Pourquoi le numérique ?
Comme tout le monde et par la force des choses, j'ai commencé par l'argentique, en développant moi même les pellicules, et en tirant moi même les positifs ou en chargent Daniel Slowik de la corvée. C'était l'enfer, un oursin prété = 1 pellicule, 1 photo loupée = 1 autre pellicule, et de tout façon on n'est jamais sur du résultat avant de voir le tirage définitif, celui de bonne qualité, bien équilibré dans les gris et qui montre un maximum de détails...
J'ai d'abord eu l'Olympus 1400 L (1,5millions de piexls mais à 150 ppi, donc l'équivalent d'un 3 millions de pixels d'aujourd'hui qui sont à 72 ppi), il fermait au maximum à 2.6, pour avoir de la profondeur de champ il fallait faire des plans successifs et les compositer dans Photoshop, certaines photos de ce site sont encore faites avec cet appareil et ça se voit ...
Après j'ai eu le Coolpix 995, 3 millions de pixels à 72 ppi, qui fermait à 10-11, qui avait une sortie USB, une position macro permettant le raport 1/1 (entendez un objet de 36 mm mesure 36 sur la "pellicule" numérique virtuelle), la mesure spot et le choix de l'endroit de la mise au point : le PARADIS.
Avec le temps je suis devenu exigeant, j'ai jugé l'AF du Coolpix peu rapide et la distance lentille objet trop petite pour permettre un éclairage aisé, j'ai acquis le Dimage A1, et là, miracle, la bonnette de luxe achetée pour l'Olympus argentique marche impec sur le Dimage A1 et permet des rapports de grossissements supérieurs au 1/1 avec une distance lentille objet nettement supérieure à 2 cm.
L'éclairage.
L'appareil photo est fixé à la crémaillère d'un pied tripode, et chaque pied porte une lampe au tungstène. Une des trois lampes est un peu plus basse que les autres pour donner du relief. Devant chaque lampe se trouve 1- 2 (ou plus) feuilles de papier calque pour diffuser la lumière et régler l'intensité lumineuse.
La préparation de l'oursin.
L'oursin photographié doit être posé sur un fond noir uniforme, être le plus propre possible, exempt de poussières et surtout de grains d'hématite qui se voient très bien sur la photo. L'oursin est recouvert d'une fine pellicule d'huile de vaseline. Cette pellicule disparaît très vite, elle augmente le contraste en lissant la surface du test, et permet de bien faire ressortir tous les petits détails et même la structure ambulacraire. Inconvénient : l'apparition de petite plages lisses et brillantes.
La prise de vue.
Mesure de la lumière : spot sur un endroit du test, mise au point : automatique, diaphragme : 10 si possible, vitesse : aucune importance car on est sur un pied et le déclanchement se fait avec un déclencheur souple bricolé ou le retardateur de l'appareil.
Le développement numérique.
* Sélection de la couche verte et passage en mode de gris
* copie de l'oursin, collage dans un autre fichier, aplatir
* détourage à la baguette magique pour mettre un fond noir ou blanc parfait
* inversion de la sélection et centrage de la courbe de niveaux
* éventuellement correction de petits défauts d'éclairage avec des calques dégradés
* choix de la taille de la photo
* enregistrement.
Archivage des photos numériques.
Nous ne gravons aucun CD, nous avons trois disques durs de sauvegarde ou les oursins sont rangés par familles, chaque photo est nommée de la façon suivante : l'initiale du nom d'espèce de l'oursin + le numéro + 1 ou 2 lettres code indiquant le type de vue, s : supérieure, i : inférieur , a : ambulacre, ph : phyllode, pe : pétale ....
Ainsi, avec la fonction recherche du système toute photo peut être retrouvée instantanément
Utilisation des photos numériques.
Les photos archivées ne sont pas touchées, pour faire un livre, un article ou un site Internet ou une expo, nous faisons une copie de la photo et travaillons dessus et l'enregistrons dans un autre dossier afin de ne faire aucune confusion ...