le Price Earning Ratio (P.E.R.)

Rapport Prix / Bénéfice

Le P.E.R. est un des outils essentiels de l'analyse boursière et du choix de ses actions.

Les trois initiales P, E, R sont celles des mots anglais Price Earning Ratio, en français Rapport Prix/Bénéfice.

Le principe du PER est simple: il s'agit, pour toutes les actions cotées, de diviser leur cours de Bourse par leur bénéfice unitaire.

On obtient un chiffre qui généralement évolue dans une fourchette de 5 à 150 et mesure la cherté d'une action. Plus le ratio est élevé, plus l'action est considérée comme chère.

Le concept du PER est probablement le plus simple de toute l'analyse boursière, puisqu'il repose sur une simple division que tout le monde peut faire à tout moment sur le coin d'une table.

Le PER mesure combien de fois le cours d'une action "capitalise" les bénéfices de la société cotée.

Il ne faut pas considérer le PER comme un outil statique, il évolue avec le cours de Bourse. Ce qui importe, c'est de se placer dans une perspective dynamique, de savoir quel bénéfice net par action on va prendre en compte.

Celui de la dernière année écoulée? C'est un critère fiable, mais sachant que la Bourse anticipe toujours l'avenir, c'est un peu raisonner dans le passé.

Celui estimé de l'année en cours? Il est souvent aléatoire et reste soumis à correction, en fonction de résultats définitifs de la société.

Pour se faire une idée du potentiel d'une action, les analystes financiers préfèrent utiliser trois séries de PER: celui de l'année passée, celui de l'année en cours et celui de l'année à venir. Ils ont ainsi une bonne idée de la dynamique de croissance des profits d'une entreprise cotée, à cours constant.

Les PER sont naturellement variables d'une société à une autre et surtout d'un secteur d'activité à un autre.

Traditionnellement, les secteurs du luxe, de la haute technologie et de la pharmacie, par exemple, ont des PER très supérieurs à ceux des sociétés pétrolières ou des sociétés du bâtiment, dont les perspectives de croissance sont souvent beaucoup plus faibles. D'où l'idée des analystes financiers de calculer un PER moyen par secteur, ce qui permet de comparer le PER particulier d'une entreprise cotée à celui de son secteur.

Par exemple, en 1999, le PER était de 67,5 pour la communication, 47,9 pour la pharmacie, 25,3 pour le pétrole, 25 pour le bâtiment, 15,6 pour la banque, etc.

La comparaison du PER d'une société cotée à celui de son secteur est essentielle, car elle permet de savoir si, au sein d'une même activité, une société est plus prometteuse qu'une autre. Ainsi, si le PER 2001 estimé d'Alcatel est de 33,6, supérieur à celui de Schneider (14,6), c'est que les boursiers estiment que le potentiel de croissance des bénéfices d'Alcatel est supérieur à celui de Schneider.



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