Les défauts visuels
  C'est précisément dans notre monde fortement orienté vers tout ce qui est visuel que nous devons ménager notre acuité visuelle comme la
prunelle de nos yeux.
Aujourd'hui, plus de la moitié de la population porte des lunettes ou des lentilles de contact. Cela n'est pas le reflet d'une apparition dégéné-
rative, mais plutôt un témoignage pour montrer à quel point une bonne vision est importante pour étudier, travailler ou encore, dans la vie
quotidienne.
La plus grande partie des amétropies a une origine congénitale ou est la conséquence d'un processus naturel du vieillissement. Ces amétropies
purement optométriques (optique géométrique) peuvent être corrigées en optique oculaire par des lunettes ou des lentilles de contact.

L'OEIL EMMETROPE 

 Dans l'œil emmétrope (œil avec une vision normale), les rayons lumineux sont focalisés par le cristallin sur la rétine. L'image est ainsi repro-
duite tête-bêche sur celle-ci (comme avec un appareil photo). Les cellules visuelles de la rétine transforment cette image en impulsions
nerveuses qui sont transmises au cerveau par le nerf optique. Celui-ci transforme les informations reçues des deux yeux et produit une
impression visuelle unifiée. L'image que nous percevons consciemment n'est réalisée que dans le cerveau, plus précisément lorsque le cor-
tex visuel du cervelet est atteint. Les signaux en provenance des yeux ont encore des liaisons avec d'autres endroits du cerveau, par exem-
ple pour le sens de l'équilibre.     

      


Afin de voir de près comme de loin, le cristallin est obligé de s'adapter aux exigences visuelles. Cette faculté, appelée accommodation, est
comparable au réglage de la distance focale d'un objectif d'appareil photographique. Le muscle modifiant légèrement la position et la cour-
bure du cristallin, ce dernier «se positionne» pour la vision de loin ou de près. L'accommodation se fait automatiquement : si le cerveau n'est
pas satisfait par une image floue, il déclenche le processus de mise au point nette. Cela se passe à la vitesse que permet la transmission
des informations dans les cellules nerveuses, c'est-à-dire trop vite pour que le phénomène soit consciemment réalisé.


Même si l'œil n'est pas en mesure de bien voir (par exemple en raison d'une myopie), notre cerveau tentera de «mettre au point» l'image reçue.
Par l'accommodation, l'orientation des axes oculaires sur l'objet et le rétrécissement des pupilles pour augmenter la profondeur de champ. Celui
qui voit mal et ne le corrige pas au moyen des lunettes ou de lentilles de contact force sur le système de perception cérébrale en raison d'essais
permanents de correction infructueux.
Notre champ visuel est sensiblement plus grand que celui d'une caméra avec un objectif à grand angle. Nous n'obtenons une image optimale
nette qu'en un petit point central. En direction du bord de l'image, l'acuité visuelle diminue continuellement. La vision périphérique au bord de
notre champ visuel reste malgré tout très importante pour notre perception et l'orientation dans l'espace. Les Amétropies telles que myopie ou
presbytie, astigmatisme ou hypermétropie, sont largement répandues et occasionnées la plupart du temps de façon naturelle, c'est à dire héri-
té ou encore la conséquence du processus normal du vieillissement. Ces amétropies n'ont pas valeur de maladie et peuvent être corrigées la plu-
part du temps par des moyens optométriques (lunettes ou lentilles de contact).

C'est au cours de la jeunesse que l'espace entre points vu net le plus proche et vu net le plus loin est le
plus grand. Un enfant reconnaît dans le moindre détail ce qui se trouve à six centimètres devant son nez.
Jusqu'à l'âge de 60 ans, ce point le plus proche s'éloigne progressivement pour se placer alors à envi-
ron 1 m des yeux. Vers 40 à 45 ans, il se situe à quelque 33 cm - on commence à tenir le journal de
plus en plus éloigné, l'heure des lunettes de lecture a sonné.

LA PRESBYTIE


La capacité d'adaptation (accommodation) du cristallin se relâche avec l'accroissement de l'âge. Par un processus de développement 
naturel, l'œil perd sa capacité de s'adapter à des objets proches.Cette presbytie due à l'âge touche tout un chacun, à des niveaux
variables, dès l'âge de +ou- 40 ans.


LA MYOPIE


Pratiquement pour une personne sur deux, les yeux ne sont pas idéalement ronds, mais soit trop courts, soit trop longs. La plupart
des cas ont une origine génétique. Tout comme pour la taille corporelle, les circonstances extérieures n'ont quasi pas d'influence. Bien
qu'une relation entre une activité marquée sur écran et l'augmentation de la myopie à l'âge adulte soit souvent évoquée, il manque
à ce jour une preuve.Oeil myope : si l'œil est trop long, les rayons lumineux convergent
devant la rétine, c'est la myopie. Si l'œil est trop long, les rayons lumineux convergent devant la réti-
ne. L'image n'atteignant pas la rétine, elle sera perçue de manière plus ou moins floue. Par une lentille concave, divergente, (sous forme
de verres de lunettes ou lentilles de contact), le foyer de l'image peut être déplacé sur la rétine.
Correction de la myopie : les rayons lumineux peuvent se focaliser exactement sur la rétine

 
L'HYPERMETROPIE


Si l'œil est trop court, les rayons lumineux ne convergeraient théoriquement que derrière la rétine, l'image reste là aussi floue. Jusqu'à
l'apparition remarquée de la presbytie, le cristallin peut dans de nombreux cas corriger cet effet en s'adaptant (accommodation).
 Une lentille convergente convexe (comme verres de lunettes ou lentilles de contact) permet de corriger cette hypermétropie sans problème.

Oeil hypermétrope : l'œil est trop court, les rayons lumineux convergent derrière la rétine : c'est l'hypermétropie.
Correction de l'hypermétropie : une lentille convexe convergente dévie les rayons lumineux de manière à les faire converger correc-
tement sur le rétine.


L'ASTIGMATISME


En cas d'astigmatisme, la courbure de la cornée varie selon les différents méridiens. L'erreur de réfraction qui en résulte provoque des
images simultanément devant et derrière la rétine. Un point ne sera pas représenté comme un point, mais comme une «baguette» ; L'image
n'est pas seulement floue, mais sera tordue en fonction de l'orientation de la «baguette», c'est-à-dire distendue en hauteur ou en largeur.
Un astigmatisme est généralement lié à d'autres défauts visuels et peut être corrigé par un verre torique, cylindrique ou encore une len-
tille de contact.