La Culture

 

puce "L'essentiel n'est pas au bout du savoir mais de la recherche."

(Albert Jacquard)

 

puce "La drogue est un symptôme, à traiter, de la difficulté à occuper son intériorité‚ et à se mettre en œuvre dans la vie. Elle est l'expression d'une forme de dépression, c'est à dire la perte de ses moyens et l'espoir illusoire de se récupérer à travers un produit dont le pouvoir serait d'être stimulant. Des adultes en sont au même point, sans repères éducatifs, moraux, sociaux et religieux. Comment peuvent-ils les aider si ce n'est en adoptant des conduites instrumentales sans pouvoir se poser la question du sens ?"

(Dr. Tony Anatrella, psychiatre)

 

puce La dépression est un trouble qui est au carrefour du biologique et du psychique, du social du culturel et du spirituel."

"Lorsqu'on est en "--petite panne--" dépressive et avant de recourir à des traitements élaborés, on peut essayer de se réparer soi-même. D'abord respecter son "horloge biologique", c'est à dire dormir suffisamment et à des heures régulières, tenir compte des temps d'activités et de repos, veiller à une hygiène alimentaire en se méfiant de l'alcool, des excitants... Favoriser l'intégration de l'esprit et du corps pour éviter le clivage somato-psychique en pratiquant un sport, la danse, la relaxation... Apprendre à habiter sa solitude, en se ménageant des plages de temps libres disponibles en présence d'objets, de personnes ou de paroles qui, pour soi sont porteurs de sens et de signification : des amis, des livres que l'on aime, une musique, des chansons... Ne pas se laisser envahir par les mille "choses", c'est à dire tout ce qui échappe au langage et donc entretient des dépendances : idéal bâti d'images toutes faîtes ne prenant pas corps et langage en soi ; Drogues de toutes sortes qui court-circuitent les mots : alcool et excitants, mais aussi slogans idéologiques et certaines formes de religion ou de croyances magiques qui font bon marché de la parole...

Ainsi donc, donner inlassablement la prime des mots... User de sa parole intérieure.

User de la parole reçue, gardée, mêlée à la sienne propre : paroles des poètes, des prophètes ou des saints...

Tous ces hommes et toutes ces femmes qui parlent vrai, à la fois du dedans d'eux-mêmes mais aussi au dehors et même au devant, nous donnent l'envie d'ouvrir notre propre espace intérieur. Tout autour de nous, une civilisation et une culture dites de consommation ou de techno-sciences, donnent au contraire la prime aux "choses".

Quand on vit avec un déprimé, il faut attendre sans se laisser atteindre, en "habitant bien sa propre maison" et en ayant dans son grenier des nourritures simples, légères et nourrissantes en attendant le printemps : une musique ou une chanson, un poème, une parabole, un geste d'amour... Ces nourritures qui ont manqué à celui ou à celle qui vient de s'endormir, mais qui en aura besoin à son réveil, comme la marmotte quand l'hiver prend fin.

Il y a des convergences entre notre société technico-scientifique et la personnalité prédépressive.

Ce qui est dépressif dans la société moderne, c'est l'envahissement par la "chose" et la dépendance à la "chose". Dans une société comme la nôtre, on songe d'avantage à gérer des "choses" qu'à user du langage en interrogeant son désir... Le règne de la pensée opératoire, adaptée aux "choses" et à la gestion des "choses", au détriment de la pensée vive. Jusque dans notre vie la plus quotidienne, nous sommes contraints d'utiliser à plein la pensée opératoire, ne serait-ce que pour remplir sa feuille d'impôt, ou pour circuler en voiture dans une ville avec ses feux verts, ses feux rouges, ses sens interdits... Toujours, il faut penser... Penser aux "choses". Et, du coup, peu de temps pour rêver, pour écouter son désir, sa musique intérieure... D'autant que, dans le même temps, l'émiettement de la culture et de la religion nous prive de plus en plus de ce propos vif "qui met des mots sur les choses" et qu'on appelle une civilisation. C'est Aragon qui a écrit dans un poème : "--Avec les mots, j'ai barre sur les choses--". La société présente est peut-être déprimante par ce que, avec des choses, elle a barre sur la parole."

(Dr Yves Prigent,

spécialiste de la dépression et du suicide.)

 

puce "La mythologie de l'adaptation, de la communication, de la réussite visible surcharge tout ce qu'on investit à l'extérieur, et pénalise l'enrichissement intérieur. Lequel n'est pas forcément fait de grandes choses, mais du goût de parler, de fantasmer, de rêver, d'être en colère ou emballé... J'aimerais que les gens ne disent pas oui à tout, qu'ils affirment leur désadaptation. Certains craquent après n'avoir jamais dit non à personne.

La prévention du suicide, je la vois en rapport avec l'école, avec la culture, au sens profond et noble du terme, dans l'étude des humanités. Plutôt que d'alerter l'assistante sociale, il s'agit plus généralement de fournir des outils culturels nutritifs, qui donnent aux gens des matériaux pour être capable d'élaborer. Quand un être est dans le trouble, il devrait se référer à sa petite musique intérieure... Je suis admiratif devant le travail que fait un écrivain professeur comme Daniel Pennac pour infuser de la matière littéraire, pour faire des injections intra-spirituelles de textes."

(Dr Yves Prigent, psychiatre)

 

puce "En dépit d'une issue heureuse de l'enfance-adolescence, un adulte demeure confronté toute la vie à sa part de violence. On peut penser un moment, d'intense quiétude, qu'elle est enfin réduite, extirpée, déracinée. Un moment après, elle r‚apparaît pourtant à l'occasion d'un événement, d'une contrariété, d'une angoisse passagère ? Il faut donc se résigner à vivre avec elle en la dépouillant le plus possible de ses aspects destructeurs. Cela n'est possible que l'engagement dans des relations stables et confiantes. Dans des rencontres en confiance, la part de violence devient force d'affirmation, finesse d'accueil, subtilité de concertation, réalisme de compromis.

La prévention de la violence est plus que jamais à l'ordre du jour. Prévenir n'est pas réprimer, mais donner la possibilité d'exprimer, de reconnaître et de nommer ses sentiments négatifs et hostiles. Cela suppose l'existence de relations fiables, stables, confiantes et aimantes. Prévenir la violence est vouloir construire, pour soi et pour d'autres, un tel modèle de relations

(Albert Donval,

enseignant à l'Institut des sciences de la famille de Lyon)

 

puce "Vivre c'est communiquer et tout progrès qui fait reculer les murs de l'isolement, du mal entendu et de la violence ne peut qu'être bénéfique.

Pouvons-nous pour autant, sans autre forme de procès, tout attendre de la communication ? ...

L'illusion est de croire et de faire croire que le seul fait de communiquer peut tenir lieu de ce qu'il faut pour créer des liens humains solides et satisfaisants. En réalité, tisser des liens et en vivre implique d'autres détours plus longs et plus onéreux : le passage par l'intériorité, par l'affrontement et par la question des valeurs... Sans butée intérieure, fascinée par le consensus, allergique à la question du sens, la communication ne peut que séduire.

Autres sont les circuits par lesquels se créent et s'entretiennent des liens durables et satisfaisants. Etre proche d'un autre suppose que l'on soit proche de soi. Comment écouter si je n'écoute pas ce qui se passe en moi, et comment parler si en soi ne se vit aucune parole ? Les liens se construisent du dedans et si, aujourd'hui ils sont en souffrance, c'est que nous manquons d'intériorité.

L'idéologie de la communication en douceur escamote le passage obligé par l'affrontement, notamment … propos de la question du sens et des valeurs. Créer des liens dans une équipe professionnelle, dans un couple ou dans une famille, suppose que l'on aille jusque-là. Les liens se nourrissent des conflits ou des crises et de la vérité qui en jaillit. Dans les dialogues avec leurs parents et éducateurs, les adolescents ont besoin de s'affronter au sens que des adultes donnent à leur vie. Si la communication en souffre, les liens s'en trouvent renforcés.

Il faut certes communiquer. C'est toujours utile. Gardons-nous cependant de confondre l'urgence de la communication avec le temps qu'il faut pour tisser des liens."

(Albert Donval)

 

puce "Quand on n'échange plus la pensée s'engourdit, le cœur se dessèche. "

(Mensuel "Notre temps")

 

puce "L'une des convictions qui a guidé ma vie, c'est que le conflit tombe lorsqu'on accepte le dialogue, un vrai dialogue où on s'écoute, où on partage tout ce que l'on peut partager."

(Albert Decourtray

 

puce "Je n'ai jamais eu une ombre de tristesse, qu'une lecture n'ait dissipée."

(Montesquieu)

 

puce "J'ai été sauvée de la folie qui me gagnait par la poésie : je suis parvenue à me faire prêter un volume de Pouchkine. Les vers admirables du grand poète attestent l'existence de tout ce qui attestent l'existence de tout ce qui fait de nous des hommes, et qu'on cherchait à annihiler dans ce monde inhumain."

(Tatiana Ivanovna,

rescapée des camps de concentration)

 

puce "Le livre est un moyen de dépassement. Aucun homme n'a assez d'expériences personnelles pour bien comprendre les autres, ni pour bien se comprendre lui-même."

La lecture n'est pas seulement une saine gymnastique de l'intelligence ; elle révèle aux jeunes le caractère secret de la vérité, qui n'est jamais donnée toute faite au chercheur, mais doit être construite par lui à force de travail, de méthode et de bonne foi...

Sir John Herschel, inaugurant en 1833 la bibliothèque publique D'eten, disait : "Donnez à un homme le goût de la lecture et les moyens de le satisfaire, et vous ne pourrez manquer de faire de lui un homme heureux... Vous le mettrez en contact, à chaque moment de l'histoire, avec les hommes les plus sages et les plus spirituels, les plus tendres, les plus braves et les plus purs qui aient orné l'humanité"

(André Maurois)

 

puce "Un esprit préoccupé uniquement de banalités se "banalise "et finit par devenir incapable d'élévation."

(Dr Claude Breuil)

 

puce "Les individus narcissiques qui se prennent pour la loi de toutes choses développent un faible débat à l'intérieur d'eux-mêmes. Cette position est renforcée du fait qu'ils ne peuvent constituer leur vie intérieure avec les savoirs qui leur sont transmis. En outre, l'éducation n'apprend pas à réfléchir sur soi mais sollicite surtout les émotions. De plus , le travail de la mémoire, de l'intelligence et de l'utilisation des savoirs pour réfléchir, implique une volonté et un effort auquel de nombreux individus ne sont pas préparés.

(Dr Tony Anatrella, psychanalyste)

 

puce "Les hommes sont grands des pas qu'ils font,

Leur destination n'est pas de toucher au but

C'est d'être en marche."

(Victor Hugo)

 

puce "Eviter le perfectionnisme : "trop bien et ce trop est l'ennemi du bien "ou" le mieux est l'ennemi du bien"

(Dans stratégie anti-stress)

 

puce "Les déplaisirs talonnent toujours les contentements."

(Henri IV)

 

puce "Choisir c'est trancher. C'est laisser de côté, perdre. Le choix suppose un sujet conscient, des éléments en cause, qui font renoncer à ceci pour garder cela."

(Janine Maroncle, thérapeute de couple)

 

puce "Si d'aventure, l'un de vous deux me demande conseil (au sujet de la foi), voilà ce que je lui dirai : essayez de percevoir ce qu'il y a de plus profond en vous et tentez de le vivre au maximum, de suivre cette transcendance mystérieuse qui conduit à la paix. Mais ce qu'il y a de plus profond, ce n'est pas moi qui vais le déceler à votre place. Désormais, je réponds aux questions en me contentant de témoigner : voilà pourquoi je crois."

(Albert Decourtray,

répondant aux deux journalistes qui l'interrogeaient)

 

puce "Donner un sens à nos actes, œuvrer pour que l'homme trouve les sources de la morale dans sa relation à lui-même et aux autres pour qu'il approfondisse le sens de sa vie, le sens de sa foi s'il a une foi religieuse, c'est nous porter assistance mutuelle."

(Nicole Fabre, psychanalyste)

 

puce "La solidarité commence en soi : limiter ses besoins, seul moyen pour connaître le bonheur et être plus disponible aux autres"

(Gandhi )

 

puce "On a peu de besoins quand on est vivement touché par ceux des autres"

(G. Leissing)

 

puce "La vie humble, aux travaux ennuyeux et faciles, est une œuvre de choix qui veut beaucoup d'amour."

(Paul Verlaine)

 

puce "S'il y a une voie dans laquelle les grandes consciences finissent toujours par se joindre, c'est qu'elles ont creusé suffisamment en elles pour y trouver les certitudes originelles, pour y entendre l'appel sans équivoque, pour y puiser, trouver l'élan sans hésitation. Et leur jonction n'est que le témoignage de la présence en toute conscience, pourvu que l'on sache l'y percevoir, de la valeur totale, unique et éternelle, qui habite tout homme venant en ce monde."

(Georges Bastide)

 

puce "Dieu, loin d'être mort, est encore bien vivant chez nos concitoyens. Mais il n'est plus ce qu'il était.

Son statut a profondément changé. Son royaume n'est plus du domaine de l'intellect...

C'est tout ailleurs que Dieu maintenant se situe. On le rencontre au niveau des interrogations, et non plus au niveau des certitudes. Il prend sa place dans le voyage intérieur de chacun d'entre nous...

Il est en relation avec cette conviction que, au-delà de ce qui se donne à voir, il y a "quelque chose" dans lequel nous sommes profondément, vitalement, existentiellement impliqués. Un "quelque chose" auquel ne serait étranger, ni la violette des bois, ni les diagrammes de Feynman, ni les camps d'extermination nazis, ni le requiem de Mozart."

(Hubert Reeves, astrophysicien, dans "Malicorne" )

 

puce "La vie réelle est Complexe. Le simplisme qui nie cette complexité tue la vie. "

(Jean Marie Gaudeuil)

 

 


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