Localisation du type.
Le type est provient de l'Oxfordien inférieur du Maroc occidental et de la collection du Service de Géologie du Maroc.
Description.
En vue supérieure ambroggii est tout à fait différent depressus dont le contour est régulièrement arrondi. Ici on observe un brusque ressaut au niveau des ambulacraires pairs postérieurs et quand on retourne l'oursin on voit que le périprocte s'inscrit dans une sorte de protubérance. Nous retrouverons cette forme chez blumenbachii. Le périprocte n'est pas au fond d'une dépression comme chez les trois espèces précédentes, mais posé à plat sur le test.
En vue de profil ambroggii est plus haut que depressus. La face supérieure est bombée. L'apex se trouve en position très légèrement antérieure et la madréporique est plus réduite que chez les autres espèces étudiées.
Les cinq aires interambulacraires ont des proportions différentes de celles observées chez depressus, l'aire impaire est beaucoup plus large et les paires antérieures plus étroites.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus sont inégales entre elles, plus larges à l'ambitus que chez depressus, l'impaire étant la plus large.
La structure ambulacraire est particulière, en effet l'ambulacre impair n'est pas pétaloïde, seuls les 4 pairs le sont.
Les assules adorales médianes sont longues, et dans les phyllodes les pores sont repoussés sur les côtés. Nous n'avons pas vu de pores buccaux.
Espèces voisines.
voir le genre Pygurus
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, ambroggii est rencontré dans le Callovien du bassin parisien.
Mode de Vie.
La Tuberculation.
Les tubercules de la face supérieure sont identiques à ceux de depressus, centrés.
Les tubercules de la face inférieure sont à peine plus grands que les tubercules précédents et de taille assez uniforme. Les tubercules des parties protubérantes sont enfoncés à plat dans le test, serrés les uns contre les autres centrés ou excentrés avec leur grand axe dirigé vers l'arrière de l'oursin. Les tubercules des parties déprimées sont moins serrés les uns contre les autres, peu enfoncés dans le test, posés de façon oblique le cône incliné vers le péristome, le grand axe dirigé le plus souvent l'arrière de l'oursin. Ils sont bordés sur une moitié par un bourrelet en forme de croissant comme chez marmonti ou tenuis.
Les aires ambulacraires portent dans leurs parties adorales les mêmes tubercules que les parties déprimées des interambulacres.
ambroggii avait le même type de locomotion que marmonti ou tenuis.
Les podions
Si l'on excepte l'aire impaire ambroggii possède les mêmes pores que depressus, avec une zone interporifère des pétales de même taille relative. A vrai dire nous nous expliquons mal le pourquoi de cette particularité anatomique.
La Forme
ambroggii se singularise par le rétrécissement de la partie du test qui porte le périprocte, sans doute pour maintenir le test plus éloigné des excréments.
Le Péristome et le Périprocte
ambroggii possède par ailleurs un péristome et un périprocte de même taille que depressus.
Que pouvons nous en tirer comme conclusions ?
ambroggii menait la même vie que depressus, il devait vivre juste sous la surface du sédiment.
Bibliographie.
Vadet A. Nicolleau P. & Pineau J.P. (1998) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-B : les échinides irréguliers: Description . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 19. p. 1-128 , 200 fig. in texte, pl. 1-39.