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Les aventures de David Vincent par Stratocaster
çè
¯EPISODE 1 .
¯EPISODE 2.
¯EPISODE 3.
¯EPISODE 4.
¯EPISODE 5.
¯Saison 2 : prologue.
¯S2 : EPISODE 1.
¯D'autres oeuvres par Stratocaster
Liens :
Ø Fr.Rec.Humour
Ø Hervé
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EPISODE 1 :
Les onomatopées, c'est nul :
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Toc Toc couin couin
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bip
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Vroum
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tut, tut
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hihihihihihi
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meeeeuuuhhhhh
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plouf
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bof
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zioufff!!!
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En fait, ceci est la retranscription sonore d'un canard qui frappe à la
portière de la voiture de David Vincent, l'homme qui cherchait un raccourci
qu'il ne trouva jamais (
). David Vincent prend peur,
prenant le canard pour un des extra-terrestres qui le pourchasse depuis des
années, et ferme la condamnation centralisée de son véhicule (
). Voulant
fuir cette situation perilleuse, il démarre en trombe (
) sans penser au
fait que ses ennemis extra-terrestres sont plus grands que le canard et sont
donc incapables de se déguiser en de tels volatiles terriens... Des fois, il
est très con, ce David Vincent !!! Complètement déboussolé, notre cher héros
continue sa course folle en pleine nuit au volant de sa grosse voiture, une
Plymouth Fury 1956 (bizarre une condamnation centralisée sur une bagnole
aussi ancienne ! - enfin, passons...), enchaîne les lacets les uns après les
autres à une vitesse digne de celle qu'avait Ayrton Senna avant de dire
bonjour au mur, et finalement commence à se prendre pour Alain Prost, avec
le nez tordu en moins !! Soudain, à la sortie d'un virage plus serré que les
précédents, il aperçoit l'ombre d'un ruminant indéterminé en travers de la
route... Enfer et damnation, s'écrit-il dans un souffle, je n'ai pas l'ABS
sur cette putain de caisse de merde !!! (il n'est pas poli tout le temps, le
sieur David, mais bon, il faut le comprendre, là il est un peu énervé...).
Aussi, dans un réflexe désespéré, il klaxonne à tout-va (
), espérant
réveiller l'inconscient animal. Voyant l'impromptu bovin toujours immobile,
le sang de David Vincent ne fait qu'un tour, et il écrase avec force la
pédale de frein, mettant ainsi sa destinée entre les mains incertaines de la
technologie automobile américaine de la fin des années 50 (En fait, c'est le
pied droit de notre héros qui appuie sur la pédale, non pas son sang...).
Dès cet instant, ô miracle, la voiture répond immédiatement dans un concert
de crissements de pneus digne des trompettes de Jéricho (
), et
s'arrête à quelques pas de l'obstacle vivant... David desserre les dents,
rouvre les yeux (il est un peu peureux des fois, notre Davidounet, mais on
peut le comprendre dans ce genre de situation), et réalise qu'il a mouillé
son pantalon... Toutefois, se dit-il, il est plus important d'avoir échappé
à la mort que d'être obligé de porter des fringues sentant l'urine au
pressing chinois d'un village qu'on ne connait pas ! C'est ce moment de
profonde introspection philosophique que choisit le satané ruminant pour se
réveiller : Il soulève doucement une paupière, puis l'autre, et enfin une
troisième laissant apparaître aux yeux de notre héros pétrifié d'étonnement
une impensable source de lumière rouge. Le bovin serait-il un des ennemis
honnis de M'sieur Vincent ? L'étrangeté de cette anatomie faciale ne laisse
désormais aucun doute à son intelligence prompte et maintes fois éprouvée
par de multiples aventures plus dangereuses les unes que les autres : Cette
vache est un Zorglub, l'animal de compagnie le plus belliqueux des
extra-terrestres envahisseurs de notre planète chérie ! Saperlipopette, que
faire ? Et là, tout se précipite : L'énorme Zorglub pousse un râle
tonitruant, signe de l'imminence de son attaque (
).
L'humain qui lui fait face est alors projeté en arrière par le souffle
puissant sorti de la gueule de cette abomination intersidérale et se
retrouve les fesses dans une mare de boue, le pantalon horriblement maculé
par les déjections fétides des batraciens autochtones (
). Une dérisoire
pensée vient à l'esprit du reconnu chasseur d'entités non humaines : "Fais
chier, là il est vraiment foutu mon futal..." La galactique bestiole se lève
enfin et s'approche de sa victime tout en mâchonnant nonchâlament une
boulette d'herbe qu'elle vient de régurgiter, habitude alimentaire
contestable mais néanmoins vitale pour tout bovin, même venant des confins
de l'espace. Notre David est au plus mal. Embourbé dans cette vase
nauséabonde, il regarde de tous côtés, les yeux exorbités par la terreur que
lui inspire maintenant la proximité de la bête immonde. Pas un seul endroit
où se cacher, pas de pressing chinois où essayer de sauver ses habits
meurtris par la nature... Résigné, il décide alors de laisser son exécuteur
interplanétaire procéder à la mise à mort (
), et, dans un dernier élan de
fierté héroïque, il fixe l'inexplicable bovidé dans les yeux. La tâche est
difficile, car comment regarder sans ciller les trois orbites maléfiques
quand l'évolution ne nous a donné qu'une vision binoculaire ? Difficile en
effet à assumer est cette dernière preuve de courage, courage que David
Vincent a maintes fois exprimé au cours de ses pérégrinations : Ses muscles
orbitaux se tétanisent, et bientôt il se met à loucher, donnant à son visage
de condamné une expression étrange, des plus pathétiques diront certains,
des plus comiques diront les autres ! Un visage de boeuf à l'abattoir, telle
est, je crois, la meilleure description. Cette triste attitude (surtout pour
un héros comme notre Davidounet) n'émeut ni ne fait rire le Zorglub
impitoyable : Il se dresse sur ses membres postérieurs, et là, l'impensable
se produit : L'oeil rougeâtre se met à briller avec une éblouissante
puissance, et à la vitesse de la lumière surgit de l'orbite luminescent un
rayon insoutenable qui vaporise M'sieur Vincent (
). L'humain pétrifié
et bigleux qui faisait face à l'animal satanique n'est plus maintenant qu'un
nuage de vapeur d'eau au milieu d'une mare à crapauds... Son forfait
perpétré, le suppôt extra-terrestre vaporise de la même manière et avec la
même absence de sensibilité la Plymouth Fury 1956 maintenant sans
propriétaire, puis fait demi-tour et se rendort au milieu de la chaussée,
attendant le prochain chasseur d'extra-terrestres venu se perdre sans raison
dans ce coin paumé des Etats-Unis.
Moralité : Faut pas avoir peur des canards qui font de l'auto-stop !!!
(A suivre...) è
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