Les marmottes

Bien que sa présence soit discrète, à Livet et Gavet sa population est en augmentation
.
 photo de marmottes

 
Habitat
Pâturages alpins situés au-dessus de la limite supérieure de la forêt, généralement entre 1500 et 3200 m d'altitude ; le plus souvent sur des terrains découverts, voire plat.
 
Mode de vie
Diurne : vie grégaire, en famille, autour d'un couple fidèle et de sa progéniture pendant plusieurs années.
Creuse de simples galeries de protection, des terriers peu profonds pour l'été et d'autres plus profonds pour l'hiver, avec un système de tunnels très ramifié et une chambre spacieuse, couverte d'un épais tapis de foin
elle hiberne sans s'alimenter, tous les individus serrés les uns contre les autres.
 
Alimentation
Herbes, graminées, racines baies.
 
Reproduction
Durée de gestation : 5 semaines, 2 ou 3 petits (exceptionnellement jusqu'à 7), allaités 2 à 3 mois, et restent avec les parents pendant 2 ans ou plus.
 
Population en Isère
Un bilan de situation de la marmotte dans le département de l'Isère a été réalisé par la Fédération Départementale des Chasseurs de l'Isère en 1993, avec pour objectif d'évaluer :
- la répartition communale de cette espèce,
- l'évolution de ces effectifs,
- les spécificités liées à l'activité cynégétique.
L'ensemble des informations utilisées pour la réalisation du bilan, proviennent d'une enquête auprès des détenteurs du droit de chasse du département ainsi que de divers professionnels de l'O.N.F., l'O.N.C., la F.D.C.I....ne permettant ainsi de n'accorder qu'une valeur indicative aux éléments exploités pour cette analyse.
Depuis 1960, 473 marmottes ont été réintroduites dans les massifs préalpins (Vercors, Chartreuse).
La marmotte est actuellement présente sur 104 communes du département.
La répartition communale de la marmotte a fortement évoluée entre les années 1960 et 1993.
Le nombre de marmottes lâchées ainsi que le devenir de ces animaux restent inconnus à ce jour. Pour les Alpes internes (Belledonne, Grande Rousse, Ecrin, Taillefer...), la marmotte occupait l'ensemble de son milieu potentiellement exploitable et était présente sur 53 communes de cette zone alpine.
Ces actions, menées par divers organismes cynégétiques (Sociétés de chasse, FDC Isère,.....) ou paracynégétique (Parcs naturels, ONF, FRAPNA) ont donné lieu à une protection totale de l'espèce sans qu'aucun suivi scientifique n'ait été réalisé.
On observe globalement une stabilité, voire une augmentation des effectifs estimés à 10 000 individus environ.(prélèvement annuel estimé à 2%)


Sur les 26 573 chasseurs que compte le département de l'Isère, environ 160 pratiquent la chasse de cette espèce, soit 0,6% de l'effectif total, réparti d'une façon inégale sur le territoire (de 1 à 15 par société de chasse).
Les opérations de réintroduction qui ont eu lieu entre 1960 et 1990 ont eu un impact bénéfique sur l'espèce.
La stabilité de ces effectifs et la faible pression cynégétique qu'elle subi n'en fait pas une espèce animale au statut précaire et sa bonne représentation ne peut que contribuer au maintien de l'aigle royal qui est aujourd'hui bien représenté dans les préalpes.

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