Titre : Mythes & Histoire
 
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UNE NOUVELLE LECTURE DE LA GERMANIA DE TACITE
 

Commentaire

Cette nouvelle lecture de la "Germania" de Tacite nous fournit d'un seul coup la preuve que les conceptions en vigueur au sujet de l'occupation romaine de l'ouest européen sont totalement erronées et que les conséquences les plus graves de ce contresens concernent les Pays-Bas. Il convient en effet d'en tirer les conclusions suivantes:

1. Les noms de tribus gauloises et romaines se sont perdus peu à peu. Ces tribus ne sont plus mentionnées après la fin du IVe siècle. Dans nombre de cas, leurs noms ont subsisté dans les noms de villes, de régions ou de diocèses.

Les Ambiani ont laissé leur nom à Amiens; les Atrébates à Arras; les Batavi à Béthune et à la Batua; les Morini au diocèse des Morins. Il tombe sous le sens, notre lecture de la "Germania" de Tacite vient de le montrer, que le même phénomène s'est produit avec une foule d'autres noms de tribus, ce qui prouve que celles-ci doivent être situées là où elles ont laissé un vestige onomastique.

2. Les tribus que la description de Tacite situe sur un territoire relativement restreint et que les localités habitées par elles, le centre de leur territoire ou d'autres détails comme les rivières et fleuves permettent de localiser facilement, les spécialistes des classiques et les historiens les ont dispersées d'une main alerte à travers toute l'Europe de la Hongrie et la Russie jusqu'au Danemark et en Suède.

Qu'on ne trouve aucune trace d'occupation romaine dans la majeure partie de cet immense territoire, voilà ce que personne ne semble avoir remarqué.

En d'autres termes: on peut tout bonnement recommencer à lire et à interpréter les auteurs classiques vu que ce que l'on a fait de leurs textes est radicalement faux. Il va de soi que ces perspectives fausses infectent toute l'histoire écrite et ne se limitent pas à la période romaine. Il faut conseiller de commencer par faire table rase de toutes les idées reçues car celui qui commencerait cette recherche en gardant en tête les Bataves "néerlandais" serait sûr de ne jamais en sortir.

3. En effet, si une chose est claire dans la "Germania" de Tacite, c'est bien celle-ci: Tacite ne souffle mot des Pays-Bas ou du nord de l'Allemagne.

 

Il situe les BATAVES (Béthune) SUR LA FRONTIERE LINGUISTIQUE, au beau milieu de régions et de localités françaises, entourés de tous côtés de territoire français, si bien que les Bataves néerlandais peuvent définitivement rejoindre le royaume des fables. Et s'il en est ainsi, or il n'y a pas lieu d'en douter une seconde, c'est également la Nimègue carolingienne qui s'effondre, car le texte d'Eginhard qui relate la construction du palais de Noviomagus établit définitivement que ce Noviomagus JOUXTAIT L'ILE DES BATAVES.

4. Maintenant un point obscur de la Table de Peutinger se trouve lui aussi élucidé. Au-dessus de la région que la Table appelle "Patavia", se trouvent quelques noms. Bien que la lecture en soit çà et là problématique (du fait de quelques détériorations), on admet généralement qu'on peut déchiffrer: Chauci . Chamavi qui et Franci (Les Chamaves qui sont aussi des Francs) . Cherusci . Angrivarii . Suevi . La Table place ces noms AU NORD DE L'ILE DES BATAVES, ce qui coïncide exactement avec ce que nous apprend Tacite qui situe ces tribus au nord de la BATUA FRANCAISE (Béthune). Cela constitue la deuxième preuve déterminante que la région que la Table de Peutinger appelle "Patavia" ne peut être située aux Pays-Bas. Du même coup il est établi que le NOVIOMAGUS de la Table de Peutinger est NOYON. Celui qui voudrait encore en faire Nimègue raconte des sornettes si je puis emprunter à Bogaers son expression favorite.

5. Tacite place également les Frisii au nord des Bataves, donc en Flandre française et belge ce que font aussi tous les auteurs de l'époque classique et du Haut Moyen Age, du moins si on les lit comme il convient. Ce peuple, du reste déjà mentionné avant Jésus-Christ en relation avec les Romains, n'habitait absolument pas la Frise néerlandaise. Il est tout aussi certain qu'IL N'A PAS EMIGRE entre le Ier et le VIIe siècle, si bien qu'on n'a plus à se demander où Saint Willibrord s'est rendu quand le Pape lui a confié la conversion DU PEUPLE DES FRISONS. Tacite répond: en Flandre, ce qui sera confirmé tantôt par des dizaines de textes.

6. Tacite mentionne 13 FOIS LE RENUS. Il le nomme une seule fois en relation avec les Ubii de Cologne, et cette fois-là aussi il veut parler de l'Escaut. Par RENUS il désigne chaque fois l'ESCAUT et le fait avec un tel luxe de détails et de particularités géographiques que c'est une évidence. Et pourtant on a toujours traduit Renus sans hésiter par Rhin (allemand ou néerlandais), preuve supplémentaire qu'il faut soumettre les classiques à une nouvelle lecture.

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