Holectypus depressus (Phillips, 1829).
Néotype
Localisation du type.
Holotype : l'individu est figuré une première fois par Knorr en 1768 (sans nom), figures recopiées par Leske en 1778, figures recopiées encore en 1791 dans l'Encyclopédie Méthodique, figures que nous reproduisons ci-dessus.

Description.
L'oursin est presque rond en vue supérieure, il est aussi large que long et à peu près deux fois moins haut que long. La face inférieure est déprimée en son centre, le péristome est de taille moyenne et entaillée par des scissures buccales bien développées. Le périprocte se trouve entièrement à la face inférieure, il est séparé du péristome par seulement 2 plaques interambulacraires.
La face supérieure de depressus convexe est couronnée par l'apex, qui se trouve en position centrale. Les plaques apicales sont presque toujours bien conservées. Dès la plus petite taille observée, 16 mm, les plaques génitales sont percées, ces individus sont donc matures sexuellement.
Les cinq aires interambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont égales ou presque égales entre elles. Elles portent des tubercules presque tous crénelés et percés. Les tubercules de la face supérieure sont nettement plus petits que ceux de la face inférieure.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont égales ou presque égales entre elles. La zone porifère ambitale est minuscule et presque tout l'ambulacre est occupé par la zone interporifère, qui porte des tubercules crénelés et percés.
La structure ambulacraire est la suivante : en région adapicale chaque plaque porte plusieurs petits tubercules, puis en région sous ambitale, un tubercule repose sur deux assules, et enfin en région adorale on observe la formation de plaques occluses.

Espèces voisines.
depressus ressemble beaucoup à corallinus, mais corallinus possède des granules disposés irrégulièrement.

Répartition et Milieux de dépôt.
En France, depressus est rencontré dans le Bathonien et le Callovien des bassins parisien et aquitain. On le trouve aussi en Suisse Allemagne Pologne et en Angleterre.

Mode de Vie.
depressus vivait un sable fin, la taille moyenne de la particule étant d'un demi mm. depressus grattait le sable coquillier, en le repoussant tout autour de lui, pour y chercher sa nourriture ou 'broutait" les surfaces plus dures couvertes d'algues ou d'éponges. Il ne pouvait s'enfouir et se cachait sous des particules qu'il tenait avec ses podions, il mangeait abondamment une nourriture peu riche et faisait de grosses crottes par un anus situé curieusement tout à côté de la bouche.
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Bibliographie.
Consulter : Vadet A. Rémy N. & Wille E. (2001) - Echinides du Corallien des Ardennes : Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 21. p. 1-64 , pl. 1-52, 3 fig. in texte.

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