QUI SUIS-JE ?
L'adolescence
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IV)   LA CONVERSION


Les Hébreux guidés par la nuée dans le désert. Cette image, le soir de ma conversion, a surgi des histoires racontées dans mon enfance.

chemin sinueux
Comme je l'ai déjà dit Dieu se sert de chemins bien sinueux pour nous conduire à lui, ces chemins ne sont pas aussi droits qu'il serait souhaitable, mais, c'est le prix à payer pour le respect de notre liberté, de nos réticences, etc... par ce Dieu si doux et aimant.

Donc, comme si souvent, c'est au creux de la vague que Dieu nous prend et nous élève vers lui (Psaume 10, 14), histoire que nous sachions dans notre moi profond d'où nous venons et ce que Dieu seul peut faire pour nous, ainsi, c'est vraiment librement que nous accepterons Sa main et Sa direction dans l'avenir. Cela restera pour moi un souvenir indélébile, je veux parler du souvenir de ma conversion, qui contrairement à beaucoup fut brusque et datable (pas si brusque, puisque, comme nous l'avons vu dans le chapitre 'Dans les profondeurs de l'enfance ou l'humble semence', Dieu travaillait déjà en amont dans le secret de mon coeur, stratégie divine typique).


C'était une nuit de décembre 1983, Dieu me prit en un instant, voici comment :
comme depuis plusieurs mois, ma nuit s'annonçait pareille à toutes les autres, c'est à dire entachée d'insomnies angoissées. Mais, ce soir là, quelque chose changea, tout à coup, cette pensée fit irruption dans mon esprit : "Pourquoi aller chercher loin ce que j'ai si près de moi, je veux dire le Dieu de mon enfance, celui dont ma mère me racontait les histoires dans la voiture (je vous l'avais dit qu'il en reste toujours quelque chose !), oui, le Dieu des chrétiens, celui de l'Eglise, était peut-être plus que ce Dieu enterré au sépulcre le Vendredi Saint." Oui, il était temps de prendre au sérieux la résurrection du Christ avec tout ce que cela implique. Le Dieu de Jésus était vivant, il n'était pas qu'une vieillerie à visiter dans les églises, telle une 'antiquité' dans un rayon poussiéreux d'un brocanteur. Un autre flash me revint, je me rappelai d'un film qui m'avait beaucoup marqué quelques années auparavant, je veux parler de Quo vadis, péplum américain avec Robert Taylor et Deborah Kerr. Ce film m'avait interpellé, et ce soir là, je me surpris à penser que le christianisme ne pouvait pas être mort et enterré, étant donné le nombre de martyrs qu'il avait engendré. Tant d'hommes et de femmes étaient morts pour Jésus, ils ne seraient pas morts pour une idée creuse ; c'est à partir de cette nuit là que Jésus devait être un Ami, un Sauveur, un Dieu, bref une Personne. Quelques minutes après cette révélation, je m'endormis dans une paix que je n'avais pas connue depuis bien longtemps, en fait, je devrais dire, que je n'avais jamais connue.
'Dieu surgit, quand les temps furent mûrs, en ma conscience'
Révélation subite, voire spectaculaire, me direz-vous, pas tant que ça, car, dès l'enfance, Dieu travaillait discrètement dans mon intérieur. La grâce par les chemins sinueux du respect de la liberté humaine avait enfin atteint son but, de l'inconscient de mon être Dieu s'était frayé un chemin vers ma conscience, ou plus exactement, en prenant appui sur son amour aimant et patient qui avait germé lentement mais sûrement en mon moi, Dieu surgit, quand les temps furent mûrs, en ma conscience (Marc : 4, 2-20.26-34). De cette expérience, je fis un poème de louange - sans prétention -, plus tard, quand j'étais étudiant. Si le coeur vous en dit, vous pouvez le lire en cliquant ici, il s'intitule la Grâce.
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