de lire leurs œuvres, mieux encore de lire des oeuvres
complètes. Il n’est pas nécessaire de lire énormément mais de lire à
fond afin d’entrer sérieusement dans la pensée d’un auteur. Il existe de
bonnes traductions des œuvres essentielles. Celles et ceux qui ont accès
au texte original n’hésiteront jamais à s’y référer.
de ne pas faire violence aux textes. L’anachronisme
menace sans cesse le lecteur toujours empêtré dans des histoires et des
problématiques qui sont les siennes et non pas celles de l’auteur. La
bienveillance à l’égard de l’auteur et le consentement au dépaysement
sont des gardes-fou très efficaces.
de prendre acte que les Pères ou les Docteurs n’ont pas réponse à tout.
Ils sont précieux non pas d’abord par ce qu’ils savent, mais parce
qu’ils témoignent d’une manière conforme à l’Évangile d’aborder la vie
et ses questions.
d’éclairer les textes par les lumières que peuvent
apporter les sciences humaines et historiques, la patrologie.
de ne jamais oublier que la confession de foi en Jésus
ressuscité est le ferment de toute la littérature patristique. L’on ne
peut, sous peine d’incompréhension ou de compréhension fausse, faire
abstraction de cette foi lorsque l’on étudie les Pères ou les Docteurs.
de garder à l’esprit, que les Pères ou les Docteurs ne cherchent pas
d’abord à élaborer de brillantes constructions théologiques, mais à
retransmettre la foi que les générations chrétiennes successives ont
reçue des apôtres. Ils ne cherchent pas à imposer leurs opinions
personnelles mais à expliciter la foi de l’Église.
de lire et de relire sans cesse l’Écriture que les Pères ou les Docteurs
ont lue et relue à la lumière de la résurrection du Jésus. C’est en elle
qu’ils ont rencontré et contemplé le Christ.
de se souvenir de ce que les Pères ou les Docteurs de l’Église sont des
pasteurs très attentifs à leur peuple.