L'énergie nucléaire

L'énergie nucléaire : peut-on en sortir ?
ou
Plaidoyer pour une politique énergétique propre et durable
Diplôme Universitaire des Sciences de lEnvironnement
Session 1994-1995
CANDAES Richard
Introduction
Rappel, situation actuelle, inconvénients
Leffet de serre, la pollution atmosphérique, les pluies acides, les marées noires, dégagement de méthaneEnergies renouvelablesLe soleil, leau, le vent, la terre, la végétation, les maréesLe rapport D.E.T.E.N.T.E.
ConclusionEconomies dénergie, budget de la recherche, décentralisation des productions dénergie et développement des énergies renouvelables
Au milieu des années 70, la France sest lancée dans un ambitieux programme électronucléaire. Aujourdhui sa politique énergétique est donc basée essentiellement sur le nucléaire et sur les énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz).
Mais au vu des très grands problèmes que posent ces deux types dénergies pour lavenir de la planète, nous devons songer à les remplacer par des énergies propres et renouvelables.
Cela est possible en mettant en place une politique énergétique de longue durée basée sur :
- La mise en place dun programme déconomie dénergie.
-Une augmentation des crédits de recherche pour les énergies renouvelables
- La décentralisation des productions dénergie et le développement des énergies renouvelables.
- Une réflexion sur une politique des transports et un programme de recyclage des déchets.
La balle est actuellement dans le camp politique, mais il faut que chacun dentre nous se sente concerné et agisse à son niveau pour trouver une solution aux problèmes qui menacent notre planète.
a) Rappel Table des matières
Les années 50 se sont ouvertes sur la fascination du nucléaire. A lépoque, son avenir ne se limitait pas à la production délectricité. Il servirait à la propulsion des avions, des navires, des sous-marins et des locomotives. Il transformerait notre vie quotidienne.
Il révolutionnerait les méthodes de cultures : " on constate que les légumes soumis à des irradiations, se développent plus rapidement " pouvait-on lire à lépoque. Marie Curie, elle-même, proposait des injections intraveineuses de radium en disant : " je nai pas de preuves que cest bon pour la santé mais je le pense ".

A lépoque, il sagissait de conjurer le cauchemar dHiroshima et dendormir les populations en leur racontant une histoire : la super énergie serait là, demain, à leur disposition et réglerait les problèmes énergétiques du monde entier.
En France, on préparait la Bombe ! Dabord en secret. Puis, en 1958, le Général de Gaulle, revenu au pouvoir, ne cacha pas son dessein. Deux ans plus tard, la première bombe explosait et ouvrait à la France les portes du club des puissances nucléaires. Tout était prêt pour un grand programme massif de construction de centrales. Les 2 chocs pétroliers des années 70 ont servi dalibi pour se lancer dans laventure nucléaire.
b) Situation actuelle
Il y a en France 24 sites nucléaires regroupant 55 réacteurs (qui fournissent 75% de notre électricité) soit 1 réacteur par million dhabitants ce qui est la plus forte proportion mondiale.

Nous avons une usine de retraitement des déchets radioactifs (située à La Hague).
Pour finir, nous avons un surgénérateur (Superphénix) située à Creys Malville.

c) Inconvénients
Le plus important concerne les risques liés à la radioactivité. Invisible, inodore, impalpable, celle-ci est un poison insidieux qui frappe sans prévenir.
- Liode 131, par exemple, sil pénètre dans le corps, se retrouvera en fin de course sur la thyroïde, irradiant les cellules se trouvant sur son passage et y causant des dégâts importants.
- Le césium, lui, se fixera un peu partout dans les muscles.
- Le strontium, préfèrera les os et irradiera la moelle épinière causant de nombreuses leucémies.
Comme de nombreuses substances radioactives gardent leur activité pendant très longtemps, celles-ci vont donc saccumuler dans leau, les végétaux, les animaux et donc les hommes.
Si une irradiation ne conduit pas forcément à la mort, elle entraîne des effets différés (séquelles sur le système immunitaire, développement de cancers, problèmes génétiques, fausses couches...).
Tous les spécialistes reconnaissent quil ny a pas de seuil en dessous duquel une irradiation naurait aucun effet. Malheureusement, le manque de transparence du lobby nucléaire empêche les spécialistes de mener des enquêtes épidémiologiques. Pourtant, lan dernier, un professeur en bio-statistique épidémiologique lançait un pavé dans la mare : " il y a beaucoup plus de cas de leucémie chez les jeunes qui habitent près du site de La Hague que dans le reste de la France ".

Quelles seraient les conséquences dun accident majeur ? Cela sest déjà produit ! Faut-il rappeler Tchernobyl ? Et il est probable que si lon ne fait rien, un second accident pourrait avoir lieu ces prochaines années dans lun des pays de lEst. Le plus connu est le réacteur de Kosloduy en Bulgarie où lEurope est condamnée à coopérer (vu la proximité des populations) pour éviter un second accident lequel remettrait en cause sa politique du " tout nucléaire ". Mais cela lui permet aussi dêtre au premier plan pour proposer ses services dans la construction de nouvelles centrales.
En effet, lorsque le président bulgare sollicite laide de lUnion Européenne pour " repenser sa politique énergétique en plaçant lefficacité énergétique en priorité " on ne lui répond même pas.
Mais chez nous, le risque, même sil est minime, est possible. Et ce risque est insupportable ! Des milliers dhectares contaminés, des populations entières déplacées. Pire, sil arrivait malheur à la centrale de Cattenom cest tout le Luxembourg quil faudrait évacuer. Et où pourrait-on recréer un état luxembourgeois ?
Mais ce nest pas tout : il y a aussi le gros problème des déchets nucléaires dont on ne sait que faire. Et ceux-ci sont beaucoup plus nombreux que voudraient nous le faire croire les autorités. Pour une raison simple, il ny a pas que la centrale qui en produise mais chaque étape de la filière nucléaire, à savoir :
- Lextraction du minerai duranium et les premiers traitements.
- La transformation du minerai en " Yellow Cake " (les déchets du minerai contiennent 80% de la radioactivité).
- Lenrichissement et le compactage en pastilles.
- La combustion.
- Le retraitement.
Il y a quelques années, les déchets étaient tout simplement jetés à la mer. Actuellement, ils sont confinés et entreposés sur place en attendant de trouver une solution. Une enquête a proposé la création de 3 centres de recherche pour lenfouissement des déchets.
Mais ce serait un cadeau empoisonné que nous ferions aux générations futures car certains éléments ont une durée de vie considérable : le plutonium, par exemple, à une demi-vie de 24100 ans.
Mais ce nest pas tout : on a décidé de mettre au point un surgénérateur, cest à dire une centrale dont le combustible serait du plutonium et qui non content de produire de lélectricité produirait plus de plutonium quelle nen consomme !

Mais Superphénix est un fiasco technique, industriel et financier. Il a coûté près de 50 milliards de francs mais na fonctionné que 174 jours à pleine puissance sur 8 ans dexistence.
Ne sachant que faire du plutonium, on a décidé de le retraiter, cest à dire le séparer des autres déchets pour le réutiliser dans certains réacteurs sous forme de M.O.X.(combustible à Oxyde mixte uranium-plutonium).
Cela entraîne des manipulations très dangereuses ainsi que des transports à haut risque. De plus, lusine de La Hague retraite aussi les déchets des pays étrangers comme le Japon, entraînant des transports maritimes dun risque extrême. Dailleurs, tous les déchets produits ne repartent pas !
Troisième grand problème : notre parc nucléaire vieillit ! Une centrale a une durée de vie de quelques dizaines dannées (25 à 40 ans). En fin dexploitation, elle doit être déclassée. Il y a 3 niveaux de déclassement :
N° 1 Fermeture sous surveillance
N° 2 La libération partielle et conditionnelle
N° 3 La libération totale et inconditionnelle
Quappelle-t-on déclassement ?
" Cest lensemble des activités qui commencent après la mise en arrêt de linstallation et qui visent à mettre cette dernière dans une situation qui assure la protection des travailleurs affectés au déclassement, du public ainsi que de lenvironnement ".
Mais si la définition est claire, sa réalisation pratique nest pas sans poser des problèmes de sécurité importants :
- Les équipes dintervention manquent cruellement dexpérience. Beaucoup daccidents mortels ont déjà eu lieu.
- De nombreux problèmes techniques se font jour : nécessité dintervention de robots, décontamination...
Cela va entraîner un coût énorme !!!
Aussi devant de tels problèmes, E.D.F. a-t-elle pensé reculer le démantèlement et soctroyer un délai supplémentaire de 50 voire 100 ans (pour les réacteurs de + de 1000 Mégawatts).
Mais cest trop facile doffrir ce cadeau aux générations à venir ; cest aussi retarder les frais que cela engendrera et donc le coût de revient du Kilowatt/heure si bon marché.

Et, cest oublier que les structures vont séroder et rendre plus délicate les interventions. De plus, cest la mémoire de linstallation qui se perdrait.
Pour terminer sur ce sujet, il convient dévoquer les risques de prolifération nucléaire. Le plutonium, qui est donc un déchet de combustion, est aussi à la base des bombes nucléaires. Il suffit de 3 Kg pour en fabriquer une. Et cest près de 1200 t qui transitent de par le monde. Cinq pays sont seuls censés posséder larme atomique. Pourtant il est reconnu que plusieurs autres pays la possèdent ou en sont très près. Certains ont une instabilité politique qui peut faire craindre pour lavenir de la planète. Surtout lorsque lon sait que 25 t de plutonium ont échappé au contrôle international.
Non, il ny a vraiment aucun doute : il faut abandonner cette filière qui est vraiment trop dangereuse pour lavenir de la planète
.
Pour sortir du nucléaire, il serait aisé de se reporter sur les énergies fossiles. Mais les partisans dun changement de politique énergétique ne sont pas simplement des antinucléaires. Ils sont pour un avenir durable et sans danger. Or les énergies fossiles ont un inconvénient majeur : elles amplifient le phénomène de leffet de serre.
Les énergies fossiles Table des matières
Il sagit du charbon, du gaz et du pétrole qui se sont constitués il y a plusieurs centaines de millions dannées par laccumulation et la décomposition de matières organiques dorigine végétale. Il sagit donc de dérivés de carbone. Et cest bien là le problème : en se consumant, elles dégagent du dioxyde de carbone (CO2) qui est un gaz favorisant leffet de serre.
Leffet de serre
Le soleil envoie sur Terre une très grande quantité dénergie.
La température moyenne de la surface terrestre est actuellement de 15°. Si latmosphère était totalement transparente aux radiations infrarouges calorifiques, cette valeur serait de - 18°C. La différence provient de lexistence dans lair de divers gaz qui absorbent les radiations infrarouges calorifiques. Ces gaz sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane, le protoxyde dazote, lozone trposhérique et les chlorofluorocarbones.
Le phénomène dit de leffet de serre résulte dune augmentation considérable de ces gaz. Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pourrions arriver à une augmentation de la température moyenne de 3° en 2040. Cela peut paraître insignifiant, voire agréable mais cela aurait des conséquences très graves : les océans augmenteraient de volume, inondant toutes les plaines côtières où vivent actuellement plus dun milliard dhommes. Les déplacements de populations provoqueraient incontestablement des conflits. Le régime des précipitations serait bouleversé causant une " aridification " des latitudes moyennes de lhémisphère Nord... les plus favorables à la croissance des céréales doù un manque de nourriture. Mais surtout, la vitesse à laquelle aurait lieu ces changements empêcherait une adaptation des végétaux.
Ce danger suffit pour admettre quil serait suicidaire de continuer dans cette voie. Mais analysons les autres problèmes qui ne sont pas négligeables.
La pollution atmosphérique
Ce sont essentiellement le pétrole et le charbon qui sont en cause : leur combustion dégage des oxydes dazote, de soufre et de carbone ainsi que des hydrocarbures mal brûlés, du plomb, des suies, des minéraux lourds... Quand on sait que le monde consomme actuellement 65 millions de barils de pétrole par jour (essentiellement sous forme de combustible pour les transports) ainsi que 35 milliards de tonnes de charbon, on peut être inquiét pour notre santé.
Ce sont surtout les citadins qui courent les plus grands risques car la pollution touche essentiellement les grandes villes. En effet, lors de situations climatiques défavorables (anticyclones), la pollution générée par le chauffage et les transports ne sévacue pas, provocant les pics de pollution dont on parle tant chaque été à Paris. Résultat : cela affecte les personnes qui présentent un terrain favorable surtout au niveau respiratoire (bronchite, asthme...).
Cette pollution attaque aussi la pierre, détruisant des monuments historiques (Parthenon dAthènes, Obélisque de Paris...).
Les pluies acides
Lorsque les oxydes de soufre et dazote se combinent avec leau atmosphérique, des acides se forment (sulfuriques, nitriques...). Ceux-ci sont à lorigine des pluies acides, lesquelles sont responsables de la mort de millions dhectares de forêts (allemandes, scandinaves, polonaises), de lacidification de nombreux lacs... Il importe davoir une règlementation internationale sur le sujet car les pluies ne connaissent pas les frontières administratives et frappent parfois des pays qui sont précurseurs en matière décologie.
Les marées noires
Mais la production et les transports du pétrole sont responsables de très nombreuses pollutions : on ne compte plus les marées noires provoquées par les échouages dimmenses pétroliers. Sans parler des dégazages de cale de navires qui rejetteraient près dun million de tonnes dhydrocarbures gazeux chaque année.
Les plus importantes marées noires
Année |
Nom |
Lieu |
Tonnage |
1967 |
Torrey Canyon |
Angleterre |
120 000 t |
1968 |
World Glory |
Afrique du Sud |
45 000 t |
1970 |
Othello |
mer Baltique |
60 000 t |
1970 |
Polycommander |
Espagne |
13 000 t |
1971 |
Texaco Oklahoma |
Etats-Unis |
30 000 t |
1972 |
Sea star |
Golfe D'Oman |
115 000 t |
1972 |
Texanitol Oswego Guardian |
Afrique du Sud |
100 000 t |
1972 |
Trader |
Grèce |
35 000 t |
1974 |
Metula |
Chili |
50 000 t |
1975 |
Jakob Maersk |
Portugal |
84 000 t |
1976 |
Urquiola |
Espagne |
100 000 t |
1979 |
Gino/Team Castor |
France |
32 000 t |
1979 |
Ixtoc-1 |
Mexique |
500 à 1 000 000 t |
1983 |
Puits off shore |
Iran |
500 000 t |
1983 |
Castillo-de-Bellver |
Afrique du Sud |
255 000 t |
1989 |
Exxon-Valdez |
Etats-Unis |
35 à 45 000 t |
1990 |
Kharg-S |
Espagne (Canaris) |
40 à 70 000 t |
1991 |
Koweit |
Koweit |
125 à 500 000 t |
Récemment, ce sont les terres de Sibérie qui ont été victimes dune énorme pollution terrestre due à des installations doléoducs en état de délabrement avancé. De 8 à 10 % du pétrole brut séchappait de loléoduc. En août 94, alors que les autorités locales leur signalent 29 trous apparus dans loléoduc, les sociétés pétrolières ont refusé darrêter les pompages. Résultat : laccident est arrivé quelques mois plus tard déversant de 500 000 à 1 500 000 barils sur ces terres vierges.
Dégagement de méthane
Si le gaz, lui ne dégage pas de soufre, en revanche son extraction (ainsi que celle du charbon) dégage beaucoup de méthane lequel a un potentiel de réchauffement 30 fois supérieur au CO2.
Pour information, il faut savoir qu il existe une énergie fossile non encore exploitée car à peine découverte. Il sagit de gisements dhydrate de méthane. Ce minerai contient dénormes quantités de gaz emprisonnés dans des cristaux. Les études qui ont essayé dévaluer leur volume sont encore approximatives mais impressionnantes : quelques 10 000 milliards de tonnes ! Mais beaucoup de questions restent posées : des questions scientifiques tournées vers une éventuelle exploitation car il est actuellement moins cher dexploiter les gisements de gaz (trop grande profondeur). Mais cest plus le rôle que cela jouerait dans les changements climatiques.
Non décidément, il faut nous passer de ces énergies si lon veut un avenir durable pour nos enfants.
Cela ne signifie pas pour autant un retour à lâge de pierre mais bien un bond en avant pour une utilisation massive des énergies naturelles à savoir leau, le vent, la terre, la végétation et le soleil.
Les énergies renouvelables Table des matières
Le soleil : énergie inépuisable
La Terre reçoit du soleil une quantité dénergie faramineuse ! Nous savons lexploiter de deux façons : celle qui utilise sa chaleur et celle qui utilise sa lumière.
· Les capteurs solaires
Ils utilisent la chaleur du soleil, cest à dire les rayons infrarouges qui sont calorifiques. Plusieurs systèmes existent :
Le plus commun se présente sous la forme dune caisse calorifugée recouverte dun vitrage. A lintérieur, il y a un absorbeur noir dans lequel circule un fluide qui transportera la chaleur.
Dautres sont des miroirs incurvés qui suivent le déplacement du soleil et concentrent la lumière pour chauffer : les plus rudimentaires chauffent directement une bouilloire, les plus perfectionnés une huile synthétique (jusquà 400° !). Cette chaleur est utilisée pour produire de la vapeur qui génère de lélectricité. Certains sites de Californie sétendent sur 750 hectares et alimentent 170 000 maisons.

· Les cellules photovoltaïques
Le principe est quelle transforme la lumière du soleil directement en électricité. Lavantage par rapport aux capteurs, cest que la lumière, contrairement à la chaleur, est assez stable dans le temps et répartie à peu près équitablement dans les régions tempérées. Mais cest surtout une énergie propre ! Son composant principal en est le silicium, produit à partir de sable ordinaire. Actuellement leur degré defficience est de 12 %. Mais des chercheurs californiens viennent daméliorer ce taux à 20 % ! Malheureusement, le coût de fabrication est encore élevé.

Leau
Les centrales hydroélectriques (barrages) ont un grand avantage : cest quelles ne polluent pas ! Ou plutôt quelles némettent aucun gaz polluant et ne créent aucun déchet. Elles sont bien souvent préconisées par les organismes mondiaux (Banque mondiale du développement) dans les pays en voie de développement. Si le principe dengager ces pays dans une politique énergétique non basée sur le nucléaire et les énergies fossiles est bon, il nen reste pas moins que les barrages sont plutôt regrettables parce que leur construction engendre forcément limmersion de centaines de km² de terres (arables bien souvent) ainsi que le déplacement de populations (parfois des tribus indigènes qui vivaient dans et de leur forêt depuis des siècles). Cela entraîne aussi la mort de milliers danimaux. De plus limmersion de telles quantités darbres engendre des problèmes (émanation de méthane).
Dans ces régions tropicales, une grande étendue deau stagnante est propice à la prolifération des insectes vecteurs de maladies graves (paludisme...).
Dernier exemple en date : le barrage de Petit Saut en Guyane française. Gaz De France a inondé 310 000 hectares de forêt amazonienne. Pourtant selon Benjamin DESSUS, chercheur au C.N.R.S. une bonne gestion de la forêt engloutie par les eaux du barrage aurait suffi à produire autant délectricité que le barrage lui-même et cela sans dégagement de méthane. En effet, la submersion dune telle quantité de végétation va produire autant de gaz à effet de serre que ne laurait fait une centrale thermique au charbon ! Alors quand G.D.F. dit avoir étudié dautres alternatives, on aimerait faire une comparaison. La vérité, cest que lentreprise française voulait expérimenter son savoir dans ce domaine afin de pouvoir lexporter dans les pays en voie de développement. Quand on sait que le barrage a coûté 27 milliards de francs plus 80 millions qui ont été investis pour mesurer les conséquences écologiques...
Et il y a toujours un risque de rupture pouvant causer de véritables catastrophes. Surtout quand on sait que le béton est " malade ". Cela est dû dune part à la corrosion des armatures en fer emprisonnées dans le ciment. Celles-ci sont le siège de réactions électrochimiques transformant le fer en rouille. Cela est dû à la nature chimique des éléments composant le béton, ciment et sable et dautre part à une réaction entre la silice et les alcalins du ciment. Les barrages ont été les premiers concernés car ils sont en contact direct et continu avec leau qui intervient dans ces 2 réactions. La région Nord-Pas-de-Calais est la plus touchée par ce phénomène.
En revanche, des mini centrales pourraient se construire le long de très nombreux cours deau, remplaçant avantageusement les moulins à eau dautrefois et cela sans entraîner les inconvénients des grands barrages.
Le vent
Lénergie éolienne a été utilisée pendant des siècles pour les transports maritimes et par les moulins à vent.
Les progrès technologiques peuvent parfois transformer la nostalgie en projets concrets et modernes. Le bateau de léquipe Cousteau par exemple à repris cette idée de bateau à voile et sest inspiré dun principe dont la découverte remonte à 1852 : leffet Magnus qui affirme quun cylindre en rotation placé dans un courant dair subit une poussée perpendiculaire au vent. Cela a donné un navire équipé de deux impressionnantes Turbo-voiles.

En ce qui concerne nos moulins à vent, ils ont été transformés en éoliennes modernes. Malheureusement, la France a pris un retard considérable. On estime la puissance installée dans le monde à 3500 Mégawatts dont seulement 4 pour la France. Pourtant, cest une énergie rentable car même au prix où E.D.F. la rachète, elle permet de réaliser 10 à 12 % de bénéfices (parc éolien de Port-la-Nouvelle dans lAude).
La taille et la puissance des éoliennes disponibles ne cessent de saccroître : 500 Kilowatts aujourdhui, le double dans 3 ans.
La Terre
Les geysers naturels symbolisent lénergie stockée au coeur de la Terre. La géothermie étudie les possibilités den tirer profit. Dans certaines régions volcaniques, ce sont des sources de vapeur qui produisent de léléctricité, mais dans la plupart des cas ce sont des aquifères deau chaude qui produisent de la chaleur.
Technique : 2 forages à 1500-2000 m ; un pour le prélèvement deau chaude, le deuxième pour la réintégration de leau refroidie. Cette énergie a souffert de problèmes qui sont aujourdhui résolus. Par exemple la corrosion qui se formaient dans les tuyaux par combinaison entre le fer et les sulfures. Au début on nettoyait, ensuite on injectait des inhibiteurs de corrosion-dépôt. Mais la solution a été demployer dautres matériaux !

Exemple : grâce à la géothermie, San Francisco couvre la moitié de ses besoins en électricité et Reykjavik en Islande l utilise pour chauffer 80 % des logements.
En France, 200 000 logements sont chauffés ainsi. Cest le résultat dune politique incitative des pouvoirs publics des années 80 en faveur des énergies renouvelables. Ensuite le prix du baril de pétrole sest effondré et a freiné le développement des énergies renouvelables surtout la géothermie à cause de ses lourds investissements : un forage coûte de 2 à 10 millions de francs et il faut compter plus du double pour la " tuyauterie " et linfrastructure de surface.
Cest une énergie qui doit se consommer sur place pour éviter les pertes de chaleur. Pour une bonne rentabilité, il faudrait une distribution en cascade, cest à dire que la même eau chaude servirait plusieurs fois pour des utilisations aux besoins dégressifs en chaleur (chauffage, pisciculture, serre, thermalisme...).
Un projet est à létude que lon appelle la géothermie des roches sèches. Il sagit détablir une circulation deau entre la surface et le sous-sol profond (4000 à 5000 m) qui est très chaud !
La végétation
La biomasse est lénergie tirée déléments végétaux qui sont à base de carbone tout comme les énergies fossiles. La grande différence, cest quelle est renouvelable, contrairement aux autres. Elle peut être décomposée par combustion, pyrolyse (combustion à labri de lair), fermentation alcoolique (des levures transforment le glucose) ou méthanique (à labri de lair).
Bien sûr, son pouvoir calorifique est plus faible que celui des énergies fossiles.
Bois : 18 MJ/kg
Charbon : 35 MJ/kg
Méthane : 50 MJ/kg
· Le bois
Cest le combustible le plus utilisé à travers le monde et ce, depuis que lhomme a découvert le feu voici quelques 400 000 ans. Aujourdhui, cest lénergie prédominante des peuples miséreux. Malheureusement, il devient rare dans les pays chauds et secs. La corvée de bois prend une part importante du temps des femmes. Le pire, cest que le rendement énergétique du bois, employé pour la cuisson des aliments est très faible.

De plus, dans beaucoup de pays, labattage des arbres provoque un assèchement du sol qui est ensuite érodé, transformant des régions entières en désert.
Mais il nen reste pas moins que cette solution est bonne et doit être beaucoup plus exploitée. Bien sûr, sa combustion dégage du gaz carbonique mais cela peut être compensé par la replantation darbres qui absorbent le CO2 pour rejeter de l oxygène. Malheureusement, cela nest généralement pas fait et quand çà lest, ce nest pas de manière écologique, cest à dire que lon remplace une forêt " naturelle " en plantation monospécifique avec les inconvénients que lon connaît.
· Le Biogaz
Il est issu de la dégradation anaérobie de la matière organique par des bactéries. Les décharges sont actuellement le plus gros gisement de biogaz. Mais il peut être " fabriqué " : il suffit de mettre, dans des digesteurs, des déchets fermentescibles divers (effluents industriels, boue de station dépuration, déjection délevage, déchets organiques ou ménagers, déchets de cultures).

Cette technique sappelle la méthanisation. Amiens a été la première ville française à tenter lexpérience : après des débuts difficiles, elle traite actuellement 55 000 t dordures ménagères. A Lille, depuis mars 94, circule dans les rues de la ville le premier bus roulant au méthane (issu du traitement des boues urbaines...de Pays-Bas).
Il est dommage de laisser séchapper ainsi ces gaz dans latmosphère quand E.D.F. importe 90% du gaz dont elle a besoin (surtout quil amplifie leffet de serre).
Les marées
Le principe des usines marémotrices consiste à laisser monter la mer dans lestuaire dun fleuve avant de fermer une digue qui emprisonnera leau. Au bout de quelques heures, la mer reculant, il se crée une importante différence de niveau entre les deux cotés de la digue. Il ne reste plus quà profiter de cette chute d eau artificielle pour entraîner des turbines produisant du courant. Le processus peut même être inversé : on ferme lestuaire avant la marée montante.
Il nexiste dans le monde que 4 usines de la sorte dont la plus puissante se trouve en Normandie, dans lestuaire de la Rance. Sa puissance est de 240 MégaWatts. Trois projets sont à létude dont un en Angleterre dune puissance prévue de 8600 MW.
La rareté de ce type douvrage est essentiellement liée à celle des sites présentant les caractéristiques requises ( forte dénivellation ...). Le coût de revient du Kilowattheure produit est inférieur à celui du nucléaire : 18.49 centimes.
La grande question qui se pose est de savoir si les énergies renouvelables peuvent suffire à remplacer le nucléaire et les énergies fossiles et comment mettre ce plan en oeuvre.
Le rapport D.E.T.E.N.T.E. Table des matières
Le ministère de lEnvironnement et lA.D.E.M.E. (Agence De lEnvironnement et de la Maîtrise de lEnergie) ont commandé en 1989 une étude à lInstitut dEvaluation des Stratégies sur lEnergie et lEnvironnement en Europe (INESTENE) pour savoir sil est possible de sortir du nucléaire sans augmenter nos émissions de CO2.
Trois ans plus tard, lINESTENE rendait un rapport de 1000 pages nommé DETENTE (Diminution des Emissions de CO2 et des Tensions sur lEnvironnement induites par les Transformations Energétiques) qui a étudié 8 scénarios pour la période 1990-2010 avec comme conditions :
- Prise en compte de paramètres économiques retenus habituellement et pourtant peu probables (taux de croissance de 2,5%...).
- Respect de léchéancier des durées de vie des centrales nucléaires (même pour celles qui ne sont quen construction).
- Seul le CO2 est pris en compte (alors que lon pourrait penser au méthane, aux C.F.C.).
- Prise en compte des coûts de revient du kW/h édictés par le ministère de lindustrie (qui sous évalue le coût du nucléaire)
Malgré ces paramètres peu favorables aux thèses écologiques, les conclusions du rapport sont formelles :
- Nous avons une grande marge de manoeuvre en matière de politique énergétique
- Lavenir qui a le moins de chance dexister est la poursuite des tendances actuelles
- Nous pouvons sortir du nucléaire dès 2010
Economie dénergie
Le projet se base avant tout sur une meilleure utilisation de lénergie et sur un développement progressif des énergies renouvelables.
La première chose à faire est de mettre en place une politique d économie dénergie.
Appliquons ladage qui dit : " lénergie la moins chère et la moins polluante est celle que lon ne consomme pas ! "
Après le premier choc pétrolier, la France sétait engagée dans la voie des économies dénergie. Mais depuis le contre-choc pétrolier de 1986, on a abandonné toute chasse au " gaspi ".
Arrêtons le gâchis !
Qu E.D.F. cesse dinciter les gens à consommer toujours plus par des publicités honteuses faisant croire à une électricité bon marché car celles-ci convainquent en général les gens les moins informés, disposant de faibles revenus. Surtout quelles nous ont coûtés 45 millions de francs. Résultat : 60 % des logements neufs sont équipés dun chauffage électrique (contre 0 % au Danemark).
Il faut abandonner cet usage non performant quest chauffage électrique. De plus, il rend très difficile la gestion des pointes de consommation (pendant les périodes froides, à lheure où les gens rentrent chez eux...).
Il faut mettre en place, dans les industries, le principe de cogénération, cest à dire la production simultanée délectricité et de chaleur (laquelle est bien souvent perdue).
Il faut cesser ce principe absurde de remplir aux heures creuses des lacs artificiels pour les vider aux heures de pointe dans le seul but de faire du profit. Par contre, cela est acceptable dans le cas des énergies renouvelables pour " stocker " lénergie inutilisée et en profiter lorsque les conditions dalimentation sont défavorables (le soir, les jours sans vent...).
Diminuons notre consommation
Il existe sur le marché des appareils ménagers qui consomment peu (des systèmes de chauffage, des chauffe-eau, des cuisinières qui consomment 50% dénergie de moins que les autres).
Lutilisation de lélectronique pourrait favoriser les économies.
Beaucoup dobjets de la vie quotidienne contiennent des veilleuses. Celles-ci sont responsables dun grand gachis. Il faut savoir quune télévision consomme plus pendant les 22 heures où elle est éteinte que pendant les 2 heures où elle est allumée. La veilleuse du décodeur de Canal + est très vorace en kW/h : au plan national, elle ingurgite 1/10 de tranche de centrale nucléaire !!!
Les lampes fluo-compact ou lampes basse-consommation consomment 75 % délectricité de moins que les ampoules à incandescence (pour un même éclairement) et leur durée de vie est 6 fois supérieure. Malheureusement, leur prix reste un frein à leur développement mais cest aussi et surtout la méconnaissance du public pour ces produits qui sont en fait vite amortis. Dailleurs, si elles étaient fabriquées à grande échelle, leur coût de revient descendrait en flèche.

En 1986, dans létat du Michigan (U.S.A.), les responsables de la compagnie Pacific Gaz and Electricity ont préféré investir dans les économies dénergie plutôt que dans la construction dune nouvelle centrale en distribuant gratuitement des lampes basse-consommation. Elle a même, par les économies réalisées, réduit le coût du kW/h.
Alors que les grandes villes souffrent dun trafic routier saturé, que lair est de plus en plus pollué, que la situation économique de millions de gens est critique, les constructeurs automobiles incitent les gens à acheter des voitures de plus en plus puissantes et de plus en plus gourmandes en carburant.
Pourtant, à la suite des crises économique de 1974 et 1979, la France a décidé de lancer un programme de fabrication de voitures dont la consommation serait inférieure à 3 litres au 100 kms. Un milliard de francs ont été investis. La VESTA de Renault sest ainsi créée au frais du contribuable (mais bon, cétait pour la bonne cause !).
La VESTA (Véhicule Econome de Système et Technologie Avancés) est une 4 places qui battit en 1987 le record mondial de consommation sur lautoroute Bordeau-Paris en brûlant 1.94 l aux 100 kms à plus de 100 km/h. Elle consomme en moyenne 2.5 l.
Pourtant, cette voiture na pas été commercialisée...
Budget de la recherche
La France a investi, depuis 30 ans, des sommes faramineuses dans le nucléaire, dans le seul but dêtre indépendante sur le plan énergétique. Comme je lai déjà dit, elle en est très loin.
Actuellement, 4 milliards de francs sont toujours investis annuellement dans le nucléaire tandis que les énergies renouvelables ne disposent que de 60 millions soit 1.5 % . Il est évident quil faut changer ces sommes et ne poursuivre les recherches dans le nucléaire que dans le but de trouver des solutions pour le devenir des déchets et le démantèlement des centrales. Les énergies renouvelables, quant à elles, ont encore des progrès à faire et nul doute que nos chercheurs trouveront rapidement des améliorations pourvu quon leur en donne les moyens.
Décentralisation des productions dénergie et développement des énergies renouvelables
Actuellement nos productions dénergie sont concentrées sur quelques dizaines de sites qui répartissent leur production sur tout le territoire français. Pour lélectricité, cela implique des milliers de km de lignes à haute tension qui défigurent nos paysages, créent des pollution électromagnétiques et perdent de grandes quantités dénergie en route. Même les recherches sur les énergies renouvelables se basent essentiellement sur de grosses productions.

Pourtant, lavenir est certainement dans la création de petites centrales de proximité qui éviteraient les inconvénients précités et seraient adaptées aux énergies renouvelables.
Mais il faudrait aussi permettre aux individuels qui produisent de lénergie de se raccorder au réseau. Cela leur permettrait de vendre leur électricité en cas de production supérieure à la consommation ou inversement den acheter si ils consomment plus quils ne produisent. Cela éviterait le stockage sur batterie, coûteux et générateur de pollutions. Il suffirait de mettre en place un compteur qui fonctionne dans les deux sens.
Changer les mentalités Table des matières
Mais économiser lénergie nest pas seulement une question de technologie. Cest aussi une révolution des mentalités : celle des citoyens, des industriels et des hommes politiques.
En effet, à quoi sert dutiliser des lampes basse-consommation si on laisse ses lumières allumées inutilement ? Et pourquoi avoir une voiture économe en carburant si on sen sert pour le moindre trajet ? Ces 2 exemples illustrent la pensée écologiste qui doit associer le geste à la parole pour garder toute sa cohérence.
Mais les élus doivent nous y aider en développant des politiques incitant à lécocitoyenneté.
Une politique des transports, par exemple, devrait développer les transports en commun, la circulation cycliste et piétonnière.

Lindustriel, lui, peut parfois allier écologie et économie en utilisant comme matière première des produits recyclés plutôt que des produits de première main.
Exemple : pour produire 1 kg de verre à partir de minerai, la consommation dénergie est de 16.6 mégajoules contre 11 pour lemploi de verre recyclé.
Pour la production daluminium, le rapport est de 280 pour 15, soit 19 fois moins.
Mais, pour les y aider, lhomme politique doit mettre en place une politique de récupération des déchets, et le citoyen doit jouer le jeu du recyclage.
Pourquoi ne le fait-on pas ? Table des matières
La France sest lancée dans une politique du tout nucléaire. Lorgueil français ne supporte pas de reconnaître quil ait pu avoir tort. Nous sommes actuellement en surcapacité électrique, alors pourquoi voudriez-vous lancer une campagne déconomie dénergie ?
Et même si le pays le plus nucléarisé du monde a encore besoin dimporter du pétrole et du gaz pour 60% de ses besoins, il lui plaît de croire que ses centrales atomiques le mettent à labri dune dépendance énergétique. Ne lui dites pas que pour les faire fonctionner, il a besoin duranium quil importe en grande partie
La France a tellement peur que son peuple remettent en cause sa politique électronucléaire quelle na pas hésité, lors de laccident de Tchernobyl, à le tromper en lui faisant croire que le nuage radioactif avait évité son territoire.
Quand à E.D.F. quelle notion de service public développe donc cette entreprise nationale qui gagne de largent en exportant de lélectricité mais en gardant les déchets, applique des tarif contestés (prix dachat du kw le plus bas dEurope) sans se justifier et sur laquelle aucun contrôle démocratique nest possible
Alors faut-il être optimiste ? Table des matières
Quand on sait que le budget de lA.D.E.M.E a été amputé en 1994 de 40%, on aurait plutôt tendance à être pessimiste.
Mais au vu des conclusions du rapport Souviron (qui résulte du débat national lancée par Michel BARNIER) on en arrive à espérer une amélioration.
En effet, celui-ci dénonce le manque de transparence qui a prévalu depuis plusieurs décennies sur le thème de lénergie.
Il recommande une politique moins polluante, moins dévoreuse dénergie et recommande moins de gaspillage que par le passé.
Il fait des propositions simples, peu coûteuses et applicables immédiatement : " une bonne architecture et une isolation efficace valent mieux quun chauffage ou une climatisation coûteuse ".
Il dénonce loccupation extrême de lespace, les pollution atmosphériques et sonores engendrées par les transports routiers. Il suggère de favoriser les piétons, les cyclistes et les transports en commun. Il dénonce lusage du chauffage électrique.
Comme on peut le constater, il reprend en bloc toutes les remarques que les écologistes ne cessent de proférer depuis des décennies.
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Cet exposé démontre clairement que la politique énergétique que nous suivons est sans issue. Pire : elle nous conduit tout droit vers une catastrophe écologique sans précédent à léchelle humaine.
La mise en place dune politique énergétique basée essentiellement sur les énergies renouvelables ne relève pas de lutopie comme voudrait nous le faire croire E.D.F. car même si la France est le pays le plus nucléarisé au monde, cette énergie ne représente que 40% de nos besoins.
Le grand problème, cest quil y a urgence à faire admettre ces idées car nous sommes à une époque charnière : le parc des centrales vieillit et les réacteurs les plus anciens vont être arrêtés. Cest à dire que si la France sentête à continuer sa politique du tout nucléaire, elle va devoir reconstruire de nouvelles centrales et ce sera reparti pour 40 ans ( dailleurs 8 centrales sont déjà en projet).
Mais la planète ne peut plus attendre. la mise en place dune nouvelle politique ne se fera pas en un jour et les mentalités sont dures à bousculer.
Les technologies et les idées qui nous permettront deffectuer la transition vers un avenir meilleur existent déjà. Le défi immédiat consiste à créer lélan politique nécessaire au changement. Nous devons avoir confiance et surmonter notre peur du changement .