Localisation du type.
Le type est à rechercher dans la collection Gressly et il vient du Cornbrash de Meltingen (canton de Soleure) .
Synonymes.
Nucleolites conicus Cotteau, Nucleolites edmundi Cotteau.
Description
En vue supérieure latiporus présente une forme plus ou moins allongée, le rapport largeur/longueur varie entre 0,9 et 1,03.
La face inférieure est pulvinée, elle est déprimée à la fois par les cinq ambulacres et le péristome. Celui-ci est de petite taille, ne présente pas de scissures buccales et se trouve en position légèrement antérieure.
La face supérieure est bombée et l'apex se trouve en position très légèrement antérieure, la madréporique est de petite taille et les ocellaires postérieures sont jointives ou séparées en partie par des petites plaques complémentaires. D'autres plaques complémentaires relient les ocellaires au périprocte. Nous n'avons pas observé la présence de la cinquième génitale chez les latiporus sarthois, mais nous l'avons observé assez fréquemment chez les latiporus boulonnais, elle existe bien dans cette espèce, cf. Vadet 1997 fig. in text page 67.
Le périprocte se trouve au fond d'un sillon anal bien marqué, dont les parois sont garnies des mêmes tubercules que le reste de la face supérieure.
Les cinq aires interambulacraires, mesurées à l'ambitus, ne sont pas égales entre elles, l'impaire est la plus large et les paires antérieures les plus étroites. Les faces supérieures et ambitales portent un tapis serré de tubercules crénelés et percés. Les tubercules de la face inférieures sont en moyenne deux fois plus gros que les supérieurs.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont égales entre elles.
La structure ambulacraire est la suivante : en région sus-ambitale les plaques ambulacraires sont basses et larges, surtout au niveau des pétales. A la face inférieure elles deviennent plus hautes, sans jamais être aussi hautes que larges. Enfin en région adorale les pores se disposent sur deux rangs : formation d'un petit phyllode. Chez les plus grands individus on observe la présence de plaques occluses.
Espèces voisines.
voir le genre Nucleolites
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, latiporus est rencontré dans le Bathonien et le Callovien du bassin parisien.
Mode de Vie.
latiporus maintenait une densité constante de radioles à la face supérieure et possédait des podions "respiratoires haute performance", de plus les radioles supéro-antérieurs chassaient préférentiellement le sédiment vers le haut de l'oursin, latiporus était équipé pour creuser activement dans le sédiment, un sable coquiller assez fin dont les grains mesuraient un peu moins d'un demi millimètre de côté.
Dépourvu d'une grande lanterne latiporus consommait des particules alimentaires qu'il amenait à sa bouche avec ses podions péri-buccaux.
Bibliographie.
Vadet A. Nicolleau P. & Pineau J.P. (1998) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-B : les échinides irréguliers: Description . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 19. p. 1-128 , 200 fig. in texte, pl. 1-39.