Le début et la fin
C'est à Saint-Omer (Pas de Calais), qu'il faut se rendre
pour commencer, et consulter le registre des naissances de l'an 1809:

Page de Garde et Index
Alphabétique... pas très en ordre dans la
rubrique de chaque lettre!

Registre ouvert aux
pages concernant Liouville: l'acte est à cheval sur les deux
pages.


Pour lire
l'Acte de Naissance in extenso.
C'est
au hasard des affectations militaires que Joseph doit le lieu de
sa naissance, le 24 Mars 1809: son père est Capitaine au
28ème Régiment d'Infanterie de Ligne, alors
cantonné à Saint-Omer (Les
numérotations et affectations des régiments ont
très souvent changé dans l'Histoire de France;
à Saint-Omer la caserne est plus connue comme
étant celle du 8ème Régiment
d'Infanterie: c'est la situation pendant la guerre 1914-1918). La
famille est originaire de l'Est, et y retournera bientôt:
elle s'établit à Toul en 1814, où
Joseph va à l'école.


Drapeau du Régiment, en 1812.
Il est donc fort probable que son lieu de naissance soit... la caserne
de l'Esplanade, dite aussi caserne de la Barre, la plus ancienne de la
ville (1701, modifiée en 1768, et
inscrite
au Patrimoine de France), où logeaient
également les officiers et leurs familles.
Deux façades
(à angle droit l'une de l'autre; leur disposition dans
l'ensemble sur une carte postale ancienne)


À travers le
porche, on
aperçoit les parties réservées aux
officiers.

|
Le registre de
naissance porte une inscription marginale mentionnant le
décès à Paris en 1882, ...
...avec une légère inexactitude sur le jour: ce
n'est pas le 9 Septembre comme l'indique le registre
(7e est une ancienne notation raccourcie- pour
"Sept-embre"- en usage au XIXème
siècle), mais le 8 Septembre 1882, comme le confirme sa
pierre
tombale.
|
 |

Sépulture de
Liouville au Cimetière Montparnasse (Division 13, ligne 5
Nord, n°20 Ouest), à Paris
La
Référence absolue sur la vie et
l'œuvre de Joseph Liouville:
J. LÜTZEN,
Joseph Liouville 1809-1882: : Master of
Pure and Applied Mathematics (Springer Verlag)
Le Professeur, l'Animateur
Carrière
À
Paris, où Liouville a fait toute sa
carrière: il y est venu comme élève au
Collège Saint Louis, pour préparer
l'École Polytechnique, et il a réussi le concours
en 1825. Il y a suivi les cours d'
Ampère
et
Arago,
en est
sorti n°8 en 1827, avec pour choix d'école
d'application, celle des Ponts & Chaussées. Mais un
poste d'ingénieur dans ce domaine ne convient ni
à ses goûts, ni à sa santé
fragile, et il revient à l'X comme
répétiteur dès 1831: c'est son premier
poste académique, et il a notamment
Le
Verrier comme
étudiant! Liouville enchaine alors les postes dans des
établissements prestigieux: l'École Centrale
(1833), le Collège de
France (1837), l'École Polytechnique,
comme professeur de Mécanique cette fois (1838), le Bureau
des Longitudes. Il est élu à
l'Académie des Sciences en 1839 et en devient le
Président en 1870.
Son
Cours de
Calcul
Intégral est toujours disponible
(fac-simile de notes manuscrites) aux
Éditions
de l'École Polytechnique.
B. BELHOSTE,
J. LÜTZEN,
Joseph
Liouville et le
Collège de France in
Persée
Revue
d'histoire des sciences.
1984, Tome 37 n°3-4.
Le "Journal de Liouville"
Liouville a eu un rôle clef dans la stimulation et la
diffusion de la Recherche: lorsque les Annales de Gergonne (voir leur
présentation
sur le site BibNum), auxquelles il avait
contribué, cessèrent leur parution en 1832, il
est celui qui lança une nouvelle revue, le
Journal de
Mathématiques Pures et Appliquées,
en 1836. Le titre revendiquait d'ailleurs la filiation du travail de
Gergonne, qui avait intitulé son journal...
Annales de
Mathématiques Pures et Appliquées;
l'avertissement confirmait explicitement cette revendication.

la page de titre et
l'avertissement du tout premier numéro du JMPA
Télécharger
la
table
complète du premier numéro, et le
texte
intégral de l'avertissement.
Le JMPA existe toujours! Voici
sa
page web; quant à ses archives, vous pouvez
consulter
en
ligne tous les numéros de 1836 à 1934
via la Cellule MathDoc de l'Université de Grenoble (
accès
direct sur Gallica, site de la BnF).
Un Drame à l'Académie
Le 1er Mars 1847, Liouville est l'un des acteurs essentiels d'un moment
resté célèbre dans l'histoire des
Mathématiques. Enhardi par son succès sur le cas
(n=7) du
Grand
Théorème de
Fermat
(1837),
Gabriel
Lamé annonce l'avoir prouvé dans tous
les cas; de plus, il place au point de départ de son
idée une conversation avec... Liouville! Lequel, pourtant,
non seulement décline toute paternité, mais
surtout met en doute la validité et pointe le passage
délicat . Les
Comptes-Rendus
de l'Académie, ici le
volume 24 de 1847, nous permettent de revivre la
séance presque comme si nous en avions
été les témoins!

|
|

|
| Le Jour J... ou F??? |
Début de l'intervention de
Lamé |
L'objection de Liouville (montage p.315-16) |
Le problème n'est pourtant pas nouveau: la preuve d'Euler
pour n=3 comporte la même lacune. À
l'énorme différence qu'elle pouvait
être comblée pour Euler, et que ce n'est plus
possible en général pour Lamé. Il
s'agit de généraliser le
Théorème
de la Factorisation Unique, bien connu dans
Z, à des
anneaux d'entiers contenus dans
C.
Liouville signale que ce résultat, dont il doute, est
implicitement utilisé...Grands Mathématiciens et
humbles étudiants sont ainsi logés à
la même enseigne:
quand
il y a faute, c'est souvent dans le non-dit!
Écoutons le prudent Liouville (les mises en gras sont de
l'auteur du site):
"Toutefois, quelques essais me
portaient à croire qu'il faudrait
d'abord chercher à établir pour les nouveaux nombres
complexes un
théorème analogue à la proposition
élémentaire pour les nombres entiers ordinaires,
qu'un produit
ne peut être décomposé en facteurs
premiers que d'une seule
manière. L'analyse de M. Lamé
me confirme dans ce sentiment; elle a besoin, ce me semble, du
théorème dont je parle: et pourtant je ne vois
pas que notre
confrère soit entré, à ce sujet, dans
les détails que la matière paraît
exiger. N'y a-t-il pas
là une lacune à remplir?"
La réponse viendra d'Allemagne en Avril, et Liouville la
communique à l'Académie le 24 Mai: cela fait
trois ans que
Kummer
sait que ce résultat est faux et qu'il l'a
publié! Liouville reproduit aussitôt l'extrait
crucial de cette lettre dans son Journal (
Tome
12, 1847)
La lettre de Kummer, en
date du 28 Avril 1847
Pour en savoir plus sur
l'affaire...
- H. EDWARDS, Fermat's
Last Theorem (Springer-Verlag)
- A VAN DER POORTEN, Notes on Fermat's
Last Theorem (Springer-Verlag)
Le Chercheur: ses plus Célèbres
Résultats
L'impossibilité d'obtenir une expression
élémentaire pour certaines intégrales
(1833,1835)
Un des premiers "grands" articles... et l'un des plus remarquables,
voyez ce qu'en dit ce livre:
George F. SIMMONS,
Calculus
gems: brief lives and
memorable mathematics (MAA)

|
|
| Le tout pemier article sur le sujet: Journal
de l'X, 1833 |
Les deux mémoires de Liouville sont consécutifs
dans le journal: p124-148 pour le premier, 149-194 pour le second. Ce
journal est
consultable
sur Gallica (BnF). Ensuite parait un
nouvel
article (1835) au Journal de Crelle, en Allemagne.
Ces questions, qu'il semblait de peu d'intérêt
d'évoquer il n'y a pas si longtemps, sont revenues sous les
feux
de l'actualité depuis les années 1990, car elles
définissent les classes de ce que le calcul formel ne peut
pas
réduire les unes aux autres.
Esquisse Bibliographique
- J. DAVENPORT, D. SIRET, E. TOURNIER, Calcul Formel (Masson)
- M. BRONSTEIN, Symbolic
Integration (Springer Verlag)
Le Problème de Sturm-Liouville (1836,1837)


Les deux héros, dans
l'ordre de nomination...
Pour le dire
brièvement, le problème de Sturm-Liouville
consiste à rechercher les scalaires
λ et
les fonctions
y qui
vérifient l'équation différentielle
(E) et les conditions aux limites en a et b (L), ou d'autres du
même genre.
| { |
y''+q(x)y = λ y |
(E) |
| y(a) = y(b) = 0 |
(L) |
Comme le souligne
d'emblée Liouville dans son premier Mémoire, le
problème trouve son origine dans l'application de la
Méthode de séparation des variables que
Fourier
avait inauguré en 1807 dans son étude de la
chaleur: c'est lorsqu'on forme les deux équations
différentielles en
x et
t en cherchant les
solutions de la forme
u(
x,t) =
y(
x).
z(
t) dans une
équation aux dérivées partielles que
s'introduit la constante arbitraire
λ.
Les conditions (L) restreignent l'ensemble des constantes possibles
à un ensemble moins vaste: en fait, une suite (
λk).
Résoudre le problème de Sturm-Liouville,
c'est:
- déterminer les λk
et les fonctions yk
associées;
- développer toutes les fonctions assez
régulières en série des yk
Le
problème le plus simple de ce type est issu de
l'Équation des Cordes Vibrantes (voir notre
page sur D'Alembert), et (L) provient du fait que les
extrémités de la corde sont fixes (guitare,
violon...)
| { |
y'' = λ y |
(E) |
| y(0) = y(π) = 0 |
(L) |
Il est alors facile
à
résoudre pour un étudiant de
Mathématiques
Supérieures et la question du développement n'est
autre
que celle... du développement en série de Fourier
usuelle
(qu'il abordera l'année suivante en Spéciales!)
Autrement dit, la
théorie de Sturm-Liouville généralise
celle de Fourier à d'autres systèmes
de fonctions propres.
Vous trouverez
désormais le
Premier
Mémoire, présenté et commenté
sur le site
BibNum .
Comme par hasard,
Sturm
(1803-1855) était
un élève de Fourier!
L'antériorité de
l'étude semble lui revenir: il communique ses recherches
à l'Académie pour la première fois en
1833 (mais
le texte ne parait qu'au n°1 du Journal de Liouville) alors que
Liouville s'adresse à l'Académie en 1835, citant
explicitement le travail de Sturm. Quant à sa
rédaction figure, et pour cause, dans le
même n°1 du Journal. Les deux hommes, tous
deux enseignants
à l'École Polytechnique, ont rapidement
noué
une solide amitié, et ils unissent leurs efforts sur la
question. Dès 1837 parait d'ailleurs un article
cosigné.
Il s'agit bel et bien de recherches différentes autour d'un
même problème, qui est dans l'air du temps pour
attaquer les équations aux dérivées
partielles. À Sturm revient indiscutablement la
paternité des fameux théorèmes de
comparaison et d'oscillation des solutions, tandis que dès
son premier article Liouville s'occupe surtout des
développements en série. Et, rendant à
César ce qui est à César, et
à
Poisson
ce qui est à Poisson, il reconnait dès le premier
mémoire que c'est ce dernier qui a
repéré et exploité le premier
l'orthogonalité des fonctions propres (pour dire la chose
dans un langage moderne dont les auteurs de ce temps, qu'il s'agisse de
Liouville ou de Gauss, ne disposaient pas, ce qui ne facilite ni leur
tâche... ni celle du lecteur!).
En tout cas, la Suisse, elle, a pensé à
célébrer, dans sa ville natale, le bicentenaire
de la naissance de Sturm; suivre ce lien:
Il semble, et c'est totalement injuste, qu'à l'exception de
quelques initiatives isolées, rien d'analogue n'ait
été organisé en France pour son
complice Liouville, et c'est bien regrettable.
Pour aller plus loin: livres, liens et...vidéo!
Des livres d'abord! Les liens, lorsqu'il y en a, vous permettront
d'accèder à de larges extraits via Google Books.
Deux traités généraux pour commencer:
comme presque tous leurs semblables, ils proposent un chapitre sur ce
problème incontournable. Les deux suivants lui sont
dédiés; le troisième, qui insiste
particulièrement sur l'aspect historique, est un recueil de
conférences données à
Genève au colloque du bicentenaire.
Un
Catalogue
des
Équations Différentielles de Sturm-Liouville,
par W.N. Everitt
Une vidéo en ligne, dans la collection des Amphis de France
5:
Le
Problème de Sturm-Liouville, par Jacques Vauthier.
(Niveau: licence L3, mais partiellement abordable dès L2)
J. Vauthier: "Un feu
d'artifice final pour ce cours..."
Les Approximations
Successives pour les Fonctions: un sous-produit de l'étude
précédente! (1838)
Le
Mémoire
n°2 de Liouville contient, dans le cas d'une
équation diférentielle du second ordre, la toute
première apparition de cette méthode, dont les
spécialistes pensent qu'elle était
également connue de Cauchy. De toutes façons,
l'histoire lui a attaché le nom d'
Émile
Picard,
qui l'a présentée dans un cadre plus
général encore (les équations aux
dérivées partielles) et bien plus nettement sur
les équations différentielles. Il s'agit de
l'adaptation au cadre fonctionnel de ce qu'
Al-Kashi
avait
inventé pour les équations numériques,
en l'espèce celle du troisième degré
afin de
calculer
sin (1°) à partir de sin (3°),
connu par construction géométrique.
Avant de jeter un oeil aux textes, peut-être voulez-vous vous
rafraîchir la mémoire avec un petit comparatif
rapide?
| Quand? |
Qui? |
Quoi? |
Comment? |
Inconnue |
| 1430 |
Al Kashi |
u = F( u ) |
un+1
= F( un ) |
u, un
nombre |
| 1838/1890 |
Liouville/Picard |
y' = f( y, x ) |
y'n+1 = f( yn
,x ) |
y, une
fonction |
Dans le
mémoire de Liouville...

|
|
 |
| ...et celui de Picard: première
page et deux extraits choisis relatifs aux équations
différentielles ordinaires. |
Si vous voulez lire l'article de Picard dans son
intégralité... c'est très simple:
consultez le... Journal de
Liouville, mais pour l'année 1890 -soit une
bonne cinquantaine d'années plus tard! Voici le
lien
direct sur Gallica.
Les Premiers Nombres Transcendants (1844)
Entre la position du problème de la transcendance de
e et
π par Lambert (voir
son article et une étude
détaillée
sur le site BibNum), et sa résolution par
Hermite
(1873) et
Lindemann (1882)
respectivement, les deux notes au Comptes Rendus de
l'Académie des Sciences où Liouville, pour la
première fois, construit
explicitement des nombres transcendants (i.e. qui ne sont racine
d'aucun polynôme à coefficients entiers) occupent
une position charnière. Il les regroupe et les
complète dans son journal un peu plus tard, en 1851.
Voir la première note de 1844 et une
analyse élémentaire
(sans fractions continues!) par Michel
Mendès-France sur le site BibNum.
Pour ceux que les fractions continues n'effraient pas -voire
même pour ceux qui sont séduits par leur
élégance,
télécharger
le texte
de ma conférence aux journées Padé
(Lycée
Faidherbe, Lille, 1994):
Alain Juhel:
Irrationalité
et Transcendance:
État des Lieux avant Hermite.
On y aborde aussi l'héritage moderne de la
méthode fondée par Liouville à cette
occasion: c'est la question des
mesures
d'irrationalité, un domaine de recherche toujours
très actif!
N.B.: ce qui
est remarquable dans la démarche de Liouville, c'est qu'elle
inverse
le point de vue
sur la transcendance. Jusque là, le but poursuivi
était
d'établir la transcendance d'un nombre donné
-essentiellement
e
ou
π.
Or, Liouville a visiblement commencé par cette approche
classique, en montrant dans une première note
très
brève, que
e n'est
racine d'aucune équation du second degré (1840).
Le
résultat est étendu "dans la foulée"
à
e² :
les pages se suivent exactement dans son journal.

Télécharger
l'ensemble
des deux textes
Voir une
analyse plus détaillée
de ces textes par Norbert Verdier sur
le site BibNum, dans l'article consacré à la
preuve par Fourier de l'irrationalité de
e², telle
que la rapporte Janot de Stainville.
Une note manuscrite prouve que Liouville a essayé de renouer
avec cette approche en 1845 et d'établir la transcendance de
π
; mais il a découvert presque aussitôt une faille
dans son
travail, qui le conduit à l'abandon définitif sur
ce
terrain.
Quelques livres pour accompagner...
- H. BOALEM, R. BROUZET, La
Planète R, Voyage au Pays des Nombres
Réels (Dunod)
- D. DUVERNEY, Théorie
des Nombres (Dunod)
Le Théorème de Liouville sur
les Fonctions Holomorphes (1847)
Il s'énonce ainsi:
| "Toute fonction, holomorphe et
bornée sur C tout entier, est constante" |
Cauchy en disputa la priorité: certes, de façon
générale, il n'était
pas
très bon joueur, mais peut-être avait-il raison en
l'occurrence. Le problème est qu'il n'existe pas de
publication
spécifique de Liouville à ce sujet:
dès
qu'il l'énonça, Cauchy fit remarquer qu'il
pouvait se
déduire de ses inégalités. Il
est probable
qu'ils l'aient tous deux
découvert
indépendammment; l'inspiration de Liouville lui vint de
l'étude des
fonctions
elliptiques
et d'une suggestion d'Hermite. Ses notes personnelles attestent sa
découverte dès l'été 1844,
et
c'était pour lui un résultat de
première
importance, puisqu'il l'appelait son
Principium.
Un intérêt de ce théorème
est qu'il offre
une démonstration agréable et rapide du
Théorème Fondamental de l'Algèbre(théorème
de D'Alembert-Gauss). Et là, pas de doute, c'est de
Liouville et
de personne d'autre: un manuscrit conservé à la
Bibliothèque de l'Institut de France en apporte la preuve.
On peut donc dire, avec Jeanne Peiffer (dont l'article cité
en
référence ci-dessous détaille
considérablement la genèse de ce
résultat) que:
"Même
si le théorème découle
immédiatement de la
théorie de Cauchy, c'est Liouville qui l'a
découvert et
appliqué. Il en a fait un principe
général de sa
théorie des fonctions doublement périodiques"
La Carrière Politique
<
à
compléter prochainement>
Finalement, Liouville n'aura pas été totalement
oublié, et ce n'est que justice. Grâce
à l'impulsion donnée par Norbert Verdier et au
soutien de la SabiX, une célébration a eu lieu
à l'École Polytechnique, déclinée en trois volets:
- un colloque autour de la vie et l'œuvre de
Liouville, le 29 Janvier 2010 (voir le
programme);
- une expostion de documents dans le Hall d'Honneur;
- la réalisation d'un numéro (45) du
bulletin de la SabiX entièrement consacré
à notre héros, et
constitué d'articles inédits. (Sommaire en
cliquant sur l'image)