NUNEZ
DENIS
50 RUE DU CAPITAINE FERBER
75020
PARIS
01
45 51 79 84
Je
suis né le 3 décembre 1952 dans la région d’Oran, en Algérie, plus précisément
dans un village de la plaine de la M’leta dont le nom signifie la quatrième
source. A 9 ans et demi, le 13 juin 1962 exactement,
j’arrivais à Bourges en compagnie de mon père et de l’un de mes frères. Ce
voyage avait signifié une séparation de trois semaines avec ma mère dont nous
devions rester sans nouvelles jusqu’à son arrivée à Bourges le 3 juillet.
Mon
entrée dans l’âge de raison, s’est faite sur fonds d’exode. Je commençais à
peine à découvrir et à comprendre la réalité de mon village lorsque je l’ai
quitté. Le voyage jusqu’au port d’Oran puis jusqu’en France à travers la
Méditerranée, a joué un rôle d’accélérateur dans ma compréhension des choses.
Tout au long de cet étrange voyage j’ai regardé autour de moi et revisités les
souvenirs qui fuyaient. Ce travail de
mémoire n’a pas la prétention de proposer une analyse de la situation des
Français en Algérie. Il a pour unique ambition de figer pour les miens et pour
ceux qui le liront, l’histoire d’une Algérie, celle que j’ai vécu. Bien sur,
les événements relatés peuvent quelquefois s’inscrire en faux contre des
vérités ou des certitudes admises. Ils ont pourtant été constitutifs de ma réalité. Celle-ci montre que dans les
circonstances les plus extrêmes, les hommes valent parfois, et souvent,
beaucoup mieux que l’histoire qui s’écrit malgré eux.
Mon
grand père maternel Juan Manuel, lorsqu’il a quitté, en 1909, son Espagne natale pour l’Algérie n’était animé d’aucun esprit de
conquête. Terrassé par la crise minière de la région d’Alméria il avait décidé
de partir pour trouver un monde meilleur pour lui et sa famille. Il ignorait que ses enfants et ses petits
enfants, deviendraient un jour français, et qu’il leur imposerait par sa
décision une nouvelle migration 53 ans après la sienne. Mes parents étaient
animés de la même volonté que leurs parents.
La représentation que je propose ici repose sur l’histoire de cette
filiation migratoire. Elle est écrite par un enfant de 9 ans dont j’ai voulu
restituer la naïveté et la candeur. Peu d’éléments autres que ses souvenirs, ont
été rajoutés à son récit, ou alors
juste ceux qui se révélaient nécessaires à la compréhension de certains
événements. Mes proches ont lu ce manuscrit avant son édition. J’ai tenu compte
de leurs remarques, là où cela
semblait utile, en leur donnant la couleur du récit.
Le
chemin de l'oued a été édité par LES EDITIONS PERSEE, 38 rue de Bassano, 75008
PARIS 01 47 23 52 88.
Il
a été publié le 11 avril
Il
est référencé dans le réseau des libraires, vous pourrez le commander dans
toutes les bonnes librairies.
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pouvez aussi le commander sur les sites suivants :
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de l'intérêt que vous manifesterez à cet ouvrage.
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Les
« événements d’Algérie » sont
souvent considérés comme des révélateurs de l’état de la société française dans
les années 1950-1960. Ils ont été à l’origine de questionnements qui sont toujours d’actualité, notamment
sur la nature réelle des relations entre Français et Algériens,
en Algérie mais aussi en France.
Le succès de
films récents, comme Michou d’Auber, La graine et le mulet, Cartouches
GAULOISES, Indigènes, ou plus récemment
le documentaire Algérie, histoires à ne pas dire, ont montré l’intérêt que
l’opinion porte toujours à ces questions.
Le récit de Denis
Nuñez se situe dans la logique de ce questionnement. Il fait référence à une
autre approche des relations entre Français et Algériens, basée sur l’histoire
de sa propre famille originaire d’Espagne, et immigrée en Algérie depuis 1909.
Au-delà de
l’affrontement inévitable, et du départ inéluctable, il montre que les échanges
entre les différentes communautés
présentes en Algérie s’inscrivaient, avant tout, dans une logique de relation
directes entre des individus se référant à leur propre histoire et à leur propre expérience.
La référence à
l’oued dont la brutalité des flots emporte tout sur son passage illustre le
caractère brutal et injuste de la perte d’une société multiethnique puisant aux
sources de la culture arabo-andalouse.
Le récit ne
cherche pas à argumenter ou à démontrer, il rapporte, et c’est là son intérêt,
les souvenirs d’un enfant d’une dizaine d’années qui doit quitter son village.
Ces souvenirs témoignent
de l’existence d’une autre histoire, à côté ou au-delà des vérités et des
certitudes admises de l’histoire. Ces liens directs entre les personnes,
l’auteur parle de repères, n’ont pas survécus à l’indépendance du pays qui
s’inscrivait dans une autre logique.
Livre de
souvenirs, plus que livre d’histoire, le récit
nous conduit, entre 1958 et 1962, sur les itinéraires d’un jeune garçon
curieux qui observe les choses et les gens autour de lui et cherche à
comprendre pourquoi.
Le second intérêt
du livre est de donner également, une vision de la vie dans une ville moyenne
du centre de la France en 1962. Les parcours d’intégration des pieds noirs sont
vus au travers des différences culturelles qu’ils ressentent dans ce nouvel
environnement.