après cela qu'un Pharisien du nom de Nicodème vient le rencontrer de nuit. Notre page nous relate une partie de cette rencontre, qui sera suivie d'un parcours en Judée, puis de la remontée de Jésus vers la Galilée en traversant la Samarie, où il aura un long et important entretien avec une femme de ce pays en un lieu appelé "le puits de Jacob".




3. CE QUE CE TEXTE NOUS DIT D'ABORD...


Ce passage fait donc partie d'un ensemble, 3, 1 - 21, qui nous relate une rencontre de Jésus avec le Pharisien Nicodème, qui est venu le rencontrer, de nuit, près de Jérusalem. Le dialogue entre Jésus et ce "maître en Israël" se déroule en deux temps :
- Jésus lui fait, en premier lieu découvrir que pour entrer dans le Royaume de Dieu, il est nécessaire de "renaître d'en Haut", par l'Esprit Saint (3, 2 - 8);
- ensuite, il lui précise que cela n'est possible que lorsque le Fils de l'homme, une fois remonté auprès du Père, offre le changement total, qu'implique cette "nouvelle naissance", à celui qui croit en lui, le Fils du Père (3, 9 - 21).

En effet, seul celui qui est descendu du ciel sait ce dont il parle à ce propos, et il doit y remonter pour envoyer l'Esprit, qui effectuera cette transformation des croyants ainsi annoncée. Cette "remontée" du Fils de l'homme, présentée ici comme une "élévation" à la façon d'un étendard et d'un signe révélateur, a pour but de nous faire comprendre que le salut des hommes a pour source unique l'amour gratuit de Dieu pour le monde, manifesté dans l'envoi du "Fils unique", qu'il est proposé à tout croyant d'accueillir, pour obtenir cet accomplissement définitif du don et de l'oeuvre de Dieu qui a nom "vie éternelle". Le projet de Dieu, qui atteint ainsi son achèvement, est bien que l'homme soit sauvé, et ne périsse pas, dans la mesure où une nouvelle "vie" lui est offerte. La réponse attendue de l'homme est seulement la foi en ce Fils unique envoyé du Père, attitude qui suffit pour échapper au jugement, car elle est déjà l'entrée dans cette vie que Dieu nous donne.

La fin de ce passage nous indique le contenu de ce jugement, et donc de cette ouverture de foi qui nous est damandée comme unique démarche de notre part : il s'agit d'accueillir la venue du Fils que Dieu envoie, et qui est Jésus, comme l'arrivée de la lumière qui nous éclaire définitivement et nous permet de choisir où se situe la vérité de notre existence en sa profondeur : notre foi au Fils est donc choix de la lumière qui met fin à toutes les obscurités liées au mal que nous risquons de commettre si nous refusons cette lumière, c'est-à-dire ce discernement de la Vérité, que Dieu seul permet ainsi de réaliser.

Ce choix fondamental entre cette lumière qui vient de Dieu et les ténèbres, est bien ce que Jésus, le Fils de l'homme, nous invite à faire par toute sa mission : de même que l'élévation d'un serpent de bronze, par Moïse au désert après la sortie d'Egypte, suite à une révolte des dils d'Israël, n'avait pour but, pour ceux qui le regarderaient avec foi, que de leur faire discerner, à travers ce signe de la colère de Dieu qui venait de se manifester dans l'envoi de serpents (Nombres, 21, 4 - 9 et Sagesse, 16, 6 - 10), combien leur rébellion avait été une attitude mauvaise (et contraire au dessein de Dieu qui seul pouvait les sauver), de même, découvrir, accueillir, avec foi, Jésus le Fils de l'homme, est la démarche de vérité dans la foi qui donne sens à toute notre vie : ce que résume la phrase de Jésus : "Celui qui fait la Vérité vient à la lumière". S'il s'appuie sur Jésus et se confie à lui, ses oeuvres ne pourront être accomplies, en toute clarté, que dans la ligne du plan de salut de Dieu. Le choix du bien ou du mal est désormais celui de la lumière qui vient de Dieu ou des ténèbres dans lesquelles l'homme se perd, dans la mesure où il demeure centré sur lui-même.



4. CE QUE CERTAINS ELEMENTS NOUS SUGGERENT...


Les versets 9 - 21 de ce chapitre 3 se subdivisent, à leur rour, en deux points :
- Le Fils doit remonter auprès du Père (3, 9 - 15);
- Il est nécessaire de croire en Jésus, c'est-à-dire de faire le choix de la lumière qu'il nous offre (3, 16 - 21). Certains,à ce propos, constatent qu'à partir de ce verset 16 le ton change nettement, et que ce n'est plus Jésus qui parle à Nicodème, mais l'Evangéliste qui nous présente un commentaire, ou une méditation sur les paroles précédentes de Jésus. D'autres font intervenir ce changement de ton dès le verset 13. La question demeure d'autant plus controversée qu'il semble bien que la logique du passage et de l'argumentation qui y est développée plaide en faveur d'un interlocuteur unique de bout en bout, et qui serait Jésus, face à Nicodème.

Le thème de la remontée du Fils auprès du Père mérite d'être regardé de plus près.

En effet, Jésus, le Fils de l'homme, qui a parlé ouvertement à Nicodème de la nécessité de "renaître d'en Haut" (3, 2 - 8), sait ce dont il parle, puisqu'il vient d'en Haut. Puisque "renaître" de l'Esprit est une oeuvre "d'en Haut", Jésus insiste qu'il est le seul capable de la réaliser, puisque personne d'autre n'est jamais monté au ciel. Le verset 13 veut donc au moins nous dire que Jésus est le seul qui soit allé au ciel, puisqu'il en descend. A plusieurs reprises, l'Evangile de Jean nous rappelle que seul Jésus a vu Dieu (1, 18; 5, 37; 6, 46; 14, 7 - 9), et en 6, 62, il nous reparle de la mystérieuse ascension du Fils de l'homme.

Nicodème, au verset 9, avait posé la question : "comment cela peut-il se faire ?". Les versets 14 et 15 de notre page y apportent une réponse précise : la nouvelle naissance dans l'Esprit ne peut venir que comme conséquence de la mort, de la résurrection et de l'ascension de Jésus. Le verset 14 est la première de trois déclarations dans l'Evangile de Jean, dans lesquelles il est dit par Jésus que le Fils de l'homme doit "être élevé" (voir aussi Jean, 8, 28 et 12, 32 - 34). L'expression "être élevé" renvoie directement à la mort de Jésus sur la croix comme terme de son engagement jusqu'au bout dans sa mission de révéler Dieu et d'agir à la façon de Dieu. Cela est clair non seulement à partir de la comparaison du serpent dressé par Moïse en haut d'un mât, rapportée au verset 14, mais aussi de la comparaison avec le message de 12, 33.

Remarquons que le verbe "être élevé" est utilisé dans les Actes des Apôtres à propos de l'ascension de Jésus (Actes, 2, 33 et 5, 31). De même, dans l'Ancien Testament, ce verbe possède un double sens, signifiant à la fois la mort, et la glorification (par exemple en Genèse, 40, 13 et 19). On peut ainsi constater que dans l'Evangile de Jean, "être élevé" fait référence à une unique démarche continue d'ascension, se déroulant en divers temps : Jésus commence son retour vers le Père dès l'approche du moment de sa mort (13, 1), et il l'achèvera seulement avec son ascension (20, 17). On peut donc dire que la première étape de cette remontée ou ascension de Jésus est son élévation sur sa croix, que la deuxième étape consiste en sa résurrection de chez les morts, et que la dernière étape est son retour définitif au Père en son ascension. Dans cette perspective, la déclaration de Jésus en 8, 28 : "Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme vous connaîtrez que "JE SUIS"" (c'est-à-dire que Jésus porte le Nom Divin "JE SUIS", révélé à Moïse en Exode 3, dans l'épisode du buisson ardent), ne peut prendre tout son sens dans la seule crucifixion de Jésus mais suppose nécessairement sa résurrection et son ascension (20, 28). Et l'on peut dire la même chose de sa déclaration en Jean, 12, 32 : "Quand je serai élévé de terre j'attirerai tous les hommes à moi". Il ne peut davantage s'agir ici de la seule élévation de Jésus sur sa croix.

Ces trois déclarations de Jésus, dans l'Evangile de Jean, sur le fait "qu'il sera élevé" sont l'équivalent dans cet Evangile des trois prédictions de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus, qui se retrouvent dans les trois autres Evangiles de Marc, Matthieu et Luc : voir Marc, 8, 31; 9, 31 et 10, 33 - 34, ainsi que les textes parallèles en Matthieu et Luc. Chaque fois également, il y est question du Fils de l'homme. Si nous regardons de plus près Marc, 8, 31 et Jean, 3, 14, nous constatons dans ces deux passages la nécessité ("il faut") pour le Fils de l'homme "d'être élevé" (chez Jean), de "souffrir beaucoup..., d'être tué, et après trois jours de ressusciter" (chez Marc). La ressemblance de ces trois déclarations chez Jean et les Evangiles synoptiques est une raison de plus pour interpréter l'expression "être élevé" chez Jean, comme impliquant davantage que la seule crucifixion de Jésus.

Le fait que le Fils de l'homme va "être élevé" révèle la plénitude de l'amour de Dieu et conduira à la vie éternelle ceux qui croient en Jésus, cette vie éternelle étant déjà, dès ce monde, la vie de "fils de Dieu" "nés d'en Haut", "nés de l'Esprit Saint" (3, 2 - 8 et 3, 16).



5. RESONNANCES BIBLIQUES ET ACHEVEMENT EN JESUS CHRIST...



Quelques passages du Nouveau Testament proches du thème de notre texte de Jean, 3, 14 - 21 :


Jn 1 9 Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme.
Jn 1 10 Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l'a pas reconnu.
Jn 1 11 Il est venu dans son propre bien et les siens ne l'ont pas accueilli.
Jn 1 12 Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Jn 1 13 Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
Jn 1 14 Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.
...
Jn 1 18 Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.


Ph 2 5 Comportez-vous ainsi entre vous, comme on le fait en Jésus Christ :
Ph 2 6 lui qui est de condition divine n'a pas considéré comme une proie à saisir d'être l'égal de Dieu.
Ph 2 7 Mais il s'est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme,
Ph 2 8 il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, à la mort sur une croix.
Ph 2 9 C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé et lui a conféré le Nom qui est au-dessus de tout nom,
Ph 2 10 afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre,
Ph 2 11 et que toute langue confesse que le Seigneur, c'est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père.


He 1 1 Après avoir, à bien des reprises et de bien des manières, parlé autrefois aux pères dans les prophètes, Dieu,
He 1 2 en la période finale où nous sommes, nous a parlé à nous en un Fils qu'il a établi héritier de tout, par qui aussi il a créé les mondes.
He 1 3 Ce Fils est resplendissement de sa gloire et expression de son être et il porte l'univers par la puissance de sa parole. Après avoir accompli la purification des péchés, il s'est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs,



6. CHEMIN DE PRIERE...


A qui t'adresses-tu alors que Nicodème
Semble avoir disparu, sans même avoir compris
Quelle transformation accomplit ton baptême
Pourvu qu'on le reçoive, avec foi, dans l'Esprit...

Signe par toi offert aux croyants que nous sommes,
Tel jadis le serpent que Moïse dressait,
Le Fils de l'homme en croix qui, pour nous, Dieu se nomme,
Ressuscité des morts, nous propose ta paix...

Il ne s'agit rien moins que de vie éternelle,
Fruit d'amour infini, suprême don gratuit,
Envoi du Bien-Aimé par qui Dieu nous appelle
A demeurer en toi qui nous saisit pour Lui...

Dieu n'a pas épargné son propre Fils unique,
Mais l'a livré pour nous - surprenante faveur - :
Que cet engagement ton "OUI" nous communique
Pour que nous l'exprimions du fond de notre coeur...

Car, selon ta mission, tu rachètes le monde
Sans aucun condamner de ceux qui croient en toi,
Mais qui refusera ta Lumière féconde
Se trouvera jugé pour son manque de foi...

Qui fait la vérité parvient à la lumière,
Et son comportement apparaît au grand jour :
Les ténèbres fuyons, qui éloignent du Père,
Pour suivre ton chemin de vérité, d'amour...



10.03.91


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