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Salut Didier, comment vas tu, et que fais tu depuis la fin de Warning ?

Et bien en fait, j’ai arrêté la guitare pendant quelques années. Ensuite, j’ai essayé de remonté un projet, mais je dois avouer que j’ai eu plus de mal que prévu, surtout pour trouver un chanteur dans le style de Rapha, c’est pas facile . De plus, je me suis retiré en Province. En fait, depuis la fin de Warning , ma seule activité musicale fut celle de l’album en hommage à Christophe Aubert « Shooting Star ». Le premier album de Warning, vient de ressortir sous format CD, et le deuxième sortira lui aussi dans quelques jours.

Que penses tu de ces rééditions et qu’attends tu de celles ci ?

Pour tout te dire, nous sommes tous ravis. Tous les groupes de l’époque ont vécu quelques choses de magique et d ‘ inoubliables. Il y a eu tellement de bons moments à cette époque : comme avec le premier producteur du premier album « Thomas Noton », ou encore la fois, ou j’ai dormi dans le lit ou dormait UDO (Ex - Accept) lors de l’enregistrement de « WARNING II » aux Dieter Dierks Studios .

Beaucoup de monde connaissent l’histoire de Warning, mais par contre, personne ne sait (ou presque) comment Christophe Aubert est il rentré dans le groupe ?

Tout simplement, par contact grâce aux frères Hervé , et surtout par l’intermédiaire de Joël Hervé qui par ailleurs, fait partie de l’orchestre de Patrick Sébastien. Bref, pour la petite histoire, un dimanche après midi, j’ai téléphoné à Christophe et nous avons parlé pendant trois heures . c’était vraiment un mec super et qui de plus, avait un talent inné. Nous nous étions fixé une audition , et c’est de là que tout est parti.

Pourquoi est ce qu’un groupe comme Warning a - t - il splitté ?

Comme pour beaucoup de groupes. Tout commence par des crises intérieures ou extérieures au groupe. Comme la fois, ou en rentrant d ‘Allemagne, notre manager de l’époque Raymond Mana avait prévu une tournée de trente villes, ce qui nous intéressaient énormément , car comme beaucoup de groupes, nous avions les comptes à renflouer. Donc, nous étions d’accord pour la tournée, mais malheureusement, Polydor ( La maison de disque ) ne voulait pas de cette tournée qui pour elle, coûtait trop cher, bref, ceci fut une des premières crise. Sinon, par la suite, beaucoup de choses étaient reproché à Rapha, comme ses manières sur scène etc. Par contre en ce qui me concerne, j’ai quitté le groupe, car, nous jouions de plus en plus les morceaux composés par Christophe, et je dois avouer que j’avais du mal à suivre. Donc, si j’ai quitté le groupe , c’est surtout dû à un manque évident de technique par rapport à Christophe, qui lui, était bien meilleur.

As tu encore des relations avec les anciens membres du groupe, ou tout simplement avec le milieu musical ?

Le seul contact que j’ai de cette époque, c’est avec le frère de Christophe. Sinon, je ne sais pas ou habite Rapha. Je n’ai plus du tout de nouvelle de notre premier batteur. Par contre, Gérald Manceau ( Le batteur qui joue sur le dernier album « Métamorphose ») est avec Rita Mitsouko.

Comment expliques tu qu’il y est un réel engouement pour le métal français, seulement 15 ans après, alors que c’est à cette époque là, que des groupes comme Sortilège ou Warning en avait le plus besoin ?

Je ne peux pas t’expliquer ce phénomène. A l’époque, le public était ingrat . Il n’était pas étonnant pour un groupe français de se prendre des canettes en pleine gueule.

Quel est ton meilleur souvenir de cette époque ?

Pour moi, le meilleur souvenir de cette époque, reste les fois, ou le public nous rappelaient pour que l’on reviennent joué, crois moi, c’est vraiment quelques choses de magique et d’inoubliable. Sinon, comme mauvais souvenir, je me rappelle la fois, ou mon roadie avait très mal accordé ma gratte. Le premier morceau commence, et là, lorsque j’ai entendu le son de ma guitare, je me suis senti au plus mal . Donc pour rattraper cet incident, j’ai dû faire semblant de jouer, et c’est donc Christophe qui a assuré tout le morceau à lui tout seul.

Didier, je te remercie pour cette interview. Je te laisse le mot de la fin, dis ce que tu veux.

Et bien, pour conclure cette interview, je voudrais remercier le public du Nord et en particulier celui de Douai. Je me souviens de cette date que nous avions effectué dans un théâtre. Il y avait un monde fou, et pas mal de fans écoutaient le concert de l’extérieur. Donc, afin de les remercier, nous nous sommes mis dans la cabine du guichet afin de signer des autographes, et là, nous nous sommes fait carrément embarqué par les fans, pour une fête qui a duré toute la nuit . Bref, c’était la folie. Voilà, salut et merci à toi.