
Depuis la création d'Oran, en 902, l'eau a été le souci principal des
différentes municipalités. L'augmentation rapide de la population a vite dépassé
les ressources des quelques sources existantes. Le marais de Brédéah, asséché,
fournit une nappe d'eau assez abondante, mais saumâtre.
Partout en
Algérie et même en France, Oran était " la ville où l'on boit de l'eau salée ",
à la grande humiliation de sa population.
Aucune recherche n'aboutit
jusqu'au moment où l'idée d'aller chercher l'eau beaucoup plus loin germa enfin,
et le barrage des Beni-Bahdel, à 180 kms de là, fut choisi.
Il fallut de
nombreuses années pour voir l'eau douce arriver enfin dans les robinets en
juillet 1952, au milieu d'une gigantesque fête, à la limite du fantastique, avec
" l'anisette " à volonté.
C'est cette histoire, illustrée de quelques
photos, avec ses recherches parfois incohérentes, ses incidents sérieux, parfois
drôles, émaillée de quelques anecdotes typiques au caractère de l'Oranais, que
relate l'auteur.