LA CAMPAGNE D'EGYPTE ( 1798 - 1801) |
| " L'Europe est une taupinière, il n'y a jamais eu de grands empires qu'en Orient", a confié Bonaparte à son ami Bourrienne. Le mirage oriental exerce déjà sa fascination sur le jeune général. Lorsque celui-ci regagne Paris en décembre 1797, après la fulgurante campagne d'Italie, tous les Etats continentaux ont fait la paix: seule l'Angleterre reste en lice. Où peut-on combattre les Anglais ? | |
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Bonaparte émet l'idée d'aller atteindre
leurs intérêts en Egypte, pour leur couper la route des Indes. Le Directoire approuve,
heureux de voir s'éloigner un héros un peu encombrant. Au corps expéditionnaire,
s'adjoindront artistes et savants. La flotte, commandée par Brueys,
part de Toulon le 19 mai 1798. Comme par miracle, elle échappe à Nelson,
qui croise alors en Méditerranée. Après s'être emparés de Malte, les Français
débarquent dans le delta du Nil. Possession nominale du sultan, l'Egypte appartient alors
en fait aux mamelouks, cavaliers intrépides décidés à arrêter
l'invasion. |
| Non seulement il supporte le choc sans faiblir, mais il organise le pays comme s'il devait y passer le reste de ses jours. Il mate une révolte au Caire, crée l'Institut d'Egypte, s'intéresse aux possibilités d'un canal coupant l'isthme de Suez. | |
| Mais, en Septembre, le sultan déclare la guerre à la France. Laissant Desaix pacifier la haute Egypte, Bonaparte marche sur la Syrie. Malgré la peste qui commence à sévir dans l'armée, il prend El-Arich, Gaza, Jaffa, mais doit s'arrêter devant Saint-Jean-d'Acre, forteresse tenue par Djezzar pacha, assisté du Français Phelippeaux : après deux mois de siège ( mars-mai 1799) - au cours desquels il bat les Turcs au Mont-Thabor - il lui faut rebrousser chemin. La retraite à travers le désert est effroyable pour des troupes décimées par la peste. A son retour en Egypte, Bonaparte doit encore rejeter à la mer une nouvelle armée turque débarquée près d'Aboukir ( 22-25 juillet). | |
| Apprenant, sur ces entrefaites, la
formation d'une seconde coalition, il s'embarque pour la France, laissant le commandement
à Kléber. Celui-ci conclut avec la Porte la convention d'El-Arich
décidant l'évacuation de l'Egypte, mais les Anglais refusent de ratifier le traité et
la guerre reprend. Après avoir battu les Turcs à Héliopolis, Kléber
est assassiné le 14 juin 1800 par un musulman. Son successeur, Menou, vaincu par les Anglais à Canope ( 21 mars 1801) signera la capitulation d'Alexandrie ( 30 août 1801) |
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