UN STRICT DENUEMENT



Les vêtements n'étaient pas suffisants pour protéger du froid. Les sous-vêtements n'étaient changés qu'une seule fois par mois et les détenus n'avaient pas la possibilité de les laver. Tout cela contribuait à répandre les différentes épidémies et surtout celles du typhus et de la galle.

typhus

" Nous nous levions à 3 heures et demie et 1400 personnes devaient faire leur toilette dans une pièce pouvant en contenir 60 au maximum. La toilette devait être faite dans le délai d'une heure, ce qui était pratiquement impossible, et la plupart des détenus ne la faisaient donc pas. Un surveillant placé à l'entrée de la porte activait les ablutions à coups de matraque. Le manque d'hygiène amena par la suite une épidémie de typhus ".

Samuel Steinberg, rescapé d'Auschwitz,
in Le Grand livre des Témoins, op cit., p 167


L'un des moments les plus éprouvants de la vie du camp était le moment de l'appel. Celui-ci durait parfois plusieurs heures, voire plus de 10.

appel


La valeur nutritive de la ration quotidienne d'un prisonnier était de 1.300 à 1.700 calories mais tombait souvent à 800 calories alors que les conditions de travail imposées aux déportés auraient nécessité plus de 3.000 calories.

Faim mort

Le travail exténuant et la faim contribuaient à l'épuisement total de l'organisme. Les prisonniers souffraient d'une maladie spécifique d'inanition qui se terminait souvent par la mort.



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