textes et de situer avec assez de
précision l'époque de leur élaboration.
8. Intrication des mythes néerlandais.
Pour être tout à fait clair, je dois souligner que ces questions ont déjà été traitées à fond en 1965/66 : l'ensemble des
mythes historiques constitue un problème compliqué qui requiert la plus grande vigilance car tout ce qu'on nous a transmis
nous semblait irréfutable. C'est pas à pas qu'on commencera à y voir clair ; il ne s'agit pas d'un mythe qui se serait
abattu tout d'un coup sur les Pays-Bas, mais d'une légende lentement et graduellement élaborée, parfois à partir de
déductions tirées de déductions, la plupart du temps issue de quelques erreurs primaires poussées systématiquement jusqu'à
leurs ultimes implications et conséquences.
La matière est répartie en onze chapitres qui constituent chacun un tout cohérent. Qu'on veuille bien mettre provisoirement
de côté, à la lecture d'un chapitre, les déductions et implications, voire les objections en apparence insurmontables, que
le développement normal de l'exposé amènera tout naturellement à traiter plus loin. La rectification des faits n'est pas
l'élément essentiel de cet ouvrage. Il est bien plus important et, bien sûr, bien plus difficile, de retourner comme un gant
la façon de penser l'image historique des Pays-Bas qui a eu cours pendant des siècles, ou, pour mieux dire, il est
indispensable de l'oublier tout à fait. Si on ne le fait pas, on reste prisonnier du cercle vicieux invétéré : ce n'est pas
d'aujourd'hui en effet qu'on émet des doutes sur tel ou tel point de l'histoire admise, mais comme toutes les données
s'étayent et se confirment l'une l'autre, le doute sur un point donné ne trouvait pas à s'enraciner. La lumière ne peut
venir que d'une étude qui les embrasse toutes.
9. L’église et le cimetière anciens du Valkhof excluent une
résidence carolingienne à Nimègue.
En fait, c'est mon Saint Patron, Albert Le Grand, qui m'a mis sur la piste des mythes néerlandais. Il ne s'agit ni d'un
miracle, ni d'une inspiration que
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