Comment Chasser un Dragon ?
Tuer un dragon n’est pas aisé, pour vous aider quelques expériences d’audacieuses personnes qui s’y sont risqués. Elles vous apprendront que le mieux est de faire appel à la ruse, le moyen le plus sûr étant de compter sur la voracité légendaire du dragon.

Au Pays Basque :
un dragon doué d’un souffle extraordinaire terrorisait les paysans en avalant des troupeaux de bœufs entiers. Ruinés, les pauvres gens firent appel à un chevalier. Celui-ci observa le dragon pendant quelques jours puis demanda aux femmes de coudre d’immenses sacs avec des peaux de bœufs. Ce labeur terminé, le chevalier les bourra de poudre à canon et y placa des mèches qu’il réunit.
Comme à son habitude, le dragon aspira les bœufs dont les sacs. Le chevalier n’eut plus qu’à allumer les mèches.
Une formidable explosion tonna dans le pays. Blessé, le dragon prit son envol vers la mer. Sa queue traînant sur le sol déracinait les arbres et détruisait les maisons.
Il se jeta dans les flots et y disparut à jamais.

Dans les Val d’Aoste.
Un homme du village de Perloz fabriqua une immense épée qu’il dissimula dans un gigantesque pain frais.
Il placa le tout près du pont de Morettaz où se cachait le dragon. Gourmand, le dragon avala le tout, tout rond.
Il ne prit pas garde à l’épée et il mourut.

En Anatolie Orientale.
Inara, une déesse hittite, prit l’apparence d’une belle et gracieuse princesse. Parée de ses plus beaux atours, elle invita un redoutable dragon à un festin. Celui-ci amateur de nourritures exquises et de belles femmes accepta sans se méfier. Pendant le banquet, le déesse le fit boire des amphores entières de breuvages que le dragon trop gourmand ne refusa pas. Le dragon en but tellement qu’il s’effondra ivre mort.

En France.
Au Moyen Age, un bandit qui voulait racheter ses fautes, se laissa enfermer dans un tonneau percé de trous. Le tonneau fut roulé par plusieurs hommes devant l’antre du dragon. Celui-ci, sans se méfier, prit cela pour une offrande, et comme il était très gourmand et assoiffé, il avala sans plus réfléchir le tonneau et son contenu d’un seul coup.
Le bandit à demi asphyxié et suffoquant (il fait chaud dans l’estomac d’un dragon !), glissa une lance puis plusieurs autres par les fentes du tonneau. Pris de violentes douleurs, le dragon recracha le bandit et son tonneau tout hérissé de piques. Puis il s’envola vers une forêt profonde et obscure pour ne plus jamais revenir.