Il est de toutes les manifs et initiatives au cours desquelles il s’active
à faire connaître le journal. Inlassable diffuseur du journal, René est un
de ses piliers. Ce numéro 1000 pouvait difficilement ne pas lui faire un clin d’œil.


“Liberté”, Sarkozy ne lui dit pas merci

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« Liberté-Hebdo » sort son 1.000e numéro ce vendredi, quelques semaines après « Liberté 62 ».
Ces dernières années, notre journal n’aura pas laissé Nicolas Sarkozy tranquille.


« Sarkozy, non merci ! ». Le titre occupe toute la page de « Une » du 26 avril 2007. L’équipe de Liberté-Hebdo est inquiète en ce printemps 2007. Elle sait qu’en cas de victoire de Nicolas Sarkozy, le monde de la finance et des grandes fortunes trouvera là l’occasion de torpiller le modèle social français, et notamment son système de solidarité et de protection sociale. Notre journal, d’ailleurs, avait alerté, reproduisant une citation tellement révélatrice de celui qui, à l’époque, promettait d’être « le président du pouvoir d’achat » : « Tout ce que la droite n’osait plus faire parce qu’elle avait honte d’être la droite, je le ferai ». La photo qui illustre cette couverture – des lycéens victimes de violences policières - rappelle la brutalité de la politique de celui qui fut ministre de l’Intérieur et qui s’est fait élire notamment en siphonnant une partie de l’électorat du Front national. En ce 26 avril 2007, donc, « Liberté-Hebdo » s’inquiète mais ne baisse pas les bras. Dès les premières semaines, le journal met les pieds dans le plat, et s’indigne de la première mesure symbolique du quinquennat : le bouclier fiscal. Le cap est donné : tout pour les riches. Lors des fameuses vacances du « président Bling Bling » sur le yacht de Bolloré, « Liberté-Hebdo » avait osé ce jeu de mot sarcastique : « Ca commence Malte… »

20 ans déjà...

Moins de 5 ans plus tard, voilà que le petit canard rouge du Nord, sort son 1000e numéro et se montre toujours aussi engagé contre l’entreprise de démolition sociale de l’hôte de l’Elysée. Aujourd’hui, avec « Liberté 62 » pour le Pas-de-Calais, dont le numéro 1000 est lui sorti il y a déjà quelques semaines, voici deux journaux que Nicolas Sarkozy n’a certainement pas envie de remercier. Déjà 20 ans que ces journaux, nés de la disparition déchirante du quotidien « Liberté » en 1992, se font les porte-parole de ceux qui souffrent le plus de ce système mais qui ne se résignent pas à l’ordre des choses. Des initiatives seront prises au cours de l’année pour fêter l’événement et souligner l’importance cruciale, pour le débat d’idées, de l’existence de tels journaux offrant une pensée alternative à la pensée unique.
A moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, la sortie du 1000e « Liberté-Hebdo » fait mouche, oserait-on dire. Le « Sarkozy, non merci de 2007 » conserve en effet toute son actualité. Se retourner sur les cinq dernières années des archives de notre journal, c’est en quelque sorte faire la chronique de cinq années d’opposition à la politique Sarkozy (lois liberticides, xénophobie d’Etat, saccage du service public par la RGPP, remise en cause des droits sociaux…). Avec, comme point d’orgue, la mobilisation contre la réforme des retraites qui a rythmé l’actualité durant l’automne 2010, et occupé bien évidemment l’essentiel de nos colonnes.

« Leur crise, nos solutions »

Dès la fin du mois d’août de cette année 2010, Liberté-Hebdo donne la parole au député communiste Alain Bocquet qui se jette dans une bataille qu’il qualifie « de bras de fer énorme » et « d’enjeu historique ». Lors des semaines qui vont suivre, le journal va rendre compte des manifestations et donner la parole à des responsables syndicaux et politiques ou encore à des universitaires qui contestent une remise en cause de la retraite à 60 ans présentée comme inéluctable, notamment en insistant sur les rentrées en faisant payer les revenus financiers au même niveau que les salariés. « Retraite : 60 ans pas plus », dit clairement la Une du 24 septembre. Présent dans toutes les manifestations, Liberté Hebdo relèvera « une colère si profonde » qui continue d’ailleurs aujourd’hui de traverser le pays.
Porte-parole de ceux qui ne l’ont pas souvent, « Liberté » ouvre chaque semaine une fenêtre sur d’autres points de vue que ceux qui tournent en boucle dans les grands médias. La crise financière ? D’après certains elle rendrait inéluctable la casse de plusieurs décennies d’acquis sociaux. « Leur crise, nos solutions » répondait notre journal à la fin du mois de novembre de l’année dernière. Dans ce numéro, les salariés refusant d’être sacrifiés sur l’autel des logiques financières avaient encore une fois la parole. Mais on y retrouvait également les avis d’économistes « oubliés des grands médias », comme le marxiste Yves Dimicoli et le membre du Parti de Gauche Jacques Généreux. Ces dernières semaines, notre journal s’est d’ailleurs largement mobilisé contre les plans d’austérité, attribuant « un triple zéro pour le plan Sarko », ou dénonçant « le Sarko cirque » d’un président en déplacement à Lille pour présenter aux fonctionnaires des vœux cyniques en forme de réductions de moyens.

Prendre la parole, créer…

Nous voilà donc à la millième semaine. En n’oubliant pas que chaque édition est un combat pour un journal qui ne dispose pas des moyens dont disposent d’autres, bien en cour. 1.000 numéros souvent enflammés, donc, ceux d’un journal rouge de colère et ne mettant pas son drapeau dans sa poche. Journal communiste, « Liberté » s’apprête à s’engager avec bienveillance à ouvrir ses colonnes à la campagne du Front de Gauche en cette année cruciale. Parmi ces 1000 numéros, il en est quelques-uns que nous affectionnons particulièrement. Ils portent la marque du renouveau. Chaque premier journal de l’année en effet, c’est un ou une artiste qui s’exprime sur la première et la dernière page du journal. Prendre la parole, créer… Ces mots résument finalement l’état d’esprit de « Liberté-Hebdo  » et de « Liberté 62 ».

Bruno CADEZ



Le 17 février. Un numéro spécial « Elections 2012 »
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> Le 17 février prochain, notre journal consacrera plusieurs pages
à la campagne des élections présidentielle et législatives. Reportages, interviews, analyse des programmes… Avec ce numéro, il sera possible d’acheter le programme du Front de Gauche, l’Humain d’abord, pour deux euros. Renseignements et commandes au 03.28.36.88.50.


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