Annexe
LA MADELEINE À SOCX
Dans l’ouvrage SOCX “Annales” des origines à nos jours, de Jean BONDUELLE, Annie BOUVIER et Marie-Claire GOZET, Houtland Editions, 2001, on trouve les intéressantes précisions suivantes :
Dès les premières années du XIIIe siècle, il existait en dehors des murs de Bergues, au Faubourg de Cassel – aujourd’hui commune de SOCX – une léproserie ou maladrerie, dite la Magdeleine, desservie par les Frères de Saint-Jean de Jérusalem Cet établissement jouit, dès l'origine, de la haute bienveillance des Souverains Pontifes et des Comtes de Flandre.
1 - Bienveillance des Souverains Pontifes - Le pape Innocent IV, par bulle de l'an 1246, confirme tous les biens présents et futurs de cette maison : cette bulle fut vidimée en 1377 par Jacques, Abbé de Saint-Winoc - Le pape Urbain IV, dans une bulle sans date, délivrée, à ce que l'on croit, vers le milieu du XIIIème siècle, confirme de nouveau les biens de la maladrerie, exempte les religieux de certaines dîmes, les autorise à élire un chapelain et permet d'inhumer dans leur cimetière les personnes attachées à leur service.
2 - Bienveillance des Comtes de Flandre - En 1315, le Comte Robert de Béthune "pour le relèvement et conservation de la maladrerie, qui a estée par longtemps mal gouvernée et par mal gouvernement en plusieurs manières, grevée et bléchie, et outre ses revenus et facultés ayant formé plusieurs dettes, si que (de sorte que) les œuvres de miséricorde et de charitey sont et ont esté esteintes en la dite maison", charge Jean, Abbé de Saint-Winoc de pourvoir la léproserie de nouveaux statuts et règlements, D'après ces constitutions,
1° Le nombre des Frères est limité à douze, plus un prêtre desservant.
2° Ne sera admis comme Frère que le bourgeois de Bergues "par l'espace d'un an" et son fils.
3° Nulle prébende ne pourra être achetée ou vendue.
4° Il est défendu de donner du pain ou toute autre chose, sans la permission expresse des échevins.
5° Les Frères devront porter un scapulaire en drap gris brun, des manches blanches et des colliers, tels que portent ceux de Saint-Jean.
6° Chaque Frère est tenu d'obéir à son supérieur sous peine de perdre sa prébende.