Titre : Mythes & Histoire
 
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La Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin de Flandre française.


 

PRESENTATION GENERALE DE L'OEUVRE

Dans cet ouvrage posthume édité en 1997, Albert Delahaye se livre à une étude fouillée et, disons-le, sans égale et sans précédent, des voies romaines de la Table de Peutinger (IVe siècle) et de l’Itinéraire d’Antonin (IIe siècle) depuis les parages de Paris jusqu’au nord et à l’est de l’empire romain. Le tome I contient le texte et les commentaires, le tome II cartographie chacune des voies et comporte également quelques cartes récapitulatives.

Fort de sa connaissance universelle des sources et avec son sérieux habituel, Delahaye étudie 23 voies de la Table de Peutinger et 24 de l’Itinéraire d’Antonin. Il part pour ce faire de localisations absolument sûres et incontestables et, progressant par cercles dont le rayon est la distance fournie par la source, la plupart du temps étonnamment fiable, il progresse de station en station. Ce faisant, il pénètre peu à peu la logique des deux sources et reconstitue un tableau cohérent de leurs voies, respectant pour la première fois des distances totales foulées aux pieds par les conceptions courantes.

Il note ainsi que la Table de Peutinger et l’Itinéraire d’Antonin confirment ce que l’étude de Tacite, César, Strabon, Pline, Ptolémée et du Géographe de Ravenne lui avait appris : l’empire romain ne comportait pas un mètre carré des Pays-Bas et de l’Allemagne transrhénane, les voies des deux sources se situant toutes en France sous la frontière linguistique, demeurée quasiment inchangée depuis une époque immémoriale   et   coïncidant  plus  ou  moins  avec  le  « limes germanicus ».

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SE PROCURER L'OUVRAGE

"La Table de Peutinger et l'Itinéraire d'Antonin de Flandre française" comporte deux tomes.

J'ai opté pour une reliure à anneaux permettant de garder les deux tomes ouverts devant soi.

Le premier tome compte 140 pages A4 .

I.S.B.N. 978-2-9531219-7-1

Le second compte 84 pages A4 imprimées en largeur au seul recto pour faciliter la consultation des cartes.

I.S.B.N. 978-2-9531219-8-8

Il est vendu au prix de 30 euros + 4 euros de port.

La commande accompagnée de son chèque est à adresser à Jacques Fermaut, 13, rue de l'église, 59380 BIERNE.


 



Les parties des Pays-Bas et de l’Allemagne qui livrent d’indiscutables vestiges romains les doivent à l’occupation des « Agri Decumates » (contrées exondées au sortir de la transgression) par des fugitifs gaulois et des vétérans démobilisés mais n’ont jamais fait partie de l’empire romain et ne figurent ni sur la Table de Peutinger ni dans l’Itinéraire d’Antonin.

On apprend ainsi que Mogontiacum n’était pas Mayence mais Mainvillers, que Noviomagus est souvent Noyon mais jamais Nimègue (ville absente tant de la Table de Peutinger que de l’Itinéraire d’Antonin), qu’Agrippina n’était pas Cologne mais Avesnes-sur-Helpe, etc., que l’empire romain ne franchissait pas le Rhin, que le Patabus est la Béthune, que le Renus est presque toujours l’Escaut (ce qu’on savait déjà), le « sérieux » des reconstitutions néerlandaise et allemande, servilement reprises par les Français, étant éloquemment illustré par le fait qu’elles assimilent Xanten en même temps à Colonia Traiana (Tressin) et à Veteribus (Visterie), localités distantes de 89 km (quatre-vingt neuf kilomètres !) d’après les sources !

C’est que les « spécialistes » néerlandais décrètent d’emblée que Nimègue porte dans ces documents le nom de Noviomagus, ce qui est faux, une latinisation de chancellerie royale n’ayant que très tard (1145 !) attribué à Nimègue ce nom jamais utilisé par les habitants, et décident que, dans l’étude de la Table, il convient de partir de Nimègue ! Avec cet a priori, rien d’étonnant à ce que leurs reconstitutions aux Pays-Bas des voies supérieures de la Table de Peutinger soient un tissu de suppositions en l’air, d’affirmations sans fondement et de questions sans réponse : elles postulent en effet, entre les voies françaises et les prétendues voies néerlandaises un stupide no man’s land béant de plus de 300 km2. Par ailleurs, l’archéologie n’a jamais trouvé trace de voies dans cette Betuwe qu’on prétendait être la Batavia de la Table. Et pour cause : la Batavia ou Batua était le Béthunois et ses environs !

Ils se ravalent ainsi, eux et leurs disciples allemands et français, au niveau lamentable du chanoine Willem van Berchen, le père des mythes de Nimègue, qui déclara vers 1480 que Nimègue était le Noviomagus de Charlemagne (c’était Noyon !), alléguant, comble de sottise, qu’il avait « emprunté tout cela à Grégoire de Tours » … lequel a vécu deux siècles avant Charlemagne !

Delahaye n’a pas tort de conclure : « Ce qui est toutefois plus étrange encore c’est que les historiens flamands et français se prétendent experts en histoire de la Hollande, mais ont raté ce formidable morceau de l’histoire romaine de leurs propres contrées, qui n’est absolument pas dissimulé dans des sources inconnues mais s’étale à la vue de tous dans quelques milliers de toponymes. Ils se sont mêlés d’une affaire étrangère et leur propre trottoir, ils l’ont laissé balayer par un étranger. »

 

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