SOPHROLOGIE
DU SPORT
PRÉPARATION MENTALE
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SOPHROLOGIE DU SPORT - PREPARATION MENTALE,
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La relaxation, dans le sport, est utilisée pour la prévention d'un certain nombre de symptômes parmi lesquels : l'anxiété, le découragement, la peur de l'échec, la peur du succès, l'altération de la confiance, les bouffées d'agressivité, la perte de moyens en condition stressante.
Ces symptômes peuvent être causés par des facteurs variés : accumulation de fatigue mentale due à de trop fréquentes compétitions, trop grande sollicitation des entraîneurs, de l'entourage, ambitions inadéquates du sportif, etc.
La préparation mentale concerne la régulation des états
pré-compétitifs et compétitifs. Elle doit mener à
se positionner sereinement face aux événements, dans une attitude
d'affirmation de soi et de confiance.
N.B.: La sophrologie est recommandée autant pour les sports individuels que les sports d'équipe pour lesquels elle favorise aussi la cohésion des partenaires.
Dans la pratique, on recense notamment les disciplines suivantes : tennis, escrime, gymnastique, athlétisme, golf, ski, boxe, natation, football, rugby, volley, handball, voile, équitation, escalade, hockey, basket.
Relaxation
et Sophrologie
appliquées au sport de haut niveau
I - CONSIDÉRATIONS THÉORIQUES
La relaxation est un ensemble de méthodes qui modifie le comportement par le truchement du vécu corporel. Elle repose sur quelques principes qui dominent différemment selon les écoles.
Le premier de ces principes part d'une constatation fondamentale : il existe un lien entre tension psychique et musculaire. L'état de contraction musculaire s'accompagne d'une tension psychologique intérieure et, réciproquement, le relâchement musculaire induit une détente psychique.
En modifiant l'état de contraction musculaire, on agit donc par rétroaction sur la tension psychique et sur les troubles et symptômes qui en résultent. L'apprentissage du contrôle volontaire du tonus musculaire, en permettant le relâchement des muscles, diminue la stimulation cérébrale supérieure, ce qui procure l'état de bien-être.
La relaxation est un mécanisme de rétroaction entre la tension musculaire et l'activité cérébrale corticale consciente. C'est au niveau de la musculature lisse (viscérale) et striée (volontaire) que se reflètent le mieux les réactions de l'organisme aux stress comme aux stimulations les plus banales.
Les variations de tension musculaire sont donc un bon indicateur de stress et d'anxiété. Dans les états de stress induits par des stimuli émotionnels, on observe un accroissement de la tension musculaire.
La relaxation, en diminuant l'état de tension musculaire, conduit à la maîtrise du stress et au contrôle de l'anxiété. Ce peut donc être par le biais d'un travail corporel que l'on s'intéresse au psychisme.
Cet apprentissage améliore du même coup les capacités de concentration, favorise la mobilisation rapide et optimum de l'énergie par stimulation de la vigilance, facilite la récupération et atténue la fatigue provoquée par les charges d'entraînement. Elle s'applique efficacement aux dystonies neurovégétatives, à l'hyperémotivité et aux affections psychosomatiques, notamment à l'insomnie.
La relaxation progressive - Méthode Jacobson
La relaxation neuromusculaire, théorisée par le médecin américain E. Jacobson, repose sur le principe de l'influence du contrôle somatique sur la réponse psychique, le relâchement musculaire aboutissant à la détente mentale.
En 1928, Jacobson constate que les émotions, mais aussi les activités mentales les plus neutres, s'accompagnent de modifications des tracés myographiques, révélant la présence d'une impulsion électrique vers les muscles, souvent trop faible pour mettre en uvre le mouvement, mais suffisante pour activer le schéma nerveux. Il expérimente que, au contraire, le profond relâchement musculaire est incompatible avec l'activation émotionnelle. Si bien que l'apprentissage de la relaxation musculaire peut être utilisé pour réduire ou prévenir l'activation émotionnelle suscitée par un événement tel qu'une compétition sportive par exemple.
L'entraînement mental découle directement des conclusions de Jacobson sur la similitude, au niveau nerveux, entre mouvement pensé et mouvement effectué. Le schéma nerveux est activé de la même manière, que le geste soit effectué ou simplement pensé. Dès lors, pourquoi ne pas utiliser la visualisation d'un geste technique, qui permet au passage de le décomposer, plutôt que de l'effectuer trop vite ou trop souvent sans prendre le temps de l'effectuer directement correctement.
La sophrologie s'appuie directement sur les conclusions de Jacobson lorsqu'elle propose d'imaginer le développement d'un geste technique en état sophroliminal (état alpha ou état de conscience modifiée). Il en est de même, dans une autre mesure, pour les méthodes Martenot et Feldenkrais, lorsqu'elle préconisent d'imaginer les sensations du mouvement avant de l'effectuer, développant ainsi le sens kinesthésique et du même coup, la coordination et la précision du geste, l'équilibre et la verticalité du corps.
(cf article de sciences et vie sur le geste mental)
Lanning a montré l'efficacité de la relaxation progressive de Jacobson pour réduire l'anxiété compétitive et améliorer les performances. L'auteur souligne que l'efficacité de cette technique dépend de sa proximité par rapport à la compétition. Mais l'entraînement à cette méthode et son apprentissage ont intérêt à être commencés avant la période de mise sous pression.
Le training autogène - Méthode Schultz.
Si la méthode Jacobson repose sur une la prise de conscience localisée de la contraction et de la décontraction musculaire, le training autogène du docteur allemand Schultz est au contraire une méthode globale, où la relaxation passe par un processus de concentration sur l'image mentale du relâchement.
Schultz considère que la relaxation a des effets proches de l'hypnose. C'est en observant les phases de relâchement traversées par les sujets qui avaient des capacités d'auto-hypnose spontanée qu'il construit la structure du training autogène. Le relaxant va reproduire ces phases d'entrée en relaxation par autosuggestion des états physiologiques qui s'y rapportent. C'est ainsi que le sujet procédant au training autogène (cycle inférieur) expérimentera dans l'ordre suivant, la décontraction musculaire (sensation de pesanteur), la décontraction vasculaire (sensation de chaleur due à la vasodilatation périphérique), la relaxation des appareils cardiaque, respiratoire et digestif, avant d'accéder au calme psychique et émotionnel.
Dans l'état d'auto-hypnose induit par le training autogène, les effets musculaires et neurovégétatifs des affects sont réduits, conduisant le sujet à un état de relaxation favorable à une introspection sereine (cycle supérieur auquel on n'accède qu'après avoir maîtrisé le précédent).
Sophrologie
C'est aussi l'un des objectifs de la sophrologie que d'utiliser l'état de relaxation pour effectuer un travail de visualisation, d'introspection ou d'éveil des sensations kinesthésiques et proprioceptives.
Élaborée par A. Caycédo, la sophrologie fait une synthèse intelligente des techniques de relaxation antérieures. Elle marie habillement les découvertes occidentales du début du XXème siècle, aux pratiques orientales séculaires.
Très structurée, la sophrologie est une méthode qui se suffit à elle-même. Mais il est intéressant de distinguer en elle ses différentes influences, car les méthodes de relaxation qu'elle fédère sont souvent plus propices à l'autonomie du relaxant que ne le permet la sophrologie.
Neurophysiologie de la relaxation
L'ensemble de ces méthodes, et d'autres que nous n'expliciterons pas ici (méditation, yoga nidra, méthode Silva, etc.), ont pour finalité d'amener le sujet à l'état dit "alpha", et de s'y maintenir sans revenir à l'état de veille (bêta) ni succomber à l'endormissement (thêta).
L'état alpha est caractérisé par le fait que les ondes cérébrales majoritaires émises à cet instant sont d'une fréquence comprise entre 7 et 14 Hertz. Les ondes bêta, correspondant à la veille, sont d'une longueur plus courte tandis que les ondes thêta sont plus longues.
Les état de relaxation ont tous en commun de renforcer le rythme alpha. L'établissement de cet activité alpha corticale signe l'état de détente psychosensorielle qui est réduite, voire absente, dans les états anxieux.
II
- INTÉRÊTS DE L'APPRENTISSAGE
DES TECHNIQUES DE RELAXATION
L'excès de stress présente des handicaps évidents. Il peut entraîner un rétrécissement du champ de l'attention, une réduction de l'information traitée, une distraction par des pensée irrationnelles, des préoccupations ou des troubles de la décision. Il est aussi la cause de problèmes de coordination motrice, de mauvais timing, d'impulsivité ou l'apathie. Il contribue enfin aux blessures dues à une tension musculaire excessive ou à un manque de concentration.
La pratique de la sophrologie permet d'enrayer les effets pervers du stress en le régulant. Elle présente plusieurs intérêts pour les sportifs de haut niveau et les personnes qui doivent exécuter des gestes précis dans des conditions stressantes (musiciens, danseurs, comédiens, etc.).
Elle favorise la connaissance et la maîtrise du corps en développant les sens proprioceptif et kinesthésique. Le geste gagne alors en précision, et son ressenti devient plus subtil.
Elle permet d’approfondir la concentration. Il est alors plus facile de se sentir immergé dans l’instant présent, calé sur une trajectoire, un objectif, sans se laisser perturber par les manifestations extérieures ou par le doute.
Elle attise la motivation et la confiance en soi. Elle fait tomber les obstacles psychiques, les limites que nous nous mettons inconsciemment et qui nous empêchent de réussir alors que la préparation et le physique sont bons.
Elle permet de gérer son effort avec plus d’efficience. Le tonus des muscles qui ne servent pas est maîtrisé. L’énergie est, du même coup, réorientée vers les muscles nécessaires au mouvement.
L’athlète profite d'un équilibre accru quand le corps est décontracté dans l’action. La tension musculaire se limite à ce qu’elle doit être, sans les excès coûteux habituellement provoqués par le stress.
L’anxiété et l’émotion de la compétition peuvent être gérées. Augmentées si nécessaire pour favoriser la performance ; diminuées si elles deviennent excessives, afin d’éviter la perte des moyens physiques.
La sophrologie est aussi une façon de mieux se
connaître. D’identifier ses craintes pour ne pas être dominé
par elles. De savoir où l’on se situe par rapport à l’esprit de
compétition, à l’agressivité, à l’adversaire, au
milieu sportif, aux sponsors et aux partenaires pour les sports d’équipe.
III - SUIVI INDIVIDUALISÉ
A partir d'un certain niveau, le sportif évolue dans un environnement stressant. Il subit des contraintes physiques, mais aussi des contraintes affectives et sociales.
On pense d'emblée à la compétition elle-même et au cortège d'anxiété qu'elle génère, mais les causes de stress ne s'arrêtent pas là. Elles sont liées au mode d'existence de ce sportif et tout spécialement à l'entraînement et au cadre de vie. Les agents de stress naissent souvent de l'interaction entre le milieu social de l'athlète et le milieu sportif.
Le sportif de haut niveau est pris dans un engrenage : il doit gagner. La victoire semble être, aux yeux des ses supporters, le seul élément légitimant son existence. Il existe peu de domaines sociaux dans lesquels l'individu puisse se trouver autant engagé vis-à-vis de lui-même et de la société. Il se sait observé, analysé, et un certain nombre de personnes qui l'entourent sont directement liées à son succès : entraîneurs, dirigeants, famille. L'athlète est placé, de fait, en situation de dépendance et d'obligation. Il va devoir apprendre à se protéger, se positionner et affirmer son Soi.
De là, toute l'importance pour lui de bénéficier d'un lieu neutre, où tout peut être dit, parce que couvert par le secret professionnel. Le sophrologue, le relaxologue ou le préparateur mental, comme le ferait un psychologue du sport, doit être parfaitement détaché des résultats sportifs de son client. Il ne juge ni son parcours, ni ses performances, ni son comportement, lui permettant simplement, l'espace d'une séance, d'être pleinement lui-même, au fur et à mesure que s'établit la confiance dans la relation de suivi individualisé.
Cette relation particulière qui lie le sportif et le relaxologue est parfois mal comprise par l'entraîneur ou les dirigeants qui y voient une menace pour leur autorité. Pourtant, bien des conflits larvés ont pu être désamorcés par la création d'un espace neutre de discussion. Très souvent, l'athlète, plus sûr de lui et de sa légitimé, voit ses relations s'enrichir et se renforcer. Clair sur ses propres positions, il peut établir des relations franches avec son entourage, et forcer cet entourage à entretenir des relations franches avec lui. Tout le monde y gagne.
L'athlète et le relaxologue travaillent de concert à la prévention
des défaillances et des difficultés d'adaptation psychologique
à la haute performance. Ensemble, ils résolvent les conflits internes
qui inhibent le succès.
MODALITÉS D'INTERVENTION
Travail individuel
Un travail approfondi en sophrologie du sport (amélioration technique du geste et des sensations, préparation d’une compétition, suivi d’une saison) peut se faire en séances individuelles, dans mon cabinet du Vieux-Lille.
La régularité et la durée des séances doivent être déterminées préalablement ensemble, selon la nature de votre demande.
Par soucis d'efficacité, il est bon de rapprocher les premières séances (six séances environ, très techniques). Vous serez alors autonome dans la pratique de la relaxation. Les séances qui suivront seront l'occasion d'utiliser l'état de relaxation pour clarifier des points précis, des attitudes dans des contextes particuliers, des séquences d'enchaînement de gestes... Leur régularité dépend de l'objectif qu'on se donne. Il peut s'agir d'un simple bilan épisodique.
Travail de groupe
Des groupes d’initiation aux techniques de relaxation sont régulièrement
mis en place. Consultez cette rubrique pour plus de détails.
Travail auprès des fédérations, ligues et clubs
Des interventions extérieures se font sur la demande d’un club, d’une ligue ou d’une fédération. Toute intervention de la sorte doit être préparée en concertation avec les dirigeants, entraîneurs du club et, bien-sûr, avec les principaux intéressés, de manière à correspondre au mieux à leurs attentes.
Ce travail peut rentrer dans le cadre des formations professionnelles si le public est constitué de professionnels du sport. Il est alors nécessaire d'établir préalablement une convention de formation qui sera visée par le ministère du travail (prévoir un délai de quinze jours).
Pour consulter l'ensemble des formations que j'organise avec Myriam Thierry, cliquez sur formation.
N'hésitez pas à me téléphoner pour tout renseignement complémentaire : Manuel Gastambide, Techniques de relaxation, Sophrologie du sport, 10, rue au Pétérinck, 59800 LILLE, France : 03 20 31 59 79.