BIBLES:

      Bible de Genève 1669 (début du gouvernement   personnel de Louis XIV en 1661)

   
    La Bible de Genève est la version de la Bible   utilisée par les premiers réformés, en particulier Jean   Calvin et Théodore de Bèze. Elle est issue   directement de la traduction de Pierre Robert Olivétan.
      À l'inverse des traductions actuelles qui utilisent les   manuscrits dits "Minoritaires", cette version est basée   sur le "Texte Reçu" en hébreu et grec d'Érasme et est   complétée par les notes et de commentaires réalisés   en français par les pasteurs genevois ainsi que ceux   de la Bible Flamande éditée en 1637 et rassemblés par Samuel Des Hayes et son fils Henry. Par la suite, les notes du traducteur italien Diodati seront ajoutées.

     La plus ancienne version de cette Bible dont nous disposons date de 1669. Elle est alors éditée à Amsterdam par les frères Elzévier et validée par les pasteurs de Genève. Elle est ensuite traduite en italien puis en anglais, avant que David Martin n'en publie de nouvelles versions en 1707 et en 1744.


Plus d'information sur cette Bible:   http://www.bibliorama.fr/bible_1669/bible_1669.htm


     Bible de 1710 qui a connu Louis XIV mort en 1715 et l'Edit de Nantes: 

       Dictionnaire " Edit rendu par Henri IV le 13 avril 1598 pour donner un   statut légal à l'Eglise réformée de France...

       Louis XIV restignit progressivement les droits accordés, usant à partir   de 1681de la violence (dragonnades) pour contraindre les protestants à   passer au catholicisme.
       Le 18 octobre 1685, sous le pression de Mme de Maintenon et persuadé   que le protestantisme n'était plus vivable en France, il signa l'édit de   Fontainebleau, révocation de l'édit de Nantes.
       200 000 à 300 000 sujets émigrèrent en Hollande et en Suisse... Dans   les Cévennes les protestants se révoltèrent en 1704 (Camisards)"

      Cette Bible d'une dimension de 14 sur 8 cms et d'une épaisseur de 4,5 cms comporte un Psautier. Une mention laisse supposer quelle appartenait à un pasteur.     
      Cette bible de 1710 serait une Bible de Genève, publiée par la fameuse Compagnie des Pasteurs et Professeurs de Genève avant leur glissement vers le courant libéral. Elle serait une reproduction de la Bible d'étude de David Martin paru en 1707.
Elle est très rare à trouver.

  Bibles de David Martin 1744 et   1820
     Le pasteur David Martin 
 (1639-1721) fut obligé de quitter la   France après la révocation de l'édit   de Nantes.
      Le synode  des Eglises de   vallonnie lui demande de mettre au   point une  Bible francophone.
     Martin serre le texte hébreu et   grec au plus près. Une Bible
 complète paraît en 1707 à   Amsterdam. L'approbation officielle   a conféré à cette Bible un succès durable. 
     En plein XIX° siècle, Victor Hugo avouera préfèrer la  version de David Martin à toute autre.


Plus d'information sur cette Bible:  http://www.bibliorama.fr/martin/bible_martin.htm

      Bible de Martin LUTHER 1749

     (10 novembre 1483, Eisleben - 18 février 1546, Eisleben)   est un moine allemand qui s’est opposé au   catholicisme   romain et a été l’initiateur du protestantisme (luthéranisme).   Il a traduit la Bible en allemand, « la langue du peuple ». En   1517, on été publiées ces " 95 thèses " avec notamment   des articles contre le trafic des indulgences. Le pape Leon X   ( un médicis) lui demande de se rétracter, ce que Luther   refuse, s'ensuit, en 1520, l'autodafé de ces écrits puis en   1521 son excommunication.


Plus d'information sur cette Bible:   http://www.bible-ouverte.ch/reforme1.htm

     Bible Ostervald 1890

        Jean-Frédéric Osterwald (ou Ostervald)   (1663- 1747) qui dirigea l'Église de Neuchâtel au   début du XVIIIe siècle. Il est surtout connu par la   bible qu'il fit publier en 1744, mais dont il n'était   pas pour autant le traducteur, du fait qu'il s'est   appuyé sur la traduction de Genève et de la   révision de David Martin pour réaliser la sienne.
  La Bible d'Ostervald a été une référence et   largement utilisée pendant 150 ans, jusqu'à la fin   du 19ème. Un aspect important de la popularité   de la bible d'Ostervald furent les commentaires et réflexions qui accompagnent tous les chapitres de sa traduction.


Plus d'information sur cette Bible:  http://www.la-bible.net/article.php?refart=20040831

      Bible Segond - Oltramare 1908 et 1896

     Louis Segond, né le 3 octobre 1810 à   Plainpalais (Genève) de parents francais et mort le   18 juin 1885 (?) à Genève, est un théologien suisse   qui, à la demande de la Compagnie des Pasteurs   de Genève, a traduit la Bible en français à partir des   textes originaux hébreux et grecs.
     La traduction de l'Ancien Testament a été publiée   par étape et s'est échelonnée sur une dizaine   d'années, le recueil complet est paru en 1873 (avec   la date de 1874) aux Éditions Cherbuliez.      Concernant le Nouveau Testament l'année 1878 se caractérise par la publication de l' Évangile de Matthieu, suivi, l'année suivante, par celui de Jean. C'est en 1880 que le Nouveau Testament complet (traduit par Louis Segond) voit le jour, également aux Éditions Cherbuliez.
      Louis Segond ne voulait pas que de son vivant on touche à sa traduction, mais il avait fait savoir qu'après son décès, les éditeurs pourraient faire ce qu'ils voudraient. C'est donc à sa mort en 1909 qu'une révision de son travail a été envisagée, ce qui a abouti à la version de 1910.

     Hugues Oltramare: Bible protestante, avec la traduction de l'Ancien Testament de Louis Segond, et celle du Nouveau Testament par Hugues Oltramare. La Bible est précédée d'une préface: Simples indications pour la lecture de la Bible
     C’est la Compagnie des pasteurs de Genève qui prend l’initiative de lancer une nouvelle traduction de la Bible, d’après les textes originaux. Elle confie à Hugues Oltramare (né en 1813) le soin de traduire le Nouveau Testament et elle confiera plus tard à Louis Segond la traduction de l’Ancien Testament Oltramare n’utilise plus le texte reçu comme texte source mais celui résultant des travaux de son contemporain Tischendorf, découvreur du manuscrit Sinaïticus (daté de la fin du IVe siècle). Sa traduction manifeste une grande liberté de style, ce qui la rend agréable à lire, mais elle pèche quelquefois par un esthétisme qui lui fait perdre la rugosité de l’original...