Magnolias For Ever
(E. RODA-GIL/J.P. BOURTAYRE-C. FRANÇOIS)
1977

Je ne peux plus rien n'y faire.
Je ne sais plus comment faire.

Dites lui que je suis comme elle,
Que j'aime toujours les chansons
Qui parlent d'amour et d'hirondelles,
De chagrins, de vent et de frissons.

Dites lui que je pense à elle,
Quand on me parle de magnolias,
Quand j'entends ces musiques nouvelles
Qui résonnent comme des bruits de combat.

Non, je ne sais plus comment faire.

Elle est si forte qu'elle se brise.
Elle était fière, elle est soumise,
Comme un amour qui lache prise,
Qui casse et ne plie pas.

Tu lui ressembles quand elle tremble.
Et dans ta voix, j'entends parfois un peu sa voix.
Oui, elle te ressemble quand elle tremble,
Quand elle pleure là dans le coeur des arbres en fleur.

Dites lui que j'ai peur pour elle,
Dans les sous-sols quand il fait noir
Quand j'entends ces musiques nouvelles
Où s'en vient crier le désespoir.

Dites lui que je pense à elle,
Dans un grand champ de magnolias.
Et que si toutes les fleurs sont belles,
Je me brûle souvent, souvent, les doigts.

Des magnolias par centaines,
Des magnolias comme autrefois.
Je ne sais plus comment faire,
Les magnolias sont toujours là.

Elle ressemble à toutes les filles,
Quand elle s'aime comme ça.
Qu'elle soit méchante ou timide,
Pauvre violette ou magnolia.

Elle aime les grands ciels humides,
Et les déserts où il fait froid.
Parfois elle pleure quand j'arrive,
Et elle rit quand elle s'en va.

Si tu t'en vas dans la tempête,
Si tu t'en vas tu la verras.

Dites lui que je suis comme elle,
Que j'aime toujours les chansons
Qui parlent d'amour et d'hirondelles,
De chagrins, de vent et de frissons.