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Retraité du secondaire (j'enseignais le français, le
latin et le néerlandais), j'ai toujours eu un vif intérêt pour l'histoire, notamment de l'Europe du
Nord-Ouest. C'est ainsi que la lecture de l'opuscule d'Albert Delahaye, De mythe van de Noormannen in
Nederland (Le mythe des Normands aux Pays-Bas - Archivariaat "Nassau-Brabant" - 1977) me fit découvrir
son œuvre novatrice et capitale pour l'histoire du Nord de la France, de la Flandre et des Pays-Bas.
En 1980, Albert Delahaye fit paraître Holle Boomstammen, version grand public de son opus magnum
Vraagstukken in de historische geografie van Nederland (Questions sur la géographie historique des Pays-Bas).
Il me parut indispensable de faire connaître cette œuvre révolutionnaire au public francophone. Aussi
décidai-je de la traduire en français. C'est cette traduction que je présente ici en premier.
J'avais espéré que l'œuvre capitale de Delahaye fût rapidement admise aux Pays-Bas et gagnât ainsi la France. J'ai fini par comprendre que c'était irréaliste : un peuple ne renonce pas si facilement à un millénaire d'histoire (fausse) dont les images d'Epinal ont profondément pénétré la mémoire collective. J'avais toutefois sous-estimé la réactivité néerlandaise : l'éclatant succès de l'ouvrage de M.P. Boidin, DE MYTHE, Een alternatieve benadering van de middeleeuwse geschiedenis van West-Europa (2009 - ISBN 978-90-78071-84-6), épuisé en une semaine et s'inscrivant dans le droit fil de l'oeuvre de Delahaye semble bien prouver que les Pays-Bas brûleront la politesse à une France frileuse et attentiste.
Après ce premier succès, M.P. Boidin vient de sortir Bonifacius of de Schone Schijn van Dokkum (2011 - ISBN 978-94-90608-27-9).
Par ailleurs, on a pu constater, au symposium organisé le 5 novembre 2011 à Bavel sur la localisation des Frisones au cours du premier millénaire
- où ne manquaient ni les professeurs d'université ni les archéologues en vue
- que les
idées de Delahaye s'imposaient de plus en plus face aux thèses en vigueur jusqu'à maintenant.
J'avais décidé en 2008 de me remettre à l'ouvrage. J'ai traduit, sous le titre Quand l'histoire déraille..., un ouvrage posthume publié à l'occasion d'une commémoration de Saint Willibrord à Utrecht, où il n'a jamais mis les pieds. Cet ouvrage offre un bon résumé des thèses de Delahaye ainsi qu'une histoire très novatrice de la christianisation de nos régions.
J'ai surtout traduit l'opus magnum, l'œuvre majeure, de Delahaye, De Ware Kijk op..., sous le titre Des "histoires" à l'Histoire et le sous-titre "Retour aux sources et réécriture du premier millénaire d'histoire de l'Europe du nord-ouest". Riche de plus de mille textes des sources, ce volumineux ouvrage en trois tomes révolutionne complètement les idées qu'on se faisait du premier millénaire.
Je viens de traduire et de publier trois ouvrages posthumes en un seul fort volume intitulé La Germania des Anciens n'était pas l'Allemagne et de mettre la dernière main au dernier ouvrage posthume de Delahaye portant sur La Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin de Flandre française (Delahaye entend par là l'ancienne Flandre historique englobant l'Artois et le Boulonnais.
L'œuvre du plus grand historien du XXe siècle est désormais intégralement disponible en français. Pour l'historiographie du premier millénaire de l'Europe du Nord-Ouest elle représente une inéluctable révolution copernicienne historique qui condamne au pilon bien des ouvrages et des thèses.
Pour une présentation plus complète, se reporter aux pages dédiées à ces ouvrages.
J'ai également réalisé la première traduction française intégrale de l’Oera Linda Boek, œuvre frisonne
injustement controversée : le remarquable Survivors
of the Great Tsunami d'Alewyn J. Raubenheimer
vient en effet d'en prouver la parfaite exactitude
et de la qualifier de "Pierre de Rosette de
l'Europe". J'en donne aussi un aperçu.
Feu mon vieil ami Jef De Prince avait écrit une étude très novatrice sur l'origine flamande de la Chanson de Roland, qui avait convaincu le grand spécialiste Le Gentil, mais n'était parvenu à la publier que sous forme confidentielle et ronéotée. Ce remarquable travail risquant de sombrer dans l'oubli, je le publie ici en entier.
Enfin, j'apprécie fort Bierne, mon village d'adoption. Je viens de traduire son Terrier de 1567.
Comme il ne disposait pas jusqu'à tout récemment de site propre, je lui consacre
une cinquantaine de pages qui présentent sans doute
encore un intérêt, mon approche étant différente du
site officiel de la commune.
Bienvenue sur mon site !
Jacques Fermaut
Outre Internet Explorer, il existe également un excellent navigateur, Mozilla Firefox
(en français), à télécharger gratuitement via le
site du même nom.