La déportation en Belgique



Pour diverses raisons, la domination des allemands sur l’administration et la police belge est moins efficace qu’aux Pays-Bas et ils ne cessent de se plaindre du « manque de compréhension » local. En l’absence du gouvernement, les secrétaires généraux refusent de prendre des responsabilités dans la politique antijuive. Quand les rumeurs d’une déportation commencent à circuler, une délégation de juifs réussit à être reçue par la Reine. Elle promet une intervention qui ne réussit en fait qu’à limiter les mesures aux étrangers. Or, la quasi-totalité des juifs en Belgique est composée d’immigrés. Les déportations commencent à partir du camp de Malines, le 4 août. Les victimes y sont d’abord convoquées par l’AJB, puis arrêtées dans des rafles organisées par les Allemands ou par la police à Anvers et les SS flamands.

A Bruxelles, le Maire refuse d’abord de distribuer l’étoile jaune, puis d’arrêter les juifs. Malgré le peu de soutien de l’administration locale et quelques actions de sauvetage, 17.000 personnes, dont 3.342 enfants de moins de 16 ans, sont envoyées à AUSCHWITZ entre août et octobre 1942.

Les déportations recommencent au début de 1943, opérées par la police allemande, avec des difficultés accrues pour trouver des juifs. Beaucoup d’entre eux trouvent refuge dans des établissements catholiques.

Les déportations se poursuivirent jusqu’au 31 juillet 1944, bien que les rafles soient devenues plus difficiles et les convois moins importants.
En tout, 25.257 « déportés raciaux » dont 351 gitans, outre 1242 juifs réfugiés en France, déportés depuis Drancy vers AUSCHWITZ.


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