
I. Fonctionnement
A) Charte des nations unies
1) Préambule
"Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau
de la guerre qui deux fois en l'espace d'une vie humaine a infligé à l'humanité d'indicibles
souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits
des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les
conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées
des traités et autres sources du droit international, à favoriser le progrès social et
instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande, et à ces
fins à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de
bon voisinage, à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales, à
accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait
usage de la force des armes, sauf dans l'intérêt commun, à recourir aux institutions
internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples, avons
décidé d'associer nos efforts pour réaliser ces desseins
En conséquence, nos gouvernements respectifs, par l'intermédiaire de leurs représentants,
réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne
et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations Unies et établissent par
les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations Unies."
2) Origine et modification
Charte de l'Atlantique: Le 14 août 1941, le Président des Etats-Unis Franklin D. Roosevelt
et le Premier ministre britannique Winston Churchill ont proposé une série de principes
devant inspirer la collaboration internationale aux fins d'un maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Déclaration des Nations Unies: Le 1er janvier 1942, les représentants de 26 États
en lutte contre l'Axe ont proclamé leur appui à la Charte de l'Atlantique en signant
à Washington la "Déclaration des Nations Unies".
Conférence de Yalta: Le 11 février 1945, après la réunion de Yalta, Roosevelt, Churchill
et Staline ont déclaré leur volonté d'établir une "organisation générale internationale
pour la sauvegarde de la paix et de la sécurité".
Conférence de San Francisco: Le 25 avril 1945, les représentants de 50 États se réunirent
à San Francisco pour la Conférence des Nations Unies sur l'Organisation internationale.
Ces représentants élaborèrent les 111 articles de la Charte qui fut adoptée à l'unanimité le 25 juin 1945.
Ch13 Art108: "Les amendements à la présente Charte entreront en vigueur pour tous
les Membres des Nations Unies quand ils auront été adoptés à la majorité des deux
tiers des membres de l'Assemblée générale et ratifiés,conformément à leurs règles
constitutionnelles respectives, par les deux tiers des Membres de l'Organisation,y compris tous
les membres permanents du Conseil de sécurité"
Cinq amendements ont été fait sur la charte des nations unies pour élargir le conseil
de sécurité, le conseil économique et social et changer des nombres de votes requis
pour ces organes lors des décisions.
B) Principes
Ch1 Art2
-Para1: "L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous
ses Membres"
-Para2: "Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits
et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les
obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte"
C) Conseil de sécurité
La Charte des Nations Unies (qui est un traité international) fait obligation à ses
Membres de régler leurs différends internationaux par des moyens pacifiques. Ils
doivent s'abstenir de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre un autre
État et peuvent soumettre leurs différends au Conseil de sécurité.
En vertu de la Charte, c'est le Conseil de sécurité qui est responsable au premier
chef du maintien de la paix et de la sécurité. Il peut être convoqué à tout moment,
chaque fois que la paix est menacée. Les États Membres sont tenus d'appliquer ses
décisions.
Le Conseil se compose de 15 membres. Cinq d'entre eux (la Chine, les Etats-Unis, la
Fédération de Russie, la France et le Royaume-Uni) sont membres permanents. Les 10
autres sont élus par l'Assemblée pour deux ans. Les décisions sont prises à une majorité
de neuf membres et, sauf pour les questions de procédure, aucune décision ne peut
être prise si un membre permanent émet un vote négatif (ce qu'on appelle le "veto").
Lorsque le Conseil est saisi d'une question qui met la paix en danger, il commence
généralement par inviter les parties à régler leur différend par des moyens pacifiques.
Le Conseil peut entreprendre une médiation ou énoncer les principes d'un règlement.
Il peut déployer des forces de maintien de la paix pour empêcher qu'un conflit n'éclate.
Si des combats éclatent, le Conseil s'efforce d'obtenir un cessez-le-feu. Avec le
consentement des parties en conflit, il peut envoyer des unités chargées du maintien
de la paix dans les zones critiques pour réduire les tensions et séparer les forces
ennemies. Il peut faire appliquer ses décisions en imposant des sanctions économiques
et en ordonnant une opération militaire collective.
D) Assemblée générale
Ch4 Art18 Para2: "Les décisions de l'Assemblée générale sur les questions importantes
sont prises à la majorité des deux tiers des membres présents et votants"
L'Assemblée générale, dont on dit parfois qu'elle est ce qui se rapproche le plus
d'un parlement mondial, est le principal organe délibérant. Les 185 États Membres
y sont représentés et chacun dispose d'une voix. Les décisions concernant des questions
ordinaires sont prises à la majorité simple. Quand il s'agit de questions importantes,
la majorité des deux tiers est requise.
L'Assemblée tient sa session ordinaire une fois par an, de la mi-septembre à la mi-décembre;
elle tient aussi des sessions extraordinaires ou d'urgence lorsque les circonstances
l'exigent. Lorsque l'Assemblée ne siège pas, ses travaux se poursuivent au sein de commissions et d'organes spéciaux.
L'Assemblée générale peut discuter toutes questions entrant dans le cadre de la Charte
et formuler des recommandations sur ces questions. Elle n'a pas le pouvoir de contraindre
un État à prendre une mesure, mais ses recommandations bénéficient de la force morale que représente l'opinion mondiale. En outre, elle définit la politique et les
programmes que le Secrétariat de l'ONU exécute. Elle dirige des activités en matière
de développement et approuve le budget de l'ONU, y compris les opérations de maintien
de la paix. Organe essentiel de l'ONU, l'Assemblée reçoit les rapports des autres
organes, admet les nouveaux Membres et nomme le Secrétaire général.
E) Cour internationale de justice
La Cour internationale de Justice (dite aussi Cour mondiale) est le principal organe
judiciaire des Nations Unies. Elle se compose de 15 juges élus par l'Assemblée générale
et le Conseil de sécurité. La juridiction de cette cour n'est pas reconnue par tous les états membres de l'ONU, et seule une vingtaine se sont engagé à appliquer ses
décisions.
F) Conseil économique et social
Agissant sous l'autorité de l'Assemblée générale, le Conseil économique et social
coordonne les activités économiques et sociales de l'ONU et de ses organismes et
institutions spécialisées. Le Conseil se compose de 54 membres. En général, il tient
chaque année au moins une session de fond. Pendant cette session se tient une réunion spéciale
au niveau ministériel pour débattre des grandes questions économiques et sociales.
Le Conseil recommande et dirige les activités visant à favoriser la croissance économique
des pays en développement, à promouvoir le respect des droits de l'homme, à répandre
les bienfaits de la science et de la technique et à encourager la coopération mondiale dans des domaines tels que l'amélioration du logement, la planification familiale
et la prévention de la criminalité.
G) Conseil de tutelle
Le Conseil de tutelle (5 membres) a été constitué pour veiller à ce que les gouvernements
chargés de l'administration de territoires sous tutelle prennent les mesures propres
à préparer les populations à l'autonomie ou à l'indépendance. Le régime de tutelle a ainsi atteint ses objectifs en 1994 lorsque le Conseil de sécurité a mis fin à
l'Accord de tutelle régissant le Territoire sous tutelle des îles du Pacifique (Palaos)
administré par les Etats-Unis, qui était le dernier des 11 territoires initialement
sous tutelle. Tous ces territoires sont ainsi devenus autonomes ou indépendants, soit
en tant qu'États distincts, soit par leur union à un État indépendant voisin. En
vertu de la modification de son règlement intérieur, le Conseil de tutelle se réunira
désormais au lieu et au moment imposés par les circonstances.
II. But et moyen
A) Maintient de la paix
Ch1 Art1 Para1: "Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin :
prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces
à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit
international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère
international, susceptibles de mener à une rupture de la paix"
Ch7 Art41: "Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi
de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut
inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent
comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications
ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et
des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques"
B) Développement
Ch1 Art1
-Para2: "Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect
du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes,
et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde"
-Para3: "Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux
d'ordre économique, social,intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant
le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion"
Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est au premier plan de
l'action menée en faveur du progrès social et économique. Principal fournisseur de
fonds et coordonnateur en chef de la coopération pour le développement au sein du
système des Nations Unies, le PNUD oeuvre en vue d'aider les pays à éliminer la pauvreté,
à créer des emplois, à promouvoir la femme et à protéger l'environnement. Avec un
budget annuel de 1 milliard de dollars environ, il opère dans 175 pays et territoires
en développement. En outre, les activités soutenues par le PNUD suscitent chaque année un
montant supplémentaire de 9 milliards d'investissements induits, publics ou privés.
Le PNUD reçoit des contributions volontaires de presque tous les pays; les gouvernements bénéficiaires prennent à leur charge plus de la moitié du coût des projets. Quatre-vingt-huit
pour cent des fonds du PNUD vont aux pays les plus pauvres du monde.
Un des nombreux autres programmes oeuvrant pour le développement est le Fonds des
Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) qui coopère à des projets d'assistance dans
144 pays. Le budget annuel de l'UNICEF est d'environ 1 milliard de dollars. Ses grands
domaines d'activité sont l'immunisation, les soins de santé primaires, l'alimentation et
l'éducation de base.
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) s'emploie à encourager
et à coordonner dans le monde entier des pratiques écologiquement rationnelles. Il
finance des projets écologiques, s'efforce de sensibiliser la communauté internationale
à la protection de l'environnement et a contribué à promouvoir d'importants traités en
matière de protection de l'environnement.
Parmi les autres programmes qui cherchent à promouvoir le développement, il faut citer
le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations Unies pour la population,
le Centre des Nations Unies pour les établissements humains (Habitat) et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement.
C) Surveillance écologique
Protection de l'environnement: Le "Sommet planète Terre" (1992) a abouti à la conclusion
de traités sur la diversité biologique et les changements climatiques et à l'adoption
d'un plan d'action tendant à promouvoir l'expansion économique tout en préservant les ressources naturelles.
Protection de la couche d'ozone(OMM & PNUE): Protocole de Montréal: Engagement de
la communauté internationale à réduire les émissions de substances chimiques qui
ont contribué à l'appauvrissement de la couche d'ozone.
Lutte contre le réchauffement de la planète: Grâce au Fonds pour l'environnement mondial,
les pays ont versé des ressources substantielles pour lutter contre les facteurs
à l'origine du réchauffement de la planète.
Prévention de la surexploitation des ressources de la pêche (FAO): Surveillance des
ressources des océans.
Lutte contre le déboisement et promotion d'un développement durable des forêts (FAO,
PNUD & Banque mondiale): Mise en oeuvre de plans d'action pour protéger les forêts
de 90 pays.
Lutte contre la pollution (PNUE): Initiative d'un effort majeur de nettoyage de la
mer Méditerranée, plus de 50% des plages précédemment polluées sont aujourd'hui utilisables.
III. Problèmes
A) Domination des États riches
Tout d'abord au niveau du conseil de sécurité qui est dominé par les cinq membres
permanents qui ont droit de veto et qui donc peuvent empêcher des interventions qui
ne seraient pas dans leurs intérêts. Seulement deux actions militaires offensives
ont étaient engagées sous le couvert de l'ONU: la guerre de Corée 1950 et la guerre du golfe
1991. Des actions offensives ne sont donc ouvertes que si des intérêts sont en jeux.
De par le financement, l'ONU est financée par les États membres proportionnellement
au PIB des 10 dernières années, les pays riches financent 98% des actions de maintient
de la paix et ont donc une influence sur ces interventions.
De par l'impossibilité de modifier la charte si un membre permanent du conseil de
sécurité s'y oppose, et quel pays voudrait laisser l'opportunité de contrôler l'ONU
à d'autre?
B) Système contesté car pas toujours respecté
Fusillade ou pendaison d'opposants, fabrication, commerce et usage d'armes qui vont
des mines terrestres aux engins nucléaires, sans compter l'uranium appauvri ou l'arme
au laser, purification ethnique, guerre sauvage ou larvée, destruction irréversible
de l'environnement, punition de tout un peuple pour les fautes commises par un dirigeant,
tout cela s'accomplit en dépit de l'existence de l'ONU et parfois avec son aval,
comme lors de la guerre du Golfe. Apparemment stoppée, mais par les Etats-Unis, la
guerre en Bosnie restera pourtant la "honte" de l'Occident. Mais qui se souvient que le
déshonneur a commencé dès 1979, lorsque, après la chute du régime Khmer rouge, celui-ci
resta longtemps détenteur du siège du Cambodge aux Nations unies, alors même que
nul n'ignorait plus l'ampleur de ses crimes?
La guerre en Tchétchénie et la répression des manifestants place Tiananmen nous rappellent
quelle conception la Russie et la Chine se font de la paix dans leurs frontières.
Et, en dépit d'une démocratie formelle mieux assise, les trois autres membres du
Conseil de sécurité n'ont aucun titre à une position d'exception. N'y avait-il pas lieu
de lier l'interdiction du recours à la force et la réglementation des armements qui
incombait au Conseil de sécurité, lequel devait veiller "à ce que ne soit détourné
vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde" (Ch5
Art26)? Or les grandes puissances sont durement concurrentes sur le marché des armes,
et tout ministre de la défense est jugé sur ses capacités de représentant de commerce.
Depuis 1990, une trentaine de résolutions ont été prises par le Conseil de sécurité
des Nations unies concernant l'Irak. La première étape a été celle du 2 août 1990.
La communauté internationale ne peut sans réagir laisser s'accomplir l'invasion et
l'annexion du Koweït (on eût aimé qu'elle ne laissât jamais s'accomplir aucune invasion
ni annexion sans réagir...). Sur la base de l'article 41 de la Charte, le Conseil
de sécurité décide, par la résolution 661, des sanctions économiques très larges:
embargo sur les biens en provenance de l'Irak (et du Koweït annexé) et sur toutes marchandises
vers ces territoires; gel des fonds irakiens. A cela s'ajoute, à partir de la résolution
670 du 25 septembre 1990, un blocus applicable à tous les moyens de transport. Bien que ce blocus, notamment aérien, soit lié à l'interdiction d'exporter ou d'importer
et n'aurait pas dû s'appliquer au transport des personnes, il a été étendu de telle
manière qu'aujourd'hui encore on ne peut se rendre à Bagdad que par la route, depuis
Amman, au prix de quinze heures de trajet à travers le désert. Le but était clairement
affirmé, contraindre l'Irak à respecter le paragraphe 2 de la résolution 660 qui
exigeait son retrait du Koweït et le rétablissement du gouvernement légitime de cet
État. Pour ce faire, sont décidées des mesures d'une extrême gravité. Asphyxiant l'économie
d'un État, privant tout un peuple d'une part normale de ses activités, l'embargo
a des conséquences profondes sur l'exercice des différents droits et libertés des
individus. Contraire aux engagements internationaux généraux en matière de commerce (notamment
aux règles du GATT), ainsi qu'aux normes fondamentales de l'indépendance et de la
souveraineté de chaque État, un blocus peut aboutir à des atteintes profondes aux
droits de l'homme s'il conduit à affamer une population, à la priver de soins indispensables,
à accroître la mortalité, la malnutrition, le dysfonctionnement du système éducatif,
etc. L'embargo qu'a subit l'Irak fut fait aux dépens du peuple irakien et sans grand souci de ses besoins humanitaires et sanitaires, comme en témoignent les agences
des Nations unies présentes à Bagdad, notamment l'Unicef.
C) Difficultés financières
L'ONU est d'abord minée par son déficit. Le solde non acquitté des contributions se
montait à 3,9 milliards de dollars au 10 août 1995 (858 millions pour le budget ordinaire
et 3 milliards pour le budget des opérations de la paix). Les plus grands pays, violant l'article 17 de la Charte (Para2: Les dépenses de l'Organisation sont supportées
par les Membres selon la répartition fixée par l'Assemblée générale), refusent de
payer leur quote-part, pourtant insignifiante si on la compare aux dépenses militaires
ou au volume des transactions du secteur privé. Partout où le feu de la guerre s'allume,
les Nations unies déploient pour l'éteindre des moyens inefficaces et coûteux.
M. Boutros-Ghali n'a pourtant cessé de rappeler que la crise financière sans précédent
traversée par l'organisation était due, non aux dépenses courantes, mais au coût
des opérations du maintien de la paix - ces coûts ont quadruplé depuis 1992, passant
de 600 millions à 2,6 milliards de dollars. Dix- sept nouvelles interventions des "casques
bleus" ont été entreprises depuis quatre ans, avec l'accord des États-Unis. Ce qui
n'empêche pas Washington de ne pas régler sa dette envers l'ONU, laquelle s'élève
à 1,5 milliard de dollars, soit plus de la moitié de l'ensemble des créances de l'organisation
internationale (2,9 milliards de dollars en juillet dernier).
Ch4 Art19: "Un Membre des Nations Unies en retard dans le paiement de sa contribution
aux dépenses de l'Organisation ne peut participer au vote à l'Assemblée générale
si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui
pour les deux années complètes écoulées. L'Assemblée générale peut néanmoins autoriser ce
Membre à participer au vote si elle constate que le manquement est dû à des circonstances
indépendantes de sa volonté"
NB: Tous les passages ne sont pas de moi, et pour la majorité, ils sont repris d'articles
du Monde Diplomatique ou du site de L'ONU.
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