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ïAutres histoires Préparez vos vacances par Sergio tout court ¯Préparez vos vacances ¯Sur la route ... ça ne s'arrange pas ¯Les itinéraires Bis : Un voyage à travers la France profonde ... ¯L'enfant en congés : Une menace Liens : Ø Fr.Rec.Humour Ø Hervé |
L'enfant en congés : Une menaceContrairement au pharmacies de garde, les écoles ne sont pas ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. On se demande ce que fait le gouvernement. On ne trouve même pas une école de garde par département, c'est vraiment mal fichu. En outre, et c'est plus grave, les écoles ne sont pas ouvertes sept jours sur sept ! On croit rêver ! Les instituteurs, qui, selon certaines sources, seraient des fainéants, éprouvent quand même le besoin de se reposer deux jours par semaine, comme de vrais travailleurs ! Et ces deux jours, quand croyez-vous qu'ils les prennent, hein ? Le samedi et le dimanche ! En plein week-end ! Total : on a les mômes sur les bras ! Ah, bravo ! ça, c'est de l'organisation !Car, osons, le dire, l'enfant en congé n'a rien à voir avec l'écolier abruti par huit heures de classe, une heure de cantine et deux heures de récréation. L'enfant en congé recharge ses batteries et devient aussitôt formidablement redoutable. ENCORE PLUS QUE D'HABITUDE ! Comment voulez-vous qu'on se repose, dans de telles conditions ? En outre, et il serait temps que les pouvoirs publics se décident à réagir, l'enfant est tout le temps en congés. Le mercredi. Le week-end. A la Toussaint. A Noël. A Paques. En été. Pendant les grèves. C'est au point que l'on peut se demander si l'école existe. Comment faire pour se reposer malgré tout alors que l'enfant est en vacances, telle est la question insoluble que nous n'avons hésité à nous poser. D'autres que nous auraient hésité. Nous en connaissons qui auraient biaisé. Il y en a qui ne pense qu'à la biaise. Eh bien, pas nous ! Nous sommes là, nom de Dieu ! Sur le pont, quoi qu'il arrive ! Et dites-vous bien une fois pour toutes que pour nous, il n'y a qu'une seule chose qui soit insoluble : c'est pas la petite cuillère qui tourne notre Nescafé ! Bien. Procédons par ordre. On s'énerve, on sénerve et après on est brouillon. Il y a deux sortes de congés : le petit et le grand. On peut également les nommer le week-end et les vacances. Les VACANCES : un WEEK-END qui n'en finit pas ... Il y a toutes sortes de vacances : les vacances de Noël, qui ont lieu à Noël, les vacances de Paques, qui ont lieu à Paques, et les grandes vacances, qui ont lieu à Trinité (sur Mer). Celles-là sont les plus terribles, car, Monsieur, vous êtes alors vous-même en vacances. Il ne s'agit plus de passer un après-midi, voire deux jours en tête à tête avec vos enfants, mais UN MOIS ENTIER ! ET AVEC VOTRE FEMME EN PLUS ! L'épreuve est redoutable, il convient de s'y préparer avec soin. Voyons les dangers qui vous guettent et comment les éviter : Le départ en vacances : Au 1er Aout, vous-mêmes et cinquante millions d'abrutis, qui auraient quand même put chosir une autre date pour partir, prennent la route simultanément. En soi, c'est déjà assez éprouvant. S'il y a des enfants à bords, c'est un véritable suicide. Car l'enfant n'est pas un agréable compagnon de route. L'ENFANT EN VOITURE EST UNE PUNITION ! Tout d'abord, il chante, et il a la voix aiguë. Puis il crie, sans arrêt, sans raison. Puis il est malade. Puis il a soif. Puis il a envie de faire pipi. Et puis c'est votre femme qui a envie de faire pipi - c'est un complot, ils ont jurés de ruiner votre moyenne, monsieur, ne vous laissez pas faire ! Puis, il fait des grimaces aux automobilistes qui vous doublent et se vengent en vous faisant des queues-de-poisson. Puis ils sont encore malades. C'est pas humain. Comment éviter ça : Envoyez votre femme et les gosses par le train, dites que vous avez encore du travail au bureau et que vous les rejoindrez plus tard. Les vacances à la plage : Le soleil, la mer, la foule et l'enfant sont des éléments incompatbles. Le soleil lui donne des coups (de soleil) (à l'enfant). Il se noie dans la mer ou alors il y perd son maillot de bain et pleure. Il disparait dans la foule ou court partout et projette du sable sur les vacanciers, qui ,râlent. Et il profite de votre sommeil pour vous enterrer à l'aide d'une petite pelle en plastique rouge que vous lui avez vous-même offerte (ingratitude typique de l'enfant). Il mange des glaces qui fondent trsè vite et tombent sur le sable, alors il chiale. C'est pas humain non plus. Comment éviter ça : Partez à la montagne. Les vacances à la montagne : Indifférent à la nature, se moquant éperdument comme d'une quigne du bon air pur et des chamoix bondissants, l'enfant n'aime pas la montagne. Gravir un col puis retrouver le plaisir simple d'une bonne lampée d'eau fraiche après l'effort ne l'exalte pas (votre femme non plus ...). Au contraire, il gémit dés le premier kilomêtre et vous devez le porter. Il a peurt des vaches et il pleure. Parvenu en haut, il a retrouvé bizarrement toute son énergie et cabriole comme un cabri bondissant et tombe dans une crevasse ! Il faut appeler l'hélicoptère. Avouons le, c'est assez peu humain, aussi. Comment éviter ça : Partez à la campagne. Les vacances à la campagne : A la campagne, l'enfant à peur de tout : des vaches (c'est pas nouveau ...), des guèpes, des serpents, des chiens, des fermiers, des orties, des chevaux, des tracteurs, des araignées, des aoûtats et des moutons. Il n'aime pas le lait frais, tout juste sorti du pis de la vache (berk). Il gémit parce qu'il n'y a pas de piscine (votre femme aussi, d'ailleurs). Il ne cesse de demander pourquoi on n'est pas allé à la mer, cette année. Osons le dire, c'est pas du tout humain. Comment éviter ça : Partez à l'étranger. Les vacances à l'étranger : Rien n'est plus redoutable qu'un enfant à l'étranger. Peu soucieux des us et coutumes des pays visités, imperméable à la plus élémentaire prudence, un enfant est capable à tout instant de pointer un doigt rigolard sur le turban d'un mollah iranien et de demander à voix haute s'il s'est cogné la tête, de défier un Texan avec des pisotolets en plastique, de commander un café à la Turque à un Grec ou de s'inscrire à un concours de lancer de nains en Australie. Ce n'est décidément pas humain. Comment éviter ça : Bonne question. Bonne question en effet, car l'enfant en vacances est une source de tracas intarissable, où qu'il aille, où qu'il se trouve. Pour ça, on peut compter sur lui, pas de problème. Il n'y a qu'une solution, amis parents : la colo. C'est sale, on y mange mal, les moniteurs sont incompétents et ne pensent qu'a une chose : les monitrices, l'organisation est déplorable et les activités inexistantes, mais ... ils y acceptent les enfants ! Même sans leurs parents ! Et pendant ce temps, vous pouvez faire la bamboula au Waîkiki Club jusqu'à l'aube sans vous soucier de la baby-sitter ! C'est extraordinaire ! VIVE LA COLO ! reste un soucis : la colo ne marche pour les petites vacances : le week-end ... ... mais c'est une autre histoire ... sergio tout court 29 mai 2001 (A suivre...) |