ANNEXE

 

Tex Avery

ou le délire lucide

par Petr Kral (1)

 

CONTRAIREMENT au dessin animé slave - dont la première vague recouvre à peu près la même époque - l'œuvre d'Avery (1942-1957) renouvelle le cartoon non pas en l'élevant au rang de l'Art, mais en remontant à sa source. Avery ne cherche pas à donner au genre un langage esthétique inédit; il lui suffit de redécouvrir, avec un nouvel émerveillement et une nouvelle violence, cette qualité élémentaire qui, avant que les Blanche-Neige et Cie ne l'aient dissimulée sous le carré blanc de leur chaste sourire, s'était déj8 affirmée comme essentielle dans les premiers Mickey Mouse ou Popeye g savoir le simple pouvoir du cartoon d'étendre jusqu'à l'impossible les limites du monde objectif, de donner corps, sur l'écran, aux situations et idées les plus " insensées ", où l'humour retrouve son << unité première " avec la poésie. Pour restituer ce pouvoir au genre, Avery n'avait nul besoin de renoncer au dessin " classique " (et, malgré toute stylisation, fort concret et essentiellement réaliste) dans lequel avaient été conçus les héros d'un Disney ou d'un Fleischer; si, g la différence du burlesque avec acteurs, où l'étincelle jaillit du coflit réel-imaginaire, le principal atout du cartoon est de pouvoir totalement soumettre le premier au second, il n'en est pas moins vrai que cette soumission sera d'autant mieux perçue que le réel maltraité restera plus reconnaissable et " directement" présent .

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